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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:54

L’Anax empereur (Anax imperator), est la plus grande libellule de France, peut-être la plus belle aussi.

Il ne tient guère en place et patrouille sur son secteur en permanence, un mètre environ au dessus de l’eau. Capable de très brusques accélérations si une autre libellule de bonne taille arrive sur son territoire, il ne fait pas de quartiers. Sur le terrain j’ai déjà entendu des crépitements d’ailes comme si on froissait du papier calque, mais les ailes des grandes libellules sont plus solides qu’on peut l’imaginer! C’est difficile de le prendre en photo, sauf peut-être si on a la chance d’assister à une émergence mais dans ce cas les couleurs ne sont pas encore révélées.

Un mâle d'Anax empereur

Un mâle d'Anax empereur

La profondeur du noir vient en quelques heures mais la vivacité du bleu n’apparaît qu’en plusieurs jours et c’est la lumière du soleil qui la rend si intense, le bleu reste plus terne en captivité. Il s’agit là d’observations de Paul-André Robert qui non content d’être un excellent illustrateur de nature était un auteur d’ouvrages naturalistes réputés dans les années 1960.

Comme pour les Aeschnes en général, il peut se produire aussi que l’Anax se pende à la verticale sur la végétation si la chaleur n’est pas suffisante pour lui permettre de s’envoler ou encore le soir venu. Ces grandes libellules sont alors vulnérables car elles sont dans l’incapacité de décoller mais c’est curieux comme alors leur verticalité et leur immobilité rend leur présence très discrète !

Un mâle de Grande aeschne

Un mâle de Grande aeschne

La Grande aeschne (Aeshna grandis), est presque aussi grande que l’Anax, mais alors que celui-ci est facile à voir en plaine, elle y est beaucoup plus rare, plus présente en altitude modérée. Je l’ai vue pour ma part, dans les tourbières du Haut-Doubs. La rousseur des ses ailes et son vol ample et calme avec de longs planés donnent un spectacle vraiment unique quand elle prend de la hauteur dans les sapins. Elle se détache alors magnifiquement, toute rousse sur un fond vert sombre !

D’un point de vue purement esthétique, chez ces grands anisoptères de la famille des Aeschnes, il faut reconnaître que les mâles sont plus élégants, plus typés, plus colorés et moins lourds que les femelles. C’est un peu une règle générale dans le monde animal car la femelle a intérêt à rester discrète pour mieux assurer son rôle de reproductrice, si bien que le mâle est souvent représenté pour illustrer l’espèce et on peut avoir des difficultés à reconnaître les femelles sur le terrain.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 11:01

Au programme aujourd’hui : un petit aperçu du week-end d’aquarelle botanique d’automne à l’arboretum de la Sédelle qui s’est déroulé récemment.

Ptits bouts d'automne

Ptits bouts d'automne

Des feuillages variés parés de belles couleurs constituaient le thème du stage avec aussi des petits fruits provenant des arbres et arbustes de l’Arboretum; il n’était pas question là de Pomologie comme pour le futur stage de Toussaint où j’apporte des fruits plus gros. J’ai découvert à cette occasion les belles baies du Cornus florida qui décidément serait un sujet de choix pour une planche botanique car il est aussi spectaculaire au printemps qu’en automne ! Bien sûr, différentes variétés d’érables nous étaient proposées par Nell Wanty qui nous accueillait pour ce stage, devenu régulier. Voici quelques photos pour l’ambiance pour compléter mon patchwork de bouts d’essai sur le thème.

A la Sédelle
A la Sédelle
A la Sédelle
A la Sédelle
A la Sédelle

Un stage sera programmé en 2016, les dates ne sont pas encore fixées mais je l’annoncerai dans ma page « Stages ».

Je vais exposer mes aquarelles à la Sédelle à l’occasion des Journées des Plantes qui ont lieu les 17 et 18 Octobre prochain. Si quelques bloggeurs creusois viennent me faire une petite visite, je serai ravie !

J’aurai à proposer à cette occasion un choix de « prints maison» : ce sont des impressions en tirage limité à 40 exemplaires que je fais moi-même sur mon imprimante et que je signe et numérote. Cela ne peut égaler les impressions que réalise un imprimeur professionnel mais la qualité n’est pas si mauvaise. Ce sont des formats A4 tirés sur papier Arches satiné 185 gr et je les vends 5 €.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 15:55

J’ai pris avec mon smartphone deux photos qui illustrent le début de la mise en couleur pour du feuillage de pivoine.

Début de feuillage

Sur la première image figure la petite recherche en dégradé dans le mouillé de mon premier jus ; je prépare toujours une bande comme cela que je peux ensuite poser devant mon sujet pour voir si je suis dans les bonnes nuances. Le premier jus très liquide est posé sur toute la feuille. Je pose ensuite les autres couleurs dans l’ordre ici de gauche à droite. La surface doit rester assez longtemps humide pour faire fuser successivement au moins 3 de ces couleurs, il est important que mes jus soient assez concentrés pour qu’ils ne fusent pas trop loin de là où je les pose, surtout pour ne pas perdre les lumières, les brillances. Mais il ne faut pas non plus que le pinceau, chargé de pigments trop épais donc trop sec, se mette à boire le fond car sinon il n’y aura pas le temps de poser les verts plus foncés sans faire des marques… Quand la couleur est en train de prendre, on peut avec le pinceau de martre humidifié, aplati entre ses doigts et pris sur la tranche, éclaircir de fines nervures et cela peut nous guider pour la pose des glacis qui vont suivre.

Début de feuillage

Sur la deuxième image, en revanche, on peut deviner avec la grande foliole terminale qui est trilobée, que je l’ai traitée en deux fois en m’arrêtant à la grande nervure centrale, c’est plus logique et cela donne plus de temps pour moduler ses couleurs dans l’humide sur chaque moitié.

Je vous rappelle que j’anime bientôt un stage week-end à l’Arboretum de la Sédelle les 19 et 20 Septembre et qu’un autre aura lieu prochainement au Moulin de Seillant les 3 et 4 Octobre et ensuite comme celui de Toussaint au Mans est complet, plus rien avant Mai 2016. Vous pouvez consulter ma page « Stages » à ce propos !
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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 16:51

J’ai retrouvé quelques illustrations à l’aquarelle destinées à la compréhension de phénomènes géologiques. Comme ces fines aquarelles évoquent aussi la végétation, j’ai trouvé amusant de vous les montrer, je vous fais grâce de celles qui sont plus purement schématiques bien que je continue à en faire parfois à l’aquarelle pour peu qu’on me fournisse de bonnes bases de documentation car je n’y connais pas grand-chose en géologie, je l’avoue ! J’apprends quelques petites choses à chaque fois et c’est un avantage de ce métier !

La cluse du Vaudobin, au nord d'Argentan

La cluse du Vaudobin, au nord d'Argentan

Pour les gorges du Vaudobin (département de l’Orne) il fallait montrer qu’une faille traversant le grès dur, peu à peu, s’approfondit et s’élargit formant une cluse. A droite sur la pente un pierrier dont la formation est visible dans la coupe, reste bien dégagé. Sur les parties hautes c’est la lande à bruyères, à gauche le pierrier a été colonisé par des bouleaux et au fond coule le Meillon avec sa petite ripisylve d’aulnes et de frênes. Sans même parler de la coupe, je pense qu’une photo aérienne serait bien moins explicite.

Un haut-marais ou tourbière à sphaignes

Un haut-marais ou tourbière à sphaignes

La seconde illustration, je l’ai réalisée récemment pour le miniguide de la Salamandre sur la flore des tourbières.

Il s’agit là d’une tourbière bombée dont le centre uniquement peuplé de sphaignes et de quelques petites plantes carnivores ne peut accueillir aucune espèce d’arbres ou d’arbustes ; en lisière apparaissent en premier des pins à crochets souvent très déplumés, c’est la pinède à sphaignes. En périphérie on rencontre les bouleaux et les épicéas, c’est la pessière à sphaignes. En se décomposant les sphaignes forment la tourbe noirâtre au fond de la cuvette. C’est la présence d’une couche imperméable au fond de la cuvette qui permet que se forme ce « haut-marais ».

formation d'une bétoire

formation d'une bétoire

Et pour finir, savez-vous ce qu’est une bétoire ?

Et bien voila ce phénomène qui touche les pentes herbues du Pays d’Auge expliqué en 3 petits dessins : des infiltrations d’eau percent peu à peu la couche supérieure de marne puis creusent une cavité en dissolvant le calcaire en dessous et un jour c’est l’effondrement, très dangereux pour le bétail qui fréquente ces pâtures !

Pour les 2 premières illustrations plus complexes, c’était instructif de chercher à différencier les silhouettes des arbres même si c’est de la miniature, en fait ! Ce type de travail oblige à préparer des petits lavis et à les passer rapidement; je fais beaucoup d'essais pour voir comment réagissent mes mélanges et quels résultats ils donnent sur une surface unie, cela apprends aussi à connaître ses couleurs. Les différentes encres de couleur qui existent donnent des résultats très uniformes mais pas très vivants et c'est surprenant que finalement je préfère souvent des pigments minéraux comme le vert oxyde de chrome, le gris de Davy ou le caput mortum qui donnent un peu de grain et de consistance aux aplats.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 17:57

Pour traduire au mieux la luminosité de l’orange de la fleur du grenadier j’ai fait quelques recherches de couleur. Les échantillons qui suivront concernent la couleur du dessous, la première posée c’est pourquoi vous verrez que je m’intéresse surtout à ses performances quand elle fuse sur une zone humidifiée au préalable, ces capacités à rester telle ou se modifier en nuance quand on la dilue ou encore de s’effacer plus ou moins quand on essaie de l’éclaircir à l’eau pure une fois qu’elle est bien sèche.

Il s'agit de Punica granatum Legrelliae, cultivar très répandu pour l'ornement aux fleurs plus fournies en pétales

Il s'agit de Punica granatum Legrelliae, cultivar très répandu pour l'ornement aux fleurs plus fournies en pétales

Je ne cherche donc pas à essayer des glacis par-dessus mes essais, glacis pour lesquels j’ai d’ailleurs utilisé d’autres couleurs plus transparentes comme le jaune transparent ou l’or quinacridone en mélange avec la laque écarlate. Il n’est pas sûr que mon scanner puisse rendre les nuances subtiles que j’ai vues sur mes échantillons mais je vais quand même tenter de vous faire partager mes résultats !

Depuis quelques temps j’ai adopté l’orange de chez Sennelier alors qu’il me semblait auparavant que nous ne manquions pas de jaunes et de rouge pour composer de beaux mélanges. C’est un peu pour me conforter dans ce nouvel engouement que j’ai essayé deux mélanges en comparaison.

Fleur de Grenadier

Le premier mélange est tout Sennelier : il utilise le Vermillon français, un pigment organique de synthèse qui n’existe que chez eux (PR 242), qui granule un petit peu, est d’une grande intensité et n’est pas très transparent (pas grave puisqu’il est dessous). L’autre composante est le Cadmium citron véritable (PY35), un pigment minéral de synthèse très lumineux et opaque également. Le mélange de ces deux couleurs fuse joliment dans l’humide et s’éclaircit un peu à l’eau pure mais sans plus : il est assez solide pour bien tenir sous les glacis.

Le deuxième essai est tout Winsor et Newton : il allie un orange plutôt jaune orangé que je découvre également, l’Orange Winsor (PO62, un autre pigment organique de synthèse réputé pour le jaune, la Benzimidazolone), et ma Laque écarlate habituelle (PR 188, c’est un rouge de naphtol, moins récent). Sur cet essai on peut constater qu’il est plus facile d’atténuer la couleur à l’eau pure ; ce n’est peut-être une bonne idée pour une couleur de base qui doit être solide.

Fleur de Grenadier

Vous pouvez rapidement constater pour ce troisième échantillon que l’Orange Sennelier résiste assez bien à l’éclaircissement un fois sec et qu’il rosit très nettement quand il est éclairci d’eau. C’est pour cette raison qu’il nous est très utile ; en effet, je vous rappelle que dans une corolle florale orange il vaudra toujours mieux commencer par un ton clair et frais côté lumière qu’il sera toujours possible de réchauffer partout ailleurs pour la couleur propre, puis foncer pour les ombres.

Sur mes deux autres mélanges la couleur propre (c'est-à-dire la couleur moyenne du sujet, que j'ai cherché à obtenir dans les 2 premiers mélanges) simplement éclaircie d’eau n’est pas assez fraiche, trop saumonée. Les pétales fragiles et chiffonnés de ma fleur de grenadier ne devaient pas être trop orangés au départ sinon les lumières auraient disparues du sujet ! Du fait que cet orange pénètre bien dans le papier et le teinte vite, il faut faire bien attention de ne pas trop en poser au départ mais il tient très bien sous les glacis : on peut alors effacer une erreur de glacis pour en tester un autre et c’est un plus ! Cet Orange Sennelier, est le n° 641 de la gamme, c'est encore un pigment organique de synthèse, le PO 73 (Diceto-pyrrolo-pyrrole).

Toutes ces nouvelles couleurs monopigmentaires sont intéressantes à expérimenter et de plus elles sont solides et très stables à la lumière.

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 18:45

C’est bien sûr toujours le thème naturaliste qui m’occupe sur ce sujet, car les anciens ouvrages de botanique ou de zoologie sont tous ornés de magnifiques frontispices placés soit en regard de la page de titre, soit incluant le titre. Je collectionne ces images sur une page de Pinterest :

https://www.pinterest.com/clairefelloni/frontispices/

Le Jardin d’Eischtatt de Basilius Besler.
Le Jardin d’Eischtatt de Basilius Besler.

Le mot de frontispice a deux sens car il peut s’agir aussi, en architecture, de la façade ornée d’un grand édifice et en vérité on peut trouver un lien car ces gravures très savantes, si elles ne font pas figurer un portrait de l’auteur, représentent souvent une sorte de porche ou de fenêtre encadrée de colonnades et de chapiteaux sculptés, ouvrant sur un paysage ou encadrant le titre, comme c’est le cas pour le célèbre Jardin d’Eischtatt de Basilius Besler.

L'Exoticorum de Charles de l'Ecluse
L'Exoticorum de Charles de l'Ecluse

L’idée d’encadrement avec une trouée centrale reste visible même si les colonnes se trouvent remplacées par des personnages mythologiques ou encore par des éléments de flore et de faune de la région concernée par l’ouvrage. J’ai un petit faible pour cet en-tête de l’Exoticorum de Charles de l'Ecluse qui illustre des observations de Pierre Belon, un célèbre sarthois, grand naturaliste et voyageur du 17ème siècle.

Selectarum stirpium americanarum icones
Selectarum stirpium americanarum icones

Pour les relations de voyage, l’idée peut être aussi de faire figurer une carte de l’endroit dans un décor d’ambiance locale, qui nous rappelle les textes des philosophes du 18ème siècle sur le bon sauvage !

Brevis naratio... un ouvrage de Jacob le Moyne de Morgues et Théodore de Bry
Brevis naratio... un ouvrage de Jacob le Moyne de Morgues et Théodore de Bry

On peut également suivre l’évolution des techniques de gravures : les tout premiers frontispices sont des gravures sur bois, puis des eaux-fortes toujours au trait et en noir et blanc sauf s’il s’agit de premiers manuscrits originaux colorés par un peintre pour de riches particuliers ou des princes ! Plus tard la technique s’affine, c’est toujours de la gravure sur cuivre mais de savants encrages localisés dits encrages à la poupée, permettent d’obtenir de la couleur en ajoutant seulement quelques rehauts de d’aquarelle sur chaque exemplaire, mais il reste que ces ouvrages sont toujours de tirages limités et tous ne seront pas rehaussés de couleur avec le même soin, tout dépend du destinataire de l’exemplaire, ce qui fait que certains exemplaires livrés à des princes sont très rares.

Flora graeca de John Sibthorp
Flora graeca de John Sibthorp

Au centre est parfois figuré un paysage dans un cadre comme par exemple sur les têtes de chapitre de la Flora Graeca, de John Sibthorp magnifiquement illustrée par Ferdinand Bauer. On peut y retrouver des sites célèbres en Grèce comme le Mont Athos.

La guirlande de Julie peinte par Nicolas Robert
La guirlande de Julie peinte par Nicolas Robert

Dans les ouvrages de type florilège, il peut aussi s’agir d’une belle guirlande et la première très connue est sans doute la Guirlande de Julie. Cette charmante couronne florale a été peinte par Nicolas Robert au 17ème siècle sur parchemin pour ouvrir un recueil de poèmes dédiés à Julie d’Angennes. L’original est consultable sur le site de la BNF.

Selectarum Stirpium Americanarum Historia
Selectarum Stirpium Americanarum Historia

Certaines de ces couronnes sont très connues comme celle qui orne la page de titre des Roses de Pierre-Joseph Redouté. J’ai trouvé aussi une façon de guirlande illustrant un ouvrage célèbre de Nicolaus Joseph Jacquin, le Selectarum Stirpium Americanarum Historia

Sertum Orchidaceum,John Lindley.
Sertum Orchidaceum,John Lindley.

ou encore une autre plus discrète, sur le Sertum Orchidaceum de John Lindley.

Flore de G.F.W.Meyer,
Flore de G.F.W.Meyer,

Pour finir une page de titre toute simple mais que j’aime beaucoup par la qualité de son illustration d’un pied d’Hépatique et sa belle calligraphie. C’est une flore allemande de G.F.W.Meyer, de 1842.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 16:17

Au Mans, les deux journées de la Rose se sont tenues ce week-end des 20 et 21 juin au Jardin des Plantes. L’essentiel de la manifestation avec les rosiéristes et les barnums abritant associations et artisans divers se déroule toujours côté roseraie, mais je vais vous montrer un aperçu de ces journées de l’autre côté dans la salle du Jardin des Plantes au bout du jardin anglais, où se tenaient les expositions du Club du Bonsaï sarthois, du Musée de la coiffe de Fresnay sur sarthe et des aquarellistes botaniques de la SHS. De très beaux bonsaïs étaient exposés sous le grand cèdre devant la salle, certains très âgés !

Un petit secteur entouré par les panneaux où s’exposaient les aquarelles, était donc animé par mes anciens élèves et moi-même. Chaque année, autour d’une grande table nous peignons à l'aquarelle des roses d’après nature devant le public. Celui-ci est toujours très présent et s’intéresse fort à nous voir faire, nous pose des questions et s’étonne invariablement que nous représentions une vraie rose disposée devant nous dans un vase, tant il est vrai que peindre des sujets d’aquarelle d’après nature n’est plus si courant avec l’importance prise dans les activités artistiques par la photographie.

Journées de la Rose 2015
Journées de la Rose 2015

Je n’anime plus que 2 stages dans l’année au jardin des Plantes du Mans, ces stages se remplissent rapidement et ce week-end je cherchais plutôt à promotionner nos après-midis d’atelier, nouvelle formule.

La SHS (Société d’Horticulture de la Sarthe) propose maintenant dans cette salle du JP, des après-midis d’aquarelle botanique (environ 2 jeudis par mois) ouverts à tous, pour peu qu’ils cotisent à la SHS, qu’ils soient un peu familiarisés avec la technique de l’aquarelle et d’accord pour travailler d’après nature. Nous devons apporter chacun selon nos possibilités, des sujets de nature, des fleurs de jardin ou encore des fruits des légumes, etc… Je ne rechigne pas à donner quelques conseils à l’occasion mais je travaille aussi à mon sujet comme les autres.

C’est l’occasion d’échanger des points de vue, des manières de faire, de garder le contact entre nous et c’est beaucoup moins stressant pour moi !

Trois petites roses qui ne sont pas finies, mais je compte bien les achever et vous les poster bientôt!

Trois petites roses qui ne sont pas finies, mais je compte bien les achever et vous les poster bientôt!

Une petite forêt de hêtres : c'est comme ça qu'on dit!
Une petite forêt de hêtres : c'est comme ça qu'on dit!

Et pour finir gentiment voici quelques bonsaïs qui étaient exposés. Merci à Olivier pour toutes les photos de cet article!

PS: Surtout, ne m'envoyez plus d'arrhes pour le stage de Toussaint! Il est archi-plein et je ne peux plus prendre personne!

Journées de la Rose 2015Journées de la Rose 2015
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 21:34

Je viens de recevoir le miniguide n° 73 de La Salamandre de Juin-juillet 2015 ; il est illustré d’une série de petites aquarelles que j’ai peinte cet hiver et je trouve qu’il est très agréable à consulter !

Miniguide Flore des tourbières

La Salamandre est une revue bien connue des curieux de nature et ce numéro sur les carnivores est passionnant de A à Z. Il est intitulé : Les carnivores à l’attaque ! (voyage dans le monde inquiétant des tueuses de mouches et de libellules).

J’ai eu plaisir à représenter ces petites baies cousines de la myrtille, les très petites droséras et la grande et belle Sarracénie nord-américaine introduite en Europe et qui se maintient par endroits comme à Frasnes où j’ai pu l’admirer, sans pouvoir trop l’approcher car j’y aurais laissé mes bottes !

Le Comaret
Le Comaret

Le miniguide ne présente pas que des plantes carnivores! Voici deux autres des illustrations que j'ai réalisées, le Comaret ou Potentille des marais (Potentilla palustris) n’est pas trop rare mais le Bouleau nain (Betula nana),que j’ai eu la chance de bien voir dans le Jura est très localisé.

Miniguide Flore des tourbières

J’avais déjà illustré le miniguide n° 33 consacré aux fougères, un travail de dentellière à revoir là : http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-21051600.html

La revue fonctionne par abonnement, un miniguide est joint à chaque numéro.

www.salamandre.net

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 22:06

C’est la saison des fêtes des jardins ! En attendant les Journées de la Rose du Jardin des Plantes du Mans, qui se tiendront les 20 et 21 Juin, j’étais ce dimanche à la fête du domaine de Bois Doublé dans la campagne au Nord-est du Mans, qui avait lieu pour la première fois. C’est un charmant manoir du 17ème siècle mais remanié au 19ème siècle façon renaissance, dont vous voyez les tourelles derrière mon stand. Je n’ai pas eu l’occasion de voir à l’intérieur les fresques et tapisseries relatant les batailles d'Henri IV, du 17ème siècle, qui font beaucoup de son intérêt patrimonial. Devant mon stand un grand pigeonnier, c’était vraiment un bel endroit et le temps magnifique a fait de ce premier rendez-vous un succès !

A Bois Doublé

Dans un cadre aussi champêtre et avec mes voisins tous fort soucieux d’écologie et de produits naturels, j’avais prévu de faire la part belle aux légumes et aux fruits « de chez nous » ! Donc pas de bananes, de grenades, et d’agrumes mais mes Raves, mon Ail de Lautrec, ma feuille de Chou, ma Ciboule, mes Echalotes et puis les Fruits de la haie. Mais bien sûr, des fleurs aussi !

A Bois Doublé
A Bois Doublé
A Bois Doublé

Le petit bouquet de bouton d’or sur ma table m’a incité à inventorier les jaunes de ma palette leur luminosité, leur transparence et à chercher par des exercices basiques comment ombrer un jaune lumineux sans le salir, ce qui n’est pas simple. Depuis peu j’ai retrouvé avec plaisir l’usage de la Pierre de fiel de Sennelier et j’ai aussi l’Or Quinacridone de Winsor et Newton. Pour les glacis, tous les deux, il est possible de les casser avec un peu d’Outremer français sans que cela vire trop vite au vert. J’ai constaté aussi que l’Auréoline granulait un peu trop et que vraiment le Cadmium citron de Winsor et Newton est tout simplement irremplaçable pour commencer !

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 21:43
Les Promenades de Paris

Le 31 janvier dernier, lors de la découverte d’ouvrages de notre bibliothèque de la Société d’Horticulture du Mans, nous avons eu l’occasion de feuilleter le fameux livre de Jean-Charles Adolphe Alphand « Les Promenades de Paris » qui est une pièce maitresse du fonds.

De grand format, il est illustré de 487 gravures sur bois représentant des ambiances paysagères et urbaines avec des personnages, 80 gravures sur acier pour des plans, des coupes et élévations très précis de tout ce qui concerne les bâtiments et fabriques des parcs et des squares et même le mobilier urbain de la ville de Paris.

Nous avons ainsi pu admirer des dessins aux traits si fins que seule la gravure sur acier peut les produire, sur des sujets très variés tels que les grilles du Parc Monceau ou le puits artésien de Passy.

Les 23 grandes chromolithographies très colorées qui illustrent la partie centrale du livre sont plus axées sur la botanique ; c’est le chapitre « Flore ornementale des promenades de Paris ». De magnifiques dégradés de couleur dans les fonds mettent en valeur les corolles et le feuillage et prouvent la grande maitrise atteinte avec ce procédé.

Ces images nous montrent un choix de plantes qui pouvaient peupler les massifs des jardins de Paris en cette fin du 19ème siècle. J’ai pris quelques photos comme j’ai pu, que voici, mais l’ouvrage n’est pas aisé à manipuler et la lumière n’était pas très bonne !

Les Bégonias sont déjà présents à l’époque avec de nombreuses variétés : Begonia rex, begonia ricinifolia, begonia fuchsioides et prestoniensis.

Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris

Certaines de ces plantes sont toujours très courantes et utilisées en ville, par exemple celles qu’on appelle les « plantes molles de floriculture » : ce sont des espèces vivaces dans leur pays d’origine mais que l’on doit faire hiverner en serre froide dans nos régions ; elles retournent en pleine terre sur les plates bandes dés les beaux jours. Ainsi, une des planches représente le Cinéraire, Centaurea candidissima, une vivace bien connue pour son feuillage argenté en mélange avec Iresine herbstii, une curieuse petite plante molle de floriculture à feuillage rouge que les anglais nomment « Gésier de poulet » toujours très utilisée en bordures, en potées dans les jardins.

Pour certaines comme les Fuchsias hybrides, l’appellation plante molle peut surprendre car leurs tiges sont presque ligneuses, pourtant c’est ainsi qu’elles sont classées comme aussi les Pélargoniums. Sur une planche figurent 3 variétés de Pelargonium zonale inquinans, qui pouvaient être cultivés en plate-bande

Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris

Notre Jardin des Plantes du Mans a été conçu et dessiné dans ses grandes lignes par l’ingénieur en chef des Promenades de Paris Jean-Charles Adolphe Alphand, c’est sans doute pour cela que ce bel ouvrage figure dans la bibliothèque.

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