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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:41

Le genre Alstroemeria, comprend une centaine d’espèces différentes, toutes originaires d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud mais principalement du Brésil et du Chili ; il est dédié à un botaniste suédois disciple de Carl von Linné , Claus Alströmer (1736-1794), qui ne fut pas, pourtant, le découvreur du genre.

Ci-dessous, un bout d'essai à l'aquarelle, qui ne présente qu'une petite partie de la plante!

alstroemeria-1.jpg

Les alstroemères tiennent bien 15 jours en vase, c’est un sujet de très bonne composition pour l’aquarelliste ! Il vaut mieux leur laisser le temps de s’ouvrir car finalement le court moment où la fleur s’ouvre est le plus délicat, ensuite elle ne bouge plus. Je n’ai pas bien fait attention quand j’ai effeuillé et coupé la base des tiges mais il semble que la sève puisse produire de sérieuses allergies cutanées.

Les feuilles de l’Alstroemère sont très étonnantes : elles présentent un exemple de résupination (voir mon article consacré à ce phénomène:  résupiné, réfléchi, révoluté dans la rubrique « Mots de Bota »).

En effet, ayant tendance à s’enrouler une fois sur elle-même depuis leur base, cela devrait rendre visible surtout le revers et moins le dessus du limbe mais en fait le point d’insertion sur la tige nous révèle une surprise : le revers y est visible sur le dessus ; c’est assez déroutant ! Mais l’objectif est atteint puisque la feuille se retournant une fois, elle présente donc bien le dessus de la feuille au soleil.

Pour nous ces effets vrillés nous permettent de composer une image esthétique.

lis-incas5.jpg

 

La fleur présente une corolle de six tépales comme une tulipe puisqu’il s’agit d’une Liliacée mais elle se différencie d’un Lis ou d’une Hémérocalle, par exemple, car elle est juste un peu zygomorphe : elle présente une symétrie bilatérale discrète (un peu comme nos glaïeuls), surtout sensible sur les trois pétales internes striés. Deux de ces pétales internes sont bien dressés et très ornementés, le troisième en position basse semble servir de carène pour le faisceau recourbé des étamines.

 

 

 

 

lisinca

 

Alstroemeria peregrina ( = A.pelegrina) dont je vous montre ici le portrait par Pierre-Joseph Redouté dans son célèbre ouvrage sur Les Liliacées, fut une espèce précocement jardinée en Europe, en pot et en orangerie à en juger par une note de 1869 (Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, v.18, p.99).

Dans le 1er volume des  ”Liliacées”, voici le texte de P-J Redouté, consacré à Alstroemeria pelegrina : « Cette plante est originaire du Pérou, et en particulier des environs de Lima. Nous en devons la connaissance au célèbre voyageur Feuillée, qui nous apprend que la Pelegrina est cultivée comme plante d’ornement dans l’Amérique méridionale ; peut-être mériterait-elle de recevoir les mêmes soins dans nos jardins : ses tiges annuelles naissent d’une racine vivace, circonstance qui peut-être donnerait à la plante un moyen facile  de résister à nos hivers ; elle est maintenant cultivée dans plusieurs jardins de botanique, dont elle fait l’ornement à la fin du printemps, époque ordinaire de sa floraison. »

Louis Feuillée (1660-1732), évoqué ici par P-J Redouté a porté à notre connaissance d’autres plantes d’Amérique du Sud, devenues emblématiques dans nos jardins comme par exemple les fuchsias, la grande capucine. Un genre lui est dédié, le genre Fevillea.

lisinca4.jpg

Alstroemeria aurantiaca (= A.aurea), notre Lis des Incas, semble le plus aisé à cultiver en plein-air, de par sa rusticité prouvé par sa région d’origine, la Patagonie. La plante donne « une longue floraison qui se prolonge jusqu’aux gelées,  prospère dans nos sables et y graine abondamment » (Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, v.18, p.99).

La Chromolithographie montrée ci-dessus avec le nom générique d’Alstroemères péruviennes comprend l’espèce A.aurantiaca, elle provient du tome16 de le Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, p.63.

Pour Noël, offrez-vous le CD de 10 leçons d'Aquarelle botanique en PDF, à choisir parmi les 25 sujets disponibles en allant sur cette page: Leçons en Pdf 


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Published by Claire Felloni - dans Flore
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commentaires

ClaireB 11/12/2013 23:34

Le titre de l'article m'a rendue curieuse... et je me suis aperçue que j'avais déjà vu ces plantes sans en connaitre le nom. On en trouve souvent dans les bouquets de fleuriste. Je m'endormirai
moins bête ce soir !

Claire Felloni 13/12/2013 14:54



Oui, en fait elles seraient davantage chiliennes ou brésiliennes d'après mes récentes lectures mais sur la dernière image d'un volume de notre bibliothèque, c'est le titre utilisé par l'auteur...
alors je l'ai gardé!