Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : aquarelle-bota-clairefelloni
  • aquarelle-bota-clairefelloni
  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
  • Contact

Stages

Pour les stages, cliquez 

Recherche Sur Le Blog

Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

Leçons en Pdf

Les clés usb: cliquez

10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:53

 

Je vous propose de revenir sur une technique d’aquarelle particulière puisqu’il s’agit d’un support prestigieux : le Vélin. J’avais montré au tout début du blog un essai sur vélin d’une tête de Baudet du Poitou, étude préliminaire au vélin que j’ai eu l’occasion de réaliser pour la collection du Muséum, voir là.

Cette fois-ci, il s’agit d’une orchidée sauvage de nos talus, l’Orchis singe (Orchis simia). C’est encore une production ancienne mais je rêve cycliquement de m’y remettre…

vélin simia1 copy

En réalité la grande difficulté c’est avant tout de se procurer des belles peaux, ensuite de savoir préparer une peau en la tendant puis en passant dessus un apprêt si léger qu’il doit passer inaperçu, un voile ténu qui ne doit surtout pas masquer la beauté opalescente et crémeuse de la peau.

Cet apprêt permet de peindre plus aisément ; la couleur tient mieux sur ce support qui ne boit pas  et cela permet en plus de dessiner avec une mine d’or ou une mine d’argent. Il n’en reste pas moins vrai que peindre sur du vélin c’est obligatoirement peindre avec un pinceau très peu chargé de liquide donc rien à voir avec l’aquarelle sur papier ! Dans les années 90, avec les conseils précieux de Madeleine Rollinat,  j’ai préparé et peint 5 ou 6 vélins dont  3 sur des roses modernes pour le Parc floral de la Ville de Paris. L’aquarelle que je vous montre était une première expérience et je l’ai gardée.

Madeleine Rollinat était peintre plus que graphiste, elle commençait par faire une étude sur papier aquarelle pour bien observer la plante dans sa fraîcheur d’origine et ensuite elle partait directement sur son vélin avec le pinceau peu chargé d’un lavis léger, c’est ce qui donnait à ses travaux une souplesse et une vie incomparable : des contours qui s’estompaient légèrement au lieu d’une dureté plus graphique comme on voit sur cet Orchis simia…

vélin simia3

velin-simia4.jpg 

J’ai agrandi quelques détails ; on peut remonter des lumières  avec le pinceau un peu humidifié d’eau pure, mais je pense qu’au début, en le faisant trop, on finit par abîmer des surfaces de couleurs et nuire à la fraîcheur. Le papier n’autorise pas ces repentirs et nous nous en accommodons !

vélin simia2

Les fines lignes de blanc couvrant que vous pouvez détecter sur le gros plan de l’épi floral ne sont pas de la gouache mais de l’encre de chine blanche. Le godet d’aquarelle blanc de nos palettes n’est pas assez couvrant pour poser ces petites lignes ou points de lumière pure qu’il n’est pas toujours facile de conserver en réserve dans le sujet botanique. 

 

Des nouvelles des stages :

J’ai ajouté un second stage de terrain estival, du 11 au 14 Juillet, voir ma page « Stages », là.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
commenter cet article

commentaires

Gérard TONDRE 30/11/2015 16:04

Savez-vous si "la" Madeleine Rollinat dont vous parlez faisait également de la peinture à l'huile ?

Claire Felloni 03/12/2015 12:01

En réalité je ne suis pas sûre de pouvoir vous répondre; je sais qu'elle avait été restauratrice de tableaux... mais je pense que c'était surtout l'aquarelle et aussi un peu la gravure qu'elle pratiquait à titre personnel. C'est pour cela que je l'ai un peu connue. C'est difficile de retrouver des traces de son parcours, j'essaie actuellement et j'ai du mal!

Yann (Espace graphique) 14/05/2012 13:43

Merci pour ces détails de cette technique si particulière.

J'ai récupéré un velin sur une grosse caisse percée en brocante.

Il doit être encore dans un de mes cartons, attendant une idée.

Superbe orchis, cela va être la saison pour les voir pousser !

Claire Felloni 17/05/2012 21:44



Chez nous les simia sont en fleur en ce moment. Tu sais que le vélin c'est différent du parchemin? C'est plus fin en fait, beaucoup plus régulier et un peu  opalescent (c'est de la peau de
veau mort-né! brrr!  il ne faut pas que le sang ait circulé!) Le papier satiné c'est beau aussi et dessus
on peint vraiment à l'aquarelle!



ClaireB 12/05/2012 17:40

Les détails sont bluffants... Ca m'impressionne toujours, surtout quand on sait que l'écran d'ordinateur a tendance à ne pas mettre en valeur les images !

Claire Felloni 12/05/2012 22:46



Ah! je ne suis pas d'accord, là! Les couleurs sortent bien lumineuses sur mon ordi surtout partant d'un original que j'ai scanné (et pourtant mon scanner n'est pas du haut de gamme!)et c'est
quand on veut imprimer que commencent les ennuis!



Mniha 12/05/2012 16:55

c'est magnifique !!
je découvre... bravo

Claire Felloni 12/05/2012 22:43



Merci Mniha!



Cricri 11/05/2012 00:02

Je n'ai qu'un mot à dire : "chapeau" !!!

Claire Felloni 12/05/2012 22:41



Vous êtes tous trop gentils vraiment! j'ai rougis, tiens!