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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 17:57

Pour traduire au mieux la luminosité de l’orange de la fleur du grenadier j’ai fait quelques recherches de couleur. Les échantillons qui suivront concernent la couleur du dessous, la première posée c’est pourquoi vous verrez que je m’intéresse surtout à ses performances quand elle fuse sur une zone humidifiée au préalable, ces capacités à rester telle ou se modifier en nuance quand on la dilue ou encore de s’effacer plus ou moins quand on essaie de l’éclaircir à l’eau pure une fois qu’elle est bien sèche.

Il s'agit de Punica granatum Legrelliae, cultivar très répandu pour l'ornement aux fleurs plus fournies en pétales

Il s'agit de Punica granatum Legrelliae, cultivar très répandu pour l'ornement aux fleurs plus fournies en pétales

Je ne cherche donc pas à essayer des glacis par-dessus mes essais, glacis pour lesquels j’ai d’ailleurs utilisé d’autres couleurs plus transparentes comme le jaune transparent ou l’or quinacridone en mélange avec la laque écarlate. Il n’est pas sûr que mon scanner puisse rendre les nuances subtiles que j’ai vues sur mes échantillons mais je vais quand même tenter de vous faire partager mes résultats !

Depuis quelques temps j’ai adopté l’orange de chez Sennelier alors qu’il me semblait auparavant que nous ne manquions pas de jaunes et de rouge pour composer de beaux mélanges. C’est un peu pour me conforter dans ce nouvel engouement que j’ai essayé deux mélanges en comparaison.

Fleur de Grenadier

Le premier mélange est tout Sennelier : il utilise le Vermillon français, un pigment organique de synthèse qui n’existe que chez eux (PR 242), qui granule un petit peu, est d’une grande intensité et n’est pas très transparent (pas grave puisqu’il est dessous). L’autre composante est le Cadmium citron véritable (PY35), un pigment minéral de synthèse très lumineux et opaque également. Le mélange de ces deux couleurs fuse joliment dans l’humide et s’éclaircit un peu à l’eau pure mais sans plus : il est assez solide pour bien tenir sous les glacis.

Le deuxième essai est tout Winsor et Newton : il allie un orange plutôt jaune orangé que je découvre également, l’Orange Winsor (PO62, un autre pigment organique de synthèse réputé pour le jaune, la Benzimidazolone), et ma Laque écarlate habituelle (PR 188, c’est un rouge de naphtol, moins récent). Sur cet essai on peut constater qu’il est plus facile d’atténuer la couleur à l’eau pure ; ce n’est peut-être une bonne idée pour une couleur de base qui doit être solide.

Fleur de Grenadier

Vous pouvez rapidement constater pour ce troisième échantillon que l’Orange Sennelier résiste assez bien à l’éclaircissement un fois sec et qu’il rosit très nettement quand il est éclairci d’eau. C’est pour cette raison qu’il nous est très utile ; en effet, je vous rappelle que dans une corolle florale orange il vaudra toujours mieux commencer par un ton clair et frais côté lumière qu’il sera toujours possible de réchauffer partout ailleurs pour la couleur propre, puis foncer pour les ombres.

Sur mes deux autres mélanges la couleur propre (c'est-à-dire la couleur moyenne du sujet, que j'ai cherché à obtenir dans les 2 premiers mélanges) simplement éclaircie d’eau n’est pas assez fraiche, trop saumonée. Les pétales fragiles et chiffonnés de ma fleur de grenadier ne devaient pas être trop orangés au départ sinon les lumières auraient disparues du sujet ! Du fait que cet orange pénètre bien dans le papier et le teinte vite, il faut faire bien attention de ne pas trop en poser au départ mais il tient très bien sous les glacis : on peut alors effacer une erreur de glacis pour en tester un autre et c’est un plus ! Cet Orange Sennelier, est le n° 641 de la gamme, c'est encore un pigment organique de synthèse, le PO 73 (Diceto-pyrrolo-pyrrole).

Toutes ces nouvelles couleurs monopigmentaires sont intéressantes à expérimenter et de plus elles sont solides et très stables à la lumière.

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 18:45

C’est bien sûr toujours le thème naturaliste qui m’occupe sur ce sujet, car les anciens ouvrages de botanique ou de zoologie sont tous ornés de magnifiques frontispices placés soit en regard de la page de titre, soit incluant le titre. Je collectionne ces images sur une page de Pinterest :

https://www.pinterest.com/clairefelloni/frontispices/

Le Jardin d’Eischtatt de Basilius Besler.
Le Jardin d’Eischtatt de Basilius Besler.

Le mot de frontispice a deux sens car il peut s’agir aussi, en architecture, de la façade ornée d’un grand édifice et en vérité on peut trouver un lien car ces gravures très savantes, si elles ne font pas figurer un portrait de l’auteur, représentent souvent une sorte de porche ou de fenêtre encadrée de colonnades et de chapiteaux sculptés, ouvrant sur un paysage ou encadrant le titre, comme c’est le cas pour le célèbre Jardin d’Eischtatt de Basilius Besler.

L'Exoticorum de Charles de l'Ecluse
L'Exoticorum de Charles de l'Ecluse

L’idée d’encadrement avec une trouée centrale reste visible même si les colonnes se trouvent remplacées par des personnages mythologiques ou encore par des éléments de flore et de faune de la région concernée par l’ouvrage. J’ai un petit faible pour cet en-tête de l’Exoticorum de Charles de l'Ecluse qui illustre des observations de Pierre Belon, un célèbre sarthois, grand naturaliste et voyageur du 17ème siècle.

Selectarum stirpium americanarum icones
Selectarum stirpium americanarum icones

Pour les relations de voyage, l’idée peut être aussi de faire figurer une carte de l’endroit dans un décor d’ambiance locale, qui nous rappelle les textes des philosophes du 18ème siècle sur le bon sauvage !

Brevis naratio... un ouvrage de Jacob le Moyne de Morgues et Théodore de Bry
Brevis naratio... un ouvrage de Jacob le Moyne de Morgues et Théodore de Bry

On peut également suivre l’évolution des techniques de gravures : les tout premiers frontispices sont des gravures sur bois, puis des eaux-fortes toujours au trait et en noir et blanc sauf s’il s’agit de premiers manuscrits originaux colorés par un peintre pour de riches particuliers ou des princes ! Plus tard la technique s’affine, c’est toujours de la gravure sur cuivre mais de savants encrages localisés dits encrages à la poupée, permettent d’obtenir de la couleur en ajoutant seulement quelques rehauts de d’aquarelle sur chaque exemplaire, mais il reste que ces ouvrages sont toujours de tirages limités et tous ne seront pas rehaussés de couleur avec le même soin, tout dépend du destinataire de l’exemplaire, ce qui fait que certains exemplaires livrés à des princes sont très rares.

Flora graeca de John Sibthorp
Flora graeca de John Sibthorp

Au centre est parfois figuré un paysage dans un cadre comme par exemple sur les têtes de chapitre de la Flora Graeca, de John Sibthorp magnifiquement illustrée par Ferdinand Bauer. On peut y retrouver des sites célèbres en Grèce comme le Mont Athos.

La guirlande de Julie peinte par Nicolas Robert
La guirlande de Julie peinte par Nicolas Robert

Dans les ouvrages de type florilège, il peut aussi s’agir d’une belle guirlande et la première très connue est sans doute la Guirlande de Julie. Cette charmante couronne florale a été peinte par Nicolas Robert au 17ème siècle sur parchemin pour ouvrir un recueil de poèmes dédiés à Julie d’Angennes. L’original est consultable sur le site de la BNF.

Selectarum Stirpium Americanarum Historia
Selectarum Stirpium Americanarum Historia

Certaines de ces couronnes sont très connues comme celle qui orne la page de titre des Roses de Pierre-Joseph Redouté. J’ai trouvé aussi une façon de guirlande illustrant un ouvrage célèbre de Nicolaus Joseph Jacquin, le Selectarum Stirpium Americanarum Historia

Sertum Orchidaceum,John Lindley.
Sertum Orchidaceum,John Lindley.

ou encore une autre plus discrète, sur le Sertum Orchidaceum de John Lindley.

Flore de G.F.W.Meyer,
Flore de G.F.W.Meyer,

Pour finir une page de titre toute simple mais que j’aime beaucoup par la qualité de son illustration d’un pied d’Hépatique et sa belle calligraphie. C’est une flore allemande de G.F.W.Meyer, de 1842.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 16:17

Au Mans, les deux journées de la Rose se sont tenues ce week-end des 20 et 21 juin au Jardin des Plantes. L’essentiel de la manifestation avec les rosiéristes et les barnums abritant associations et artisans divers se déroule toujours côté roseraie, mais je vais vous montrer un aperçu de ces journées de l’autre côté dans la salle du Jardin des Plantes au bout du jardin anglais, où se tenaient les expositions du Club du Bonsaï sarthois, du Musée de la coiffe de Fresnay sur sarthe et des aquarellistes botaniques de la SHS. De très beaux bonsaïs étaient exposés sous le grand cèdre devant la salle, certains très âgés !

Un petit secteur entouré par les panneaux où s’exposaient les aquarelles, était donc animé par mes anciens élèves et moi-même. Chaque année, autour d’une grande table nous peignons à l'aquarelle des roses d’après nature devant le public. Celui-ci est toujours très présent et s’intéresse fort à nous voir faire, nous pose des questions et s’étonne invariablement que nous représentions une vraie rose disposée devant nous dans un vase, tant il est vrai que peindre des sujets d’aquarelle d’après nature n’est plus si courant avec l’importance prise dans les activités artistiques par la photographie.

Journées de la Rose 2015
Journées de la Rose 2015

Je n’anime plus que 2 stages dans l’année au jardin des Plantes du Mans, ces stages se remplissent rapidement et ce week-end je cherchais plutôt à promotionner nos après-midis d’atelier, nouvelle formule.

La SHS (Société d’Horticulture de la Sarthe) propose maintenant dans cette salle du JP, des après-midis d’aquarelle botanique (environ 2 jeudis par mois) ouverts à tous, pour peu qu’ils cotisent à la SHS, qu’ils soient un peu familiarisés avec la technique de l’aquarelle et d’accord pour travailler d’après nature. Nous devons apporter chacun selon nos possibilités, des sujets de nature, des fleurs de jardin ou encore des fruits des légumes, etc… Je ne rechigne pas à donner quelques conseils à l’occasion mais je travaille aussi à mon sujet comme les autres.

C’est l’occasion d’échanger des points de vue, des manières de faire, de garder le contact entre nous et c’est beaucoup moins stressant pour moi !

Trois petites roses qui ne sont pas finies, mais je compte bien les achever et vous les poster bientôt!

Trois petites roses qui ne sont pas finies, mais je compte bien les achever et vous les poster bientôt!

Une petite forêt de hêtres : c'est comme ça qu'on dit!
Une petite forêt de hêtres : c'est comme ça qu'on dit!

Et pour finir gentiment voici quelques bonsaïs qui étaient exposés. Merci à Olivier pour toutes les photos de cet article!

PS: Surtout, ne m'envoyez plus d'arrhes pour le stage de Toussaint! Il est archi-plein et je ne peux plus prendre personne!

Journées de la Rose 2015Journées de la Rose 2015
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 21:34

Je viens de recevoir le miniguide n° 73 de La Salamandre de Juin-juillet 2015 ; il est illustré d’une série de petites aquarelles que j’ai peinte cet hiver et je trouve qu’il est très agréable à consulter !

Miniguide Flore des tourbières

La Salamandre est une revue bien connue des curieux de nature et ce numéro sur les carnivores est passionnant de A à Z. Il est intitulé : Les carnivores à l’attaque ! (voyage dans le monde inquiétant des tueuses de mouches et de libellules).

J’ai eu plaisir à représenter ces petites baies cousines de la myrtille, les très petites droséras et la grande et belle Sarracénie nord-américaine introduite en Europe et qui se maintient par endroits comme à Frasnes où j’ai pu l’admirer, sans pouvoir trop l’approcher car j’y aurais laissé mes bottes !

Le Comaret
Le Comaret

Le miniguide ne présente pas que des plantes carnivores! Voici deux autres des illustrations que j'ai réalisées, le Comaret ou Potentille des marais (Potentilla palustris) n’est pas trop rare mais le Bouleau nain (Betula nana),que j’ai eu la chance de bien voir dans le Jura est très localisé.

Miniguide Flore des tourbières

J’avais déjà illustré le miniguide n° 33 consacré aux fougères, un travail de dentellière à revoir là : http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-21051600.html

La revue fonctionne par abonnement, un miniguide est joint à chaque numéro.

www.salamandre.net

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 22:06

C’est la saison des fêtes des jardins ! En attendant les Journées de la Rose du Jardin des Plantes du Mans, qui se tiendront les 20 et 21 Juin, j’étais ce dimanche à la fête du domaine de Bois Doublé dans la campagne au Nord-est du Mans, qui avait lieu pour la première fois. C’est un charmant manoir du 17ème siècle mais remanié au 19ème siècle façon renaissance, dont vous voyez les tourelles derrière mon stand. Je n’ai pas eu l’occasion de voir à l’intérieur les fresques et tapisseries relatant les batailles d'Henri IV, du 17ème siècle, qui font beaucoup de son intérêt patrimonial. Devant mon stand un grand pigeonnier, c’était vraiment un bel endroit et le temps magnifique a fait de ce premier rendez-vous un succès !

A Bois Doublé

Dans un cadre aussi champêtre et avec mes voisins tous fort soucieux d’écologie et de produits naturels, j’avais prévu de faire la part belle aux légumes et aux fruits « de chez nous » ! Donc pas de bananes, de grenades, et d’agrumes mais mes Raves, mon Ail de Lautrec, ma feuille de Chou, ma Ciboule, mes Echalotes et puis les Fruits de la haie. Mais bien sûr, des fleurs aussi !

A Bois Doublé
A Bois Doublé
A Bois Doublé

Le petit bouquet de bouton d’or sur ma table m’a incité à inventorier les jaunes de ma palette leur luminosité, leur transparence et à chercher par des exercices basiques comment ombrer un jaune lumineux sans le salir, ce qui n’est pas simple. Depuis peu j’ai retrouvé avec plaisir l’usage de la Pierre de fiel de Sennelier et j’ai aussi l’Or Quinacridone de Winsor et Newton. Pour les glacis, tous les deux, il est possible de les casser avec un peu d’Outremer français sans que cela vire trop vite au vert. J’ai constaté aussi que l’Auréoline granulait un peu trop et que vraiment le Cadmium citron de Winsor et Newton est tout simplement irremplaçable pour commencer !

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 21:43
Les Promenades de Paris

Le 31 janvier dernier, lors de la découverte d’ouvrages de notre bibliothèque de la Société d’Horticulture du Mans, nous avons eu l’occasion de feuilleter le fameux livre de Jean-Charles Adolphe Alphand « Les Promenades de Paris » qui est une pièce maitresse du fonds.

De grand format, il est illustré de 487 gravures sur bois représentant des ambiances paysagères et urbaines avec des personnages, 80 gravures sur acier pour des plans, des coupes et élévations très précis de tout ce qui concerne les bâtiments et fabriques des parcs et des squares et même le mobilier urbain de la ville de Paris.

Nous avons ainsi pu admirer des dessins aux traits si fins que seule la gravure sur acier peut les produire, sur des sujets très variés tels que les grilles du Parc Monceau ou le puits artésien de Passy.

Les 23 grandes chromolithographies très colorées qui illustrent la partie centrale du livre sont plus axées sur la botanique ; c’est le chapitre « Flore ornementale des promenades de Paris ». De magnifiques dégradés de couleur dans les fonds mettent en valeur les corolles et le feuillage et prouvent la grande maitrise atteinte avec ce procédé.

Ces images nous montrent un choix de plantes qui pouvaient peupler les massifs des jardins de Paris en cette fin du 19ème siècle. J’ai pris quelques photos comme j’ai pu, que voici, mais l’ouvrage n’est pas aisé à manipuler et la lumière n’était pas très bonne !

Les Bégonias sont déjà présents à l’époque avec de nombreuses variétés : Begonia rex, begonia ricinifolia, begonia fuchsioides et prestoniensis.

Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris

Certaines de ces plantes sont toujours très courantes et utilisées en ville, par exemple celles qu’on appelle les « plantes molles de floriculture » : ce sont des espèces vivaces dans leur pays d’origine mais que l’on doit faire hiverner en serre froide dans nos régions ; elles retournent en pleine terre sur les plates bandes dés les beaux jours. Ainsi, une des planches représente le Cinéraire, Centaurea candidissima, une vivace bien connue pour son feuillage argenté en mélange avec Iresine herbstii, une curieuse petite plante molle de floriculture à feuillage rouge que les anglais nomment « Gésier de poulet » toujours très utilisée en bordures, en potées dans les jardins.

Pour certaines comme les Fuchsias hybrides, l’appellation plante molle peut surprendre car leurs tiges sont presque ligneuses, pourtant c’est ainsi qu’elles sont classées comme aussi les Pélargoniums. Sur une planche figurent 3 variétés de Pelargonium zonale inquinans, qui pouvaient être cultivés en plate-bande

Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris

Notre Jardin des Plantes du Mans a été conçu et dessiné dans ses grandes lignes par l’ingénieur en chef des Promenades de Paris Jean-Charles Adolphe Alphand, c’est sans doute pour cela que ce bel ouvrage figure dans la bibliothèque.

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 22:26

Au Jardin des Plantes du Mans où je continuerai à animer deux stages d’aquarelle botanique chaque année, vient de se terminer le stage de printemps de 3 jours qui était dédié aux pivoines, mais j’ai proposé aussi quelques Iris germanica de ma plate-bande que certaines ont préféré choisir.

J’avais trouvé deux variétés de pivoines de fleuriste, l’une d’un rose clair et l’autre d’un beau carmin foncé et plus double. Il se trouve que la première a pali très fortement dés le lendemain devenant à la fin plutôt crème que rose ce qui a causé quelques problèmes et l’autre ne se décidait pas vite à s’ouvrir ; elle développe alors un gros pompon de pétales minces et chiffonnés dont nous n’avons pas pu profiter vraiment !

Le sujet floral est souvent capricieux !

Mais je crois que mes stagiaires ont quand même bien aimé ce sujet qui pourtant bougeait pas mal dans la journée, montrant son cœur puis le cachant… heureusement le feuillage lui, restait stable. Celles qui avaient choisi l’iris, au final, ont eu moins de soucis !

Stage Pivoine au Mans

Si vous ne pouvez voir la démonstration que j’ai faite ; au moins, j’aime bien vous montrer ce qu’il en reste avec l'ébauche ci-dessus.

La démo visait à montrer comment je démarre sur une grosse fleur fournie en pétales puis le lendemain à expliquer les glacis sur le feuillage. C’est un travail rapide et plein d’erreurs mais je le fais en parlant et parfois il y a des « loupés » !

Voici maintenant certains des travaux de mes stagiaires. Que celles (ou celui) qui ne retrouve pas son ouvrage me pardonne car j’ai fait ces photos un peu en catastrophe à la fin et d’ailleurs les photos ne sont pas fameuses !

Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Merci à Annie qui m'a renvoyé une nouvelle image de sa pivoine terminée!

Merci à Annie qui m'a renvoyé une nouvelle image de sa pivoine terminée!

Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Elles sont douées mes stagiaires, n'est-ce pas?

A l’automne 2015, du Vendredi 30 Octobre matin au Dimanche 1er Novembre soir, il y aura un stage de 3 jours sur le thème « Feuillages d’automne et petits fruits de la haie », dans la même salle du Jardin des Plantes du Mans, j’ai déjà 5 inscrits.

Et deux autres week-ends sont prévus dans le centre de la France

On peut toujours consulter ma page « stages », dans la colonne de gauche du blog.
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 19:59

Il s’agit d’une petite localité catalane, un peu à l’intérieur des terres, où nous nous sommes baladés pour voir des oiseaux.

Une ruine de pierre et de briquette me séduisait ; elle était envahie d’oliviers. La barre bleue de la chaine pyrénéenne est toujours présente dans les lointains.

A Delfia
A Delfia

Je commence à travailler différemment, avec un vaporisateur et une serviette éponge sous ma feuille, pour entretenir l’humidité un moment ; c’est une expérience qui m’a amusée mais en fait je n’ai pas peint sur le motif mais sur une table à l’abri d’après les photos que j’avais prises. C’est un format assez grand (environ 50 x 35 cm) de papier à grain 300gr (The Langton, de Daler-Rowney), mais pour des sujets de grands végétaux en situation dans du paysage, j’aimerais me mettre à des formats plus grands encore… sauf que là ; j’ai surtout passé du temps à me balader, observer et photographier des plantes, voir des oiseaux !

Autour de ma ruine, le terrain est ras car très souvent pâturé par les moutons, seules quelques plantes rescapées peuvent survivre comme par exemple un arbuste qui se défend très bien des dents ovines : le Paliure épine du Christ (Paliurus spina-christi). Il figure au premier plan à droite de mon aquarelle, mais à la mi-Avril, il n’était pas encore feuillé, un vrai fouillis épineux avec quelques branches plus aériennes garnies de rameaux cambrés qui se couvrent plus tard en saison de charmants fruits en forme de roues.

Nous avons vu autour de Delfia, entre autres, le faucon crécerellette, la pie grièche à tête rousse, la fauvette orphée et des guêpiers. Pour découvrir ces espèces, vous pouvez aller voir les photos de mon compagnon:

http://christian.kerihuel.free.fr/print15/aigua.htm

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 18:35

La semaine passée était catalane et j’ai surtout manié l’appareil photo pour deux objectifs:

Le premier un peu utopique est de cadrer au mieux des paysages où le végétal est important mais aussi l’élément minéral apporté par la nature ou bien par l’homme quand il s’agit de vestiges archéologiques, cela dans le but de réaliser des aquarelles plus tard, bien entendu ! J’espère ce « plus tard » pas trop lointain…

Voici un exemple de ces ambiances espagnoles mariant minéral et végétal, ici un arbre de Judée parmi les vestiges de l’ancienne cité romaine d’Empuriès.

Semaine catalane

Parfois c’est surtout du paysage, par exemple là avec ces arbres fruitiers en fleurs devant le majestueux Canigou qui figure souvent en fond de scène. Il y a en Catalogne une lumière magnifique et souvent des panoramas époustouflants pour le photographe.

Semaine catalane

Certains arbres sont vraiment à l’honneur comme les deux chênes liège de Vilhaut, dont les racines rampent sur le rocher.

Semaine catalane
Ophrys tenthredinifera
Ophrys tenthredinifera

Le second objectif est toujours de me créer une banque documentaire personnelle sur la flore, méditerranéenne dans ce cas. Certaines espèces, très rares en France, sont plus faciles à photographier en Espagne. C’est le cas pour l’Ophrys guêpe (Ophrys tenthredinifera) que j’ai vu dans la Sierra de Montgri.

Astragalus tragacantha
Astragalus tragacantha

Ou encore c'est le cas de l’Astragale de Marseille (Astragalus tragacantha) vue sur le Cap de Creus, qui forme des gros coussins très florifères sur lesquels il n’y a pas intérêt à s’asseoir.

Et je ne vous parle pas des oiseaux ! Pour cela il faut consulter en ce moment le site de mon compagnon mis à jour chaque soir : numeriscopages.com

Pour un accès direct, cliquez sur: Avril 2015 - Séjour en Espagne - Aiguamolls et alentours

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 19:01

Il y a longtemps que je n’ai pas mis sur le blog une « Petite leçon » avec sa palette de couleurs. J’ai retrouvé celle-ci d’un sujet assez simple et que je n’ai pas montrée déjà, je crois !

Des radis

La principale difficulté vient du fait que les fanes s’écroulent très vite dès qu’elles sont au sec. Mes feuilles étaient calées dans une barquette et le radis baignait dans un fond d’eau, mais même comme ça et avec l’aide d’un brumisateur qui leur redonnait un peu de vie, on ne dispose pas de beaucoup de temps. Bien sûr, c’est par ce feuillage qu’il faut commencer. Si vous faites une bonne pause ne pas hésiter à plonger tout le sujet dans l’eau un moment : il reprend pas mal de vigueur ! Mais évidemment ce n’est pas toujours facile de le replacer dans sa bonne disposition… C’est ça le travail d’après nature sur des sujets végétaux ; il faut constamment s’adapter et accepter éventuellement de reprendre un crayonné qui n’est plus bon… mais surtout ne pas dessiner en détail des choses qui ne seront pas peintes dans les deux heures qui suivent. Un crayonné de mise en page générale est toujours utile mais il doit être très rudimentaire et léger.

Peut-être vous rappellerez-vous d’un article du blog sur la forme typique de cette feuille dont je vous recolle le texte:

Lyré : Le limbe est échancré de découpes profondes formant des lobes dont la taille s'accroît en allant vers le sommet. Le lobe terminal est plus grand et assez rond, ce qui donne au bout de la feuille la forme d'une lyre. Plusieurs plantes de la famille de notre Radis sont dotées de ces feuilles comme la Moutarde (Sinapis arvensis), ou la Barbarée (Barbarea vulgaris).

Des radis

Pour les mélanges de verts puisqu’il en est souvent question sur le blog, j’ai repris une formule qui m’est très habituelle :

  • Casser le Vert de Hooker toujours trop cru avec une pointe de Rouge de cadmium qui ne me sert plus que de cette façon (Pour les rouges, je préfère la laque écarlate)
  • Eclairer le Vert de vessie permanent avec du Cadmium citron
  • Je me suis contentée de concentrer ces mélanges car il n’y avait pas de vert très foncé sur les fanes

Les Radis ronds sont plus rouges que roses et la laque écarlate est bien adaptée. Pour les radis longs, c’est plutôt le Rose permanent qui s’impose au départ. Avec des glacis plus soutenus par exemple de Cramoisi d’Alizarine, de petits balayages en travers permettent de faire tourner la forme ; on peut même aller jusqu’à Indigo + Magenta ( 6 sur la palette).

Des radis

Ce petit catalogue de variétés permet de moins représenter de fanes, d’ailleurs les petites pousses du milieu comme sur le radis central, bien qu’on y sente moins la jolie forme lyrée, tiennent mieux et peuvent suffire à faire chanter le rose.

Je classerai cet article avec les autres "Petites leçons" que vous pouvez retrouver dans la colonne de gauche du blog.

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