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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:23

 

Se poser la question de savoir si une plante est monoïque ou dioïque, c’est déjà la classer dans la catégorie limitée des plantes non hermaphrodites car en vérité le cas le plus fréquent, c’est celui de la fleur hermaphrodite, dite aussi « fleur parfaite », qui s’organise avec une couronne d’étamines (l’organe mâle) autour d’un pistil central (l’organe femelle). Les adjectifs monoïque et dioïque se rapportent au contraire à des plantes portant des fleurs unisexuées et à la façon dont ces fleurs se répartissent.

Un exemple de plante monoïque, le Maïs :

Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont portées par la même plante mais sont un peu éloignées les unes des autres, le but idéal étant qu’il puisse se produire une fécondation croisée entre des pieds voisins, tout en autorisant une autofécondation si nécessaire. Pour favoriser l’allogamie (pollinisation croisée qui empêche qu’une espèce dégénère en s’appauvrissant génétiquement), il y a souvent un décalage de floraison entre les fleurs mâles et les fleurs femelles d’un pied donné. Ainsi, sur le maïs, la panicule terminale (de fleurs mâles) produit son pollen qui se dépose sur les fleurs femelles d’un pied voisin. Ces fleurs femelles, situées à l’aisselle des feuilles, plus bas sur la tige, présentent surtout à ce stade, de longs styles, les soies, qui devront capturer le pollen.

maïs

Sur mon aquarelle, la fructification a eu lieu mais au bout de l’épi subsiste ce chevelu de styles, vestige du stade floral.

noisetier1

 

 

 

La Monoécie est bien mise en évidence sur cette autre illustration représentant un rameau de Noisetier, bien qu’il faille avoir l’œil pour détecter les fleurs femelles ! (Guide des curieux de nature / ed. Delachaux et Niestlé).

 

 

 

 

 

Un exemple de plante dioïque, le Peuplier-tremble :

Beaucoup d’arbres feuillus portent des chatons distincts, les uns mâles et les autres femelles, mais ils ne sont pas tous dioïques. Pour qu’une espèce soit dioïque, il faut que les individus soient unisexuées et non seulement les fleurs. Il faut qu’il existe des pieds exclusivement mâles et des pieds exclusivement femelles. Les plantes dioïques sont donc naturellement allogames.

tremble1.jpg

La Dioécie est bien visible sur le Tremble : Sur cette illustration, (L'Almanach des fleurs sauvages / ed. Delachaux et Niestlé et Terre sauvage), j’ai représenté deux rameaux différents, les chatons mâles sont reconnaissables grâce aux petites anthères rouges (sacs polliniques des étamines), perdues dans la fourrure des chatons ; un peu plus tard en saison, on remarque davantage les chatons femelles, moins colorés.

Les Gingkos, les Actinidias (donnant les kiwis),le Houx, le Houblon, l’If et le Palmier-dattier sont des espèces dioïques.

pimprenelle1

Enfin, la Polygamie existe chez les plantes : exemple, la Petite Pimprenelle (Sanguisorba minor) qui est amusante à détailler. Sur le même capitule floral, on voit au sommet des fleurs seulement femelles (les petits styles rouges), et à la base des fleurs mâles, d’où pendent des étamines ; au milieu quelques fleurs sont hermaphrodites !

Retrouvez tous les articles de ma rubrique "Mots de Bota" , dans la colonne de gauche du blog!

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Published by Claire Felloni - dans Mots de Bota
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commentaires

Vv 14/07/2016 11:07

Bravo pour vous explications détaillées et surtout la beauté des aquarelles.

Nicole Lievre 02/04/2016 09:55

Un grand MERCI pour ces explications très claires et ces merveilleuses illustrations.
une apprentie botaniste de Vence

Claire Felloni 05/04/2016 13:08

Merci ! Cet article est très consulté et j'en suis ravie !

christophe 04/07/2015 20:12

bonjour, j'aimerais savoir, si le quenettier qui est dioique et que l'ont dit parfois hermafrodites, peut donner des fruits si il est planté seul sans un autre quenettier mal ou femelle ?

Claire Felloni 05/07/2015 15:20

J'ai découvert grâce à vous l'existence du quenettier! je crains fort de ne pas savoir vous répondre, mon article porte sur des définitions théoriques mais au jardin, c'est une autre affaire, surtout si ce jardin est loin de la métropole!

Serge 27/10/2014 09:29

A vos qualités d'observateur et de dessinateur, vous alliez aussi la pédagogie.
Et soudain, tout s'éclaire ...
Joli travail. J'aurais bien aimé savoir faire ça.

Monie 29/05/2015 18:30

Si tu le veux bien tu pourras le faire.

Claire Felloni 02/11/2014 15:50

C'est trop gentil, Serge! Merci d'apprécier mon blog!

Yann 28/02/2013 08:46

Voilà encore un bon article à mettre en favoris, c'est vrai que parfois même devant des plantes courantes il est difficile d'expliquer le mode reproduction.

Après plusieurs années j'attends toujours de savoir si mon actinidia est diodïque ou auto-fertile (ce que promet l'étiquette). Quand j'aurais des fleurs et des kiwis j'en saurais un peu plus.
Bonne journée Claire.