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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 14:54

Le moment est venu de vous révéler une partie de mon activité de 2015 sur laquelle je restais discrète jusque là.

Le printemps dernier, à plusieurs reprises je me suis rendue dans les douves sèches du château de Sourches qui sont devenues un écrin pour la magnifique collection de pivoines de Bénédicte de Foucaud, châtelaine et aussi une passionnée de ces fleurs généreuses que tout peintre de botanique rêve d’immortaliser ! Le Conservatoire de la pivoine du château de Sourches est né officiellement à la mi-Mai 2015 et il est d’ores et déjà la plus importante collection visible de ce genre puisque 1500 variétés y sont recensées. Il faut voir ce lieu entre avril et juin, c’est magique !

« Red Glory » est un hybride Paeonia officinalis x albiflora, (Auten, 1937). Elle est précoce, c’est la première que j’ai peinte.

Pivoines de Sourches
Bénédicte présente sa collection sur cette page : http://www.chateaudesourches.com/conservatoire-de-la-pivoine/

Les cinq aquarelles que j’ai peintes sont le début d’un inventaire de toutes ces belles variétés, inventaire qui fera surement appel à d’autres peintres à l’avenir, car l’entreprise est audacieuse. Nous avons veillé à proposer un éventail de couleurs différentes pour cette première série car, en attendant de pouvoir rassembler toutes ces peintures dans un ouvrage de référence dont rêve Bénédicte, ces aquarelles font déjà l’objet d’une édition à tirage limitée de prints de grande qualité, que je numéroterai et signerai. Vous pouvez déjà voir les estampes et les commander sur la boutique du site du château :

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

L’imprimeur d’art qui réalise ces impressions garantit que leur qualité (papier, encres) est équivalente à une lithographie classique et un certificat d’authenticité accompagne leur envoi. Vous verrez sur cet article des images d’assez faible définition car il ne s’agit pas de concurrencer les prints !

 « Love affair » est un hybride Itoh récent ( Hybrideur : Hollingsworth, USA, 2005), la dernière variété que j’ai peinte fin mai car elle est plutôt tardive.

« Love affair » est un hybride Itoh récent ( Hybrideur : Hollingsworth, USA, 2005), la dernière variété que j’ai peinte fin mai car elle est plutôt tardive.

Montrer les nuances de couleurs, de formes, de feuillages de toutes ces variétés du seul et même genre Paeonia, voilà un pari qui m’intéresse grandement. Certaines de ses variétés sont des herbacées, d’autres des arbustives, d'autres encore sont des pivoines Itoh ou intersectionnelles provenant du croisement d’une pivoine herbacée avec une pivoine arbustive, ce qui lui donne des qualités particulières de solidité et de rusticité.

 « Madame de Galhau » est une pivoine herbacée, une Lactiflora, double. Obtenteur : Crousse, 1883

« Madame de Galhau » est une pivoine herbacée, une Lactiflora, double. Obtenteur : Crousse, 1883

« Néon » est aussi une Lactiflora . Obtenteur : Nicholls, 1941. On dit d’elle que les fleurs sont de forme japonaise : je suppose en raison du cœur formé de nombreuses étamines pétaloïdes qui le font ressembler à un chrysanthème…

« Néon » est aussi une Lactiflora . Obtenteur : Nicholls, 1941. On dit d’elle que les fleurs sont de forme japonaise : je suppose en raison du cœur formé de nombreuses étamines pétaloïdes qui le font ressembler à un chrysanthème…

 « Amber moon » est une pivoine arbustive hybride de Paeonia lutea.  Obtention de Saunders, USA, 1948.

« Amber moon » est une pivoine arbustive hybride de Paeonia lutea. Obtention de Saunders, USA, 1948.

Une page fixe « Pivoines de Sourches » sera disponible dans la colonne de gauche du blog avec un lien sur la boutique du château. Elle s’enrichira sans doute l’an prochain !
Et bien sûr, je vous souhaite à tous de passer de très belles fêtes de fin d'année!
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:10
Etamines pétaloïdes du camélia
Etamines pétaloïdes du camélia

Pétaloïde est un adjectif qui peut qualifier beaucoup plus de pièces florales qu’on peut l’imaginer à priori !

La fleur classique en coupe de profil nous montre partant de la tige, des bractées, un calice formé de sépales, puis des pétales, parfois des nectaires puis des étamines et au sommet de cette pyramide le stigmate. Le terme de pyramide n’est pas faux mais valable seulement pour les fleurs évoluées pour lesquelles les fonctions des pièces florales sont bien différenciées avec des nombres constants. Pour beaucoup de fleurs plus primitives il vaudrait presque mieux parler d’une disposition en spirale. Cette disposition archaïque existe par exemple chez le magnolia, le camélia ; elle se caractérise par une certaine variabilité dans le nombre des pièces de chaque couronne et par la présence de pièces intermédiaires qu’on a du mal à nommer. Par exemple chez certains camélias le cœur s’enrichit d’étamines pétaloïdes sur la zone de passage entre les pétales et les étamines.

L'ancolie de profil
L'ancolie de profil

Chez les renonculacées, les sépales deviennent souvent pétaloïdes et donc ce que nous nommons pétales la plupart du temps, n’en sont pas vraiment. Les anémones, les clématites, sont dans ce cas : il y a passage direct d’un calice pétaloïde aux étamines et aux carpelles qui sont nombreux. Entre la couronne de ces tépales et les étamines, on voit parfois apparaître des nectaires comme chez les hellébores. Les renonculacées ont évolué ensuite stabilisant le nombre de leurs pièces florales et pour finir nous réservent des surprises ; voyez par exemple l’Ancolie qui possède un calice de 5 tépales pétaloïdes puis à l’intérieur 5 grands nectaires pétaloïdes avec un long éperon en crochet : il n’y a pas de vrais « pétales » dans l’Ancolie.

Pétaloïde

Voici ce que présente la fleur soulevée et vue de face.

Le périgone de 6 tépales du Lis
Le périgone de 6 tépales du Lis

Chez les Liliacées, la structure florale est très constante et basée sur le chiffre 3 ; on parle plutôt de tépales pétaloïdes que de pétales et ces 6 tépales forment un périgone. Cependant il existe souvent une petite différence visuelle entre les 3 tépales extérieurs plus étroits et pointus et les tépales intérieurs plus amples et parfois un peu plus colorés ou ondulés. Je le perçois bien chez les tulipes ou chez les lis.

Les bractées pétaloïdes du Bougainvillier
Les bractées pétaloïdes du Bougainvillier

Des bractées pétaloïdes sont très fréquentes également pour rendre attirantes des fleurs qui sans cela passeraient inaperçues par les insectes pollinisateurs. Regardez de plus près une fleur d’Hortensia, ou de Cornus des jardins et vous verrez au cœur un groupe serré de toutes petites fleurs très anodines ! C’est le cas aussi pour le Bougainvillier, ci-contre.

Le stigmate pétaloïde de l'Iris
Le stigmate pétaloïde de l'Iris

Le stigmate pétaloïde de l’Iris avec ses 3 grandes pièces recourbées élargies et à bordures ondulées jaillissant du cœur qui du coup se trouve bizarrement vide, est une curiosité également. Les étamines se trouvent cachées sous les styles. Sur cette petite recherche de couleur qui s’intéressait plutôt aux grands tépales chamarrés de violet, je vous ai fléché les trois pièces du stigmate.

Cet article fait partie d'une série "Mots de Bota" qui comporte déjà 21 articles! j'ai le plaisir de constater dans mes stats qu'un de ces articles est très souvent consulté: monoïque, dioïque.

Vous pouvez y accéder par la colonne de gauche dans les Catégories.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:43

Le Rutabaga (Brassica napus subsp. rapifera) est un légume-racine proche du Navet et du Radis. On le nomme parfois Chou-navet car il résulte en gros, d’un croisement entre le Chou (Brassica oleracea) et le Navet (Brassica rapa), mais ce croisement peut donner des résultats différents puisque Brassica napus, c’est aussi le Colza (Brassica napus subsp. napus), dont la racine n’est pas tubérisée.

Plus spécialement, le Rutabaga est le Chou-navet à chair jaune. Pourquoi ce légume était-il si consommé pendant l’occupation allemande ? J’ai trouvé sur le net une possibilité de réponse : peut-être parce qu’il n’était pas réquisitionné, les allemands le boudaient car ils en avaient eu vraiment trop dans leur gamelle durant la première guerre mondiale.

cliquez dessus pour mieux le voir !

cliquez dessus pour mieux le voir !

Sans à-priori sur ces souvenirs d’une autre époque, je n’ai pas encore eu l’occasion d’éprouver les vertus culinaires, ni les vertus médicinales du Rutabaga, qui sont prouvées !

Je n’ai pas cuisiné mon rutabaga pourtant d’agriculture biologique (encore merci à Cor), ni râpé cru, ni en purée ni en gratin, le croyant abîmé du fait que j’ai pris tout mon temps pour le peindre. En réalité, n’ayant pas de cave, je l’ai laissé longtemps dehors et il devenait un peu mou! Mais il paraît qu’il se conserve très bien au frais, deux mois en cave. Mes recherches m’ont appris qu’il s’agit d’un légume qui vient surtout des pays froids, de Scandinavie : son nom vient du suédois rotabagge. Il est d’abord signalé en Europe vers 1620 puis introduit vers 1806 au Canada où il connait un certain succès sous le nom de « navet de Suède » car sa culture se prêtait bien au climat.

Je l’ai trouvé beau à peindre, laissant se développer quelques petites feuilles bien fermes au centre du collet. Les grandes feuilles s’étaient flétries très vite ; j’avais fait le choix de les couper. La racine pivot de mon rutabaga présentait pas mal de racines adventices, c’était intéressant du point de vue graphique mais je crois que cela vient d’une terre un peu trop meuble, ou d’un climat trop doux…

La qualité du violet un peu froid du sommet de mon rutabaga, le contraste avec la base assez jaune me plaisaient bien.

La palette des mélanges utiles

La palette des mélanges utiles

Voici la palette des couleurs qui m’ont servies. A noter que le Magenta permanent de chez Winsor et Newton (PV 19), qui m’a servi dans plusieurs des mélanges est assez particulier, il ne faut pas le confondre avec le Magenta quinacridone (PR 122). Il réagit de façon très intéressante dans les mélanges, par exemple il fait de beaux gris en mélange avec le vert oxyde de chrome. Pour fabriquer une sorte d’équivalence de cette couleur il faudrait casser du Magenta quinacridone non avec du bleu mais plutôt avec un petit peu de Winsor green blue shade.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 10:26
Les coupes sur la grenade
Les coupes sur la grenade

Je viens de terminer la planche consacré au grenadier que j’avais en commande. Mon commanditaire, Christian Z, que je remercie de sa confiance m’a permis de vous la montrer. Vous verrez que l’option que nous avons retenue est de montrer comment on ouvre une grenade pour la manger de la façon la plus judicieuse et Christian m’avait envoyé des liens sur des vidéos qui expliquaient comment il faut d’abord couper horizontalement sous la couronne de façon à faire apparaître les cloisonnements sur lesquels il est facile ensuite de partager le fruit:

https://www.youtube.com/watch?v=MfpbKRcE7nM

Mon sujet de second plan avant qu'il s'oxyde!
Mon sujet de second plan avant qu'il s'oxyde!

C’est donc ce que j’ai voulu montrer partiellement au second plan.

Dans le quartier qui figure devant, j’ai volontairement dégagé quelques grains car les cloisons en dessous sont nacrées et c’est dommage de n’avoir que la coupe nette qui ne peut les montrer. La grosse difficulté avec ces coupes est qu’elles s’oxydent très vite, c’est pourquoi il faut les dessiner et peindre en priorité et ne pas trop se laisser entraîner par cette oxydation sans toutefois la nier totalement car quelques détails structurels deviennent visibles grâce à elle !

Les couleurs sur les coupes commencent toujours avec le jaune de Naples, ensuite pour donner une texture je pose des glacis très légers avec le jaune transparent + le violet Winsor, plus ou moins additionné de terre de Sienne brûlée. C’est aussi ce premier mélange de deux complémentaires (jaune+violet) qui m’a servi pour les ombres portées sur le sol qui devaient rester discrètes mais étaient nécessaires vu le choix de mise en page « en situation » que j’avais choisi.

Couleur grenadine

Les grains de grenade ne sont pas intégralement carmin ; près de leur attache ils sont parfois gris rosés (vermillon français Sennelier cassé de bleu de cobalt) et l’Orange et le Vermillon français de Sennelier m’ont servi aussi sous la laque carminée (Sennelier aussi) qui donc arrive surtout en glacis sur ces grains dont il faut penser à préserver quelques arêtes en papier sec pour avoir une vraie brillance. Pour foncer encore ma laque carminée, par exemple pour détacher les grains sur mes coupes, je l’ai concentrée et j’ai ajouté un peu de sépia.

La fleur, vous en souvenez-vous ? Elle a fait l’objet d’un article du blog sur l’orange en général et celui de Sennelier en particulier:

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/2015/08/fleur-de-grenadier.html

La planche, un peu recadrée

La planche, un peu recadrée

La grenade entière est commencée en inondant toute la surface avec de l’eau légèrement teintée de rose puis du Cadmium yellow pale est posé en tournant autour du reflet. Je fais fuser ensuite dans l’humide des mélanges comme : Or quinacridone+Terre de sienne brûlée+Sépia ou encore : Or quinacridone+Rose permanent. Ensuite les glacis reprennent les mêmes mélanges plus la laque carminée. Le gris de Davy m’a servi un peu au niveau du calice.

Le symbolisme de ce fruit et les représentations peintes à travers l'histoire ne manquent pas et ceci fera sans doute l'objet d'un autre article!

Autre chose: le blog vient d'avoir 8 ans! N'oubliez pas qu'avec le petit moteur de recherche de la colonne de gauche vous pouvez retrouver pleins de choses dans les archives!

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:37

Le stage de Toussaint d’aquarelle botanique est traditionnellement consacré aux fruits et aux légumes, soit sous forme d’une petite installation de nature morte, soit sous forme d’une planche botanique. J’avais un grand choix de ces sujets à proposer à mes stagiaires et eux-mêmes avaient apporté des sujets qu’ils souhaitaient peindre si bien que nous n’avons pas manqué de matière !

Stage aquarelle de pomologie 2015
Stage aquarelle de pomologie 2015

J’essaie de m’adapter au sujet de chacun et de temps en temps, je prends mon pinceau sur une feuille d’essais dont voici des fragments, pour montrer de quelle façon j’aborderais tel ou tel sujet. Par exemple les fanes de carottes sont très touffues : pour une nature morte il n’est pas judicieux d’en dessiner tous les contours, et j’ai proposé une approche plus rapide et spontanée en commençant avec un vert très clair. Il suffit de placer au crayon les premières divisions sur l’axe central et cela est surtout important pour les parties directement visibles sur le dessus de la botte. Nous avons d’ailleurs pu constater que coupée et trempée dans un verre d’eau, une fane de carotte reprend toute sa fraîcheur et cela est utile à savoir pour le cas d’une planche botanique!

Stage aquarelle de pomologie 2015

La pomme est intéressante à peindre, à la fois pour le fruit et pour le feuillage, elle garde toujours ses inconditionnels et j’ai, comme chaque année, montré comment je la commence dans le mouillé puis comment je pose les glacis. Toutes sortes de glacis sont à expérimenter d’ailleurs : des fins et linéaires, des larges et doux, des larges mais le pinceau effrangé, des points fins et secs, des points plus gros et mouillés : c’est dans la variété de ces glacis qu’on parvient à animer un beau volume, comme celui aussi de la grenade qui était le choix de Sylvette.

La coupe, sur la grenade s'oxyde très vite, on pose un film dessus mais c'est un peu gênant pour bien voir...
La coupe, sur la grenade s'oxyde très vite, on pose un film dessus mais c'est un peu gênant pour bien voir...

La coupe, sur la grenade s'oxyde très vite, on pose un film dessus mais c'est un peu gênant pour bien voir...

Stage aquarelle de pomologie 2015

Les légumes ont eu moins de succès que les fruits et c’était dommage car j’avais de beaux légumes anciens (betteraves, rutabagas, courges butternut, topinambours…) et tout cela reste à immortaliser !

Quelques travaux de mes stagiaires, qui me diront peut-être que ce n'est pas tout à fait terminé!
Quelques travaux de mes stagiaires, qui me diront peut-être que ce n'est pas tout à fait terminé!
Quelques travaux de mes stagiaires, qui me diront peut-être que ce n'est pas tout à fait terminé!
Quelques travaux de mes stagiaires, qui me diront peut-être que ce n'est pas tout à fait terminé!

Quelques travaux de mes stagiaires, qui me diront peut-être que ce n'est pas tout à fait terminé!

Le groupe, photo du dimanche après-midi !

Le groupe, photo du dimanche après-midi !

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 11:47
Expo à la Sédelle

Ce week-end, les visiteurs se bousculaient dans l’Arboretum de la Sédelle pour les "Journées des Plantes" de cet automne 2015.

C’était la deuxième fois que j’exposais là, mais la première que j’y étais vraiment présente les deux jours et l’ambiance de ces journées est vraiment agréable. Des bénévoles de l’association "Les Jardins de la Sédelle" s’activent à la réussite de cet évènement qui draine de nombreux pépiniéristes proposant des plantes peu communes. Conférences et visites de l’Arboretum se succèdent tout le week-end et j’ai vu passer beaucoup de monde à mon exposition.

Expo à la Sédelle

Pour m’occuper les mains, j’avais le choix dans l’arboretum qui est splendide en ce moment, je me suis décidée pour ce rameau d’ Acer tataricum qui portait encore des samares.

Voici encore deux photos d’ambiance prises avant qu'il y ait affluence ; nous avons eu une belle journée ensoleillée le Dimanche et vous voyez que les couleurs automnales ne manquaient sur la prairie qui accueille les producteurs !

Expo à la Sédelle
Expo à la Sédelle

Le printemps prochain, la date retenue pour le stage d’aquarelle à la Sédelle est le dernier week-end de Mai, vous pouvez d’ores et déjà contacter Nell Wanty sur le site :

http://www.arboretumsedelle.com/

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:54

L’Anax empereur (Anax imperator), est la plus grande libellule de France, peut-être la plus belle aussi.

Il ne tient guère en place et patrouille sur son secteur en permanence, un mètre environ au dessus de l’eau. Capable de très brusques accélérations si une autre libellule de bonne taille arrive sur son territoire, il ne fait pas de quartiers. Sur le terrain j’ai déjà entendu des crépitements d’ailes comme si on froissait du papier calque, mais les ailes des grandes libellules sont plus solides qu’on peut l’imaginer! C’est difficile de le prendre en photo, sauf peut-être si on a la chance d’assister à une émergence mais dans ce cas les couleurs ne sont pas encore révélées.

Un mâle d'Anax empereur

Un mâle d'Anax empereur

La profondeur du noir vient en quelques heures mais la vivacité du bleu n’apparaît qu’en plusieurs jours et c’est la lumière du soleil qui la rend si intense, le bleu reste plus terne en captivité. Il s’agit là d’observations de Paul-André Robert qui non content d’être un excellent illustrateur de nature était un auteur d’ouvrages naturalistes réputés dans les années 1960.

Comme pour les Aeschnes en général, il peut se produire aussi que l’Anax se pende à la verticale sur la végétation si la chaleur n’est pas suffisante pour lui permettre de s’envoler ou encore le soir venu. Ces grandes libellules sont alors vulnérables car elles sont dans l’incapacité de décoller mais c’est curieux comme alors leur verticalité et leur immobilité rend leur présence très discrète !

Un mâle de Grande aeschne

Un mâle de Grande aeschne

La Grande aeschne (Aeshna grandis), est presque aussi grande que l’Anax, mais alors que celui-ci est facile à voir en plaine, elle y est beaucoup plus rare, plus présente en altitude modérée. Je l’ai vue pour ma part, dans les tourbières du Haut-Doubs. La rousseur des ses ailes et son vol ample et calme avec de longs planés donnent un spectacle vraiment unique quand elle prend de la hauteur dans les sapins. Elle se détache alors magnifiquement, toute rousse sur un fond vert sombre !

D’un point de vue purement esthétique, chez ces grands anisoptères de la famille des Aeschnes, il faut reconnaître que les mâles sont plus élégants, plus typés, plus colorés et moins lourds que les femelles. C’est un peu une règle générale dans le monde animal car la femelle a intérêt à rester discrète pour mieux assurer son rôle de reproductrice, si bien que le mâle est souvent représenté pour illustrer l’espèce et on peut avoir des difficultés à reconnaître les femelles sur le terrain.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 11:01

Au programme aujourd’hui : un petit aperçu du week-end d’aquarelle botanique d’automne à l’arboretum de la Sédelle qui s’est déroulé récemment.

Ptits bouts d'automne

Ptits bouts d'automne

Des feuillages variés parés de belles couleurs constituaient le thème du stage avec aussi des petits fruits provenant des arbres et arbustes de l’Arboretum; il n’était pas question là de Pomologie comme pour le futur stage de Toussaint où j’apporte des fruits plus gros. J’ai découvert à cette occasion les belles baies du Cornus florida qui décidément serait un sujet de choix pour une planche botanique car il est aussi spectaculaire au printemps qu’en automne ! Bien sûr, différentes variétés d’érables nous étaient proposées par Nell Wanty qui nous accueillait pour ce stage, devenu régulier. Voici quelques photos pour l’ambiance pour compléter mon patchwork de bouts d’essai sur le thème.

A la Sédelle
A la Sédelle
A la Sédelle
A la Sédelle
A la Sédelle

Un stage sera programmé en 2016, les dates ne sont pas encore fixées mais je l’annoncerai dans ma page « Stages ».

Je vais exposer mes aquarelles à la Sédelle à l’occasion des Journées des Plantes qui ont lieu les 17 et 18 Octobre prochain. Si quelques bloggeurs creusois viennent me faire une petite visite, je serai ravie !

J’aurai à proposer à cette occasion un choix de « prints maison» : ce sont des impressions en tirage limité à 40 exemplaires que je fais moi-même sur mon imprimante et que je signe et numérote. Cela ne peut égaler les impressions que réalise un imprimeur professionnel mais la qualité n’est pas si mauvaise. Ce sont des formats A4 tirés sur papier Arches satiné 185 gr et je les vends 5 €.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 15:55

J’ai pris avec mon smartphone deux photos qui illustrent le début de la mise en couleur pour du feuillage de pivoine.

Début de feuillage

Sur la première image figure la petite recherche en dégradé dans le mouillé de mon premier jus ; je prépare toujours une bande comme cela que je peux ensuite poser devant mon sujet pour voir si je suis dans les bonnes nuances. Le premier jus très liquide est posé sur toute la feuille. Je pose ensuite les autres couleurs dans l’ordre ici de gauche à droite. La surface doit rester assez longtemps humide pour faire fuser successivement au moins 3 de ces couleurs, il est important que mes jus soient assez concentrés pour qu’ils ne fusent pas trop loin de là où je les pose, surtout pour ne pas perdre les lumières, les brillances. Mais il ne faut pas non plus que le pinceau, chargé de pigments trop épais donc trop sec, se mette à boire le fond car sinon il n’y aura pas le temps de poser les verts plus foncés sans faire des marques… Quand la couleur est en train de prendre, on peut avec le pinceau de martre humidifié, aplati entre ses doigts et pris sur la tranche, éclaircir de fines nervures et cela peut nous guider pour la pose des glacis qui vont suivre.

Début de feuillage

Sur la deuxième image, en revanche, on peut deviner avec la grande foliole terminale qui est trilobée, que je l’ai traitée en deux fois en m’arrêtant à la grande nervure centrale, c’est plus logique et cela donne plus de temps pour moduler ses couleurs dans l’humide sur chaque moitié.

Je vous rappelle que j’anime bientôt un stage week-end à l’Arboretum de la Sédelle les 19 et 20 Septembre et qu’un autre aura lieu prochainement au Moulin de Seillant les 3 et 4 Octobre et ensuite comme celui de Toussaint au Mans est complet, plus rien avant Mai 2016. Vous pouvez consulter ma page « Stages » à ce propos !
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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 16:51

J’ai retrouvé quelques illustrations à l’aquarelle destinées à la compréhension de phénomènes géologiques. Comme ces fines aquarelles évoquent aussi la végétation, j’ai trouvé amusant de vous les montrer, je vous fais grâce de celles qui sont plus purement schématiques bien que je continue à en faire parfois à l’aquarelle pour peu qu’on me fournisse de bonnes bases de documentation car je n’y connais pas grand-chose en géologie, je l’avoue ! J’apprends quelques petites choses à chaque fois et c’est un avantage de ce métier !

La cluse du Vaudobin, au nord d'Argentan

La cluse du Vaudobin, au nord d'Argentan

Pour les gorges du Vaudobin (département de l’Orne) il fallait montrer qu’une faille traversant le grès dur, peu à peu, s’approfondit et s’élargit formant une cluse. A droite sur la pente un pierrier dont la formation est visible dans la coupe, reste bien dégagé. Sur les parties hautes c’est la lande à bruyères, à gauche le pierrier a été colonisé par des bouleaux et au fond coule le Meillon avec sa petite ripisylve d’aulnes et de frênes. Sans même parler de la coupe, je pense qu’une photo aérienne serait bien moins explicite.

Un haut-marais ou tourbière à sphaignes

Un haut-marais ou tourbière à sphaignes

La seconde illustration, je l’ai réalisée récemment pour le miniguide de la Salamandre sur la flore des tourbières.

Il s’agit là d’une tourbière bombée dont le centre uniquement peuplé de sphaignes et de quelques petites plantes carnivores ne peut accueillir aucune espèce d’arbres ou d’arbustes ; en lisière apparaissent en premier des pins à crochets souvent très déplumés, c’est la pinède à sphaignes. En périphérie on rencontre les bouleaux et les épicéas, c’est la pessière à sphaignes. En se décomposant les sphaignes forment la tourbe noirâtre au fond de la cuvette. C’est la présence d’une couche imperméable au fond de la cuvette qui permet que se forme ce « haut-marais ».

formation d'une bétoire

formation d'une bétoire

Et pour finir, savez-vous ce qu’est une bétoire ?

Et bien voila ce phénomène qui touche les pentes herbues du Pays d’Auge expliqué en 3 petits dessins : des infiltrations d’eau percent peu à peu la couche supérieure de marne puis creusent une cavité en dissolvant le calcaire en dessous et un jour c’est l’effondrement, très dangereux pour le bétail qui fréquente ces pâtures !

Pour les 2 premières illustrations plus complexes, c’était instructif de chercher à différencier les silhouettes des arbres même si c’est de la miniature, en fait ! Ce type de travail oblige à préparer des petits lavis et à les passer rapidement; je fais beaucoup d'essais pour voir comment réagissent mes mélanges et quels résultats ils donnent sur une surface unie, cela apprends aussi à connaître ses couleurs. Les différentes encres de couleur qui existent donnent des résultats très uniformes mais pas très vivants et c'est surprenant que finalement je préfère souvent des pigments minéraux comme le vert oxyde de chrome, le gris de Davy ou le caput mortum qui donnent un peu de grain et de consistance aux aplats.

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