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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 18:40

Une fois n’est pas coutume, j’ai peint à l’aquarelle trois duos d’oiseaux ; pour le plaisir et d’après les photos de mon compagnon repiquées sur ses Carnets naturalistes sarthois dont je vous rappelle le lien sur numeriscopages.com : http://christian.kerihuel.free.fr/obsarthe/present.html

En cherchant aux dates ci-dessous, dans sa colonne de gauche, vous pourriez retrouver ces photos !

Par exemple les Mésanges bleues : un individu en date du 30 décembre 2016 à la mangeoire dans le jardin et une autre le 2 novembre 2015 à Saint Pavace, en bord de Sarthe avec une belle lumière.

Par exemple les Mésanges bleues : un individu en date du 30 décembre 2016 à la mangeoire dans le jardin et une autre le 2 novembre 2015 à Saint Pavace, en bord de Sarthe avec une belle lumière.

Début Aout 2016 un Martin pêcheur photographié dans un affût des Côtes d’Armor et celui de gauche provient d’une autre séance photo au Mans le 4 juillet 2014.

Début Aout 2016 un Martin pêcheur photographié dans un affût des Côtes d’Armor et celui de gauche provient d’une autre séance photo au Mans le 4 juillet 2014.

Les 22 au 25 Février 2016, autour de Cancale, des Fauvettes pitchous (Sylvia undata) que j’ai pris bien du plaisir à peindre dans le fouillis des tiges de prunellier!

Les 22 au 25 Février 2016, autour de Cancale, des Fauvettes pitchous (Sylvia undata) que j’ai pris bien du plaisir à peindre dans le fouillis des tiges de prunellier!

Vous pouvez les voir en plus grand en cliquant dessus.

Je suis tentée de continuer maintenant que j’y ai pris goût et j’ai déjà repéré une belle série de photos sur un sizerin flammé et un grand choix de roitelets à triple-bandeau…  je vais bientôt faire mon marché pour une nouvelle fournée d’aquarelles d’oiseaux, c’est sûr ! Pour la première fois, j’ai travaillé sur le Fabriano artistico, toujours un papier satiné 300gr, j’emploie toujours d’habitude le satiné Arches et je voulais comparer. Pour le moment il me semble très proche en qualité, je n’ai pas encore senti de grosse différence et je vais continuer avec celui-là pour mes oiseaux !

J’ajoute à cette occasion une page spéciale « Aquarelles d'oiseaux » pour mes ventes d’aquarelles originales qui sera permanente dans la colonne de gauche du blog :

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/2017/09/aquarelles-d-oiseaux.html

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 15:43

Je suis pour le moment sur une planche de Pivoine dont l’harmonie colorée est un peu délicate à rendre sur du papier blanc ! Elle présente au cœur une sorte de gros pompon jaune et sur le pourtour de la corolle des grands pétales blancs à peine lavés de rose par endroits.

Etude préparatoire pour "Primevère"

Etude préparatoire pour "Primevère"

Cette pivoine se nomme « Primevère », c’est une obtention française de 1907 par Lemoine.

Le charme de cette variété réside dans ce cœur touffu composé de nombreux pétales en languettes d’un jaune assez pâle qui se complique par la présence intercalée de quelques pétales plus grands en boucles blanches. On voit à peine les carpelles vert clair au centre. Il convient d’éviter de salir ces belles couleurs pâles en posant les glacis qui donneront le volume.

Je suis partie pour le pompon, du jaune Auréoline additionné d’Outremer et très éclairci d’eau (2), avec la possibilité d’ajouter très peu de Magenta permanent pour que les ombres plus soutenues ne virent pas trop au verdâtre(3).

D’autre part pour les pétales blancs du tour, j’ai choisi comme base un mélange que j’aime bien de Bleu de Cobalt plus Rouge indien très dilué : la couleur obtenue varie d’un  gris bleuté à un gris rosé (5) et (6). Un apport très mesuré de vermillon français accentue par endroits les reflets rosés. Pour le rosé, 8 est possible aussi (Rouge indien+ Auréoline).

Comme vous pourrez peut-être le comprendre sur ma palette d’essai (assez confuse), les deux mélanges de base (2) plus (5) ou (6) donnent en mélange toute une gamme de gris très clairs (7 et 7’).

 

Après ces notes de terrain prises en mai de cette année, je vous montre deux photos de la planche en cours de fabrication, d’abord les premières étapes sur la corolle. Pour le bouton et tout le feuillage, j’ai davantage avancé dans la pose des glacis. Je préfère finir par le modelé dans la fleur lorsque sur le tour les contrastes  sont bien établis.

 

Le bouton prêt à s'ouvrir est plus rose

Le bouton prêt à s'ouvrir est plus rose

Bien sûr cette pivoine fera partie de la collection 2017 du conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches !

Voici le lien sur la boutique: 

http://www.chateaudesourches.com/boutique/aquarelles/

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 18:30

Ma pivoine « Georges Paul », dans sa deuxième version dont je vous ai déjà parlé dans un article récent, est finie et voici à quoi la planche ressemble au final avec tous ces glacis. Sur les pétales, ce sont principalement des glacis en balayages légers avec le violet de cobalt. Le feuillage a été réalisé avec une base très lumineuse: un mélange d’Auréoline et de Véronèse avec bien sûr plus d’Auréoline dans les contrejours et plus de Véronèse ( c’est le Sennelier n° 847) dans les reflets. Les glacis ensuite sont surtout à base de Vert de vessie permanent car le feuillage de cette pivoine restait assez clair et lumineux avec des touches rougeâtres en lisière des feuilles.

"Georges Paul" ou "Souvenir d'Adrien Sénéclauze"

"Georges Paul" ou "Souvenir d'Adrien Sénéclauze"

J’ai fait ces derniers temps de nombreuses études sur le terrain dans les douves sèches du château de Sourches qui abritent le conservatoire de la pivoine pour réaliser les futures planches de cette année dont la collection ne cesse de s’agrandir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le week-end dernier, j’animais un stage à l’Arboretum de la Sédelle et nous avons eu un temps splendide qui rendait presque inutiles les lampes disposées sur les tables. Au menu un beau choix de fleurs de l’arboretum et aussi du jardin voisin de Nadine que je remercie grandement de nous avoir permis de cueillir au moins dix variétés différentes des roses qui prolifèrent dans son jardin.

Paul Robert a peint je crois "Belle sultane"!

Nous avions aussi quelques belles clématites que certaines stagiaires ont préféré peindre. Voici un peu de l’ambiance de ce stage d’atelier.

Merci à mes stagiaires de m'autoriser à poster ces quelques photos!

 

 

 

 

Le stage se déroule dans une dépendance aménagée donnant sur la prairie au dessus de l’entrée de l’arboretum que bien sûr mes stagiaires n’ont pas manqué de visiter ! C’est toujours pour moi un plaisir de descendre dans la Creuse pour animer ce stage de printemps !

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:41

Tel est le titre du dernier Miniguide que j’ai illustré pour les éditions de La Salamandre.

Si vous êtes abonné à cette agréable revue de nature, vous recevrez ce miniguide en même temps que votre numéro d’Avril-Mai ; peut-être l’avez-vous déjà reçu ! Souvent ces miniguides sont repris dans un format un peu plus grand sur des ouvrages plus complets comme cela a déjà été le cas pour mes fougères dans le guide nature « en forêt » ou encore pour la flore des tourbières dans le guide nature « au bord de l’eau ».

Pour cette Flore des sommets, cela m’a amusée de représenter des plantes en coussinets comme le silène acaule, plus facile à voir que les androsaces. J’ai travaillé souvent d’après des photos que j’avais moi-même prises dans la Vanoise, dans le Beaufortin ou dans le Queyras, réveillant ainsi des souvenirs bien agréables ! Cette flore souvent naine pour résister au vent se pare de fleurs soit petites mais en nappes denses, soit uniques mais en proportion assez grandes et en tout cas très colorées, du fait du rayonnement solaire plus riche en ultra-violets, alors pour l’illustrateur botanique, c’est un sujet de choix !

 

Le miniguide: un dépliant recto-verso qui tient dans la poche

Le miniguide: un dépliant recto-verso qui tient dans la poche

Voici les 2 guides nature de La Salamandre qui reprennent les miniguides

Fougères

et

Flore des tourbières

Pour ces illustrations il n’est pas toujours possible de travailler d’après nature mais ce serait faisable dans l’optique d’une vraie planche botanique, de prendre des notes de terrain sur place si la météo le permet… bien que certaines comme la soldanelle poussent en lisière des plaques de neige, ce qui demande de ne pas être frileuse ! D’autres plantes comme des saxifrages ou des primevères spécifiques de certains massifs montagneux poussent carrément dans des fissures de parois verticales, il vaut mieux alors être alpiniste et photographe. D’autant que pour la plupart de ces plantes, elles sont protégées et ne doivent en aucun cas être prélevées.

Les petites gentianes bleues ne sont pas toutes des gentianes printanières (gentiana verna), il en existe une autre assez commune et plus tardive : gentiana bavarica.

Beaucoup d’autres genres, dans cette flore montagnarde, présentent des variantes subtiles suivant les saisons mais aussi suivant les massifs où on les rencontre avec parfois une répartition assez limitée comme par exemple la Pensée du Mont-Cenis (viola cenisia), endémique des Alpes occidentales. En comparaison le silène acaule (silene acaulis), possède une large répartition arctico-alpine.

Pour en revenir à de l’aquarelle botanique d’après nature, vous aurez sans doute bientôt des nouvelles d’un stage au jardin des Plantes du Mans, qui aura lieu le week-end prochain ; il est complet, mais par contre il y a encore de la place pour des stagiaires au:

Week-end printanier de l’Arboretum de La Sédelle

qui aura lieu les 27 et 28 Mai 2017.

C’est un lieu où j’ai toujours beaucoup de plaisir à me rendre pour animer un stage, il faut prendre directement contact avec Nell qui nous accueille et s’occupe des inscriptions (contacts au bas de l'affiche).

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 19:00

Peu de couleurs cette fois-ci!

 En faisant du rangement dans mes cartons à dessin, j’ai retrouvé deux dessins qui datent d’une époque lointaine où j’étais encore très influencée par les leçons de perspective construite apprises à l’Ecole Boulle. Loin de me sembler aride et dépassé, cet enseignement de grande qualité m’avait beaucoup intéressée pour l’usage possible sur un plan créatif. A cette époque, dans les années 80, il n’existait aucune assistance informatique pour réaliser ce genre de chose, les outils étaient des crayons secs bien taillés, des compas et de longues règles pour éloigner les points de fuite, des épingles pour marquer ces points et des calculs jusqu’à un certain point, mais aussi une habitude pour évaluer à l’œil certains raccourcis quand les calculer devenait trop compliqué.

Fantaisies de perspectives

Partir dans l’imaginaire en se posant sur une base construite voilà ce qui me plaisait comme j’ai fait par exemple avec ce dessin sur calque d’un immense portail très influencé aussi par les leçons retenues d’histoire de l’art concernant les chapiteaux corinthiens et les feuilles d’acanthe. La botanique a toujours influencé les arts décoratifs, d’ailleurs, ces feuilles d’acanthe, j’ai appris aussi à l’école Boulle à les dessiner en vue de les sculpter sur des panneaux de bois en atelier.

Sur ce dessin, j’ai voulu trois points de fuite, le troisième en hauteur pour donner la notion de grande hauteur de mon édifice !

Fantaisies de perspectives

Avant d’aborder la perspective, on commençait en première année par apprendre à dessiner très finement des entrelacs géométriques de telle sorte que les raccords de courbes ne se voient pas comme par exemple sur ce dessin le labyrinthe qui figure sur l’étendard et comme la précision ne me pesait pas non plus j’aimais cela. Ce dessin était un projet de gravure qui n’a jamais vu le jour…

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 16:22

Pour vous présenter mes meilleurs vœux, j’ai dégoté une image de saison de ce verdier dans la froidure, et je vais aussi faire d’une pierre deux coups car il s’agit d’une illustration extraite du Guide des Curieux de nature. Cet ouvrage vient d’être réédité, j'y ai travaillé comme illustratrice pour l’auteur Vincent Albouy, son propos très original a rencontré beaucoup de succès puisqu’il ressort additionné de 2 scénettes qui en 2005 ne s’imposaient pas encore, l’une sur le Frelon asiatique et l’autre sur les Coccinelles asiatiques.

curieux de nature 2017

Des observations que l'on peut faire lors de promenades ou même dans son environnement proche, se succèdent au cours des saisons. Par exemple, ici, la chenille du flambé a sorti son « osmeterium », orangé, qui doit dissuader le prédateur en lui rappelant combien elle est mauvaise !

Les scènes sont décryptées par l'auteur, qui nous invite à jouer les détectives en approfondissant notre connaissance des milieux naturels, l'intérêt final étant de mieux respecter et protéger la nature.

J'ai eu beaucoup de plaisir à mettre en scène et en image tout ce bestiaire, à découvrir les us et coutumes d'espèces connues (mammifères, oiseaux) ou méconnues, notamment dans la petite faune des insectes. Toutes ces espèces adoptent des techniques astucieuses pour se nourrir, se défendre; elles produisent aussi des constructions étonnantes pour chasser ou se reproduire

Les citadins ne sont pas oubliés mais, à vrai dire, j’envie fort celui qui aura la chance d’admirer le Bombyx de l’Ailante (12 cm d’envergure quand même) !

Les citadins ne sont pas oubliés mais, à vrai dire, j’envie fort celui qui aura la chance d’admirer le Bombyx de l’Ailante (12 cm d’envergure quand même) !

Pour élaborer les 150 illustrations, je disposais d'une riche documentation de Vincent Albouy, j'ai marié ensuite le trait, le lavis d'encre et l'aquarelle à mon idée.

Ce bouquin à la fois ludique et instructif se trouve dans le rayon nature de toute bonne librairie; il peut aussi être commandé chez l'éditeur dont voici le site:

www.delachauxetniestle.com

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 20:51

Je vous montre cette fois-ci de petites illustrations réalisées pour un « Carnet du petit naturaliste » dédié à un site naturel du département de l’Orne.

La ripisylve au fond des gorges

La ripisylve au fond des gorges

J’avais marié la pierre noire, l’encre de chine en lavis et l’aquarelle pour ce chantier. C’est un mélange un peu bizarre, le rendu me rappelle la lithographie, sans doute à cause du trait un peu velouté de la pierre noire ressemblant au trait du crayon lithographique. Au fond des gorges, un cours d’eau vive où se reflètent la ripisylve et une source m’avaient inspiré de petits paysages à l’aquarelle que j’avais peint d’après le reportage photo réalisé sur les lieux. Sur ces aquarelles d’illustration, j’ai utilisé un peu aussi la pierre noire pour apporter des accents contrastés dans les branchages afin de clarifier un peu le fouillis végétal. Un Chevreuil, un Cordulégastre et un Martin-pêcheur, traités en noir et blanc sur le côté, rappellent la faune présente au fond de ces gorges.

La vue de la tourbière avec son cheminement et une grosse touffe de Blechnum en premier plan montre l'exemple du mariage simple de la pierre noire, ce crayon charbonneux beaucoup plus précis et solide que le fusain, avec des lavis d’encre de chine. On peut tailler ce crayon pour obtenir une pointe assez fine s’il n’est pas choisi trop gras (il existe en H).

Tandis que les lavis établissent plutôt les grandes zones en nuances de gris, par exemple pour que le gris de la lisière forestière au fond fasse ressortir la clarté sur la tourbière elle-même ; la pierre noire sert pour les graphismes légers vers les fonds ou bien accentués pour un premier plan qui fait ombre chinoise.

 

Même mariage pour illustrer cette grotte où réside une fée qui au vu de la taille du trou ne devait pas être bien grosse !

 

Et retour à de la couleur pour cette conversation entre la Decticelle des bruyères et le Criquet des ajoncs. Très certainement ils vous souhaitent de passer de :

Bonnes Fêtes !

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:43

J’ai fait quelques recherches sur cette belle pivoine que je peins en ce moment d’après mes notes de terrain prises en Mai dernier au Château de Sourches, et il s’avère que les horticulteurs ne sont pas d’accord sur son origine. Elle est pourtant très identifiable et bien différenciée des autres avec ses pétales à 2 couleurs, carminés au cœur et pratiquement blancs sur les bords. Le cœur n’est pas toujours agrémenté de ces étamines pétaloïdes qui figurent sur mon sujet ; il est parfois plus simple et laisse paraître les carpelles au milieu alors que sur mon sujet ils sont invisibles. Le feuillage de cette pivoine est splendide, très lumineux, intense et brillant et les boutons et les tiges très carminés également.

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

D’après Alain Tricot, elle est une création pour leur maison, de Cayeux en 1937. La maison Cayeux est surtout renommée pour les Iris et aucune allusion à cette pivoine n’est faite dans leurs collections, ce qui peut sembler bizarre… Il existe également une aubriète « Jeanne Cayeux », du coup j’ai cherché à savoir qui était Jeanne Cayeux et je n’ai rien trouvé sur la toile !

Pour une autre maison réputée pour ses pivoines, « Les pivoines Rivière », Jeanne Cayeux serait une obtention plus récente de Cauderon pour la maison Rivière. L’intérêt pour les pivoines d’André Cauderon est bien connu, j’ai d’ailleurs peint juste auparavant une pivoine de son cru (« Alexandre ») qui figurera bientôt dans la collection de Prints du Château de Sourches. Je vous rappelle à ce propos (et pour vos cadeaux de Noël), le lien sur la boutique du château qui présente maintenant davantage de pivoines et venant d'autres peintres que moi:

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

 

Quoi qu’il en soit, voici après mes notes de terrain quelques vues de l’avancement du travail pris dans le feu de l’action avec mon téléphone portable donc la qualité des images n’est pas aussi bonne que sur les scans mais l’original est toujours tendu sur son contreplaqué. Je n’ai pas encore contrasté le feuillage avec des glacis et la corolle florale en est aux premiers travaux de mise en couleur : il ne s’agit pas de trop terminer un endroit tant que le reste n’est pas placé en couleur ! Au début c’est surtout les nuances de couleurs qui sont recherchées ensuite les glacis donneront plus d’intensité et de contraste pour le modelé en valeurs de mon sujet.

Le tout début et l'état d'avancement actuel
Le tout début et l'état d'avancement actuel

Le tout début et l'état d'avancement actuel

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 21:37

Je suis en ce moment sur la réalisation de mes nouvelles planches 2016 pour le Conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches. Les prints de grande qualité, numérotés et signés, qui en seront tirés ensuite par les édtions d'art TIPEA, seront ajoutés à la collection déjà existante commencée l’an dernier et qui fait maintenant appel à plusieurs autres artistes. Sans trop vous dévoiler de mes planches terminées, je peux quand même vous montrer ma démarche de travail.

Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"
Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"

La floraison s’étage de la mi-Avril à la mi-Juin environ ; il faut surtout profiter de cette période pour prendre des notes sur place, mémoriser les dimensions et les couleurs justes que l’appareil photo n’est pas capable de traduire.

Une pivoine, une fois épanouie, continue de changer de couleur entre le début et la fin de sa floraison, c’est le piège qui peut nous guetter si l’on se base sur la vision d’une seule journée.

Pour celle dont je vous montre ici les notes préparatoires, j’ai pu étudier un bouton de façon assez détaillée lors d’une première visite, puis noter plus rapidement la fleur bien ouverte en m’attachant surtout aux couleurs en lumière naturelle. Sur mon brouillon qu’on voit posé ci-dessous sur le tabouret, j’ai surtout précisé la zone où les pétales s’écartent révélant la profondeur de la tête florale.

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Un fragment de Joséphine
Un fragment de Joséphine

La pivoine s’étant révélée plus volumineuse par la suite, j’ai dû corriger la forme d’après mes photos. L’idéal pour moi n’est pas que le sujet se trouve en plein soleil car la forme se perd dans les contre-jours apportés entre les pétales et en fait je tâche de profiter que le soleil soit un peu voilé pour les nombreuses photos que je prends par la suite. Pour mieux percevoir la forme et les emboîtements de pétales c’est bien préférable. Il existe au cœur d’une pivoine une luminosité naturelle due probablement au fait que les pétales se renvoient des couleurs chaudes. Les pétales extérieurs au contraire accrochent plus facilement des nuances claires et fraiches.

On pourrait croire que le feuillage est toujours un peu semblable en couleurs comme en forme générale, et ce n’est pas du tout le cas ; il est parfois assez mat avec de grandes folioles terminales comme pour cette « Joséphine Sénéclauze » que je vous montre ici, et parfois il est beaucoup plus clair et découpé avec des folioles plus petites. Si le feuillage est brillant le rendu est forcément très différent avec des contrastes bien plus forts !

Pour revoir les prints des pivoines 2015, vous pouvez vous rendre sur la boutique du château :

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 15:39

La prochaine planche botanique que je vais réaliser devra faire figurer côte à côte deux petites printanières des talus, la Corydale solide (Corydalis solida) et la Corydale creuse (Corydalis cava).

La première est assez commune par endroit et j’ai la chance d’en trouver tout près de chez moi le long de la Sarthe ; la seconde en revanche est plus difficile à trouver mais je pense l’avoir vue dans la région d’Annecy et je dois bientôt confirmer mon identification de l’an dernier sur le terrain !

C’est le bulbe qui est plein dans la C. solida et creux dans la C. cava. L’autre différence notable se trouve dans les bractées situées à l’aisselle de chaque fleurette ; celles de la Corydale solide sont de petits éventails digités. Les deux plantes ne dépassent guère 20 cm à la floraison et pour meubler ma planche, il faudra figurer des détails et coupes de fleurs, puis de fruits, et une coupe sur le bulbe.

Détails pour la Corydale solide

Détails pour la Corydale solide

Ma loupe éclairante
Ma loupe éclairante

J’ai découvert les vertus de la loupe éclairante pour étudier ces petits détails dans mes études préliminaires et même si jusque-là j’avais pu m’en passer (étant myope ma vue de près était très bonne), l’âge venant, cet outil est devenu indispensable ! Il faudra tout de même que je sois attentive à la température des couleurs car il me semble que cette lumière très blanche les durcit et bien sûr une lumière du dessus écrase les contrastes. Je reste toujours convaincue que rien ne vaut une source de lumière naturelle et latérale pour rendre une plante vivante et qu’on la perçoive bien en volume.

Corydale à la loupe

La loupe éclairante donne une vision purement scientifique où ne figure guère que la « couleur propre », c’est-à-dire dépouillée des valeurs d’ombres et de lumière qui s’y ajoutent pour rendre le volume.

Pour finir je vous rappelle que j’anime encore quelques stages ce printemps, celui du Mans début Mai est déjà bien rempli mais un autre week-end au Moulin de Seillant qui s'intéressera plus particulièrement à la flore printanière des environs du moulin, est programmé les 21 et 22 Mai.

Les conditions sont visibles sur l'affiche ci-dessous. Nous en sommes à 3 inscriptions; même si je peux mieux m'occuper de chacun, 3 c'est un peu juste et ce serait bien dommage d'y renoncer car le lieu et la formule en demi-pension sont très attrayants ! Contactez-moi si cela vous intéresse et je vous renverrai sur le mail de la présidente de l’association.

Corydale à la loupe
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