Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : aquarelle-bota-clairefelloni
  • aquarelle-bota-clairefelloni
  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
  • Contact

Stages

Pour les stages, cliquez 

Recherche Sur Le Blog

Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

Leçons en Pdf

Les clés usb: cliquez

1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:09

J’ai enfin terminé ma planche consacrée au Cactus de Noël, planche commencée à l’occasion d’un  stage de Mars de l’année 2011 !  Voyez là le compte-rendu  de ce stage,  .

cactusnoel1.jpg

Comme il est fastidieux de représenter toute la touffe de feuilles imbriquées qui part du sol, j’ai tenté d’intégrer la partie couleur dans un fond crayonné mais je ne suis pas convaincue du résultat… ce n’est pas aisé parfois de représenter ces petites plantes touffues !

cactusnoel3.jpgFaire figurer le collet d’une plante sans ses racines, s’avère souvent  ingrat et on ne sait trop comment s’en sortir ! J’ai regretté finalement de ne pas avoir dégagé les racines, c’est une partie de la plante qui aurait pu aérer un peu ma composition.  

Mon Schlumbergera fleurit régulièrement et abondamment. Depuis cette époque lointaine où je l’ai commencé, j’ai déjà repris des notes sur sa fleur qui ne figurent pas sur la planche au final car j’ai décidé de varier en montrant plutôt en détail une fleur blanche d’un autre pot, qui me charmait par les nuances rose-mauve sur son tube floral.

Voilà donc cette étude isolée  sur la fleur rouge que j’appelle ma « petite plongeuse » et du coup  pour comparer, la fleur blanche en plus gros plan.

cactusnoel5.jpg


cactusnoel2.jpgEt pour finir la palette s’il vous prenait l’envie de vous y mettre aussi !  (cliquez dessus pour la voir plus grande)

Vous y trouverez les mélanges de gris-mauve-rose que j’affectionne à base de vert émeraude plus rose ou rouge selon les cas.

cactusnoel4.jpg

Des nouvelles des Stages du Mans :

Je vous rappelle que deux week-ends sont prévus en Mai et Juin, dans la Salle du Jardin des Plantes du Mans.

Le premier stage, les 24 et 25 Mai pourrait revenir sur des Tulipes et des Pivoines de fleuriste, le second, les 14 et 15 Juin, sera dédié aux roses simples et doubles.

Voir les conditions sur ma page « Stages »

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
commenter cet article
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 14:02

Voilà une fleur que je voulais peindre depuis longtemps !

Il faut dire que la Fritillaire impériale est une plante anciennement introduite dans les jardins et souvent représentée dans les florilèges depuis la renaissance. C’est le botaniste Charles de l’Ecluse qui nous l’a ramenée de Vienne , cette bulbeuse y était arrivée de Turquie vers 1575. Elle ornait depuis bien plus longtemps les beaux jardins de l’empire ottoman tout comme sa cousine la tulipe !  

fritillaire-imperiale2ob.jpg

La couronne de bractées feuillées qui termine la tige lui a donné son autre nom de Couronne impériale. Sur les peintures qui la décrivent, notamment dans le célèbre herbier de Basilius Besler  «Le Jardin d’Eichstätt », elle montre parfois un deuxième verticille de fleurs ou encore sa tige s’épaissit et le bouquet floral devient énorme comptant au moins 40 fleurs ! Un courrier de 1582, d’un marchand londonien, Jacques Garet, atteste d’une hampe florale portant 72 fleurs !

Rien de tel dans les fleurs qu’on trouve maintenant chez les fleuristes! Nous voilà revenus à un modèle assez proche de son ancêtre sauvage que l’on trouve de la Turquie à l’Iran, avec une tige plus fine et 4 à 5 fleurs en un seul verticille, mais la fleur garde tout son charme du à sa couleur lumineuse tranchant sous la couronne de bractées vert tendre, et ses longues étamines dépassant de la corolle.

fritillaria2.jpg

La base du pétale (ou plutôt tépale), donc son onglet, qui se trouve en haut sur cette clochette, présente une couleur violine et une forme carénée plus nette que chez les tulipes, et bien visible surtout sur les 3 tépales externes. Ces carènes abritent d’ailleurs chacune, au fond de la fleur, une belle goutte de nectar ressemblant à une perle. La luminosité de l’orange vient du fait qu’il s’agit en fait d’un jaune d’or finement strié de rouge et pour obtenir cela à l’aquarelle, il faut absolument éviter de partir d’un fond trop orange !

Je ne peux résister à vous montrer la représentation ancienne que je préfère de cette fleur (déjà reprise à la page 20 de mon livre). C’est une peinture de Pieter Van Kouwenhoorn, dont le florilège date de 1630.


fritillaria1.jpgDe légers rehauts de blanc sont visibles et bien nécessaires pour ajouter de la profondeur aux bouquets, car c’est difficile sans repentir de rendre tous les raccourcis sur un verticille, qu’il soit composé de fleurs ou de feuilles !

Ma production paraît assez pâlotte en regard de cette image, mais je n’y ai passé que quelques heures de préparation pour le cours, qui m’ont donné envie de faire maintenant une vraie planche botanique en figurant une coupe sur la fleur montrant les perles de nectar, et aussi son bulbe et ses fruits qui sont intéressants !

Des nouvelles des Stages :

Le stage programmé les 27 et 28 Septembre 2014 au Moulin de Seillant dans l’Indre, aura pour thème  "Fleurs d'automne: Asters, Dahlias et compagnie". Voyez l’ambiance champêtre de ce lieu en allant sur ma page « Stages »

Le prochain stage dans ce lieu, «  Des Tulipes aux Pivoines », des 17 et 18 Mai n’a pas fait le plein mais nous sommes déjà une petite équipe qui attend juste de s’étoffer un peu !

Voir là le lien sur:  le Moulin de Seillant 

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Flore
commenter cet article
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:01

Peut-être vous souvenez-vous que j’exposais jusqu’au 15 Mars mes aquarelles au Nord de Caen sur le littoral à la Maison de la Nature et de l’Estuaire de Sallenelles.

signaturemail

  Samedi dernier, pour clôturer cette exposition, le  CPIE de la vallée de l’Orne avait décidé de proposer une Journée d’initiation à l’aquarelle botanique qui s’est déroulée à l’intérieur, dans une salle agréable où nous avions nos aises.

 

Il ne fait pas encore assez chaud pour peindre dehors, mais mes stagiaires avaient trouvé autour de la Maison de la nature des chatons de Saule et moi, pour garantir mon programme j’avais amené des petits pots de Viola cornuta.

C’est la première fois que j’anime ainsi une unique journée, d’ailleurs la matinée (10h-12h), fut surtout consacrée à une présentation des spécificités de cette aquarelle à thème botanique. Je dois dire que cette formule m’a beaucoup plu et je me suis rendue compte aussi que les participants, aquarellistes par ailleurs sur d’autres sujets,  sont volontiers tentés par cette durée plus courte qui leur a permis, l'après-midi,  de tester leur intérêt pour ce genre de thème.

stageunjour2

J’ai préféré pour ma démonstration, m’attacher au chatons de saule qui sont toujours aussi séduisants à peindre en combinant le flou du travail dans le mouillé, pour le soyeux gris des boutons non-éclos, et pour ceux qui sont épanouis, la précision des étamines posées en points direct sur le fond sec.

sallenelles2.jpg

DSC05401ob

 

 

 

Merci à Thierry, Brigitte et à toute l'équipe du CPIE pour leur assistance! Et peut-être à l'an prochain pour des coquillages !

Repost 0
Published by Claire Felloni
commenter cet article
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 19:10

Cet après-midi, nous avons profité de cet avant-goût de printemps pour nous promener le long de l’Huisne, et sur les talus, nous avons admiré longuement de belles populations de Corydales solides qui sont en fleur en ce moment.

Corydale.jpgCette modeste fleur qui passe assez inaperçue pour échapper aux cueilleurs de bouquets printaniers, est tout à fait spectaculaire quand on l’observe de près. Sa couleur rose violine vire au bleuté quand elle commence à passer.

corydal-macro2.jpgLes petites bractées digitées qui desservent les fleurs dans l’épi floral permettent de la différencier de la Corydale creuse, mais Corydalis solida est de toute façon plus commune que Corydalis bulbosa qui est plus orientale.

Elle est munie d’un éperon dressé et la façon qu’elle a de se cambrer pour présenter ses étamines soudées en une sorte de massue rainurée qui vient se bloquer dans sa gorge, lui donne une allure très particulière.

 

corydalevincaAvec la Pervenche

 

corydaleficaria.jpg

Avec la Ficaire

Je me suis amusée à photographier les compagnes de la corydale, toutes des ambassadrices du Printemps ! Je l’ai surprise à fréquenter la Pervenche (Vinca minor), la Ficaire (Ranunculus ficaria),

corydaleviolaci-dessus, la Violette (je pense : Viola odorata)

et enfin la Moschatelline (Adoxa moschatellina).

corydalemosca.jpg

Quel plaisir de détailler tous ces points de couleurs dans le talus !

corydal1-copie-1.jpg

J’ai peint cette petite corydale en 2011, et elle m’a servie à vous présenter mes vœux en 2012, mais je vous la reposte quand même pour illustrer l’article !

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Flore
commenter cet article
25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 16:33

Ce Kalanchoé  baptisé sur son étiquette "Amber manginii" est surement un hybride mais il provient de l’espèce Kalanchoe manginii, (syn. de Bryophyllum manginii.) une plante de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar et  poussant jusqu’à 2000 mètres  d’altitude sur des pentes sèches et rocheuses. Ces plantes vivaces peuvent atteindre une hauteur de 30 à 40 centimètres. Au plein soleil, qu’elles apprécient, les corolles prennent une couleur plus vive, plus rouge.(cliquez sur l'image pour gagner en dimension!)

kalanchoehybr2.jpg

Celui que j’avais apporté pour le cours portait des clochettes plus pâles ; il remplissait une large coupe à suspendre et nous avons coupé de nombreuses tiges qui, j’espère pour mes élèves, pourront donner d’autres plantes puisqu’elles semblaient posséder des racines aériennes qui dans la nature, au contact du sol, doivent contribuer à propager l’espèce !

Le profil de ces longues clochettes est moins simple qu’il n’y paraît : il ne s’agit pas de dessiner des campanules ! Les clochettes et les feuilles de gauche sont inachevées, je n'y ai pas posé les glacis de finition.

Voici la palette des couleurs utilisées:

kalanchoehybr1.jpg

Vous pourrez voir que cette fois, j’ai proposé de créer notre vert foncé par un mélange de Bleu Indigo et de Gomme-gutte (New Gamboge) ; cela donne très vite un vert sombre mais comme il est triste, pour les glacis, je le mélange et le densifie ensuite avec des verts plus gais à base de Permanent sap green. Sur ces feuilles un peu succulentes donc très lisses, nous sommes obligés de travailler dans le mouillé de façon efficace, il est préférable de ne pas avoir trop de glacis à poser. En effet, nous ne pouvons nous appuyer pour la pose de glacis  sur un quelconque graphisme ; les nervures sont invisibles et les effets de surfaces inexistants, ce qui rend les finitions délicates !

Des nouvelles des stages:

 Une seconde date,automnale, a été prise au Moulin de Seillant, les 27 et 28 Septembre 2014; mais le prochain week-end des 17 et 18 Mai n'est pas complet !

Allez voir , comme ce lieu de stage est agréable!

Vous pouvez voir les nombreux endroits où j'interviendrais  en 2014 sur ma page Stages

J’aurais ce printemps le plaisir d’exposer en Belgique, à Namur, pour la 41ème édition du  Festival des Plantes au château de Beez ; ce sera les 10 et 11 Mai 2014. Peut-être aurai-je le plaisir de rencontrer quelques uns d’entre vous qui suivez ce blog depuis la Belgique ! voir le site là: www.festivaldesplantes.be

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
commenter cet article
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:14

 Voici une planche que je viens d’achever ; elle montre deux Pélargoniums et c’était l’occasion de me pencher un peu sur le sujet.(cliquez dessus pour l'avoir plus grande et plus nette!)

pelargograndi1.jpg

Mettons de côté le Géranium lierre (Pelargonium  peltatum) ainsi que les nombreuses variantes du Géranium zonale (Pelargoniumn zonale), pour nous intéresser au Pélargonium à grandes fleurs (Pelargonium grandiflorum), dont il faut rappeler que dans l’hémisphère nord, il ne convient au jardin que pendant l’été, contrairement aux deux autres qui sont plus rustiques.

En fait, le genre Pelargonium presque exclusivement sud-africain, nommé premièrement par Pitton de Tournefort, est d’abord classé par Linné dans la famille des Géraniacées, puis on l’en détache en 1789 et c’est pourquoi les confusions persistent dans les noms communs des ces plantes.

P.grandiflorum Willd.

Le Pélargonium à grandes fleurs (Pelargonium grandiflorum Willd.) existe en temps qu’espèce sauvage mais dans les obtentions modernes trouvées souvent sous un nom d’hybride, Pelargonium x grandiflorum  ou  Pelargonium x domesticum, une autre espèce arrivée vers 1700 en Europe, le Pelargonium cucullatum, a apporté ses gènes !

Deux versions pour le véritable Pelargonium grandiflorum Willd. :

A gauche : Engler, H.G.A., Das Pflanzenreich, Geraniaceae, vol. 129, p. 503, fig. 64 E (1912)

ci-dessous : The botanist’s repository, de H.C. Andrews, vol. 1, t. 12 (1797-1798)

 En fait, il nous  semble  plus proche en apparence du petit cultivar appelé ‘Angel eyes’ qui figure en bas de ma planche et il sera plus correct pour la partie haute de mon aquarelle d'indiquer  simplement "Pélargonium des fleuristes". Quant au cultivar ‘Angel eyes’, on le trouve plutôt classé avec  l’espèce Pelargonium crispum !

P.grandifl-Willd-jpg

J’ai trouvé une note dans le tome 34 de la Belgique horticole (1884), consacrée au Pélargonium des fleuristes, qui a subi de telles manipulations qu’on semble ne plus bien connaître son ancêtre naturel…

A cette époque(1884), les équivalences données par l’auteur sont Pelargonium cucullatum, P.hortulanorum, P.speciosum et P. grandiflorum ; il affirme que "depuis un siècle, la plante venue du Cap de Bonne-Espérance  a beaucoup embelli grâce à une sélection artificielle bien ciblée des horticulteurs".

La planche couleur de 1884, qui paraissait avec l’article montrait des pétales un peu chiffonnés et ondulés aux couleurs pas tranchées qui rappellent notre goût actuel (et le sujet en haut de mon aquarelle) alors  que pour les années 1850, j’avais trouvé dans le tome 3 de L’Illustration horticole, à voir ci-dessous, une autre image de ces Pélargoniums de fleuriste aux pétales tout ronds, tels qu’ils étaient recherchés alors. L’illustrateur était invité à tricher avec la réalité pour montrer des critères idéaux. 

pelargo fleuristes

On voit ainsi dans quelle direction s’est opérée en partie la sélection ( surtout élargir les pétales) et comment certaines valeurs de 1855 comme par exemple la nécessité de présenter des fleurs très régulières presque circulaires, n’a plus cours 30 ans après ! D’autres critères comptent bien sûr, dans ces choix, la taille, la résistance aux maladies, etc… mais moins  la rusticité puisqu’on vise surtout à créer de belles potées d’intérieur.

resolver.jpg

 

Ci- dessus,"Favourite flowers of garden and greenhouse", d’ Edward Step , publié en 1897, nous montre une image déjà plus réaliste du Pelargonium grandiflorum.

A propos de cet autre taxon qui serait impliqué dans la création de notre Pélargonium des fleuriste soit Pelargonium cucullatum , en 1860, il est déclaré très commun par W.H.Harvey (dans « Flora capensis ») autour de Capetown, où il est utilisé comme plante ornementale mais il s’agit d’un arbuste qui peut atteindre 2 m de hauteur. Dans cet ouvrage W.H.Harvey le signale aussi comme cultivé en Europe depuis 1690 et déclare que des nombreux hybrides de jardins en sont issus.

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Flore
commenter cet article
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 22:01

Il s’agit cette fois d’une aquarelle d’ambiance que j’ai peinte en 2013 pour finaliser, par l’installation de pupitres didactiques, l’aménagement d’un sentier d'interprétation sur le site des pâtures d'Argentan, au bord de l’Orne.

Le dessin aquarellé principal représente une ripisylve avec plusieurs espèces emblématiques de ce genre de milieu qui n’a pas grand-chose d’exceptionnel à protéger sinon la qualité d’une végétation normale de bord de rivière si on lui laisse le droit de prospérer un peu sans que les tondeuses et taille-haies n’entrent en action trop souvent. L’aulne, le frêne, et le saule blanc forment le fond de cette aquarelle sous forme de silhouettes esquissées mais avec en partie haute trois détails en gros plan : les strobiles d'aulne, les bourgeons noirs du frêne, les chatons dorés du saule blanc.

paturargentan-ob.jpg

J’ai installé devant d’autres arbustes courants tels que le sureau noir, l’églantine, l’aubépine et le houblon qui est plutôt une liane (pour plus de netteté, cliquez sur les images !)

argentaneglantine3.jpgargentan2

Le trait de crayon m’a permis de rentrer un peu plus dans le détail de chaque espèce sans tomber dans une précision qui n’était pas demandée et la mise en couleur assez rapide à l’aquarelle rend le panneau plus gai.

argentan4.jpg

Les strobiles de l’aulne sont de petits cônes ligneux bruns, délivrant à maturité des multitudes de samares, c'est-à-dire des graines pourvues d’une aile qui aide à la propagation, pour l’aulne cette aile est circulaire (il faut une loupe pour le voir !) 

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Illustration
commenter cet article
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:51

Samedi dernier, nous avons présenté pour la troisième année, des ouvrages du fond de la bibliothèque de la SHS, dans la salle du Jardin des Plantes, au Mans.

J’avais rassemblé des représentations de Passiflores, d’Aristoloches, et de divers genres de plantes carnivores pour l’occasion, car ces sujets étaient très prisés au 19ème siècle.

icono2014.jpg

Puis nous avons essayé de montrer les différentes techniques utilisées pour illustrer ces ouvrages de botanique avant que la quadrichromie prenne inévitablement le dessus au cours du 20ème siècle.

Gravure sur bois : Il s’agit d’une taille d’épargne ; les bois gravés s’intercalent facilement avec la composition typographique de la page et seront utilisés plus longtemps qu’on pourrait le supposer, donnant des résultats très fins, surtout si l’on grave sur bois de bout.

eauforte.jpg

 

Gravure sur cuivre : On reconnaît à coup sûr une gravure originale à la légère cuvette que laisse la plaque de cuivre dans le papier lors de l’impression et aussi à la finesse du trait, qui effleure seulement le cuivre pour dégager le vernis (c’est l’acide qui creuse le trait d’eau-forte). J’ai montré des plaques de cuivre que j’ai gravées autrefois et quelques outils pour tenter d’expliquer au mieux cette technique d’impression, où le papier chiffon humide, écrasé contre la plaque gravée par un passage entre des rouleaux très puissants, va chercher l’encre qui subsiste au fond des tailles dans le cuivre : c’est une taille-douce, le contraire d’une taille d’épargne ! Quelques ouvrages de notre bibliothèque sont encore illustrés de gravures, mais le plus souvent pour tous les ouvrages du 19ème siècle qui constituent le fond de cette collection, c’est la Lithographie et la Chromolithographie qui sont utilisées. 

litho

La Lithographie pour l’usage botanique ressemble au début à un dessin au crayon ou plutôt à la pierre noire et de fait c’est à l’origine un crayon lithographique qui est utilisé sur une pierre (un calcaire au grain très fin). Ce crayon est idéal pour rendre les volumes, il donne de très subtils dégradés de valeurs, partant d’un noir profond. Mais ce beau trait doux de crayon sera ensuite remplacé par un graphisme plus fin tracé à la plume sur la pierre, ce qui autorise une plus grande précision.

photos-7130pfob.jpg Parfois les lithographies restent en noir et blanc mais à cette époque on réalise rapidement que l’intérêt de la lithographie, c’est de combiner le premier passage qui donnera le modelé, avec des aplats de couleur, pour obtenir des planches plus picturales. On le comprend aisément en voyant cette planche probablement inachevée dans le tome 6 de « La Belgique Horticole ».

Merci à Chantal qui nous prête deux lourdes pierres lithographique pour ces occasions !

L’intérêt de la lithographie est que l’artiste peut dessiner directement sur la pierre ; du coup, il n’est plus celui qui fournit un carton d’après lequel un graveur produira une gravure. On ne voit plus autant au bas de ces images les deux mentions anciennes, à gauche celui qui a dessiné (pinxit) et à droite celui qui a gravé (sculptit). Comme  dans ces représentations de botanique il s’agit d’une version moins « artistique » du procédé, il reste courant que le dessinateur confie son dessin à un atelier de lithographie ; on voit d’ailleurs apparaître les noms de ces ateliers au bas de l’image.

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Illustration
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:44

Les Anigozanthos, ou « Pattes de Kangourou », font partie de la famille des Haemodoracées  et sont tous des espèces endémiques d’Australie. Celle qui figure ici serait probablement à l’origine Anigozanthos flavidus DC., mais elle vient de chez le fleuriste et j’ignore son nom de cultivar. Les feuilles qui étaient très peu présentes dans nos bouquets ressemblent à celles des Iris.

anigozanthos pf

Je crains un peu que mes élèves aient trouvé ce sujet était un peu maigre et aérien ! Il faut, dans un tel cas, si on ne dispose pas du temps nécessaire pour réaliser une grande planche,  renoncer à figurer une silhouette générale pour se consacrer à un petit rameau et même, pourquoi pas, magnifier un peu le sujet en étudiant une fleur en détail.

J’ai tenté de faire s’entrecroiser trois brins mais n’ai pas eu le temps de peindre le troisième en arrière-plan ; le temps m’a même manqué pour pousser plus précisément au crayon ce rameau central, ce qui était devenu mon idée, et donc il faut considérer que ce petit travail est vraiment inachevé !

anigozanthostige

La base renflée de la fleur correspond à l’ovaire  et en fait il est difficile de voir dans ce tube velu une corolle, plutôt s’agirait-il d’un calice  tubulaire légèrement coudé et un peu plus profondément incisé à un endroit ce qui donne l’impression d’une légère zygomorphie dans l’étoile florale quand elle s’ouvre (voir «  zygomorphie » dans mes mots de bota,  ). L’absence complète de pétales intrigue un peu : l’intérieur de la fleur est vert tendre et contraste joliment avec l’extérieur jaune hérissé de soies rouges.

 Dans les tiges coexistaient le vert sombre et le carmin, ce qui au final donnait une impression très sombre mais il fallait essayer de les empêcher de se mélanger totalement pour éviter de se retrouver avec un noir complet qui aurait résulté d’un mélange homogène.

anigozanthosfleurs.jpg

Vous pourrez voir sur la palette de couleurs des calices ( cliquez sur l'image pour une meilleure définition), que je commence très jaune puis que je laisse fuser un peu de couleur moutarde sur le milieu, un peu de cramoisi d’alizarine sur la base et j’en profite pour sortir quelques poils sur la périphérie, mais attention, au final c’est surtout en glacis avec une pinceau très fin et du cramoisi bien concentré qu’il faut peindre les poils car il est important de bien laisser subsister du jaune surtout au milieu, là où les poils sont vus de face !

Attention : pour les fleurs de face, les anthères jaunes des étamines sont posées avant  le vert pâle (l’intérieur de la fleur).

Cet article va s’intégrer dans  l’index des Petites Leçons accessible dans la colonne de gauche ou en cliquant là.

Des nouvelles des stages : Le stage d’hiver, de 4 jours, approche ; il se tiendra du 4 au 7 Mars et sera consacré à des plantes d’intérieur, l’amaryllis, le clivia, ou des orchidées par exemple… avec dans l’idée de réaliser une vraie planche botanique sur l’espèce choisie. J’ai pour le moment 4 inscriptions et je peux prendre jusqu’à 8 personnes, voir les conditions sur ma page "Stages".

Repost 0
Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
commenter cet article
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 19:48

 

Il y aura deux expositions de mes travaux en ce début d’année 2014 !

La première est déjà en place, à l’Ecopôle du Forez, du 2 Janvier au 28 Février 2014

http://www.ecopoleduforez.fr/

photos 9285

nef.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette expo montre des aspects variés de mon activité d’aquarelliste de nature, avec des paysages, des insectes en plus des habituelles aquarelles à thème botanique. Elle se tient dans la Nef, une belle structure moderne en bois qui est avant tout un observatoire pour les oiseaux.


signaturemail.jpg

La seconde exposition se tiendra à la Maison de la Nature et de l’Estuaire de Sallenelles, au Nord de Caen du 8 Février au 15 Mars 2014. Celle-là va reprendre toutes les illustrations sur des sites naturels réalisées pour le Conseil Général de l’Orne, plus d’autres travaux plus personnels et variés (les Naturalias, des insectes, quelques études florales). Le dernier jour, soit le 15 Mars, il sera proposé un atelier d’initiation aux techniques du dessin et de l’aquarelle naturaliste, ce sera à voir plus en détail sur le site du CPIE de la Vallée de l’Orne

http://cpievdo.fr/la-maison-de-la-nature-de-l-estuaire-de-l-orne/

Des nouvelles des stages :

Un stage d’atelier a eu lieu à la mi-décembre à Thomery près de Fontainebleau.

J’avais apporté des bouquets d’Hélianthes et des légumes, mais en fait, je me suis adaptée aux demandes individuelles. A ce propos, je vous rappelle l'existence, sur la colonne de gauche du blog, de mon "Index des petites leçons" sur lequel vous pourrez trouver par exemple des conseils pour peindre l'Hélianthe

P1200091.jpg

 

 

Nous étions accueillis dans la belle maison d’une des participantes (merci Florence !). Le groupe envisage de renouveler l’opération pour un stage plus ouvert sur le jardin aux environs de la fin-juin 2014. La ville de Thomery est une curiosité car elle reste sillonnée de hauts murs qui hébergent depuis des centaines d’années, des vignes de raisin de table d’un côté et des fruitiers de l’autre ; on peut peut-être distinguer ce haut mur de belles pierres blanches sur cette photo !

Le prochain stage à Thomery serait ouvert pour d’autres participants. C’est à suivre sur ma page « Stages »

Repost 0
Published by Claire Felloni
commenter cet article