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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:39

Le week-end des 16 et 17 Novembre était dédié au deuxième stage sur le thème de la « Naturalia ».

Je vous rappelle que cette nature-morte, assez proche de l’étude documentaire, est composée de fragments de nature en principe dans le règne minéral ou animal mais plus rarement aussi dans le règne végétal (s’il s’agit de sujets qui ne se détériorent que très lentement). J’avais, à l’occasion du premier stage, approfondi  un peu sur cette notion de « cabinet de curiosités », vous pouvez revoir l’article de l’automne 2011 là : cabinet de curiosités.  

Cette année j’ai peint une nouvelle Naturalia en cherchant à varier mes sujets d’étude.

naturalia 3 ob

Y figurent, à gauche, un très beau coquillage originaire des Caraïbes (merci Marc !) qui s’appelle Murex spectrum (ou  Chicoreus spectrum), et au centre, un autre coquillage montant ses intérieurs nacrés, l’Avicule hirondelle (Pteria hirundo), un bivalve méditerranéen. Sur l’une de ses valves j’ai posé un petit fossile, une ammonite. Pour meubler le fond, j’ai choisi un morceau de corail dans lequel j’ai piqué une petite plume de chouette effraie. J’avoue mon ignorance pour nommer précisément la barrette minérale en bas à droite, mais je peux  vous dire qu’au centre de ma composition, une macre amène du piquant ! La macre est le fruit de la châtaigne d’eau (Trapa natans), un fruit qui s’il n’est pas immergé longtemps peut rester intact sans jamais s’ouvrir.

Lors de ce stage, j’essaie d’évoquer la façon de traiter à l’aquarelle des sujets aussi variés. Pour chaque cas, il convient d’inventer une tenue du pinceau, des astuces diverses qui permettront  de s’adapter au matériau qui peut être flou, lisse ou rugueux. Certains sujets comme les plumes inspirent plus à travailler dans le mouillé, d’autres plus incisifs comme les minéraux, ne seront traités qu’en petites touches de glacis bien nettes et contrastées!

cabicur1ob.jpg

Cet essai de rendu du stage montre une plume de paon ; on pourrait toujours procéder différemment avec un pinceau très fin, comme un miniaturiste, mais le travail serait beaucoup plus long voire fastidieux et le rendu peut-être moins lumineux qu’en commençant « dans le mouillé ».

cabicur2ob

 

Pour ce second essai sur une plume d’effraie, on peut voir sur la base duveteuse que d’un côté j’ai travaillé en positif et de l’autre plutôt en négatif, en tentant de griser légèrement l’ombre portée sur le blanc du papier afin que ma plume se détache du fond. Ceci a été fait dans le mouillé et souvent sur une plume, je travaille séparément de chaque côté de l’axe central, en attendant qu’un côté soit sec pour commencer l’autre. Sur les plumes, les glacis de finition sont souvent posés avec un pinceau déchargé de liquide et même un peu pressé entre les doigts en l’écartant en brosse.

 

photos-7021ob.jpg

Certains de mes stagiaires préfèrent se consacrer uniquement à un domaine particulier, par exemple les coquillages.

photos-7027ob.jpg

 

photos-7031ob.jpgD’autres rentrent dans le jeu de la Naturalia, qui n’est pas de mon cru, je le reprécise, puisque les ancêtres dans ce domaine se nomment Geog Hoefnagel (1542-1600), ou encore Alexandre-Isidore Leroy de Barde (1777-1828) sans compter ceux, comme Giovanna Garzoni, Johann Walther (tous deux au 17ème siècle), qui faisaient voisiner  fleurs fruits et coquillages et mêmes parfois des animaux naturalisés dans des compositions à leur goût.

Eliane a choisi des moules de rivière, des pétoncles, une plume d’engoulevent….

Emilie a préféré le fruit du séquoia, un petit crâne d’oiseau, une plume d’effraie !

Une nouvelle page de ma galerie montrera les deux sujets précédents sur le thème, voir très bientôt cette page "Naturalia" en haut de la colonne de gauche ou en cliquant .

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:35

Cet automne, cours et stage se succèdent à une telle allure que le blog a du mal à suivre !

Juste après le stage de pomologie, j’ai réalisé une planche  comme support à deux cours et un stage parisien ; cette planche présente alignés « en rang d’oignons », un échalion (ou échalote cuisse de poulet), une ciboule et une échalote grise.

Cette planche va rejoindre ma galerie dans la page  "Planches classiques"

Cliquez sur les images pour les agrandir!

ciboulefb.jpgJ’ai eu bien du plaisir à les peindre, la note de verdure de la ciboule faisait chanter la rousseur de l’échalion et j’ai découvert une petite variété bien française : l’échalote grise. Les peaux très dures dans sa partie haute se nuancent de gris argenté alors que sa base reste plus blonde ou rosée.

ciboul2.jpg

 

 

 

C’est un sujet qui se garde quelques jours sans trop souffrir et qui ne bouge pas, ce sont les avantages de cette saison d’automne où nous peignons des fruits et des légumes, mais il faut bien réaliser que peindre ces sujets tout en volume qui accrochent différemment la lumière selon leur texture de surface, mate, satinée ou brillante, ce n’est pas si facile que ça !

Les contours de ces sujets semblent très simples à tracer et c’est souvent en commençant à poser la couleur qu’on réalise qu’il est nécessaire de les corriger, ce qui est toujours problématique !

J’insiste beaucoup auprès de mes stagiaires sur le temps à accorder  au tracé de ces formes rondes ou qui semblent assez rondes, à la tendance aussi que l’on a de les cabosser plus qu’elles ne le sont !

Ci-jointes deux ébauches peintes en démonstration, pour montrer le déroulement des travaux.

ciboul1.jpg

Le premier travail dans le mouillé me semble très important pour ces sujets, c’est une étape où on travaille plus les nuances alors qu’ensuite avec les glacis on s’attache davantage aux valeurs, bien qu’il ne faille pas trop schématiser, pour garder une place à l’inspiration du moment.

P1000306.JPG

 


P1000321.JPG

 

 

 

 

 

 

 

A Paris, le sujet a semblé bien plaire à mon équipe de Belleville, que j'ai retrouvé avec plaisir; souvenez-vous des Jonquilles !  voir là

Je vous invite à voir aussi le   compte-rendu d' Anne le Maître sur son blog, que j'ai ajouté dans mes liens: Bleu de Prusse

Merci à Anne de me faire de la publicité !

Le prochain stage de week-end à Thomery près de Fontainebleau qui aura lieu les 14 et 15 Décembre n'est pas plein, vous pouvez toujours me contacter et je transmettrai à Dominique qui en est l'organisatrice! voir aussi dans ma page "Stages"

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 18:25

 

Le stage d’aquarelle botanique de quatre jours , habituel de la Toussaint, autour de la Pomologie et aussi des Légumes, s’est déroulé la semaine passée. C’était un vrai plaisir de voir la motivation et l’enthousiasme de mes stagiaires et il faut dire qu’ils étaient beaux nos sujets d’étude !

J’avais trouvé des choux raves violets bleutés, qui lorsque les feuilles se détachent font de beaux sourires, des mini- potirons et des patidoux chamarrés, des longs radis blancs qui reformaient une rosette feuillée, Marie-Christine et Jacqueline nous avaient amené d’Alençon des betteraves dont une belle variété jaune orangé et des navets avec leurs feuilles.

Ci-dessous, le travail en cours de Janyne:

photos-6997pf-copy.jpg


Seule Jacqueline a voulu faire une vraie étude botanique sur sa betterave jaune et la coupe en hauteur a révélé une belle répartition du jaune orangé.

photos-6976-pf.jpg

Les autres ont préféré agencer leurs fruits ou légumes en une nature morte, avec l’indication de discrètes ombres portées au sol comme on peut le voir sur le petit exercice de la pomme et du coing, réalisé en deux démos successives et que j’ai relié de cette façon-là.

pomologipf1

Pour les fruits, j’avais grappillé des petites pommes, des poires vertes et des coings au terrain de culture de la SHS, pour avoir un peu de feuilles, et pour contraster nous avions du muscat de Hambourg, des châtaignes, des noix  et quelques grenadilles.

pomologipf3Mes betteraves jaunes étaient amputées de leur pointe et de leurs feuilles mais voici quand même une autre étude rapide pour les couleurs à poser. Il faut trouver un moyen terme entre les couleurs lumineuses quand la betterave, encore humide, arrive du jardin et les couleurs plus douces et grisées qu’elle prend en séchant à l’intérieur ! C’était vrai déjà l’an dernier avec nos belles betteraves « Chioggia », voir là.

C’est dans ce genre de situation que j’aime utiliser le gris de Davy surtout en périphérie et c’est aussi le cas pour les coings quand ils sont très tomenteux.

A l’issue du stage, j’ai pris des photos et voici donc quelques unes des autres réalisations de cette année !

photos-6954pf-copy.jpg

photos 6980pf

photos-6984-pf.jpgphotos 6958 pf

Et Merci à mes stagiaires, qui veulent bien que je montre leurs travaux!

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 21:30

La Société d’Horticulture de la Sarthe organisait le week-end dernier des journées portes ouvertes sur ses activités avec l’exposition des deux ateliers principaux,  celui d’Huguette Dupont, professeur d’Art floral  Ikebana et le mien d’Aquarelle botanique. Notre week-end était rythmé par deux conférences, l’une d’un ingénieur paysagiste, Richard Flamant, et le lendemain l’autre de Jean-Pierre Vibert, rosiériste obtenteur qui travaille principalement sur les roses galliques.

photos 6931pfLa salle du Jardin des Plantes du Mans était ainsi coupée en deux et vous pouvez voir que côté exposition, nous autres aquarellistes étions agréablement mis en valeur par les bouquets réalisés par Huguette et ses élèves.

Huguette se réfère à une école particulière et réputée d’art floral japonais : l’école Ohara .

Les compositions florales qui étaient montrées ne doivent rien au hasard comme j’ai pu le constater en les voyant faire et refaire plusieurs fois leur ouvrage !

Voyez par exemple, l'harmonie devant mon poster Papillons! (cliquez dessus...)

ikebana1.jpg En voici deux autres exemples (Merci Arlette pour les photos).

ikebana 2

Mes élèves pour leur part, qui montraient des aquarelles faites au cours ou aux stages, mais aussi des travaux personnels sur le thème nature, se répartissaient dans des alvéoles.

Voici d'abord le secteur d’Eliane, puis celui de Chantal à gauche et de Roselyne et Arlette à droite.

photos-6947pf.jpgphotos-6936pf.jpgQue les autres me pardonnent de ne pas figurer ici; mais je les remercie tous d’avoir participé. Merci donc à Michel, Marie-Christine, Janyne, Emilie, Annie et Marie-Claude… Nous avons eu de nombreuses visites de manceaux curieux de voir nos activités et l’ambiance était très agréable !

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Published by Claire Felloni
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 16:22

Ce week-end j’étais à Gussignies, dans l’Avesnois, si près de la frontière belge que je me suis promenée à pied en Belgique le Samedi soir ! L’Avesnois est une région attachante avec ses chemins bordés de trognes et de haies d’aubépines et ses maisons combinant la pierre bleue et la brique.

fruitshaie-ob.jpg

Le thème du stage était les fruits de la haie, je proposais de réaliser une planche de petits sujets sous forme d’une sorte de catalogue. Vous pouvez y trouver un gland de Chêne pédonculé, un brin de Troène, deux samares trilobées de Charme, une prunelle, un petit rameau de Symphorine et trois cynorrhodons d’Eglantier.

Cette planche peinte pour l’occasion, issue de cueillettes plutôt sarthoises ne présente pas le Houblon ; erreur tragique car là-bas il n’était pas question d’y échapper ! D’autant plus que juste à côté du local qui nous accueillait (une antenne du CPIE de l’Avesnois : l’Escapade buissonnière) se trouve une brasserie artisanale réputée là-bas, Au Baron, http://www.brasserieaubaron.com/, qui propose des bières aux noms charmants, la Saison Saint-Médard ou la Cuvée des Jonquilles!

houblon-gussignies-ob.jpgLe Houblon ramassé à Gussignies était plus opulent que celui de mes alentours ; les cônes sont très beaux, satinés et dorés par endroits, un vrai plaisir de les peindre ! Sur ce petit essai, vous pourrez deviner qu’un seul cône et une moitié de la feuille seulement ont commencé à recevoir des glacis de finition.

photos-6919-ob.jpg

Si le cœur vous en dit, vous pouvez voir quelques autres photos d’ambiance prises par un de mes stagiaires, mises en ligne sur facebook en allant sur ma page (cliquez au bas de l’article sur l’icône facebook). Merci Jean-Pierre !

Mon stage s’intégrait dans le catalogue de formations du CPIE Bocage de l’Avesnois dont on peut voir le site là : http://www.cpie-avesnois.eu/

Le prochain stage maintenant aura lieu à la fin du mois, ce sera celui de Pomologie traditionnel de la Toussaint et qui dure 4 jours, au Mans dans la Salle du Jardin des Plantes (8 inscrits, je peux prendre encore une personne…), voir ma page « Stages ».

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 21:00

aesculus-ob2.jpgaesculus ob1Le premier cours d’aquarelle botanique  de cet automne 2013 proposait un sujet simple pour de nouveaux arrivants que je ne voulais pas décourager : un marron dans sa bogue.

Les deux premières images vous montrent le travail de base dans le mouillé et l'aspect final avec les glacis.

Pour les plus entreprenants , comme vous pouvez voir ci-dessous sur cet essai inachevé réalisé durant le cours, il était possible de compliquer un peu le sujet en représentant un rameau fructifère avec deux ou trois marrons , leurs bogues, les pédicelles et la petite branchette terminale séchée, brune, qui rappelle que l’inflorescence était beaucoup plus longue mais que seuls quelques marrons sont venus à terme.

aesculus-ob3.jpg

Le marron est le fruit du Marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum), dont la bogue  ressemble à celle de la châtaigne ; pourtant cette dernière est plus proche de la faîne du Hêtre (qui fait aussi partie de la famille des fagacées), que du marron car le Marronnier qui nous vient des Balkans appartient à une autre famille, non représentée par d'autres espèces chez nous. Il suffit de se souvenir de la floraison qui est bien différente chez ces deux espèces !

Si vous prenez le temps de comparer, à l’ouverture des bogues, celles du châtaignier se séparent en quatre, libérant souvent 3 châtaignes alors que celles du marronnier s’ouvrent en trois valves emboitant un seul marron, parfois deux.

Botaniquement parlant, le marron est une très grosse graine, unique, contenue dans une capsule à pointes molles.

Evidemment les marrons que nous mangeons sont en fait des châtaignes améliorées (en Sarthe, on parlait de « nousillards »), et non pas ces marrons là, qui cependant pouvaient nourrir et soigner les animaux (hippocastanum = châtaigne de cheval).

aesculus-ob4.jpg

Mais parlons aquarelle : la 2ème image est ce que j’ai réalisé dans le mouillé d’une surface à la fois avec les couleurs qui figurent sur la palette ci-jointe.

On peut choisir de laisser l’éclat de lumière en papier sec ou de s’abstenir de poser de la couleur à cet endroit-là. Tout est toujours affaire de dosage, la concentration des couleurs préparées à l’avance, la charge du pinceau, l’humidification préalable de la surface choisie. Apprendre à guider la couleur avec son pinceau est aussi primordial.

Si on a réussi à poser des couleurs assez présentes et vives dans le mouillé, il ne restera pas grand-chose à finaliser en glacis et ce sera préférable car le résultat sera plus lumineux !

 

Les stages: cliquez là !

 

Week-end d'atelier Automne 2013:

Samedi 12 et Dimanche 13 Octobre 2013 (Feuilles et fruits de la haie), c'est le week-end prochain, il reste 3 places

Samedi 16 et Dimanche 17 Novembre 2013 (Cabinet de curiosités), 7 inscrits, il reste 2 places

 

Stage de Toussaint 2013:

du Mercredi 30 Octobre au Samedi 2 Novembre 2013

(Pomologie, Légumes), 6 inscrits, il reste 2 ou 3 places

AffThomery

 

et aussi, hors Sarthe:

Un Stage d'Atelier en région parisienne, les 14 et 15 Décembre 2013, à Thomery près de Fontainebleau, me contacter et je transmettrai aux organisatrices.

100 € pour le stage (chacun apporte son déjeuner)

Cliquez sur l'affiche pour l'agrandir


  




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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 17:47

Laissez-moi, cette fois, vous entretenir d’une plante qui n’est pas spectaculaire à peindre mais dont l’histoire mérite un peu d’attention : le Sarrasin de Tartarie. 

1 round calligraphy BITTER-ku32 round calligraphy HERB-qiao23 round calligraphy CEREAL-mai4

 Le Grand Duché du Luxembourg n’est pas un grand territoire, aussi les parcelles traditionnellement cultivées de ce Sarrasin, y sont forcément modestes mais l’attention qu’y porte le commanditaire de cette planche est certaine et je lui laisse la parole :

 « Le sarrasin de Tartarie (Fagopyrum tataricum (L.) GAERTN.) appartient à la famille des renouées (Polygonaceae), caractérisées par une petite gaine enveloppant la tige au niveau de l’insertion d’une feuille : l’ochréa. 

02gris2.jpgCliquez sur l'image pour zoomer sur des détails

A maturité, sa tige reste verte avec une touche de rouge à la base.

Ses feuilles sont vert-pâle. L’enveloppe florale est constituée de 5 tépales verdâtres longs d’environ 2 mm.

sarrasin-tartarie3.jpgLes graines sont des akènes trigones à arêtes sinuées-dentées, environ 3 fois aussi longs que les tépales.

 Origine :

Le sarrasin de Tartarie est originaire de Chine, de la région montagneuse à l’Est de l’Himalaya, aux confins du Sichuan, du Yunnan et de l’Est du Tibet.

En chinois, “sarrasin de Tartarie” s’écrit en trois caractères. Le premier caractère signifie “amer”, prononcé “ko”. Le deuxième caractère signifie “Herbe”, prononcé “chau”, et le troisième caractère signifie “céréale”, prononcé “mei”.  Ensemble ces deux derniers caractères signifient: “sarrasin” prononcé “chaumei".

L’amertume des aliments à base de farine de sarrasin de Tartarie trouve son origine dans l’enveloppe du grain et son intensité dépend par conséquent du procédé de mouture.  

Culture

Le sarrasin de Tartarie est surtout cultivé en Asie entre 400 et 4400 m d’altitude autour de l’Himalaya, notamment au sud-ouest de la Chine, à l’est du Tibet, au Bhutan, au Népal et au Nord de l’Inde et du Pakistan. Il est moins sensible au gel que le sarrasin commun. Le sarrasin aurait déjà été cultivé en Chine vers 5500 av. J.-C. Il a été introduit en Europe au tournant du 14e au 15e siècle.

En Europe - suite à l’éruption cataclysmale du volcan indonésien Tambora en 1815 - le climat fut modifié pendant plusieurs années  et des étés froids et pluvieux provoquèrent des récoltes de céréales désastreuses. Seul le sarrasin de Tartarie, qui se contente des terres les plus pauvres et pousse dans des pays froids et humides, était adapté à ces conditions.

Vers la fin du 20e siècle, la culture du  sarrasin de Tartarie ne subsistait que dans deux régions en Europe :

-           l’Islek (ou Oesling), une région transfrontalière située aux confins du Luxembourg, de l’Allemagne et de la Belgique. La superficie cultivée y atteignait plusieurs milliers d’hectares au 19e siècle et n’est plus que d’environ 50 hectares aujourd’hui.

-          la Bosnie-Herzégovine où il est traditionnellement cultivé en méteil avec le sarrasin commun, c’est-à-dire que les deux espèces sont semées et utilisées dans l’alimentation en mélange. Le rendement d’un mélange de sarrasin commun et de sarrasin de Tartarie y est réputé plus stable que celui de ces espèces en culture pure.

Récemment, le sarrasin de Tartarie a été réintroduit en Slovénie, où il avait disparu il y a une trentaine d’années. »

Merci à Christian Zewen, pour toutes ces précisions!

  sarrtartarUn poster de mon aquarelle du sarrasin de Tartarie a été exposé lors du 12e Symposium International sur le Sarrasin qui s’est tenu à Lasko, Slovénie, du 21 au 25 août 2013.

  http://12isbslovenia.weebly.com/   

La photo montre  Rick Shiratori, président de Shiratori Flour milling Co. Ltd. et Ivan Kreft, professeur à la faculté biotechnique de  l’Université de Ljubljana en Slovénie et expert de renommée internationale dans le domaine du sarrasin. 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 14:55

Entre la  Pointe de la Chaine qui ferme la baie de Cancale et la Pointe du Grouin, plusieurs anses se succèdent et notamment celle de Port-Briac, depuis laquelle j’ai peint cette aquarelle.

port-briac1.jpg

On voit au fond le fort des Rimains, tout proche du Rocher de Cancale que je vous ai montré récemment.Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand !

L’aquarelle, encore une fois, est un peu rognée dans ce scan car elle est assez grande, toujours peinte sur un quart de Jésus de Saunders Waterford 425gr. Sur cette côte dite Côte d’émeraude, la mer n’est émeraude que si le ciel est bien bleu. Parfois, elle est très claire et paraît presque argentée, comme un dos de sardine, si le ciel est juste un peu couvert comme ici.Les plissements géologiques qui sont visibles sur la pointe m'inspiraient par leur graphisme et les variations de couleur de la roche.

J’ai utilisée de la gomme à masquer pour réserver mes deux petits bateaux, c’est obligatoire si on veut une belle unité sur le dégradé de la mer.

Cette fois-ci, c’est vraiment la dernière marine de la saison, le sujet botanique va maintenant reprendre toute la place sur ce blog !

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Published by Claire Felloni - dans Jardins et Paysages
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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 14:53

Cette semaine, j’ai achevé ma planche botanique consacrée à Heliamphora nutans Benth.

La plante elle-même a passé l’été en extérieur en position mi-ombragée et elle ne démérite pas pour ce qui est de ses captures ; des moucherons, des syrphes, des perce-oreilles et même de petites sauterelles, beaucoup d'imprudents qui ne verront pas la fin de la saison !

heliamphora-nutans.jpg

J’avais quelques appréhensions concernant cette fleur blanche à rendre sur ma feuille blanche, mais finalement, je me suis lancée après quelques essais préliminaires pour mon mélange de gris.

Sur mes essais, comme cet Arches satiné est un peu crème, j’ai même tenté d’utiliser l’encre blanche de Winsor et Newton en sous-couche légère et de rendre les ombres avec de très fines hachures faites avec ma pointe d’or. J’ai dans l’idée que les anciens pratiquaient ainsi sur une gouache légère avant que l’aquarelle prenne vraiment son essor. Le résultat ne m’a pas convaincue ; l’effet m’a semblé pâteux à côté du reste.

Pour établir mon gris, le mélange de complémentaire que j’utilise souvent, associant deux pigments organiques de synthèse, la Phtalocyanine (vert émeraude) et la Quinacridone (rose), ne me plaisait pas non plus, Ce mélange est valable et très frais pour une aquarelle rapide sur laquelle on ne revient pas trop mais dés qu’on cherche à l’éclaircir c’est presque impossible et souvent le rose part plus vite que le vert émeraude qui reste dans le papier !

heliamphora-nutans-2.jpg

J’ai donc cherché un autre mélange et finalement j’ai trouvé quelque chose de vraiment plaisant : Bleu de Cobalt + Rouge indien. Il m’a semblé que ces deux pigments d’origine minérale s’associaient avec bonheur et teintaient peu le papier, je pouvais donc éclaircir mes gris à volonté. Bien sûr il y a aussi quelques touches de Violet de cobalt et du Cadmium citron qui a fusé au cœur.

Pour consulter les précédents articles consacrés à cette planche botanique, voyez- les en cliquant dessus:

heliamphora 1 

heliamphora 2 

heliamphora 3 

 

  Des nouvelles des stages :

Le prochain stage d'aquarelle botanique que j’anime sur le thème des feuillages et baies d’automne, se tiendra au Moulin de Seillant, les 28 et 29 Septembre (il reste 4 places, car 5 personnes sont déjà inscrites).

Affiche-stage-aquarelle-botanique.jpg

Voyez là la page du site du moulin qui présente le stage et vous pourrez y imprimer le bulletin d’inscription

Plus d’éléments sur les autres stages d’automne sur ma page  « Stages » ,cliquez

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 12:36

J’ai eu quelques difficultés à trouver des sujets plus végétaux que minéraux à Cancale ! Mais c’était tellement agréable de rester sur le littoral avec une petite brise marine qui tempère la chaleur.

rochercancal1.jpgCliquez sur l'image pour l'agrandir!

Quand je descends à l’Abri des flots, je peux regarder sur ma droite et c’est le sujet de la Pointe du Hock que je vous ai posté récemment. Si je regarde à gauche, vers le Grouin, je peux choisir en restant au pied des rochers de peindre le Rocher de Cancale, au large de la Pointe de la Chaine.

On voit le rocher sur un autre sujet peint l'an dernier, voir !

C’est un rocher fort heureusement accessible seulement aux cormorans, et aux goélands, qui y nichent. Sur ce bout de côte, on voit aussi fréquemment passer des bandes de bruyants huitriers-pie, et des aigrettes garzettes, au ramage si mal assorti à leur beau plumage ! Dans les parages, pêchant autour du rocher et de la pointe, mais pas en plein été, on peut observer aussi des harles huppés et du pingouin torda.

J’ai profité de la halte d’un vélo pour animer un peu mon aquarelle. J’ai bien du plaisir avec ces grandes plages de ciel et de mer, à creuser dans mes godets de bleu (bleu de Cobalt, Indigo, mais moins le bleu Outremer).

Les variations de couleur dans les rochers m’enchantent toujours autant ! Jamais je ne me sers du gris de Payne, je préfère faire mes mélanges avec Indigo ou Outremer plus Terre de Sienne brûlée ou Caput mortum par exemple ; ou pour un gris clair j’aime bien le gris de Davy bleui d’un peu d’outremer. Là, il y a aussi la Pierre de Fiel et le Sépia qui interviennent dans les mélanges pour les rochers.

Depuis cet endroit, la côte est visible partout, même quand on regarde vers le nord-est, comme c’est le cas ici ; au fond c’est la côte du Cotentin et quand il fait clair on voit bien Granville. Le Mont St-Michel était un peu plus à droite ; pour le peindre il faudrait faire un sujet tout en longueur !

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