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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 09:49

Une balade estivale au bord de la Sarthe, avec toujours en tête l'idée de croquer les arbres, en observant  leur allure générale formait le thème d'une des sorties du stage sur 'L'élément végétal dans le paysage'.

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Au bord des rivières, on reconnait les jeunes Aulnes glutineux (alnus glutinosa), à leur silhouette largement cônique, à leurs branches nombreuses, minces, qui forment des angles très ouverts par rapport  à l'axe central. Ce dernier reste visible assez haut, ce qui donne à l'arbre une vague allure de conifère.
Le dessin est réalisé au crayon sanguine (Conté 610) sur un papier vergé (Ingres Vidalon crème); la sanguine est légèrement estompée au doigt, par endroit, pour matérialiser des masses de feuillage.

fraxinusexcelsior.jpg

Pour ce Frêne, j'ai volontairement choisi d'oublier tout le haut du houppier, pour ne cadrer que la partie basse. On observe ici des fourches basses à angles fermés, mais en fait il s'agit probablement d'une souche ancienne qui a été coupée au ras de la rive puis qui a rejeté de souche en formant une cépée. Sur cette cépée, seules quelques branches ont pris de l'ampleur : il n'y a pas vraiment de fût bien marqué.
J'ai baptisé ce frêne 'Virgule', parce qu'on peut suivre du regard, partant des branches maîtresses, les lignes souples en grandes boucles, qui se terminent sur des rameaux pendants bien visibles, poussés par le vent. Le dessin est fait à la pierre noire B sur papier Ingres Vidalon gris.


salixalba-copie-1.jpg   Pour finir, ce Saule blanc (Salix alba), dans son port naturel, nous montre un fût pas très haut, puis le départ de branches maîtresses en un bouquet assez fermé; il n'y a pas persistance de l' axe central.
Beaucoup de gui parasite ce saule dont le léger feuillage argenté est rendu avec un crayon blanc (Conté 630) qui ressort sur le papier gris. Le reste est dessiné avec un crayon sépia (Conté 617).

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Published by Claire Felloni - dans Jardins et Paysages
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 15:20

En lisière d'un champ, j'ai glané ces petits épis de Maïs (dont j'ai dit du mal dans mon article précédent, aïe aïe aïe !).
Il faut choisir d'abord un épi dont les soies subsistent encore. Ce sont les stigmates de la fleur femelle qui constituent cette chevelure brun-roussâtre prolongeant la masse des grains. On dégage ensuite l'épi en retroussant les spathes qui l'enveloppent étroitement et le protègent. J'ai ajouté une animation du 1er plan en disposant des grains isolés et en reliant le tout par mes ombres portées qu'on ne voit pas bien sur mon scan.
Ma--s2.jpg

Dans cette harmonie de jaunes, il faut choisir un pigment différent pour les spathes et pour les grains. Pour la couleur de fond des spathes, le jaune de Naples, ce jaune-paille un peu crémeux sera idéal avec par endroit un peu de Terre de Sienne brûlée qui fuse dans le 1er jus encore humide. 
Les glacis fins qui rendent ensuite la texture parcheminée, fripée, des spathes sont ici des mélange du jaune de Naples avec d'une part le sépia (8)quand les ombres et les taches tirent sur le brun-verdâtre; et d'autre part le Violet Winsor (9) pour obtenir une couleur 'marron glacé' plus adaptée dans l'ensemble. 

ma--scouleurs1-copie-1.jpg    Ma--scouleurs2-copie-1.jpg

Les grains demandent un beau jaune lumineux, de cadmium clair. Ensuite, pour les glacis qui les détachent et les mettent en volume, j'ai choisi la nouvelle Gomme-gutte d'abord bien concentrée puis additionnée de Violet Winsor (3) et (4).
Le 1er glacis (2) de Gomme-gutte seule est très important pour la luminosité du sujet. Le dernier (4), sombre et presque pâteux au bout du pinceau n'est posé que droit devant, là où le regard peut plonger entre les grains.

Sur ces 2 essais faits au cours, on verra un peu mieux les étapes intermédiaires de glacis :

Ma--sessai.jpgMa--sessai3.jpg

 

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 11:17

Pour fêter mon échange de liens avec un beau site voué aux papillons de la Sarthe: Lépidotères de la Sarthe , un petit clin d'oeil à Rodolphe pour cet article qui évoque un papillon dont la présence n'avait jamais été mentionnée dans le département et qui a été trouvé récemment en vallée du Loir. Le Cuivré des Marais (Lycaena dispar) est associé à un type particulier de milieu: une prairie humide, inondable où se côtoient des plantes de haute taille comme ici de gauche à droite, l'Epilobe hirsute,le Cirse des marais, la Reine des prés et l'Angélique sylvestre. Cependant ,ce sont les oseilles sauvages non représentées sur mon illustration, qui abritent et nourissent sa chenille.
Les plus grandes menaces pour ces belles prairies de fauche qui abritent aussi, par exemple, des Orchidées en Mai, ce sont la culture du Mais ou encore la plantation de Peupliers.

Prairiecuivr--.jpg

Le mâle du cuivré des marais est plutôt orange-vif, la femelle est plus sombre, mais c'est surtout la répartition des taches au revers qui est utile à observer pour différencier ces petits Cuivrés. Il faut toujours représenter le revers dans une illustration de Lépidoptère..

cuivr--desmarais.jpg

Pour faire bonne mesure, voici deux autres lépidoptères sarthois: 
- le premier est peu commun, pour le voir il faut se promener dans les massifs forestiers, c'est le Petit Mars changeant. Suivant la position de ses ailes par rapport aux rayons lumineux, les écailles irisées qui les recouvrent renvoient des reflets magnifiques, fugitifs, bleu ou violacé .
- le second,  très commun, vous le reconnaîtrez, c'est le Robert-le-diable.

petitmarschangeant.jpg    robertlediable.jpg

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 10:00
Je reprends et adapte ici un article que j'ai rédigé pour notre bulletin de la Société d'Horticulture de la Sarthe, qui raconte le 1er stage sur ce thème ayant eu lieu en Juillet 2007.
C’est ainsi que j’avais intitulé le stage de dessin et peinture de fin d’année, s’adressant surtout cette année à mes élèves habituels du cours d’aquarelle botanique. Une douzaine de volontaires issus des trois groupes différents ont pu ainsi faire connaissance sur le terrain au cours de ces trois journées de la première semaine de juillet. J’envisage d’ouvrir ce stage à toute personne intéressée l’an prochain, peut-être avec quelques variantes et sur quatre jours.
Je voulais, par ce titre, évoquer la composition d’une image, partant, cette fois de végétaux en pieds (arbres, arbustes ou grandes vivaces) dans leur milieu naturel ou en jardins, pour bien faire la différence avec l’esprit de " planche botanique " qui anime habituellement le cours pendant l’année.

agapanthes-copie-1.jpg   Voici un exemple d'une pochade couleur faite sur le terrain dans un beau jardin de la région où nous irons sans doute l'an prochain.
 
Nous avons abordé le thème, munis de nos appareils photo, le samedi matin dans le jardin des Plantes. Quels sujets préférer ? Comment le mettre en valeur par le cadrage ? Telles sont les questions que nous nous sommes posées devant les Gunneras du jardin anglais ou devant la pergola des rosiers grimpants du jardin français avant même de réfléchir à un moyen d’expression (trait ou couleur), adapté au sujet.
Mais, bien sûr, le but du jeu était que chacun s’approprie un sujet, d’après nature, dans des jardins locaux, où nous avons passé nos trois après-midi, le programme se développant sur les trois jours en partant du trait et de la construction pour aboutir sur la couleur et l’aquarelle.
La météo ne nous a pas épargné ses caprices, surtout durant le premier après-midi, dans l’Arboretum de la Grand Prée, mais Norbert Menu a sauvé la situation en montant rapidement un auvent de toile. Au menu du jour : cadrer dans sa feuille un arbre, s’imprégner de sa silhouette particulière et le traduire au trait en abordant différentes techniques graphiques telles que  mine de plomb, pierre noire, crayons sanguine et sépia. Bien sûr, les sujets ne manquaient pas dans le " Bizarretum " de Norbert et j’espère pouvoir renouveler l’expérience par un temps plus clément.

Fraxinus.jpg
Le second lieu à nous accueillir était " Le Petit Bordeaux ", à Saint-Biez en Belin, un jardin bien connu des sarthois. Dans la progression du stage nous avons parlé là, d’abord, du lavis tel que le conçoivent les Chinois ou les Japonais, et de leur grande science pour camper des atmosphères de nature par les valeurs de gris, au moyen de l’encre de chine. Puis, après s’être exercé à la dilution de l’encre donnant une infinité de gris, et à varier la tenue du pinceau pour enrichir sa gamme de touche et l’adapter aux sujets (feuilles, écorces ou fond atténué), chacun s’est choisi un coin de jardin à sa mesure.
Le samedi, après un pique-nique improvisé dans le kiosque à musique du Jardin des Plantes, nous avons rallié le jardin de Louis Féaux, qui avait accepté de nous voir débarquer chez lui, à " La Gendrie " : c’est aussi un bien agréable gîte rural, situé entre La Guierche et Joué l’Abbé. 

Stage-2.jpg   Stage-1.jpg


Là, il fallait essayer de perdre les habitudes tranquilles de l’aquarelle en atelier, car ce qu’on peut réaliser en deux ou trois heures sur le terrain doit être plus enlevé, plus spontané et tout doit être pris en compte, même le ciel changeant. Le jardin offre quantité d’angles de vue, tous aussi attrayants. Les plantations de Louis mettent aussi en valeur, la maison elle-même, traditionnelle et bâtie en roussard ainsi que le vieux mur de pisé, pignon du gîte. Une ancienne petite porcherie qui se cachait derrière les hydrangéas est devenue le sujet d’inspiration privilégiée de l’après-midi.
Notre stage s’est terminé là, autour d’un verre de cidre offert par nos hôtes, et j’espère en vérité, qu’il aura laissé à tous les participants un aussi bon souvenir qu’à moi-même.
Cet article vise à donner envie aux habitués de rempiler l'an prochain, mais aussi aux non-sarthois de suivre l'évolution du projet de Juillet 2008, voir la rubrique stage dans la marge., qui tiendra les amateurs au courant.
 
 
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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 14:01

L'échalion ou "échalote cuisse de poulet" se trouve en vedette, isolé en premier plan et le brin de romarin passe devant les éléments secondaires: l'oignon sauce et les fèves. Les ombres portées au sol relient les éléments entre eux, pour faire un ensemble cohérent.


echalionromarin.jpg
Le romarin se peint très spontanément en trois étapes sur un dessin presque inexistant. Le premier jus gris clair, très délayé d'eau est posé au pinceau de martre chargé de liquide et tenu assez vertical pour poser un trait large à pointe ronde qui correspond au revers argenté des feuilles. Sur ce fond , bien sec, on pose ensuite les glacis de vert 3 et ensuite 4, qui recouvrent le premier jus pour les dessus de feuilles ou qui le cernent finement pour les revers. Ce petit "écouvillon' doit être peint assez vite, le vert 4 permet d'enrichir, d'épaissir le brin. Il vaut mieux l'ébaucher avant ce qui se trouve derrière (oignon,fèves), pour la spontanéité de son tracé,mais garder l'étape du glacis vert foncé pour la fin.
romarin.jpgromarin-copie-1.jpg




















L'échalion; les couleurs utilisées:

echalioncouleurs.jpg                       echalion-copier.jpg
Il faut préférer aux couleurs de glacis 7, le mélange 9 : Sépia+Terre de Sienne brulée dès qu'il apparait moins de violine sur l'échalote; d'autre part, 7 peut être plus dosé en Sépia.

Sur ces deux ébauches que j'ai faites pendant le cours, on sent encore sur 1 les nuances 5,6,7,et 9 posées sur la surface humide dans un premier temps, ne pas craindre de poser des couleurs fraiches et assez vives car ces tons faiblissent en séchant (surtout la Gomme-gutte) et les glacis qu'on pose ensuite pour donner le modelé peuvent corriger des erreurs de nuances. Mais attention de ne poser aucune couleur sur la zone de reflet blanc. Sur l'échalion 2, l'étape des glacis est plus avancée; selon les dosages de magenta et de sépia le ton de glacis peut beaucoup varier.
echalionglacis.jpgechalionglaci2.jpg

Autour du reflet les glacis sont volontiers plus fins et contrastés, c'est la zone séparatrice d'ombre et de lumière; ils sont plus atténués et généraux vers les bords qui sont plus en perspective.

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 14:14

Je dispose d'un bon nombre d'aquarelles d'insectes, ce sont des sortes de miniatures qui m'étaient commandées par des éditeurs et que j'ai récupérées après la parution des ouvrages. En les scannant pour me faire un fichier d'images réduites, je me rends compte qu'il y a matière à faire un article du blog.
Pour tout peintre naturaliste, l'univers des insectes est d'une richesse infinie. Je suis restée très sensible à la notion de volume depuis mon passage à l'école Boulle, dans l'atelier de sculpture. Quel rapport avec les insectes, me direz-vous ? J'ai tout de suite vu en eux de petites sculptures, souvent chatoyantes de surcroit...
L'origine de ma décision d'être illustratrice réside dans une proposition d'un éditeur pour travailler, sous les directives  des chercheurs de l'INRA,sur des fiches consacrées aux maladies et à la défense des cultures.
Amenée pour ce travail, à me servir d'une loupe binoculaire, j'ai découvert un monde de formes et de couleurs que tout artiste ou créateur aurait intérêt à explorer.


Tigreplatane.jpg
J'ai eu ainsi à représenter un petit monstre de 2mm environ,en robe de dentelle, plus communément nommé le Tigre du platane.
Une telle précision n'est pas toujours obligatoire, surtout pour les ouvrages de vulgarisation sur la nature pour lesquels j'élabore mon aquarelle avec l'aide d'une bibliothèque de référence et surtout d'une  documentation-photo de terrain qui, lorsqu'elle est disponible sur le sujet ajoute beaucoup d'intérêt au rendu.Le lien sur le site de Christian Kerihuel : numériscopages donne une idée sur la bonne documentation photo à laquelle j'ai la chance d'avoir accès. Son expérience de terrain, qui lui permet de reconnaître une libellule en vol montre aussi qu'il ne faut pas trop baisser les bras devant l'aridité des critères entomologiques.
aeschnedesjoncs.jpg diablotin.jpg

Et puis, il y a pour moi, beaucoup de souvenirs de balades attachés à ces petites bêtes; ainsi je vous présente le diablotin qui est la larve de l'Empuse, et que nous avons vu sur le cap Leucate. L'Aeschne des joncs, nous l'avons vue émerger lentement de son exsuvie sur un petit lac d'altitude du Beaufortain.
Pour finir, que de poésie dans leur noms communs ! Je vous montre encore trois criquets,la Poupée sibérienne, la Miramelle des moraines et le Gomphocère, plus souvent appelé le Popeye à cause de ses bras musclés. 

arcyptera.jpg

criquets.jpg

 

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:19

Voici deux aquarelles de terrain, toujours dans l'Orne. Pour l'occasion, j'ai campé trois jours en Suisse normande pendant l'été.J'avais plutôt intérêt à peindre tôt le matin, car sur la Roche d' Oëtre, la chaleur était vite écrasante. La lande rocheuse à cladonies se trouve là, un peu en contrebas et à droite du point de vue. Un sentier botanique y mène et depuis l'endroit, en se retournant, on peut admirer le dessous de la Roche  et le fameux "profil humain". Les cladonies ou "lichen des rennes" forment des boules d'un vert glauque très clair ; les bruyères,rose-vif, et les callunes,rose-mauve piquées dedans font un effet superbe.

Landecladonie.jpg

En contrebas,les gorges de la Rouvre sont peu accessibles; c'est une vraie "forêt galerie",où j'ai peint la deuxième aquarelle. L'été, les gros blocs rocheux de granite,moussus, arrondis par l'érosion émergent beaucoup de l'eau.C'est très plaisant de peindre des rochers à l'aquarelle. Pour ceux de la Roche d'Oëtre, j'avais essayé un mélange de bleu outremer et de ce pigment rougeâtre ou plus violet qui s'appelle le caput mortuum. La texture de cette couleur, et des oxydes de fer de synthèse en général comme par exemple le Rouge de Venise surprend beaucoup au départ, ce sont des pigments très opaques alors que la Terre de Sienne brûlée est bien plus transparente, mais pour cet usage, cela convenait particulièrement : plus d'Outremer dans le mélange pour le granite, et plus de Caput mortuum pour les "poudingues" de la lande.


gorgesrouvre.jpg

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 11:04

Je pratique aussi l'aquarelle pour illustrer des sites naturels, la technique tient plus de la miniature bien qu'il arrive parfois que ces illustrations soient très agrandies pour figurer sur des panneaux d'information.Le plus souvent, elles sont destinées à des guides sur des zones de nature protégées.
J'aime ce travail qui me donne l'occasion d'apprendre beaucoup de choses sur la nature sauvage; parfois je peux me rendre sur le terrain pour m'imprégner de l'atmosphère, faire beaucoup de photos, peindre sur le vif des sites caractéristiques. Il s'agit ensuite de recomposer des images plausibles, des scènes de nature où cohabitent  comme par miracle tout ce qui fait l'intérêt écologique du lieu. L'aspect pédagogique, ludique quand les guides peuvent  toucher des enfants, le côté esthétique de l'image, tout cela stimule l'imagination.
Pour le Côteau de la Butte, à Courménil, j'ai réalisé une illustration faisant ressortir la faune du lieu en couleur sur un fond de végétation au trait et au lavis fait d'un jus d'aquarelle vert-bronze.

courm--nil.jpg
pav--tourbe-copie-1.jpgLe pavé de formation de la tourbe ainsi que la salamandre ont été réalisés pour illustrer un guide  qui présente une petite tourbière de pente sur moellons de grès située dans la forêt d'Ecouves.
Salamandre.jpg

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 09:10

Ce sujet associe deux fleurs de Chrysanthème et un rameau de Hêtre.Le hêtre, rentré à l'intérieur évolue très vite,il vaut mieux le peindre en premier car les fleurs de chrysanthème, en revanche, restent stables quelques jours. Dans la nature, les feuillages de hêtre se caractérisent par leur disposition en plateaux horizontaux; en redressant un de ses rameaux face à soi, on peut créer une animation de fond en évitant les raccourcis. Il faut remarquer aussi la disposition des nervures qui "butent" sur le bord du limbe. Ce dernier, non denté, ondule volontiers sur les bords, un bourgeon trés fuselé  termine le rameau.
Les deux fleurs de Chrysanthème posent les mêmes problèmes que toutes les fleurs doubles. Il faut surtout éviter de crayonner au coeur, par contre le contour de la tache colorée avec toutes ses découpes entre les ligules (pétales) externes est important à préciser avant de poser le premier lavis de fond.Scanbouquetoussaint.jpg

Le premier jus (1) doit être clair, très dilué; on en pose une grosse goutte qui sert de réserve au coeur de la fleur, ainsi, on dispose d'un temps suffisant pour travailler les contours au pinceau de martre. 
Pour poser les couleurs de glacis,il faut attendre que le fond soit bien sec. 
Avant de modeler les pétales, retenons que les glacis seront disposés en petites touches plutôt rayonnantes sur la périphérie et plutôt concentriques ou en en boucles vers le coeur. 
Pour creuser le coeur, les touches sont plutôt triangulaires, formant des angles sombres s'appuyant sur des courbes restées claires (couleur du 1er jus).
bouquetousscouleur2.jpg

Le vert sombre des feuilles de chrysanthème est obtenu en cassant le vert avec du magenta.
Plus de magenta dans le mélange donne des gris qui m'ont servi pour le rendu de la verrerie.

bouquetousscouleur1.jpg

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 16:53

Les sujets d'aquarelle botanique qui figureront dans ce blog seront toujours faciles à se procurer : à ramasser dans la nature ou à acheter au rayon fruits et légumes. Traditionnellement, l'aquarelle naturaliste présente ses sujets sur le fond de papier blanc ; on peut accentuer l'effet réaliste en ajoutant une ombre portée sur le fond.                                          

Scanpomchataigne.jpg


Aujourd'hui, c'est la chataigne et sa bogue qui font l'objet d'une étude plus détaillée


Scan1chataigne.jpgScan1chataignedebut.jpg                                                                 

Pour un sujet hirsute comme celui-ci, surtout peu de construction au crayon ! Le jus de fond pour les bogues est un peu animé dans l'humide; le graphisme des pointes et des creux entre elles est réalisé ensuite au pinceau fin de martre sur un fond bien sec (glacis).
Voici maintenant une palette des mélanges de couleurs utilisés: 
Scan1boguecouleurs-copie-1.jpg



























Les châtaignes elles-mêmes sont peintes ensuite. Il faut parfois laisser un éclat blanc sur  le dos en réservant une zone de papier sec dés la pose du premier lavis pour lequel 13 et 14 sont posés sur la surface mouillée à l'eau pure.                                                                                

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