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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 16:33

Ce Kalanchoé  baptisé sur son étiquette "Amber manginii" est surement un hybride mais il provient de l’espèce Kalanchoe manginii, (syn. de Bryophyllum manginii.) une plante de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar et  poussant jusqu’à 2000 mètres  d’altitude sur des pentes sèches et rocheuses. Ces plantes vivaces peuvent atteindre une hauteur de 30 à 40 centimètres. Au plein soleil, qu’elles apprécient, les corolles prennent une couleur plus vive, plus rouge.(cliquez sur l'image pour gagner en dimension!)

kalanchoehybr2.jpg

Celui que j’avais apporté pour le cours portait des clochettes plus pâles ; il remplissait une large coupe à suspendre et nous avons coupé de nombreuses tiges qui, j’espère pour mes élèves, pourront donner d’autres plantes puisqu’elles semblaient posséder des racines aériennes qui dans la nature, au contact du sol, doivent contribuer à propager l’espèce !

Le profil de ces longues clochettes est moins simple qu’il n’y paraît : il ne s’agit pas de dessiner des campanules ! Les clochettes et les feuilles de gauche sont inachevées, je n'y ai pas posé les glacis de finition.

Voici la palette des couleurs utilisées:

kalanchoehybr1.jpg

Vous pourrez voir que cette fois, j’ai proposé de créer notre vert foncé par un mélange de Bleu Indigo et de Gomme-gutte (New Gamboge) ; cela donne très vite un vert sombre mais comme il est triste, pour les glacis, je le mélange et le densifie ensuite avec des verts plus gais à base de Permanent sap green. Sur ces feuilles un peu succulentes donc très lisses, nous sommes obligés de travailler dans le mouillé de façon efficace, il est préférable de ne pas avoir trop de glacis à poser. En effet, nous ne pouvons nous appuyer pour la pose de glacis  sur un quelconque graphisme ; les nervures sont invisibles et les effets de surfaces inexistants, ce qui rend les finitions délicates !

Des nouvelles des stages:

 Une seconde date,automnale, a été prise au Moulin de Seillant, les 27 et 28 Septembre 2014; mais le prochain week-end des 17 et 18 Mai n'est pas complet !

Allez voir , comme ce lieu de stage est agréable!

Vous pouvez voir les nombreux endroits où j'interviendrais  en 2014 sur ma page Stages

J’aurais ce printemps le plaisir d’exposer en Belgique, à Namur, pour la 41ème édition du  Festival des Plantes au château de Beez ; ce sera les 10 et 11 Mai 2014. Peut-être aurai-je le plaisir de rencontrer quelques uns d’entre vous qui suivez ce blog depuis la Belgique ! voir le site là: www.festivaldesplantes.be

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:14

 Voici une planche que je viens d’achever ; elle montre deux Pélargoniums et c’était l’occasion de me pencher un peu sur le sujet.(cliquez dessus pour l'avoir plus grande et plus nette!)

pelargograndi1.jpg

Mettons de côté le Géranium lierre (Pelargonium  peltatum) ainsi que les nombreuses variantes du Géranium zonale (Pelargoniumn zonale), pour nous intéresser au Pélargonium à grandes fleurs (Pelargonium grandiflorum), dont il faut rappeler que dans l’hémisphère nord, il ne convient au jardin que pendant l’été, contrairement aux deux autres qui sont plus rustiques.

En fait, le genre Pelargonium presque exclusivement sud-africain, nommé premièrement par Pitton de Tournefort, est d’abord classé par Linné dans la famille des Géraniacées, puis on l’en détache en 1789 et c’est pourquoi les confusions persistent dans les noms communs des ces plantes.

P.grandiflorum Willd.

Le Pélargonium à grandes fleurs (Pelargonium grandiflorum Willd.) existe en temps qu’espèce sauvage mais dans les obtentions modernes trouvées souvent sous un nom d’hybride, Pelargonium x grandiflorum  ou  Pelargonium x domesticum, une autre espèce arrivée vers 1700 en Europe, le Pelargonium cucullatum, a apporté ses gènes !

Deux versions pour le véritable Pelargonium grandiflorum Willd. :

A gauche : Engler, H.G.A., Das Pflanzenreich, Geraniaceae, vol. 129, p. 503, fig. 64 E (1912)

ci-dessous : The botanist’s repository, de H.C. Andrews, vol. 1, t. 12 (1797-1798)

 En fait, il nous  semble  plus proche en apparence du petit cultivar appelé ‘Angel eyes’ qui figure en bas de ma planche et il sera plus correct pour la partie haute de mon aquarelle d'indiquer  simplement "Pélargonium des fleuristes". Quant au cultivar ‘Angel eyes’, on le trouve plutôt classé avec  l’espèce Pelargonium crispum !

P.grandifl-Willd-jpg

J’ai trouvé une note dans le tome 34 de la Belgique horticole (1884), consacrée au Pélargonium des fleuristes, qui a subi de telles manipulations qu’on semble ne plus bien connaître son ancêtre naturel…

A cette époque(1884), les équivalences données par l’auteur sont Pelargonium cucullatum, P.hortulanorum, P.speciosum et P. grandiflorum ; il affirme que "depuis un siècle, la plante venue du Cap de Bonne-Espérance  a beaucoup embelli grâce à une sélection artificielle bien ciblée des horticulteurs".

La planche couleur de 1884, qui paraissait avec l’article montrait des pétales un peu chiffonnés et ondulés aux couleurs pas tranchées qui rappellent notre goût actuel (et le sujet en haut de mon aquarelle) alors  que pour les années 1850, j’avais trouvé dans le tome 3 de L’Illustration horticole, à voir ci-dessous, une autre image de ces Pélargoniums de fleuriste aux pétales tout ronds, tels qu’ils étaient recherchés alors. L’illustrateur était invité à tricher avec la réalité pour montrer des critères idéaux. 

pelargo fleuristes

On voit ainsi dans quelle direction s’est opérée en partie la sélection ( surtout élargir les pétales) et comment certaines valeurs de 1855 comme par exemple la nécessité de présenter des fleurs très régulières presque circulaires, n’a plus cours 30 ans après ! D’autres critères comptent bien sûr, dans ces choix, la taille, la résistance aux maladies, etc… mais moins  la rusticité puisqu’on vise surtout à créer de belles potées d’intérieur.

resolver.jpg

 

Ci- dessus,"Favourite flowers of garden and greenhouse", d’ Edward Step , publié en 1897, nous montre une image déjà plus réaliste du Pelargonium grandiflorum.

A propos de cet autre taxon qui serait impliqué dans la création de notre Pélargonium des fleuriste soit Pelargonium cucullatum , en 1860, il est déclaré très commun par W.H.Harvey (dans « Flora capensis ») autour de Capetown, où il est utilisé comme plante ornementale mais il s’agit d’un arbuste qui peut atteindre 2 m de hauteur. Dans cet ouvrage W.H.Harvey le signale aussi comme cultivé en Europe depuis 1690 et déclare que des nombreux hybrides de jardins en sont issus.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 22:01

Il s’agit cette fois d’une aquarelle d’ambiance que j’ai peinte en 2013 pour finaliser, par l’installation de pupitres didactiques, l’aménagement d’un sentier d'interprétation sur le site des pâtures d'Argentan, au bord de l’Orne.

Le dessin aquarellé principal représente une ripisylve avec plusieurs espèces emblématiques de ce genre de milieu qui n’a pas grand-chose d’exceptionnel à protéger sinon la qualité d’une végétation normale de bord de rivière si on lui laisse le droit de prospérer un peu sans que les tondeuses et taille-haies n’entrent en action trop souvent. L’aulne, le frêne, et le saule blanc forment le fond de cette aquarelle sous forme de silhouettes esquissées mais avec en partie haute trois détails en gros plan : les strobiles d'aulne, les bourgeons noirs du frêne, les chatons dorés du saule blanc.

paturargentan-ob.jpg

J’ai installé devant d’autres arbustes courants tels que le sureau noir, l’églantine, l’aubépine et le houblon qui est plutôt une liane (pour plus de netteté, cliquez sur les images !)

argentaneglantine3.jpgargentan2

Le trait de crayon m’a permis de rentrer un peu plus dans le détail de chaque espèce sans tomber dans une précision qui n’était pas demandée et la mise en couleur assez rapide à l’aquarelle rend le panneau plus gai.

argentan4.jpg

Les strobiles de l’aulne sont de petits cônes ligneux bruns, délivrant à maturité des multitudes de samares, c'est-à-dire des graines pourvues d’une aile qui aide à la propagation, pour l’aulne cette aile est circulaire (il faut une loupe pour le voir !) 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:51

Samedi dernier, nous avons présenté pour la troisième année, des ouvrages du fond de la bibliothèque de la SHS, dans la salle du Jardin des Plantes, au Mans.

J’avais rassemblé des représentations de Passiflores, d’Aristoloches, et de divers genres de plantes carnivores pour l’occasion, car ces sujets étaient très prisés au 19ème siècle.

icono2014.jpg

Puis nous avons essayé de montrer les différentes techniques utilisées pour illustrer ces ouvrages de botanique avant que la quadrichromie prenne inévitablement le dessus au cours du 20ème siècle.

Gravure sur bois : Il s’agit d’une taille d’épargne ; les bois gravés s’intercalent facilement avec la composition typographique de la page et seront utilisés plus longtemps qu’on pourrait le supposer, donnant des résultats très fins, surtout si l’on grave sur bois de bout.

eauforte.jpg

 

Gravure sur cuivre : On reconnaît à coup sûr une gravure originale à la légère cuvette que laisse la plaque de cuivre dans le papier lors de l’impression et aussi à la finesse du trait, qui effleure seulement le cuivre pour dégager le vernis (c’est l’acide qui creuse le trait d’eau-forte). J’ai montré des plaques de cuivre que j’ai gravées autrefois et quelques outils pour tenter d’expliquer au mieux cette technique d’impression, où le papier chiffon humide, écrasé contre la plaque gravée par un passage entre des rouleaux très puissants, va chercher l’encre qui subsiste au fond des tailles dans le cuivre : c’est une taille-douce, le contraire d’une taille d’épargne ! Quelques ouvrages de notre bibliothèque sont encore illustrés de gravures, mais le plus souvent pour tous les ouvrages du 19ème siècle qui constituent le fond de cette collection, c’est la Lithographie et la Chromolithographie qui sont utilisées. 

litho

La Lithographie pour l’usage botanique ressemble au début à un dessin au crayon ou plutôt à la pierre noire et de fait c’est à l’origine un crayon lithographique qui est utilisé sur une pierre (un calcaire au grain très fin). Ce crayon est idéal pour rendre les volumes, il donne de très subtils dégradés de valeurs, partant d’un noir profond. Mais ce beau trait doux de crayon sera ensuite remplacé par un graphisme plus fin tracé à la plume sur la pierre, ce qui autorise une plus grande précision.

photos-7130pfob.jpg Parfois les lithographies restent en noir et blanc mais à cette époque on réalise rapidement que l’intérêt de la lithographie, c’est de combiner le premier passage qui donnera le modelé, avec des aplats de couleur, pour obtenir des planches plus picturales. On le comprend aisément en voyant cette planche probablement inachevée dans le tome 6 de « La Belgique Horticole ».

Merci à Chantal qui nous prête deux lourdes pierres lithographique pour ces occasions !

L’intérêt de la lithographie est que l’artiste peut dessiner directement sur la pierre ; du coup, il n’est plus celui qui fournit un carton d’après lequel un graveur produira une gravure. On ne voit plus autant au bas de ces images les deux mentions anciennes, à gauche celui qui a dessiné (pinxit) et à droite celui qui a gravé (sculptit). Comme  dans ces représentations de botanique il s’agit d’une version moins « artistique » du procédé, il reste courant que le dessinateur confie son dessin à un atelier de lithographie ; on voit d’ailleurs apparaître les noms de ces ateliers au bas de l’image.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:44

Les Anigozanthos, ou « Pattes de Kangourou », font partie de la famille des Haemodoracées  et sont tous des espèces endémiques d’Australie. Celle qui figure ici serait probablement à l’origine Anigozanthos flavidus DC., mais elle vient de chez le fleuriste et j’ignore son nom de cultivar. Les feuilles qui étaient très peu présentes dans nos bouquets ressemblent à celles des Iris.

anigozanthos pf

Je crains un peu que mes élèves aient trouvé ce sujet était un peu maigre et aérien ! Il faut, dans un tel cas, si on ne dispose pas du temps nécessaire pour réaliser une grande planche,  renoncer à figurer une silhouette générale pour se consacrer à un petit rameau et même, pourquoi pas, magnifier un peu le sujet en étudiant une fleur en détail.

J’ai tenté de faire s’entrecroiser trois brins mais n’ai pas eu le temps de peindre le troisième en arrière-plan ; le temps m’a même manqué pour pousser plus précisément au crayon ce rameau central, ce qui était devenu mon idée, et donc il faut considérer que ce petit travail est vraiment inachevé !

anigozanthostige

La base renflée de la fleur correspond à l’ovaire  et en fait il est difficile de voir dans ce tube velu une corolle, plutôt s’agirait-il d’un calice  tubulaire légèrement coudé et un peu plus profondément incisé à un endroit ce qui donne l’impression d’une légère zygomorphie dans l’étoile florale quand elle s’ouvre (voir «  zygomorphie » dans mes mots de bota,  ). L’absence complète de pétales intrigue un peu : l’intérieur de la fleur est vert tendre et contraste joliment avec l’extérieur jaune hérissé de soies rouges.

 Dans les tiges coexistaient le vert sombre et le carmin, ce qui au final donnait une impression très sombre mais il fallait essayer de les empêcher de se mélanger totalement pour éviter de se retrouver avec un noir complet qui aurait résulté d’un mélange homogène.

anigozanthosfleurs.jpg

Vous pourrez voir sur la palette de couleurs des calices ( cliquez sur l'image pour une meilleure définition), que je commence très jaune puis que je laisse fuser un peu de couleur moutarde sur le milieu, un peu de cramoisi d’alizarine sur la base et j’en profite pour sortir quelques poils sur la périphérie, mais attention, au final c’est surtout en glacis avec une pinceau très fin et du cramoisi bien concentré qu’il faut peindre les poils car il est important de bien laisser subsister du jaune surtout au milieu, là où les poils sont vus de face !

Attention : pour les fleurs de face, les anthères jaunes des étamines sont posées avant  le vert pâle (l’intérieur de la fleur).

Cet article va s’intégrer dans  l’index des Petites Leçons accessible dans la colonne de gauche ou en cliquant là.

Des nouvelles des stages : Le stage d’hiver, de 4 jours, approche ; il se tiendra du 4 au 7 Mars et sera consacré à des plantes d’intérieur, l’amaryllis, le clivia, ou des orchidées par exemple… avec dans l’idée de réaliser une vraie planche botanique sur l’espèce choisie. J’ai pour le moment 4 inscriptions et je peux prendre jusqu’à 8 personnes, voir les conditions sur ma page "Stages".

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 19:48

 

Il y aura deux expositions de mes travaux en ce début d’année 2014 !

La première est déjà en place, à l’Ecopôle du Forez, du 2 Janvier au 28 Février 2014

http://www.ecopoleduforez.fr/

photos 9285

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Cette expo montre des aspects variés de mon activité d’aquarelliste de nature, avec des paysages, des insectes en plus des habituelles aquarelles à thème botanique. Elle se tient dans la Nef, une belle structure moderne en bois qui est avant tout un observatoire pour les oiseaux.


signaturemail.jpg

La seconde exposition se tiendra à la Maison de la Nature et de l’Estuaire de Sallenelles, au Nord de Caen du 8 Février au 15 Mars 2014. Celle-là va reprendre toutes les illustrations sur des sites naturels réalisées pour le Conseil Général de l’Orne, plus d’autres travaux plus personnels et variés (les Naturalias, des insectes, quelques études florales). Le dernier jour, soit le 15 Mars, il sera proposé un atelier d’initiation aux techniques du dessin et de l’aquarelle naturaliste, ce sera à voir plus en détail sur le site du CPIE de la Vallée de l’Orne

http://cpievdo.fr/la-maison-de-la-nature-de-l-estuaire-de-l-orne/

Des nouvelles des stages :

Un stage d’atelier a eu lieu à la mi-décembre à Thomery près de Fontainebleau.

J’avais apporté des bouquets d’Hélianthes et des légumes, mais en fait, je me suis adaptée aux demandes individuelles. A ce propos, je vous rappelle l'existence, sur la colonne de gauche du blog, de mon "Index des petites leçons" sur lequel vous pourrez trouver par exemple des conseils pour peindre l'Hélianthe

P1200091.jpg

 

 

Nous étions accueillis dans la belle maison d’une des participantes (merci Florence !). Le groupe envisage de renouveler l’opération pour un stage plus ouvert sur le jardin aux environs de la fin-juin 2014. La ville de Thomery est une curiosité car elle reste sillonnée de hauts murs qui hébergent depuis des centaines d’années, des vignes de raisin de table d’un côté et des fruitiers de l’autre ; on peut peut-être distinguer ce haut mur de belles pierres blanches sur cette photo !

Le prochain stage à Thomery serait ouvert pour d’autres participants. C’est à suivre sur ma page « Stages »

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 22:31

Laissez-moi vous conter une histoire : Cette année, le hasard m’a servi sur un plateau mon conte de Noël et j’y ai presque cru !

IMGP1251.jpg

IMGP1245 copyEn me promenant sur le littoral, un peu avant le nouvel an, au fond de la baie du Mont St Michel, j’ai trouvé dans la laisse de mer un véridique « message in a bottle » !  La bouteille était bien fermée, intacte, et les deux messages un peu jaunis mais pas effacés. Ils étaient datés du 4 Novembre 2013. Les messages me racontaient la belle histoire d’un couple traversant la Manche à bord du ferry « Armorique » ; ils étaient tellement heureux de s’être retrouvé après 37 années de séparation qu’ils voulaient en laisser une trace. Le hasard avait permis leurs retrouvailles et décida ensuite  que je trouve cette bouteille.

Et puis ... au dos d’un des deux messages, un petit mot figurait, assez mystérieux pour moi : bazinga !!! Alors, quand même curieuse et ancrée dans notre époque, j’ai tapé ce mot sur un moteur de recherche et j’ai compris que c’était un canular… en lien avec une sitcom américaine bien connue sauf de moi sans doute… mais qui a l’air très drôle !

 Par contre, je ne sais pas jusqu’à quel point ils m’ont menée en bateau : les messages étaient en anglais, le papier un peu jauni et la bouteille joliment ornée d’une étiquette du Devon ( je vais devoir la rapporter là-bas car elle est consignée ! )… alors, je veux croire au moins, qu’elle est vraiment arrivée par la mer et je souhaite à ces deux plaisantins de Robert et Dorothy d’avoir au moins 37 ans de bonheur devant eux !

 

Et moi, avec cette aquarelle rapide, presque hivernale, que j’avais baptisée « autour des muscaris » je vous présente à tous mes meilleurs vœux et vous souhaite de connaître en 2014 toutes sortes d’expériences agréables !

voeux2014-4.jpg

 

 


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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:23

La Nervation signifie la façon dont sont agencées les nervures d’une feuille et constitue un des critères de reconnaissance pour cerner au moins le genre où on trouvera une espèce précise. Pour le dessinateur, la nervation est un élément important à observer, un support graphique pour mettre en place puis animer les surfaces du feuillage. 

nervation1

 

En plus de conduire la sève jusqu’au bord du limbe, les nervures ont aussi un rôle de charpente non négligeable. Lorsque le végétal se décompose, elles subsistent plus longtemps et nous dévoilent leur structure dans le détail comme c’est le cas pour cette feuille de peuplier en herbier, que j’ai simplement scannée.


Les nervures se voient principalement sur les feuilles, les bractées et les sépales, parfois aussi sur les pétales mais elles y sont plus discrètes. Sur le coqueret qui me sert d’avatar, elles subsistent sur des sépales accrescents qui se sont soudés protégeant une baie, et cela donne le fameux « Amour en cage », qui mérite si bien son nom !

nervation2.jpg

Il existe plusieurs types de nervation bien différents:

La nervation parallèle des graminées, liliacées, iridacées, typique des Monocotylédones se distingue des autres d’emblée. En dehors de ce cas particulier, on rencontre deux types principaux de nervation, penné ou palmé, mais aussi des cas plus subtils comme la nervation :

  • peltée (ou radiée) de la capucine,
  • uninervée de l’aiguille de sapin,
  • en éventail  (ou dichotomique, divergente) de la feuille de Ginkgo,
  • curvinervée de la feuille de Plantain,
  • pédalée visible parfois sur des feuilles de type palmé comme celle du Platane.
  •  

Dans la simple nervation palmée, les nervures principales partent toutes d’un seul point, le point d’insertion du pétiole. nervation4.jpg

Dans la nervation pennée, une nervure principale centrale divise le limbe en deux parties presque symétriques et dessert de chaque côté, des nervures secondaires opposées ou alternes.

Dés que le limbe se referme en cœur  ou en flèche autour du pétiole, on peut trouver des solutions intermédiaires, comme par exemple sur la feuille de Tilleul.

nervation5.jpg

Par ailleurs, le parcours des nervures lorsqu’elles s’amenuisent en se rapprochant du bord de la feuille varie beaucoup : ainsi sur certaines espèces comme le hêtre  à la simple nervation pennée, les nervures secondaires restent droites jusqu’à la marge.

Mais dans la majorité des cas, elles se recourbent en crochet, se divisant de plus en plus et se rapprochant en boucle du bord sans jamais l’atteindre : on dit qu’elles s’anastomosent en réseaux.

nervation6.jpg En fait, la nervation est généralement réticulée chez les Dicotylédones, c'est-à-dire agencée en réseau comme les mailles d’un filet.

Une nervation dite vraiment « réticulée » voit ce phénomène se généraliser plus tôt : parfois on a même du mal à détecter le parcours des nervures secondaires (exemple type : la feuille de coucou)

nervation7.jpg


Des nouvelles des stages: J'ai actualisé ma page "Stages" pour 2014, voir

La rubrique "Mots de Bota" compte 17 articles, elle est accessible dans la colonne gauche du blog dans le pavé des Catégories

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:41

Le genre Alstroemeria, comprend une centaine d’espèces différentes, toutes originaires d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud mais principalement du Brésil et du Chili ; il est dédié à un botaniste suédois disciple de Carl von Linné , Claus Alströmer (1736-1794), qui ne fut pas, pourtant, le découvreur du genre.

Ci-dessous, un bout d'essai à l'aquarelle, qui ne présente qu'une petite partie de la plante!

alstroemeria-1.jpg

Les alstroemères tiennent bien 15 jours en vase, c’est un sujet de très bonne composition pour l’aquarelliste ! Il vaut mieux leur laisser le temps de s’ouvrir car finalement le court moment où la fleur s’ouvre est le plus délicat, ensuite elle ne bouge plus. Je n’ai pas bien fait attention quand j’ai effeuillé et coupé la base des tiges mais il semble que la sève puisse produire de sérieuses allergies cutanées.

Les feuilles de l’Alstroemère sont très étonnantes : elles présentent un exemple de résupination (voir mon article consacré à ce phénomène:  résupiné, réfléchi, révoluté dans la rubrique « Mots de Bota »).

En effet, ayant tendance à s’enrouler une fois sur elle-même depuis leur base, cela devrait rendre visible surtout le revers et moins le dessus du limbe mais en fait le point d’insertion sur la tige nous révèle une surprise : le revers y est visible sur le dessus ; c’est assez déroutant ! Mais l’objectif est atteint puisque la feuille se retournant une fois, elle présente donc bien le dessus de la feuille au soleil.

Pour nous ces effets vrillés nous permettent de composer une image esthétique.

lis-incas5.jpg

 

La fleur présente une corolle de six tépales comme une tulipe puisqu’il s’agit d’une Liliacée mais elle se différencie d’un Lis ou d’une Hémérocalle, par exemple, car elle est juste un peu zygomorphe : elle présente une symétrie bilatérale discrète (un peu comme nos glaïeuls), surtout sensible sur les trois pétales internes striés. Deux de ces pétales internes sont bien dressés et très ornementés, le troisième en position basse semble servir de carène pour le faisceau recourbé des étamines.

 

 

 

 

lisinca

 

Alstroemeria peregrina ( = A.pelegrina) dont je vous montre ici le portrait par Pierre-Joseph Redouté dans son célèbre ouvrage sur Les Liliacées, fut une espèce précocement jardinée en Europe, en pot et en orangerie à en juger par une note de 1869 (Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, v.18, p.99).

Dans le 1er volume des  ”Liliacées”, voici le texte de P-J Redouté, consacré à Alstroemeria pelegrina : « Cette plante est originaire du Pérou, et en particulier des environs de Lima. Nous en devons la connaissance au célèbre voyageur Feuillée, qui nous apprend que la Pelegrina est cultivée comme plante d’ornement dans l’Amérique méridionale ; peut-être mériterait-elle de recevoir les mêmes soins dans nos jardins : ses tiges annuelles naissent d’une racine vivace, circonstance qui peut-être donnerait à la plante un moyen facile  de résister à nos hivers ; elle est maintenant cultivée dans plusieurs jardins de botanique, dont elle fait l’ornement à la fin du printemps, époque ordinaire de sa floraison. »

Louis Feuillée (1660-1732), évoqué ici par P-J Redouté a porté à notre connaissance d’autres plantes d’Amérique du Sud, devenues emblématiques dans nos jardins comme par exemple les fuchsias, la grande capucine. Un genre lui est dédié, le genre Fevillea.

lisinca4.jpg

Alstroemeria aurantiaca (= A.aurea), notre Lis des Incas, semble le plus aisé à cultiver en plein-air, de par sa rusticité prouvé par sa région d’origine, la Patagonie. La plante donne « une longue floraison qui se prolonge jusqu’aux gelées,  prospère dans nos sables et y graine abondamment » (Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, v.18, p.99).

La Chromolithographie montrée ci-dessus avec le nom générique d’Alstroemères péruviennes comprend l’espèce A.aurantiaca, elle provient du tome16 de le Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, p.63.

Pour Noël, offrez-vous le CD de 10 leçons d'Aquarelle botanique en PDF, à choisir parmi les 25 sujets disponibles en allant sur cette page: Leçons en Pdf 


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Published by Claire Felloni - dans Flore
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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:39

Le week-end des 16 et 17 Novembre était dédié au deuxième stage sur le thème de la « Naturalia ».

Je vous rappelle que cette nature-morte, assez proche de l’étude documentaire, est composée de fragments de nature en principe dans le règne minéral ou animal mais plus rarement aussi dans le règne végétal (s’il s’agit de sujets qui ne se détériorent que très lentement). J’avais, à l’occasion du premier stage, approfondi  un peu sur cette notion de « cabinet de curiosités », vous pouvez revoir l’article de l’automne 2011 là : cabinet de curiosités.  

Cette année j’ai peint une nouvelle Naturalia en cherchant à varier mes sujets d’étude.

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Y figurent, à gauche, un très beau coquillage originaire des Caraïbes (merci Marc !) qui s’appelle Murex spectrum (ou  Chicoreus spectrum), et au centre, un autre coquillage montant ses intérieurs nacrés, l’Avicule hirondelle (Pteria hirundo), un bivalve méditerranéen. Sur l’une de ses valves j’ai posé un petit fossile, une ammonite. Pour meubler le fond, j’ai choisi un morceau de corail dans lequel j’ai piqué une petite plume de chouette effraie. J’avoue mon ignorance pour nommer précisément la barrette minérale en bas à droite, mais je peux  vous dire qu’au centre de ma composition, une macre amène du piquant ! La macre est le fruit de la châtaigne d’eau (Trapa natans), un fruit qui s’il n’est pas immergé longtemps peut rester intact sans jamais s’ouvrir.

Lors de ce stage, j’essaie d’évoquer la façon de traiter à l’aquarelle des sujets aussi variés. Pour chaque cas, il convient d’inventer une tenue du pinceau, des astuces diverses qui permettront  de s’adapter au matériau qui peut être flou, lisse ou rugueux. Certains sujets comme les plumes inspirent plus à travailler dans le mouillé, d’autres plus incisifs comme les minéraux, ne seront traités qu’en petites touches de glacis bien nettes et contrastées!

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Cet essai de rendu du stage montre une plume de paon ; on pourrait toujours procéder différemment avec un pinceau très fin, comme un miniaturiste, mais le travail serait beaucoup plus long voire fastidieux et le rendu peut-être moins lumineux qu’en commençant « dans le mouillé ».

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Pour ce second essai sur une plume d’effraie, on peut voir sur la base duveteuse que d’un côté j’ai travaillé en positif et de l’autre plutôt en négatif, en tentant de griser légèrement l’ombre portée sur le blanc du papier afin que ma plume se détache du fond. Ceci a été fait dans le mouillé et souvent sur une plume, je travaille séparément de chaque côté de l’axe central, en attendant qu’un côté soit sec pour commencer l’autre. Sur les plumes, les glacis de finition sont souvent posés avec un pinceau déchargé de liquide et même un peu pressé entre les doigts en l’écartant en brosse.

 

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Certains de mes stagiaires préfèrent se consacrer uniquement à un domaine particulier, par exemple les coquillages.

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photos-7031ob.jpgD’autres rentrent dans le jeu de la Naturalia, qui n’est pas de mon cru, je le reprécise, puisque les ancêtres dans ce domaine se nomment Geog Hoefnagel (1542-1600), ou encore Alexandre-Isidore Leroy de Barde (1777-1828) sans compter ceux, comme Giovanna Garzoni, Johann Walther (tous deux au 17ème siècle), qui faisaient voisiner  fleurs fruits et coquillages et mêmes parfois des animaux naturalisés dans des compositions à leur goût.

Eliane a choisi des moules de rivière, des pétoncles, une plume d’engoulevent….

Emilie a préféré le fruit du séquoia, un petit crâne d’oiseau, une plume d’effraie !

Une nouvelle page de ma galerie montrera les deux sujets précédents sur le thème, voir très bientôt cette page "Naturalia" en haut de la colonne de gauche ou en cliquant .

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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