Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : aquarelle-bota-clairefelloni
  • aquarelle-bota-clairefelloni
  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
  • Contact

Stages

Pour les stages, cliquez 

Recherche Sur Le Blog

Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

Leçons en Pdf

Les clés usb: cliquez

7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 10:23
Le monotrope sucepin
Le monotrope sucepin

Je vous transmets ces quelques révisions qui m’ont été utiles !

Le Monotrope sucepin est une plante parasite sur les racines d’arbres divers dont le pin. Voici la définition d’une plante parasite d’après la Flore vasculaire de Basse-Normandie de Michel Provost : « Plante totalement dépourvue de chlorophylle ne devant sa subsistance qu’à des prélèvements de matière organique opérés sur d’autres êtres vivants », avec 3 exemples, le Monotrope, mais aussi les Orobanches et la Cuscute.

Il existe beaucoup d'espèces d'orobanches, leur détermination n'est pas facile bien qu'elles aient chacune leur plante-hôte préférentielle !

Il existe beaucoup d'espèces d'orobanches, leur détermination n'est pas facile bien qu'elles aient chacune leur plante-hôte préférentielle !

Mon illustration de la Cuscute du thym ici grimpant dans de l’Ajonc montre en coupe grossie les suçoirs qui pénètrent jusqu’au cœur de la tige.

Mon illustration de la Cuscute du thym ici grimpant dans de l’Ajonc montre en coupe grossie les suçoirs qui pénètrent jusqu’au cœur de la tige.

La Lathrée clandestine
La Lathrée clandestine

La Lathrée clandestine est également une plante parasite sur les racines de peupliers, aulnes et saules. Elle forme au pied de ces arbres de superbes coussins roses très surprenants. On note chez toutes ces plantes que les feuilles sont réduites à de petites écailles discrètes et pâlottes puisqu’elles ne sont pas utiles pour la photosynthèse.

Un hémiparasite: le Gui
Un hémiparasite: le Gui

J’ai choisi pour la plante hémiparasite, la définition donnée par Bernard Boulard dans son Dictionnaire de Botanique : « un végétal supérieur qui, encore pourvu de chlorophylle mais en quantité insuffisante, ne prélève aux dépens de son hôte qu’une partie des aliments organiques dont il a besoin pour vivre ».

L’exemple cité est le Gui (Viscum album), c’est le plus connu mais on peut ajouter que nombre de plantes de la famille des scrophulariacées sont dites hémiparasites : le Rhinante, le Mélampyre, les Pédiculaires, les Parentucelles et les Euphraises, entre autres. Leurs racines se sont transformées en suçoirs pénétrant dans les racines d’une autre plante pour y puiser de la sève brute.

Une hémiparasite: la Pédiculaire
Une hémiparasite: la Pédiculaire

La différence la plus visible avec les vraies plantes parasites est donc que les hémiparasites sont capables d’une photosynthèse normale, leurs feuilles sont vertes et en dehors du gui dont la position est aérienne pour les autres qui s’attaquent aux racines de leur plante-hôte, il est bien difficile de deviner qu’elles sont hémiparasites !

Une mycohétérotrophe: la Néottie nid d'oiseau
Une mycohétérotrophe: la Néottie nid d'oiseau

Quant aux plantes saprophytes, la Nouvelle Flore de Belgique donne une définition qui au premier abord semble très claire : « Plante dépourvue de chlorophylle, tirant de l’humus les substances nécessaires à sa vie, généralement par l’intermédiaire d’un champignons vivant autour de ses racines ou dans celles-ci ». Il n’y a pas de suçoirs, mais une sorte de symbiose avec les filaments végétatifs d’un champignon associé aussi aux racines d’un feuillu particulier(Mycorhize). La Néottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis) a longtemps été considérée comme un exemple de plante saprophyte, avec aussi d’autres orchidées repérables par l’absence de feuillage vert telles le Limodore où l’Epipogon. Les autres orchidées de France sont chlorophylliennes et donc ne restent dépendantes de la présence d’un champignon au niveau de leurs racines que pour assurer la germination des graines. Cependant on considère maintenant que le vrai saprophyte est le champignon qui décompose la litière forestière et qu’en fait l’orchidée parasite ce champignon… Et on emploie maintenant pour ces orchidées le terme de mycohétérotrophe.

Beaucoup d'autres termes spécifiques à la Botanique font l'objet de 22 articles différents dans ma catégorie "Mots de Bota" (lien dans la colonne de gauche) avec bien sûr des illustrations issues de mes anciens travaux pour les éditions Gallimard, Delachaux et Niestlé et Nathan.

Partager cet article

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Mots de Bota
commenter cet article

commentaires

yann 13/03/2016 20:55

J'aime beaucoup cet article. On a toujours l'impression que l'exotisme est dans les autres pays, mais chez nous on a des plantes qui sont parfois vraiment étranges. J'ai croisé une fois une orobanche je pensais au départ que c'était une néottie, j'ai été un peu déçu lors de l'identification.

Claire Felloni 13/03/2016 21:41

Moi j'aime bien les orobanches, elles sont parfois spectaculaires et aussi le cytinet qui s'installe au pied des cistes et dont j'ai oublié de causer !

Mathilde 11/03/2016 19:30

Merci de nous partager ces petites infos sur les plantes parasites, c'est également une découverte pour moi.

Claire Felloni 13/03/2016 21:35

On imagine toujours que ces plantes n'existent guère chez nous et pourtant j'ai réalisé qu'il y a beaucoup plus de parasitisme que je croyais dans nos régions !

Sylvie 09/03/2016 08:01

Superbe article magnifiquement documenté et bien joliment illustré, merci.

Claire Felloni 09/03/2016 09:01

Merci Sylvie; le sujet de l'article lui-même m'a orientée vers des plantes moins courantes!

Claireb 08/03/2016 20:35

Je ne connaissais pas du tout la lathrée clandestine. Outre le nom qui me plait beaucoup, les tapis doivent être très beaux ! Ca pousse partout en France ?

Claire Felloni 09/03/2016 08:58

Il faudrait que tu vois ça ! Les corolles mesurent bien 3 cm de long, et j'ai vu des coussins plus grands que des assiettes, c'est une plante qu'on oublie pas, je l'ai vue dans une peupleraie, ici en Sarthe; mais elle n'est pas courante c'est sûr !

Elizabeth 07/03/2016 12:14

L'hémiparasitisme des scrophulariacées est pour moi une découverte! Merci, Claire. Bonne journée.

Claire Felloni 08/03/2016 10:01

Je suis contente si je t'ai appris quelque chose et je dois t'avouer que je n'avais réalisé qu'il y avait autant d'espèces hémiparasites chez les scrophulariacées, je le savais plus ou moins surtout pour le mélampyre, mais là j'ai vu que c'était très courant dans cette famille !