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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 18:38

 

 Notre premier cours d’aquarelle botanique de la saison 2012-2013 s’est ouvert avec un sujet  un peu particulier ; il s’agit d’une de ces plantes invasives qui d’abord installées dans les jardins pour leur aspect esthétique prennent une ampleur imprévue et s’échappent dans la nature, faisant la joie de certains (comme nous qui en avons profité !) et le désespoir d’autres, surtout des protecteurs de la flore indigène ! J’avais marié cette branche de Renouée avec un rameau de Viorne obier pour apporter un peu de couleur… Il est préférable de ne pas jeter dans son jardin ce sujet de peinture une fois terminé, car la Renouée se propage par bouturage spontané de tronçons de tige !

 

renouee1.jpg

Le limbe foliaire de la Renouée du Japon, (Reynoutria japonica ou Fallopia japonica), est esthétique et particulier surtout par sa grande taille, sa pointe fine (acuminée) mais aussi par sa base qui est tronquée, formant un angle droit avec le pétiole. Les tiges sont souvent pointillées ou rayées de rougeâtre et les inflorescences sont fournies sur des sortes de longs chatons blancs.

Cette renouée fut introduite comme ornementale dans les jardins à partir de 1825. Dés 1863, dans « L’Illustration horticole » V.10, de Charles Antoine Lemaire, il est précisé qu’il convient d’isoler le pied du massif par un muret enterré sur 50 cm de profondeur, afin d’empêcher les stolons de s’étendre aux alentours. J’ai pu constater dans une friche  de mon voisinage, comment la plante laissée libre, forme des ilots impénétrables de 2 m de haut, mais c’est surtout en bord de rivières et de torrents qu’elle cause préjudice à la flore locale.

renouee2.jpg

Il est noté dans cet ancien article de l’Illustration Horticole que le Polygonum cuspidatum (c’est l’ancien nom de notre renouée), découverte au Japon par le chevalier Van Siebold, est appréciée du bétail quand elle est fauchée au printemps, mais pas seulement !

Au vu de ses propriétés médicinales réputées en Chine et au Japon, les auteurs ont voulu en tester l’intérêt culinaire. Ils ont goûté aux racines et ont fait cuire des tronçons de jeunes tiges de 15 à 20 cm, pris moitié sous terre et moitié au collet de la plante; ils déclarent  que ce plat est : « Une chose excellente, aussi bonne au moins que les asperges, préférable à la chicorée et surtout à l’oseille ! ». Je ne me risquerai pas  à en consommer car elle ne craint pas de pousser dans des terrains très pollués …

Il ne faut pas confondre cette Renouée du Japon avec notre  Renouée des haies (Fallopia dumetorum) en fleurs en ce moment qui est plutôt grimpante, à petites feuilles et forme de belles masses brouillonnes pointillées de blanc.

J’ai utilisé tout à fait en fin de course, pour ajouter des petits points blancs sur mes épis floraux, une encre blanche de chez Sennelier, à base de gomme laque. Elle est indélébile, donc il faut rester très précis et économe dans son emploi ! On peut sans doute le voir sur le petit essai ci-dessus...

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Published by Claire Felloni - dans Flore
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commentaires

Yann (Espace Graphique) 05/10/2012 21:12

Je confirme, en Picardie on la trouve facilement aux abords des villes. A Paris elle tapisse les bords du périphérique et dans ce cas je la trouve plutôt sympathique.

Je suis comme toi Claire, je n'en mangerais pas au bord d'une route, mais c'est bien de savoir qu'elle est comestible.

Bon weekend

Claire Felloni 16/10/2012 11:32



A Paris au bord du périphérique, il n'y a rien à redire, il faut qu'elle soit vraiment increvable pour supporter ces conditions! En mélange avec du Buddleia et du Raisin d'Amérique, ça pourrait
même être très plaisant!



Laurence 04/10/2012 04:00

Tu réponds sans le vouloir à une question que je me suis posée...aujourd'hui même ! J'avais déjà remarqué cette Renouée du Japon l'an dernier et je me suis demandée cette année ce qu'elle pouvait
bien être. Envahissante certes...je la prenais pour une mauvaise herbe !

Claire Felloni 16/10/2012 11:27



C'est une très mauvaise herbe et qui risque de devenir un vrai problème car le fauchage et le broyage en bord de route laisse souvent des morceaux sur place qui ne demandent qu'à se
réimplanter...



siratus 03/10/2012 09:26

Tes aquarelles sont toujours aussi ravissantes, Claire. Et instructives.
Amical coucou.
Gros bisous

Claire Felloni 04/10/2012 08:50



Merci Siratus! j'aime bien faire quelques recherches asssociées à ce que je peins!



Euterpe 02/10/2012 19:30

Quelle finesse de travail ! Mais je ne connais pas cette renouée.
J'aime beaucoup la renouée des haies et sinon il y a aussi la renouée des oiseaux qui prolifère partout.
Cette renouée du Japon à grosses feuilles ne me dit rien du tout. Je vais faire plus attention au paysage pour voir si par hasard je ne l'aurais tout simplement jamais remarquée.

Claire Felloni 04/10/2012 08:49



Peut-être que dans ta région, elle ne sévit pas encore trop! au début, elle suit les voies d'eau et les voies de communication, à ce qu'il paraît...



ClaireB 02/10/2012 19:27

Dans la Loire, on la trouve bien sûr près du fleuve, mais j'en ai déjà vu à plus de 800 m d'altitude...:-(

Claire Felloni 04/10/2012 08:46



Oui, ça ne m'étonne pas! même si on peut vraiment la couper pour nourrir du bétail, je ne suis pas sûre que ça limite sa propagation, avec cette faculté de repartir d'un simple tronçon tombé
au sol!