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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:51

Samedi dernier, nous avons présenté pour la troisième année, des ouvrages du fond de la bibliothèque de la SHS, dans la salle du Jardin des Plantes, au Mans.

J’avais rassemblé des représentations de Passiflores, d’Aristoloches, et de divers genres de plantes carnivores pour l’occasion, car ces sujets étaient très prisés au 19ème siècle.

icono2014.jpg

Puis nous avons essayé de montrer les différentes techniques utilisées pour illustrer ces ouvrages de botanique avant que la quadrichromie prenne inévitablement le dessus au cours du 20ème siècle.

Gravure sur bois : Il s’agit d’une taille d’épargne ; les bois gravés s’intercalent facilement avec la composition typographique de la page et seront utilisés plus longtemps qu’on pourrait le supposer, donnant des résultats très fins, surtout si l’on grave sur bois de bout.

eauforte.jpg

 

Gravure sur cuivre : On reconnaît à coup sûr une gravure originale à la légère cuvette que laisse la plaque de cuivre dans le papier lors de l’impression et aussi à la finesse du trait, qui effleure seulement le cuivre pour dégager le vernis (c’est l’acide qui creuse le trait d’eau-forte). J’ai montré des plaques de cuivre que j’ai gravées autrefois et quelques outils pour tenter d’expliquer au mieux cette technique d’impression, où le papier chiffon humide, écrasé contre la plaque gravée par un passage entre des rouleaux très puissants, va chercher l’encre qui subsiste au fond des tailles dans le cuivre : c’est une taille-douce, le contraire d’une taille d’épargne ! Quelques ouvrages de notre bibliothèque sont encore illustrés de gravures, mais le plus souvent pour tous les ouvrages du 19ème siècle qui constituent le fond de cette collection, c’est la Lithographie et la Chromolithographie qui sont utilisées. 

litho

La Lithographie pour l’usage botanique ressemble au début à un dessin au crayon ou plutôt à la pierre noire et de fait c’est à l’origine un crayon lithographique qui est utilisé sur une pierre (un calcaire au grain très fin). Ce crayon est idéal pour rendre les volumes, il donne de très subtils dégradés de valeurs, partant d’un noir profond. Mais ce beau trait doux de crayon sera ensuite remplacé par un graphisme plus fin tracé à la plume sur la pierre, ce qui autorise une plus grande précision.

photos-7130pfob.jpg Parfois les lithographies restent en noir et blanc mais à cette époque on réalise rapidement que l’intérêt de la lithographie, c’est de combiner le premier passage qui donnera le modelé, avec des aplats de couleur, pour obtenir des planches plus picturales. On le comprend aisément en voyant cette planche probablement inachevée dans le tome 6 de « La Belgique Horticole ».

Merci à Chantal qui nous prête deux lourdes pierres lithographique pour ces occasions !

L’intérêt de la lithographie est que l’artiste peut dessiner directement sur la pierre ; du coup, il n’est plus celui qui fournit un carton d’après lequel un graveur produira une gravure. On ne voit plus autant au bas de ces images les deux mentions anciennes, à gauche celui qui a dessiné (pinxit) et à droite celui qui a gravé (sculptit). Comme  dans ces représentations de botanique il s’agit d’une version moins « artistique » du procédé, il reste courant que le dessinateur confie son dessin à un atelier de lithographie ; on voit d’ailleurs apparaître les noms de ces ateliers au bas de l’image.

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Published by Claire Felloni - dans Illustration
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:44

Les Anigozanthos, ou « Pattes de Kangourou », font partie de la famille des Haemodoracées  et sont tous des espèces endémiques d’Australie. Celle qui figure ici serait probablement à l’origine Anigozanthos flavidus DC., mais elle vient de chez le fleuriste et j’ignore son nom de cultivar. Les feuilles qui étaient très peu présentes dans nos bouquets ressemblent à celles des Iris.

anigozanthos pf

Je crains un peu que mes élèves aient trouvé ce sujet était un peu maigre et aérien ! Il faut, dans un tel cas, si on ne dispose pas du temps nécessaire pour réaliser une grande planche,  renoncer à figurer une silhouette générale pour se consacrer à un petit rameau et même, pourquoi pas, magnifier un peu le sujet en étudiant une fleur en détail.

J’ai tenté de faire s’entrecroiser trois brins mais n’ai pas eu le temps de peindre le troisième en arrière-plan ; le temps m’a même manqué pour pousser plus précisément au crayon ce rameau central, ce qui était devenu mon idée, et donc il faut considérer que ce petit travail est vraiment inachevé !

anigozanthostige

La base renflée de la fleur correspond à l’ovaire  et en fait il est difficile de voir dans ce tube velu une corolle, plutôt s’agirait-il d’un calice  tubulaire légèrement coudé et un peu plus profondément incisé à un endroit ce qui donne l’impression d’une légère zygomorphie dans l’étoile florale quand elle s’ouvre (voir «  zygomorphie » dans mes mots de bota,  ). L’absence complète de pétales intrigue un peu : l’intérieur de la fleur est vert tendre et contraste joliment avec l’extérieur jaune hérissé de soies rouges.

 Dans les tiges coexistaient le vert sombre et le carmin, ce qui au final donnait une impression très sombre mais il fallait essayer de les empêcher de se mélanger totalement pour éviter de se retrouver avec un noir complet qui aurait résulté d’un mélange homogène.

anigozanthosfleurs.jpg

Vous pourrez voir sur la palette de couleurs des calices ( cliquez sur l'image pour une meilleure définition), que je commence très jaune puis que je laisse fuser un peu de couleur moutarde sur le milieu, un peu de cramoisi d’alizarine sur la base et j’en profite pour sortir quelques poils sur la périphérie, mais attention, au final c’est surtout en glacis avec une pinceau très fin et du cramoisi bien concentré qu’il faut peindre les poils car il est important de bien laisser subsister du jaune surtout au milieu, là où les poils sont vus de face !

Attention : pour les fleurs de face, les anthères jaunes des étamines sont posées avant  le vert pâle (l’intérieur de la fleur).

Cet article va s’intégrer dans  l’index des Petites Leçons accessible dans la colonne de gauche ou en cliquant là.

Des nouvelles des stages : Le stage d’hiver, de 4 jours, approche ; il se tiendra du 4 au 7 Mars et sera consacré à des plantes d’intérieur, l’amaryllis, le clivia, ou des orchidées par exemple… avec dans l’idée de réaliser une vraie planche botanique sur l’espèce choisie. J’ai pour le moment 4 inscriptions et je peux prendre jusqu’à 8 personnes, voir les conditions sur ma page "Stages".

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 19:48

 

Il y aura deux expositions de mes travaux en ce début d’année 2014 !

La première est déjà en place, à l’Ecopôle du Forez, du 2 Janvier au 28 Février 2014

http://www.ecopoleduforez.fr/

photos 9285

nef.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette expo montre des aspects variés de mon activité d’aquarelliste de nature, avec des paysages, des insectes en plus des habituelles aquarelles à thème botanique. Elle se tient dans la Nef, une belle structure moderne en bois qui est avant tout un observatoire pour les oiseaux.


signaturemail.jpg

La seconde exposition se tiendra à la Maison de la Nature et de l’Estuaire de Sallenelles, au Nord de Caen du 8 Février au 15 Mars 2014. Celle-là va reprendre toutes les illustrations sur des sites naturels réalisées pour le Conseil Général de l’Orne, plus d’autres travaux plus personnels et variés (les Naturalias, des insectes, quelques études florales). Le dernier jour, soit le 15 Mars, il sera proposé un atelier d’initiation aux techniques du dessin et de l’aquarelle naturaliste, ce sera à voir plus en détail sur le site du CPIE de la Vallée de l’Orne

http://cpievdo.fr/la-maison-de-la-nature-de-l-estuaire-de-l-orne/

Des nouvelles des stages :

Un stage d’atelier a eu lieu à la mi-décembre à Thomery près de Fontainebleau.

J’avais apporté des bouquets d’Hélianthes et des légumes, mais en fait, je me suis adaptée aux demandes individuelles. A ce propos, je vous rappelle l'existence, sur la colonne de gauche du blog, de mon "Index des petites leçons" sur lequel vous pourrez trouver par exemple des conseils pour peindre l'Hélianthe

P1200091.jpg

 

 

Nous étions accueillis dans la belle maison d’une des participantes (merci Florence !). Le groupe envisage de renouveler l’opération pour un stage plus ouvert sur le jardin aux environs de la fin-juin 2014. La ville de Thomery est une curiosité car elle reste sillonnée de hauts murs qui hébergent depuis des centaines d’années, des vignes de raisin de table d’un côté et des fruitiers de l’autre ; on peut peut-être distinguer ce haut mur de belles pierres blanches sur cette photo !

Le prochain stage à Thomery serait ouvert pour d’autres participants. C’est à suivre sur ma page « Stages »

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 22:31

Laissez-moi vous conter une histoire : Cette année, le hasard m’a servi sur un plateau mon conte de Noël et j’y ai presque cru !

IMGP1251.jpg

IMGP1245 copyEn me promenant sur le littoral, un peu avant le nouvel an, au fond de la baie du Mont St Michel, j’ai trouvé dans la laisse de mer un véridique « message in a bottle » !  La bouteille était bien fermée, intacte, et les deux messages un peu jaunis mais pas effacés. Ils étaient datés du 4 Novembre 2013. Les messages me racontaient la belle histoire d’un couple traversant la Manche à bord du ferry « Armorique » ; ils étaient tellement heureux de s’être retrouvé après 37 années de séparation qu’ils voulaient en laisser une trace. Le hasard avait permis leurs retrouvailles et décida ensuite  que je trouve cette bouteille.

Et puis ... au dos d’un des deux messages, un petit mot figurait, assez mystérieux pour moi : bazinga !!! Alors, quand même curieuse et ancrée dans notre époque, j’ai tapé ce mot sur un moteur de recherche et j’ai compris que c’était un canular… en lien avec une sitcom américaine bien connue sauf de moi sans doute… mais qui a l’air très drôle !

 Par contre, je ne sais pas jusqu’à quel point ils m’ont menée en bateau : les messages étaient en anglais, le papier un peu jauni et la bouteille joliment ornée d’une étiquette du Devon ( je vais devoir la rapporter là-bas car elle est consignée ! )… alors, je veux croire au moins, qu’elle est vraiment arrivée par la mer et je souhaite à ces deux plaisantins de Robert et Dorothy d’avoir au moins 37 ans de bonheur devant eux !

 

Et moi, avec cette aquarelle rapide, presque hivernale, que j’avais baptisée « autour des muscaris » je vous présente à tous mes meilleurs vœux et vous souhaite de connaître en 2014 toutes sortes d’expériences agréables !

voeux2014-4.jpg

 

 


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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:23

La Nervation signifie la façon dont sont agencées les nervures d’une feuille et constitue un des critères de reconnaissance pour cerner au moins le genre où on trouvera une espèce précise. Pour le dessinateur, la nervation est un élément important à observer, un support graphique pour mettre en place puis animer les surfaces du feuillage. 

nervation1

 

En plus de conduire la sève jusqu’au bord du limbe, les nervures ont aussi un rôle de charpente non négligeable. Lorsque le végétal se décompose, elles subsistent plus longtemps et nous dévoilent leur structure dans le détail comme c’est le cas pour cette feuille de peuplier en herbier, que j’ai simplement scannée.


Les nervures se voient principalement sur les feuilles, les bractées et les sépales, parfois aussi sur les pétales mais elles y sont plus discrètes. Sur le coqueret qui me sert d’avatar, elles subsistent sur des sépales accrescents qui se sont soudés protégeant une baie, et cela donne le fameux « Amour en cage », qui mérite si bien son nom !

nervation2.jpg

Il existe plusieurs types de nervation bien différents:

La nervation parallèle des graminées, liliacées, iridacées, typique des Monocotylédones se distingue des autres d’emblée. En dehors de ce cas particulier, on rencontre deux types principaux de nervation, penné ou palmé, mais aussi des cas plus subtils comme la nervation :

  • peltée (ou radiée) de la capucine,
  • uninervée de l’aiguille de sapin,
  • en éventail  (ou dichotomique, divergente) de la feuille de Ginkgo,
  • curvinervée de la feuille de Plantain,
  • pédalée visible parfois sur des feuilles de type palmé comme celle du Platane.
  •  

Dans la simple nervation palmée, les nervures principales partent toutes d’un seul point, le point d’insertion du pétiole. nervation4.jpg

Dans la nervation pennée, une nervure principale centrale divise le limbe en deux parties presque symétriques et dessert de chaque côté, des nervures secondaires opposées ou alternes.

Dés que le limbe se referme en cœur  ou en flèche autour du pétiole, on peut trouver des solutions intermédiaires, comme par exemple sur la feuille de Tilleul.

nervation5.jpg

Par ailleurs, le parcours des nervures lorsqu’elles s’amenuisent en se rapprochant du bord de la feuille varie beaucoup : ainsi sur certaines espèces comme le hêtre  à la simple nervation pennée, les nervures secondaires restent droites jusqu’à la marge.

Mais dans la majorité des cas, elles se recourbent en crochet, se divisant de plus en plus et se rapprochant en boucle du bord sans jamais l’atteindre : on dit qu’elles s’anastomosent en réseaux.

nervation6.jpg En fait, la nervation est généralement réticulée chez les Dicotylédones, c'est-à-dire agencée en réseau comme les mailles d’un filet.

Une nervation dite vraiment « réticulée » voit ce phénomène se généraliser plus tôt : parfois on a même du mal à détecter le parcours des nervures secondaires (exemple type : la feuille de coucou)

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Des nouvelles des stages: J'ai actualisé ma page "Stages" pour 2014, voir

La rubrique "Mots de Bota" compte 17 articles, elle est accessible dans la colonne gauche du blog dans le pavé des Catégories

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:41

Le genre Alstroemeria, comprend une centaine d’espèces différentes, toutes originaires d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud mais principalement du Brésil et du Chili ; il est dédié à un botaniste suédois disciple de Carl von Linné , Claus Alströmer (1736-1794), qui ne fut pas, pourtant, le découvreur du genre.

Ci-dessous, un bout d'essai à l'aquarelle, qui ne présente qu'une petite partie de la plante!

alstroemeria-1.jpg

Les alstroemères tiennent bien 15 jours en vase, c’est un sujet de très bonne composition pour l’aquarelliste ! Il vaut mieux leur laisser le temps de s’ouvrir car finalement le court moment où la fleur s’ouvre est le plus délicat, ensuite elle ne bouge plus. Je n’ai pas bien fait attention quand j’ai effeuillé et coupé la base des tiges mais il semble que la sève puisse produire de sérieuses allergies cutanées.

Les feuilles de l’Alstroemère sont très étonnantes : elles présentent un exemple de résupination (voir mon article consacré à ce phénomène:  résupiné, réfléchi, révoluté dans la rubrique « Mots de Bota »).

En effet, ayant tendance à s’enrouler une fois sur elle-même depuis leur base, cela devrait rendre visible surtout le revers et moins le dessus du limbe mais en fait le point d’insertion sur la tige nous révèle une surprise : le revers y est visible sur le dessus ; c’est assez déroutant ! Mais l’objectif est atteint puisque la feuille se retournant une fois, elle présente donc bien le dessus de la feuille au soleil.

Pour nous ces effets vrillés nous permettent de composer une image esthétique.

lis-incas5.jpg

 

La fleur présente une corolle de six tépales comme une tulipe puisqu’il s’agit d’une Liliacée mais elle se différencie d’un Lis ou d’une Hémérocalle, par exemple, car elle est juste un peu zygomorphe : elle présente une symétrie bilatérale discrète (un peu comme nos glaïeuls), surtout sensible sur les trois pétales internes striés. Deux de ces pétales internes sont bien dressés et très ornementés, le troisième en position basse semble servir de carène pour le faisceau recourbé des étamines.

 

 

 

 

lisinca

 

Alstroemeria peregrina ( = A.pelegrina) dont je vous montre ici le portrait par Pierre-Joseph Redouté dans son célèbre ouvrage sur Les Liliacées, fut une espèce précocement jardinée en Europe, en pot et en orangerie à en juger par une note de 1869 (Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, v.18, p.99).

Dans le 1er volume des  ”Liliacées”, voici le texte de P-J Redouté, consacré à Alstroemeria pelegrina : « Cette plante est originaire du Pérou, et en particulier des environs de Lima. Nous en devons la connaissance au célèbre voyageur Feuillée, qui nous apprend que la Pelegrina est cultivée comme plante d’ornement dans l’Amérique méridionale ; peut-être mériterait-elle de recevoir les mêmes soins dans nos jardins : ses tiges annuelles naissent d’une racine vivace, circonstance qui peut-être donnerait à la plante un moyen facile  de résister à nos hivers ; elle est maintenant cultivée dans plusieurs jardins de botanique, dont elle fait l’ornement à la fin du printemps, époque ordinaire de sa floraison. »

Louis Feuillée (1660-1732), évoqué ici par P-J Redouté a porté à notre connaissance d’autres plantes d’Amérique du Sud, devenues emblématiques dans nos jardins comme par exemple les fuchsias, la grande capucine. Un genre lui est dédié, le genre Fevillea.

lisinca4.jpg

Alstroemeria aurantiaca (= A.aurea), notre Lis des Incas, semble le plus aisé à cultiver en plein-air, de par sa rusticité prouvé par sa région d’origine, la Patagonie. La plante donne « une longue floraison qui se prolonge jusqu’aux gelées,  prospère dans nos sables et y graine abondamment » (Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, v.18, p.99).

La Chromolithographie montrée ci-dessus avec le nom générique d’Alstroemères péruviennes comprend l’espèce A.aurantiaca, elle provient du tome16 de le Flore des serres et des jardins de l'Europe, de Van-Houtte, p.63.

Pour Noël, offrez-vous le CD de 10 leçons d'Aquarelle botanique en PDF, à choisir parmi les 25 sujets disponibles en allant sur cette page: Leçons en Pdf 


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Published by Claire Felloni - dans Flore
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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:39

Le week-end des 16 et 17 Novembre était dédié au deuxième stage sur le thème de la « Naturalia ».

Je vous rappelle que cette nature-morte, assez proche de l’étude documentaire, est composée de fragments de nature en principe dans le règne minéral ou animal mais plus rarement aussi dans le règne végétal (s’il s’agit de sujets qui ne se détériorent que très lentement). J’avais, à l’occasion du premier stage, approfondi  un peu sur cette notion de « cabinet de curiosités », vous pouvez revoir l’article de l’automne 2011 là : cabinet de curiosités.  

Cette année j’ai peint une nouvelle Naturalia en cherchant à varier mes sujets d’étude.

naturalia 3 ob

Y figurent, à gauche, un très beau coquillage originaire des Caraïbes (merci Marc !) qui s’appelle Murex spectrum (ou  Chicoreus spectrum), et au centre, un autre coquillage montant ses intérieurs nacrés, l’Avicule hirondelle (Pteria hirundo), un bivalve méditerranéen. Sur l’une de ses valves j’ai posé un petit fossile, une ammonite. Pour meubler le fond, j’ai choisi un morceau de corail dans lequel j’ai piqué une petite plume de chouette effraie. J’avoue mon ignorance pour nommer précisément la barrette minérale en bas à droite, mais je peux  vous dire qu’au centre de ma composition, une macre amène du piquant ! La macre est le fruit de la châtaigne d’eau (Trapa natans), un fruit qui s’il n’est pas immergé longtemps peut rester intact sans jamais s’ouvrir.

Lors de ce stage, j’essaie d’évoquer la façon de traiter à l’aquarelle des sujets aussi variés. Pour chaque cas, il convient d’inventer une tenue du pinceau, des astuces diverses qui permettront  de s’adapter au matériau qui peut être flou, lisse ou rugueux. Certains sujets comme les plumes inspirent plus à travailler dans le mouillé, d’autres plus incisifs comme les minéraux, ne seront traités qu’en petites touches de glacis bien nettes et contrastées!

cabicur1ob.jpg

Cet essai de rendu du stage montre une plume de paon ; on pourrait toujours procéder différemment avec un pinceau très fin, comme un miniaturiste, mais le travail serait beaucoup plus long voire fastidieux et le rendu peut-être moins lumineux qu’en commençant « dans le mouillé ».

cabicur2ob

 

Pour ce second essai sur une plume d’effraie, on peut voir sur la base duveteuse que d’un côté j’ai travaillé en positif et de l’autre plutôt en négatif, en tentant de griser légèrement l’ombre portée sur le blanc du papier afin que ma plume se détache du fond. Ceci a été fait dans le mouillé et souvent sur une plume, je travaille séparément de chaque côté de l’axe central, en attendant qu’un côté soit sec pour commencer l’autre. Sur les plumes, les glacis de finition sont souvent posés avec un pinceau déchargé de liquide et même un peu pressé entre les doigts en l’écartant en brosse.

 

photos-7021ob.jpg

Certains de mes stagiaires préfèrent se consacrer uniquement à un domaine particulier, par exemple les coquillages.

photos-7027ob.jpg

 

photos-7031ob.jpgD’autres rentrent dans le jeu de la Naturalia, qui n’est pas de mon cru, je le reprécise, puisque les ancêtres dans ce domaine se nomment Geog Hoefnagel (1542-1600), ou encore Alexandre-Isidore Leroy de Barde (1777-1828) sans compter ceux, comme Giovanna Garzoni, Johann Walther (tous deux au 17ème siècle), qui faisaient voisiner  fleurs fruits et coquillages et mêmes parfois des animaux naturalisés dans des compositions à leur goût.

Eliane a choisi des moules de rivière, des pétoncles, une plume d’engoulevent….

Emilie a préféré le fruit du séquoia, un petit crâne d’oiseau, une plume d’effraie !

Une nouvelle page de ma galerie montrera les deux sujets précédents sur le thème, voir très bientôt cette page "Naturalia" en haut de la colonne de gauche ou en cliquant .

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:35

Cet automne, cours et stage se succèdent à une telle allure que le blog a du mal à suivre !

Juste après le stage de pomologie, j’ai réalisé une planche  comme support à deux cours et un stage parisien ; cette planche présente alignés « en rang d’oignons », un échalion (ou échalote cuisse de poulet), une ciboule et une échalote grise.

Cette planche va rejoindre ma galerie dans la page  "Planches classiques"

Cliquez sur les images pour les agrandir!

ciboulefb.jpgJ’ai eu bien du plaisir à les peindre, la note de verdure de la ciboule faisait chanter la rousseur de l’échalion et j’ai découvert une petite variété bien française : l’échalote grise. Les peaux très dures dans sa partie haute se nuancent de gris argenté alors que sa base reste plus blonde ou rosée.

ciboul2.jpg

 

 

 

C’est un sujet qui se garde quelques jours sans trop souffrir et qui ne bouge pas, ce sont les avantages de cette saison d’automne où nous peignons des fruits et des légumes, mais il faut bien réaliser que peindre ces sujets tout en volume qui accrochent différemment la lumière selon leur texture de surface, mate, satinée ou brillante, ce n’est pas si facile que ça !

Les contours de ces sujets semblent très simples à tracer et c’est souvent en commençant à poser la couleur qu’on réalise qu’il est nécessaire de les corriger, ce qui est toujours problématique !

J’insiste beaucoup auprès de mes stagiaires sur le temps à accorder  au tracé de ces formes rondes ou qui semblent assez rondes, à la tendance aussi que l’on a de les cabosser plus qu’elles ne le sont !

Ci-jointes deux ébauches peintes en démonstration, pour montrer le déroulement des travaux.

ciboul1.jpg

Le premier travail dans le mouillé me semble très important pour ces sujets, c’est une étape où on travaille plus les nuances alors qu’ensuite avec les glacis on s’attache davantage aux valeurs, bien qu’il ne faille pas trop schématiser, pour garder une place à l’inspiration du moment.

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A Paris, le sujet a semblé bien plaire à mon équipe de Belleville, que j'ai retrouvé avec plaisir; souvenez-vous des Jonquilles !  voir là

Je vous invite à voir aussi le   compte-rendu d' Anne le Maître sur son blog, que j'ai ajouté dans mes liens: Bleu de Prusse

Merci à Anne de me faire de la publicité !

Le prochain stage de week-end à Thomery près de Fontainebleau qui aura lieu les 14 et 15 Décembre n'est pas plein, vous pouvez toujours me contacter et je transmettrai à Dominique qui en est l'organisatrice! voir aussi dans ma page "Stages"

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 18:25

 

Le stage d’aquarelle botanique de quatre jours , habituel de la Toussaint, autour de la Pomologie et aussi des Légumes, s’est déroulé la semaine passée. C’était un vrai plaisir de voir la motivation et l’enthousiasme de mes stagiaires et il faut dire qu’ils étaient beaux nos sujets d’étude !

J’avais trouvé des choux raves violets bleutés, qui lorsque les feuilles se détachent font de beaux sourires, des mini- potirons et des patidoux chamarrés, des longs radis blancs qui reformaient une rosette feuillée, Marie-Christine et Jacqueline nous avaient amené d’Alençon des betteraves dont une belle variété jaune orangé et des navets avec leurs feuilles.

Ci-dessous, le travail en cours de Janyne:

photos-6997pf-copy.jpg


Seule Jacqueline a voulu faire une vraie étude botanique sur sa betterave jaune et la coupe en hauteur a révélé une belle répartition du jaune orangé.

photos-6976-pf.jpg

Les autres ont préféré agencer leurs fruits ou légumes en une nature morte, avec l’indication de discrètes ombres portées au sol comme on peut le voir sur le petit exercice de la pomme et du coing, réalisé en deux démos successives et que j’ai relié de cette façon-là.

pomologipf1

Pour les fruits, j’avais grappillé des petites pommes, des poires vertes et des coings au terrain de culture de la SHS, pour avoir un peu de feuilles, et pour contraster nous avions du muscat de Hambourg, des châtaignes, des noix  et quelques grenadilles.

pomologipf3Mes betteraves jaunes étaient amputées de leur pointe et de leurs feuilles mais voici quand même une autre étude rapide pour les couleurs à poser. Il faut trouver un moyen terme entre les couleurs lumineuses quand la betterave, encore humide, arrive du jardin et les couleurs plus douces et grisées qu’elle prend en séchant à l’intérieur ! C’était vrai déjà l’an dernier avec nos belles betteraves « Chioggia », voir là.

C’est dans ce genre de situation que j’aime utiliser le gris de Davy surtout en périphérie et c’est aussi le cas pour les coings quand ils sont très tomenteux.

A l’issue du stage, j’ai pris des photos et voici donc quelques unes des autres réalisations de cette année !

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photos 6980pf

photos-6984-pf.jpgphotos 6958 pf

Et Merci à mes stagiaires, qui veulent bien que je montre leurs travaux!

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 21:30

La Société d’Horticulture de la Sarthe organisait le week-end dernier des journées portes ouvertes sur ses activités avec l’exposition des deux ateliers principaux,  celui d’Huguette Dupont, professeur d’Art floral  Ikebana et le mien d’Aquarelle botanique. Notre week-end était rythmé par deux conférences, l’une d’un ingénieur paysagiste, Richard Flamant, et le lendemain l’autre de Jean-Pierre Vibert, rosiériste obtenteur qui travaille principalement sur les roses galliques.

photos 6931pfLa salle du Jardin des Plantes du Mans était ainsi coupée en deux et vous pouvez voir que côté exposition, nous autres aquarellistes étions agréablement mis en valeur par les bouquets réalisés par Huguette et ses élèves.

Huguette se réfère à une école particulière et réputée d’art floral japonais : l’école Ohara .

Les compositions florales qui étaient montrées ne doivent rien au hasard comme j’ai pu le constater en les voyant faire et refaire plusieurs fois leur ouvrage !

Voyez par exemple, l'harmonie devant mon poster Papillons! (cliquez dessus...)

ikebana1.jpg En voici deux autres exemples (Merci Arlette pour les photos).

ikebana 2

Mes élèves pour leur part, qui montraient des aquarelles faites au cours ou aux stages, mais aussi des travaux personnels sur le thème nature, se répartissaient dans des alvéoles.

Voici d'abord le secteur d’Eliane, puis celui de Chantal à gauche et de Roselyne et Arlette à droite.

photos-6947pf.jpgphotos-6936pf.jpgQue les autres me pardonnent de ne pas figurer ici; mais je les remercie tous d’avoir participé. Merci donc à Michel, Marie-Christine, Janyne, Emilie, Annie et Marie-Claude… Nous avons eu de nombreuses visites de manceaux curieux de voir nos activités et l’ambiance était très agréable !

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Published by Claire Felloni
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