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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 19:00

Peu de couleurs cette fois-ci!

 En faisant du rangement dans mes cartons à dessin, j’ai retrouvé deux dessins qui datent d’une époque lointaine où j’étais encore très influencée par les leçons de perspective construite apprises à l’Ecole Boulle. Loin de me sembler aride et dépassé, cet enseignement de grande qualité m’avait beaucoup intéressée pour l’usage possible sur un plan créatif. A cette époque, dans les années 80, il n’existait aucune assistance informatique pour réaliser ce genre de chose, les outils étaient des crayons secs bien taillés, des compas et de longues règles pour éloigner les points de fuite, des épingles pour marquer ces points et des calculs jusqu’à un certain point, mais aussi une habitude pour évaluer à l’œil certains raccourcis quand les calculer devenait trop compliqué.

Fantaisies de perspectives

Partir dans l’imaginaire en se posant sur une base construite voilà ce qui me plaisait comme j’ai fait par exemple avec ce dessin sur calque d’un immense portail très influencé aussi par les leçons retenues d’histoire de l’art concernant les chapiteaux corinthiens et les feuilles d’acanthe. La botanique a toujours influencé les arts décoratifs, d’ailleurs, ces feuilles d’acanthe, j’ai appris aussi à l’école Boulle à les dessiner en vue de les sculpter sur des panneaux de bois en atelier.

Sur ce dessin, j’ai voulu trois points de fuite, le troisième en hauteur pour donner la notion de grande hauteur de mon édifice !

Fantaisies de perspectives

Avant d’aborder la perspective, on commençait en première année par apprendre à dessiner très finement des entrelacs géométriques de telle sorte que les raccords de courbes ne se voient pas comme par exemple sur ce dessin le labyrinthe qui figure sur l’étendard et comme la précision ne me pesait pas non plus j’aimais cela. Ce dessin était un projet de gravure qui n’a jamais vu le jour…

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 10:06

La dune grise, c’est cette partie en arrière de la dune mobile ou le sable est stabilisé par une végétation rase que j’ai chaque année beaucoup de plaisir à détailler, l’appareil photo à hauteur du museau d’un lapin.

dunegrise1

Au printemps, c’est surtout le Rosier pimprenelle (Rosa pimpinellifolia), qui me réjouit. Couvert d’aiguillon, il sait fort bien se défendre et cela le sauve car il est si tentant à cueillir ! Il est souvent accompagné de l’Euphorbe de Portland (Euphorbia portlandica) et cette année sur mes dunes, l’Orchis morio était très présent aussi avec quelques pieds à variante rose pâle.

dunegrise2.jpg dunegrise4.jpg

L’Orchis bouffon (Orchis morio) n’était pas la seule orchidée visible sur le terrain ; l’Ophrys araignée (Ophrys sphegodes) et même l’Orchis grenouille (Coeloglossum viride) étaient au rendez-vous !

dunegrise3.jpgUne autre petite espèce typique des dunes rases est l’Euphraise casse-lunette ou Herbe aux myopes et c’est vrai qu’il faut bien la repérer car elle est discrète !

L’Orchis bouffon apprécie les sols calcaires comme beaucoup d’Orchidées ; alors que fait-il là sur le sable me direz-vous ? C’est que ce sable du littoral est très riche en débris coquilliers donc en calcaire et ces petites orchidées y ont trouvé un refuge.

bouffon1

      Je connais depuis longtemps ce petit orchis des pelouses calcaires sèches, de l’Orne et du Nord de la Sarthe, et j’en avais tiré une gravure en taille-douce que voici, où il cohabite avec le Polygala. Ma gravure couleur nécessitait un encrage à la poupée et quelques rehauts d’aquarelle sur chaque tirage. Je vous avais expliqué cette technique dans un autre article du blog à propos d’un Ophrys abeille, voir là.

bouffon2

 Vous voyez en bas la version au sortir de l’impression. Sur la version finale (en haut), il était important d'ajouter à l’aquarelle des rayures vertes sur le casque de l’Orchis bouffon qui sont un critère de reconnaissance pour cette petite orchidée.

J’ai mis en place un deuxième stage de terrain du 11 au 14 Juillet, dans des jardins locaux autour du Mans car le premier était complet mais je n’ai qu’une inscription ferme pour le moment… voir les conditions sur ma page Stages‘ si cela vous intéresse.

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Published by Claire Felloni - dans gravure taille-douce
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:56


Voilà des noms bien calamiteux pour cette si élégante espèce forestière de chez nous ! 
Comme je n'aurai pas beaucoup de temps ( Je descends dans le Gard pour la semaine: stage oblige), j'ai pensé montrer un projet aquarelle pour de la carte postale (datant de 1993) et l'adaptation que j'en ai tiré pour une gravure au burin.

Voici d'abord la gravure de mon Iris foetidissima

La couleur de cet iris est plus ou moins contrastée; je l'ai rencontré à l'ombre presque totalement de cette couleur vieux-rose qui lui a donné ce nom d'iris gigot.

                                                                                                                                                                                                






Celui que j'avais peint à l'aquarelle ne portait cette couleur que sur ses parties centrales , les tépales recourbés vers le bas qui ne sont pas très larges étaient plus marqués de mauve-lilas.





















Le détail de la fleur gravée permet peut-être de comprendre que le coeur de la fleur est encré localement (à la poupée) avec une couleur d'encre sanguine alors que le reste de la plaque est encré en vert foncé, sauf la capsule qui est encré en sépia.

Je vous ai déjà fait un article sur cette technique des encrages 'à la poupée' très utilisés au 19 ème siècle pour les gravures de botanique. Pour une petite révision cliquer



Les rehauts de couleur qui viennent sur chaque estampe:
- un jus de vert sur tiges et feuilles
- un peu de gomme-gutte sur le coeur
- une touche de mauve sur les pétales
- de l'orange sur les graines



Je ne vais pas donner beaucoup de nouvelles pendant 8 jours, bonne semaine à tous !

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Published by Claire Felloni - dans gravure taille-douce
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 22:51


C'est un peu un prétexte pour vous parler d'Eau forte et de Pointe sèche.
Ces deux techniques de gravures sur cuivre donnent des estampes à l'allure bien différente.







Le détail du trait ( je vous montre ici des agrandissements) permet de bien faire la nuance:
 
 - l'Eau-forte, chère à Rembrandt, donne un trait beaucoup plus doux, très libre car c'est l'acide qui le creuse, la plaque étant couverte d'un vernis protecteur que la pointe dégage sans forcer.




Le chêne de la Lambonnière est une eau-forte que j'ai gravée et tirée en 1993, à l'occasion d'une souscription lancée par l'AFFO (Association Faune et Flore de l'Orne) qui visait à sauver ce très vieil arbre de la commune de Pervenchères.
120 souscripteurs ont aidé l'AFFO a acheter cet arbre vénérable, dont 80 qui ont mis un peu plus pour garder un souvenir de leur geste sous la forme de cette gravure.


 
- La Pointe sèche est une attaque directe du cuivre à l'aide d'une pointe d'acier qui le griffe sans enlever un copeau (à l'inverse du burin); les barbes de cuivre subsistent de chaque côté du sillon. Au tirage, l'encre se loge sous ces barbes et donne un trait velouté et imprécis avec une tension du trait.







La gravure des clôtures, encore plus ancienne, représente un petit coin du Cotentin, vers Surville, avant que ne soit construite la route touristique qui a pas mal matraqué les paysages de la côte Ouest.

   

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 10:00

Pour illustrer les ouvrages de Botanique, les anciens avaient mis au point des techniques astucieuses qui permettaient d'obtenir de la couleur en ne gravant qu'une seule plaque de cuivre.
Dans les années 90, j'ai cherché à comprendre et retrouver ce savoir-faire et j'ai produit quelques estampes à thème purement botanique, en voici un exemple avec une orchidée sauvage, peut-être la préférée des amateurs du genre : l'Ophrys abeille (Ophrys apifera)

                                                   



Voici l'estampe telle qu'elle sort à l'impression avec des encrages localisés dits :
" à la poupée"

La plaque gravée est encrée partout avec cette couleur d'un vert sombre, un peu grisâtre et froid qui convient très bien pour le rendu du modelé dans le feuillage.
Le cuivre est ensuite essuyé dans son ensemble; seules quelques parties localisées sont réencrées avec de petits tampons de tarlatane qu'on appelle des poupées, puis réessuyées délicatement avec de papiers de soies.
 

C'est la première étape du procédé !

Un bon taille-doucier obtient une grande continuité dans le tirage.




                                    


Deuxième étape:
Chaque estampe est reprise ensuite séparément et reçoit quelques rehauts de couleur à l'aquarelle, souvent sur les fleurs. Ici, le rose des sépales et des touches d'un vert plus gai sur la verdure autour de l'ophrys.
Ces rehauts doivent être très simples et prendre peu de temps à poser...




Les célèbres recueils de Pierre-Joseph Redouté sur les Liliacées et sur les Roses sont réalisés de cette façon car la lithographie n'avait pas encore pris le dessus.
Les rehauts de couleur par des 'petites mains' sur les gravures de botanique sont de tradition très ancienne puisqu'ils se pratiquaient déjà sur les bois gravés  de la Renaissance.
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 15:12


Après mon dernier article si classique, j'ai fouillé encore plus profond dans mes cartons, et j'ai envie, pour faire souffler un vent de nouveauté dans mon blog, de vous montrer quelques 'fantaisies' des années 80.
La nature m'a toujours inspirée, mais je prenais quelques libertés avec elle...

 
J'ai pratiqué à cette époque, la Gravure taille-douce, et j'ai beaucoup aimé graver le cuivre, à l'eau-forte, au burin et à la pointe-sèche, et finalement comme la couleur me manquait, j'ai tenté la technique classique avec deux plaques qu'il faut bien repérer pour qu'il ne se produise pas de décalage au tirage des estampes.
Pour chacune de ces deux gravures, deux plaques ont été nécessaires :
- sur la première, domine le trait  gravé avec un peu  d'aquatinte
- sur la seconde, quelques grandes plages colorées obtenues à l'aquatinte
( je reparlerai plus en détail de ces techniques de gravure, à l'occasion)
Sur certaines zones, on peut voir que les impressions se superposent.

 

 

 

Ne pas croire surtout qu'il est 'rentable' de faire de la gravure, du fait qu'une cinquantaine d'exemplaires sont imprimés au bout du compte ! car on ne compte pas ses heures à aboutir son projet, graver le cuivre et  mettre au point le tirage. Il ne faut donc pas s'étonner qu'une estampe reste assez chère à l'achat, mais quel beau métier d'artiste que celui de graveur en taille-douce !
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