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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 19:38
Cônes et Cupules

Cônes des conifères

Chacun peut le dire : le cône est le fruit des Conifères, mais attention, c’est aussi le cône mâle au moment de la floraison et aussi le jeune cône femelle avant qu’il grandisse et se lignifie. D’ailleurs, ce fruit ne ressemble pas toujours à une pomme de pin, loin de là ! Par exemple, on pourrait théoriquement parler de cônes à propos des baies de Genévrier ou des arilles de l’If, bien qu’en fait on le fasse rarement.

Cônes et Cupules

Les cônes des Sequoias répondent davantage à l’idée que l’on se fait d’un cône. Cette idée est très liée au phénomène suivant que l’on pourra mieux observer sur des jeunes cônes de Pins avant qu’ils soient trop ouverts : c’est une disposition mathématique spiralée des écailles qui permet d’en caser le plus possible, la suite de Fibonacci.

Cônes et Cupules
Cônes et Cupules

Ceci est bien sûr important à repérer pour dessiner correctement ces cônes. Quand le cône est bien ouvert, comme sur ma pomme de Pin weymouth, il est plus difficile de repérer les spirales de construction ; il convient de chercher avant tout le bon placement des écussons, qui sont la partie externe et losangée de l’écaille qui était seule visible sur le cône fermé. Relier ensuite ces écussons à l’axe central en profondeur est alors plus facile.

Dans l’illustration du cône de Pin pignon ou Pin parasol (Pinus pinea), j’ai ressorti une écaille qui sert de berceau pour deux pignes. Ce sont des graines protégées par une paroi dure et dépourvues ici d’une aile alors que souvent chez les Pinacées du moins, les graines sont ailées.

Par extension, et du fait d’une ressemblance morphologique, on utilise assez souvent le nom de cônes pour les fruits du Houblon ou de l’Aulne, ce qui peut prêter à confusion mais l’habitude est prise !

Cônes et Cupules

Cupules des cupulifères, bogues

La cupule c’est la petite coupe qui retient pendant un temps les fruits secs des Cupulifères comme le Hêtre, le Noisetier, le Chêne et même le Châtaignier. En regardant de près la cupule du gland on peut reconnaître qu’il s’agit d’un involucre lignifié dont les petites bractées se sont plus ou moins agglomérées. Dans les cas du gland et de la noisette, la cupule enchâsse un akène à parois très dure : une nucule.

Cônes et Cupules

Bien que l’aspect de la faine et de la châtaigne semble différent il s’agit bien, enserrant les akènes, d’une cupule qu’on appelle plus communément une bogue.

Cônes et Cupules

La variabilité morphologique des cupules des Cupulifères semble un peu déroutante surtout avec le fruit du Charme, une Bétulacée de l'ordre des Fagales, qu’on peut tout de même sentir proche du Noisetier (Corylacée de l'ordre des Fagales aussi). La bractée foliacée du Charme,trilobée et accolée à chaque nucule est une cupule à sa façon. En réalité les Bétulacées, les Corylacées et les Fagacées forment un groupe homogène et différencié des autres familles dans l'ordre des Fagales.

Cônes et Cupules

A ce propos il faut bien faire la différence avec le fruit du Marronnier : le marron n’est pas un akène mais une grosse graine à l’intérieur d’une capsule et non d’une cupule. Sur un akène, il reste toujours des vestiges des styles au sommet, on le voit bien sur la châtaigne et la faine ; ce n’est pas le cas chez le marron qui est tout rond. Le marron a grossi dans sa capsule aux dépens des autres graines qui ont avorté et l’intérieur de la bogue montre les cloisons écrasées des deux autres loges originelles de la capsule. Le marronnier n’appartient donc pas à cette famille des Cupulifères.

Voir cette page plus explicite :

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/marron.htm

Ma rubrique "Mots de Bota" compte maintenant 24 articles, On peut y accéder par un lien que voici: Mots de Bota

Vous pouvez aussi y accéder en tapant un mot dans le petit moteur de recherche de la colonne de gauche du blog!

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 10:23
Le monotrope sucepin
Le monotrope sucepin

Je vous transmets ces quelques révisions qui m’ont été utiles !

Le Monotrope sucepin est une plante parasite sur les racines d’arbres divers dont le pin. Voici la définition d’une plante parasite d’après la Flore vasculaire de Basse-Normandie de Michel Provost : « Plante totalement dépourvue de chlorophylle ne devant sa subsistance qu’à des prélèvements de matière organique opérés sur d’autres êtres vivants », avec 3 exemples, le Monotrope, mais aussi les Orobanches et la Cuscute.

Il existe beaucoup d'espèces d'orobanches, leur détermination n'est pas facile bien qu'elles aient chacune leur plante-hôte préférentielle !

Il existe beaucoup d'espèces d'orobanches, leur détermination n'est pas facile bien qu'elles aient chacune leur plante-hôte préférentielle !

Mon illustration de la Cuscute du thym ici grimpant dans de l’Ajonc montre en coupe grossie les suçoirs qui pénètrent jusqu’au cœur de la tige.

Mon illustration de la Cuscute du thym ici grimpant dans de l’Ajonc montre en coupe grossie les suçoirs qui pénètrent jusqu’au cœur de la tige.

La Lathrée clandestine
La Lathrée clandestine

La Lathrée clandestine est également une plante parasite sur les racines de peupliers, aulnes et saules. Elle forme au pied de ces arbres de superbes coussins roses très surprenants. On note chez toutes ces plantes que les feuilles sont réduites à de petites écailles discrètes et pâlottes puisqu’elles ne sont pas utiles pour la photosynthèse.

Un hémiparasite: le Gui
Un hémiparasite: le Gui

J’ai choisi pour la plante hémiparasite, la définition donnée par Bernard Boulard dans son Dictionnaire de Botanique : « un végétal supérieur qui, encore pourvu de chlorophylle mais en quantité insuffisante, ne prélève aux dépens de son hôte qu’une partie des aliments organiques dont il a besoin pour vivre ».

L’exemple cité est le Gui (Viscum album), c’est le plus connu mais on peut ajouter que nombre de plantes de la famille des scrophulariacées sont dites hémiparasites : le Rhinante, le Mélampyre, les Pédiculaires, les Parentucelles et les Euphraises, entre autres. Leurs racines se sont transformées en suçoirs pénétrant dans les racines d’une autre plante pour y puiser de la sève brute.

Une hémiparasite: la Pédiculaire
Une hémiparasite: la Pédiculaire

La différence la plus visible avec les vraies plantes parasites est donc que les hémiparasites sont capables d’une photosynthèse normale, leurs feuilles sont vertes et en dehors du gui dont la position est aérienne pour les autres qui s’attaquent aux racines de leur plante-hôte, il est bien difficile de deviner qu’elles sont hémiparasites !

Une mycohétérotrophe: la Néottie nid d'oiseau
Une mycohétérotrophe: la Néottie nid d'oiseau

Quant aux plantes saprophytes, la Nouvelle Flore de Belgique donne une définition qui au premier abord semble très claire : « Plante dépourvue de chlorophylle, tirant de l’humus les substances nécessaires à sa vie, généralement par l’intermédiaire d’un champignons vivant autour de ses racines ou dans celles-ci ». Il n’y a pas de suçoirs, mais une sorte de symbiose avec les filaments végétatifs d’un champignon associé aussi aux racines d’un feuillu particulier(Mycorhize). La Néottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis) a longtemps été considérée comme un exemple de plante saprophyte, avec aussi d’autres orchidées repérables par l’absence de feuillage vert telles le Limodore où l’Epipogon. Les autres orchidées de France sont chlorophylliennes et donc ne restent dépendantes de la présence d’un champignon au niveau de leurs racines que pour assurer la germination des graines. Cependant on considère maintenant que le vrai saprophyte est le champignon qui décompose la litière forestière et qu’en fait l’orchidée parasite ce champignon… Et on emploie maintenant pour ces orchidées le terme de mycohétérotrophe.

Beaucoup d'autres termes spécifiques à la Botanique font l'objet de 22 articles différents dans ma catégorie "Mots de Bota" (lien dans la colonne de gauche) avec bien sûr des illustrations issues de mes anciens travaux pour les éditions Gallimard, Delachaux et Niestlé et Nathan.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:10
Etamines pétaloïdes du camélia
Etamines pétaloïdes du camélia

Pétaloïde est un adjectif qui peut qualifier beaucoup plus de pièces florales qu’on peut l’imaginer à priori !

La fleur classique en coupe de profil nous montre partant de la tige, des bractées, un calice formé de sépales, puis des pétales, parfois des nectaires puis des étamines et au sommet de cette pyramide le stigmate. Le terme de pyramide n’est pas faux mais valable seulement pour les fleurs évoluées pour lesquelles les fonctions des pièces florales sont bien différenciées avec des nombres constants. Pour beaucoup de fleurs plus primitives il vaudrait presque mieux parler d’une disposition en spirale. Cette disposition archaïque existe par exemple chez le magnolia, le camélia ; elle se caractérise par une certaine variabilité dans le nombre des pièces de chaque couronne et par la présence de pièces intermédiaires qu’on a du mal à nommer. Par exemple chez certains camélias le cœur s’enrichit d’étamines pétaloïdes sur la zone de passage entre les pétales et les étamines.

L'ancolie de profil
L'ancolie de profil

Chez les renonculacées, les sépales deviennent souvent pétaloïdes et donc ce que nous nommons pétales la plupart du temps, n’en sont pas vraiment. Les anémones, les clématites, sont dans ce cas : il y a passage direct d’un calice pétaloïde aux étamines et aux carpelles qui sont nombreux. Entre la couronne de ces tépales et les étamines, on voit parfois apparaître des nectaires comme chez les hellébores. Les renonculacées ont évolué ensuite stabilisant le nombre de leurs pièces florales et pour finir nous réservent des surprises ; voyez par exemple l’Ancolie qui possède un calice de 5 tépales pétaloïdes puis à l’intérieur 5 grands nectaires pétaloïdes avec un long éperon en crochet : il n’y a pas de vrais « pétales » dans l’Ancolie.

Pétaloïde

Voici ce que présente la fleur soulevée et vue de face.

Le périgone de 6 tépales du Lis
Le périgone de 6 tépales du Lis

Chez les Liliacées, la structure florale est très constante et basée sur le chiffre 3 ; on parle plutôt de tépales pétaloïdes que de pétales et ces 6 tépales forment un périgone. Cependant il existe souvent une petite différence visuelle entre les 3 tépales extérieurs plus étroits et pointus et les tépales intérieurs plus amples et parfois un peu plus colorés ou ondulés. Je le perçois bien chez les tulipes ou chez les lis.

Les bractées pétaloïdes du Bougainvillier
Les bractées pétaloïdes du Bougainvillier

Des bractées pétaloïdes sont très fréquentes également pour rendre attirantes des fleurs qui sans cela passeraient inaperçues par les insectes pollinisateurs. Regardez de plus près une fleur d’Hortensia, ou de Cornus des jardins et vous verrez au cœur un groupe serré de toutes petites fleurs très anodines ! C’est le cas aussi pour le Bougainvillier, ci-contre.

Le stigmate pétaloïde de l'Iris
Le stigmate pétaloïde de l'Iris

Le stigmate pétaloïde de l’Iris avec ses 3 grandes pièces recourbées élargies et à bordures ondulées jaillissant du cœur qui du coup se trouve bizarrement vide, est une curiosité également. Les étamines se trouvent cachées sous les styles. Sur cette petite recherche de couleur qui s’intéressait plutôt aux grands tépales chamarrés de violet, je vous ai fléché les trois pièces du stigmate.

Cet article fait partie d'une série "Mots de Bota" qui comporte déjà 21 articles! j'ai le plaisir de constater dans mes stats qu'un de ces articles est très souvent consulté: monoïque, dioïque.

Vous pouvez y accéder par la colonne de gauche dans les Catégories.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 18:46
Scabre, scarieux, hyalin

Un nouvel apport pour ma rubrique "Mots de Bota" sur trois adjectifs qu'on trouve dans les Flores :

Scabre, rude, râpeux au toucher. Ce sont souvent une tige ou une arête qui accrochent quand on passe le doigt du fait de la présence de mini aspérités disposées en biais. Les tiges triquètres et coupantes de certains Carex, les arêtes qui carènent les épillets de graminées sont parfois scabres. Le bord des feuilles de la Garance voyageuse l'est également.

Scabre, scarieux, hyalin

Les tiges et rameaux riches en silice des prêles sont scabres et servaient d’ailleurs d’abrasif autrefois!

Scarieux, s’emploie pour des parties d’une plante qui sont membraneuses, sèches et un peu translucides, jamais vertes mais plutôt parcheminées.

Chez les scirpes, les carex, les bractées sont souvent scarieuses.

Un bel exemple se trouve sur la Leuzée conifère ou encore le Catananche, deux astéracées du Midi dont les bractées du capitule présentent cet aspect à la fois coriace et délicat.

Certaines bractées argentées forment de fausses ligules comme autour du cœur de la carline acaule : elles sont scarieuses également ainsi que les stipules foisonnants de la Paronyque argentée qui de par leur finesse sont déjà (pour moi) presque hyalins !

La Paronyque: une véritable entreprise de peindre un tel sujet!

La Paronyque: une véritable entreprise de peindre un tel sujet!

Scabre, scarieux, hyalin

Hyalin a le même sens mais donne une idée de fragilité et de transparence plus nette. C’est le cas des gaines « diaphanes » qui enveloppent les feuilles du crocus ou de l’Iris réticulé (ci-dessus) ou d’autres bulbeuses car ces gaines fragiles sortant d’un bulbe sont à l’origine des tuniques externes dans le bulbe. Les spathes des narcisses deviennent souvent hyalines en séchant, prennent une allure de papier de soie et tombent assez vite. Dans les descriptions des flores et souvent au sujet des capitules d’astéracées, on parle de bractées à marges hyalines quand les bords en s’amincissant deviennent translucides, presque transparents et se déchirent très facilement.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 17:48

La planche du Volubilis est finie ! Si vous avez suivi les différentes étapes sur ce blog, vous la connaissez déjà bien et le résultat final ne vous causera guère de surprise !

J’ai ajouté un petit fruit, une capsule, d’après des photos de mon commanditaire car mon Ipomoea indica ne produit pas de capsules dans la contrée trop nordique où j’habite.

Volubile, Volubilis

Et puisque Volubilis en latin signifie « qui tourne aisément », j’en profite pour évoquer brièvement ce mot de volubile pour ma rubrique « Mots de bota ».

Une plante volubile possède la capacité d’enrouler sa tige autour d’un support ; elle ne se sert d’aucun autre moyen pour grimper, ni vrilles ni crampons. Elle possède une capacité formidable du bout de sa tige qu’on nomme la flèche, à osciller à la recherche d’un support sur lequel elle pourra commencer à s’enrouler. C’est le mécanisme compliqué de la circumnutation, sur lequel les scientifiques se sont beaucoup penchés.

Le premier de ces savants fut Charles Darwin qui à la fin de sa vie étudia en chambre les comportements de plants de Houblon, d’Ipomée, de Haricot d’Espagne et de Liseron. Il note par exemple que le Volubilis dont l’enroulement est dextre, (dans le sens inverse des aiguilles d’une montre), est plus lent que le Houblon qui lui, est senestre (comme également le Chèvrefeuille). Ces termes de dextre et senestre prêtent beaucoup à polémique suivant que l’on se place de l’extérieur ou dans la spirale !

Volubile, Volubilis

Pour moi (et pour une partie de ces scientifiques…) qui me place au dehors, le Chèvrefeuille tourne donc dans le sens des aiguilles d’une montre. Il a la force nécessaire quand il prend de l’âge pour étrangler le support qu’il a choisi car ce dernier, lui aussi, continue à grossir. On rencontre parfois des arbustes déformés en pas de vis comme sur cette illustration au brou de noix que j’avais réalisé pour un Almanach des fleurs sauvages (Terre sauvage/Delachaux et Niestlé).

Ma catégorie "Mots de bota" compte à ce jour une vingtaine d'articles, vous la trouverez dans la colonne de gauche.
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 18:39
le Souci (Calendula arvensis)
le Souci (Calendula arvensis)

Une plante Annuelle boucle tout son cycle de végétation dans une seule année, de la graine qui s’enracine à la graine qui est produite avant les grands froids de l’hiver, durant lequel il ne reste aucune feuille ni racine en principe. Une vraie annuelle commence sa floraison en mai-juin et les fleurs se succèdent tant qu’il ne fait pas trop froid !

J’ai trouvé dans mes cartons quelques illustrations d’annuelles moins connues que les Coquelicots et Bleuets comme par exemple le Souci (Calendula arvensis), le Fumeterre officinal (Fumaria officinalis), la Bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris) ou encore la discrète Guimauve hirsute (Althaea hirsuta).
la Bourse à pasteur
la Bourse à pasteur

En novembre, j’ai encore quelques nigelles en fleur bien qu’elles soient fort petites. Je sais qu’elles se ressèment toutes seules et je me demande s’il peut y avoir plusieurs générations sur ma plate-bande dans la même année. La période de dormance nécessaire pour qu’une graine germe de nouveau est-elle compatible avec ce cas ?

Pour la Bourse à pasteur, ci-contre, cela ne m'étonnerait pas!

Des messicoles telles que la nigelle ou le bleuet, la nielle sont en fait des « annuelles d’hiver » ; il est bon qu’elles commencent leur cycle en automne ou en hiver, voir cet article sur Tela botanica :

http://www.tela-botanica.org/page:plte_messicole?langue=fr
le Fumeterre officinal
le Fumeterre officinal

En les semant au printemps, on court le risque qu’elles fleurissent moins bien voire même qu’elles meurent avant la floraison car un froid hivernal leur est nécessaire. L’an dernier mes pavots, semés à l’automne précédent ont été superbes !

Annuelles, bisannuelles

Les annuelles ne sont pas capables de stocker durablement les substances de réserve produites par la fonction chlorophyllienne, car elles ne possèdent pas d’organes adaptés pour cet usage (bulbes, rhizomes et tubercules).

Deux années pour la Carotte !
Deux années pour la Carotte !

Si le cycle végétatif nécessite 2 ans, il s’agit de Bisannuelles comme la Carotte.

Les bisannuelles passent souvent l’hiver sous forme de bourgeons voire d’une rosette qui offrent moins de prise au gel. En terre subsiste un système racinaire plus ou moins efficace pour constituer des réserves qui serviront à produire une belle floraison la deuxième année.

Là aussi, la période de froid que subit la plante est importante pour son fleurissement futur : c’est la vernalisation.

Annuelles, bisannuelles

Les Bisannuelles meurent à la fin de leur cycle de 2 ans mais comme ce sont souvent des populations de plusieurs pieds dont l’évolution s’est décalée dans le temps, nous n’en prenons pas vraiment conscience.

la Vipérine
la Vipérine

De nombreuses plantes qualifiées d’annuelles peuvent se comporter en vivace si le climat (un hiver doux) le permet. La résistance de leurs parties aériennes au froid est déterminante. La formation des graines reste une garantie de survie et c’est la reproduction par graines qui permet d’éviter l’appauvrissement génétique d’une population.

A l’inverse, de nombreuses plantes qui sont vivaces dans leur région d’origine à climat chaud ne pourront survivre au jardin qu’en tant qu’annuelles (le volubilis sera plus vivace dans le midi et plutôt annuel au Nord de la Loire).

le Bouillon blanc
le Bouillon blanc
Dans la flore sauvage de France, la majorité des herbacées sont des vivaces et heureusement car ce sont celles qui résistent le mieux aux mauvais traitements que nous leur faisons subir ; les vraies bisannuelles sont moins fréquentes : citons les Molènes (par ex. le Bouillon blanc), l’Oenothère ou Herbe aux ânes (Oenothera biennis), la Vipérine (Echium vulgare), la Digitale (Digitalis purpurea).
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:23

La Nervation signifie la façon dont sont agencées les nervures d’une feuille et constitue un des critères de reconnaissance pour cerner au moins le genre où on trouvera une espèce précise. Pour le dessinateur, la nervation est un élément important à observer, un support graphique pour mettre en place puis animer les surfaces du feuillage. 

nervation1

 

En plus de conduire la sève jusqu’au bord du limbe, les nervures ont aussi un rôle de charpente non négligeable. Lorsque le végétal se décompose, elles subsistent plus longtemps et nous dévoilent leur structure dans le détail comme c’est le cas pour cette feuille de peuplier en herbier, que j’ai simplement scannée.


Les nervures se voient principalement sur les feuilles, les bractées et les sépales, parfois aussi sur les pétales mais elles y sont plus discrètes. Sur le coqueret qui me sert d’avatar, elles subsistent sur des sépales accrescents qui se sont soudés protégeant une baie, et cela donne le fameux « Amour en cage », qui mérite si bien son nom !

nervation2.jpg

Il existe plusieurs types de nervation bien différents:

La nervation parallèle des graminées, liliacées, iridacées, typique des Monocotylédones se distingue des autres d’emblée. En dehors de ce cas particulier, on rencontre deux types principaux de nervation, penné ou palmé, mais aussi des cas plus subtils comme la nervation :

  • peltée (ou radiée) de la capucine,
  • uninervée de l’aiguille de sapin,
  • en éventail  (ou dichotomique, divergente) de la feuille de Ginkgo,
  • curvinervée de la feuille de Plantain,
  • pédalée visible parfois sur des feuilles de type palmé comme celle du Platane.
  •  

Dans la simple nervation palmée, les nervures principales partent toutes d’un seul point, le point d’insertion du pétiole. nervation4.jpg

Dans la nervation pennée, une nervure principale centrale divise le limbe en deux parties presque symétriques et dessert de chaque côté, des nervures secondaires opposées ou alternes.

Dés que le limbe se referme en cœur  ou en flèche autour du pétiole, on peut trouver des solutions intermédiaires, comme par exemple sur la feuille de Tilleul.

nervation5.jpg

Par ailleurs, le parcours des nervures lorsqu’elles s’amenuisent en se rapprochant du bord de la feuille varie beaucoup : ainsi sur certaines espèces comme le hêtre  à la simple nervation pennée, les nervures secondaires restent droites jusqu’à la marge.

Mais dans la majorité des cas, elles se recourbent en crochet, se divisant de plus en plus et se rapprochant en boucle du bord sans jamais l’atteindre : on dit qu’elles s’anastomosent en réseaux.

nervation6.jpg En fait, la nervation est généralement réticulée chez les Dicotylédones, c'est-à-dire agencée en réseau comme les mailles d’un filet.

Une nervation dite vraiment « réticulée » voit ce phénomène se généraliser plus tôt : parfois on a même du mal à détecter le parcours des nervures secondaires (exemple type : la feuille de coucou)

nervation7.jpg


Des nouvelles des stages: J'ai actualisé ma page "Stages" pour 2014, voir

La rubrique "Mots de Bota" compte 17 articles, elle est accessible dans la colonne gauche du blog dans le pavé des Catégories

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:23

 

Se poser la question de savoir si une plante est monoïque ou dioïque, c’est déjà la classer dans la catégorie limitée des plantes non hermaphrodites car en vérité le cas le plus fréquent, c’est celui de la fleur hermaphrodite, dite aussi « fleur parfaite », qui s’organise avec une couronne d’étamines (l’organe mâle) autour d’un pistil central (l’organe femelle). Les adjectifs monoïque et dioïque se rapportent au contraire à des plantes portant des fleurs unisexuées et à la façon dont ces fleurs se répartissent.

Un exemple de plante monoïque, le Maïs :

Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont portées par la même plante mais sont un peu éloignées les unes des autres, le but idéal étant qu’il puisse se produire une fécondation croisée entre des pieds voisins, tout en autorisant une autofécondation si nécessaire. Pour favoriser l’allogamie (pollinisation croisée qui empêche qu’une espèce dégénère en s’appauvrissant génétiquement), il y a souvent un décalage de floraison entre les fleurs mâles et les fleurs femelles d’un pied donné. Ainsi, sur le maïs, la panicule terminale (de fleurs mâles) produit son pollen qui se dépose sur les fleurs femelles d’un pied voisin. Ces fleurs femelles, situées à l’aisselle des feuilles, plus bas sur la tige, présentent surtout à ce stade, de longs styles, les soies, qui devront capturer le pollen.

maïs

Sur mon aquarelle, la fructification a eu lieu mais au bout de l’épi subsiste ce chevelu de styles, vestige du stade floral.

noisetier1

 

 

 

La Monoécie est bien mise en évidence sur cette autre illustration représentant un rameau de Noisetier, bien qu’il faille avoir l’œil pour détecter les fleurs femelles ! (Guide des curieux de nature / ed. Delachaux et Niestlé).

 

 

 

 

 

Un exemple de plante dioïque, le Peuplier-tremble :

Beaucoup d’arbres feuillus portent des chatons distincts, les uns mâles et les autres femelles, mais ils ne sont pas tous dioïques. Pour qu’une espèce soit dioïque, il faut que les individus soient unisexuées et non seulement les fleurs. Il faut qu’il existe des pieds exclusivement mâles et des pieds exclusivement femelles. Les plantes dioïques sont donc naturellement allogames.

tremble1.jpg

La Dioécie est bien visible sur le Tremble : Sur cette illustration, (L'Almanach des fleurs sauvages / ed. Delachaux et Niestlé et Terre sauvage), j’ai représenté deux rameaux différents, les chatons mâles sont reconnaissables grâce aux petites anthères rouges (sacs polliniques des étamines), perdues dans la fourrure des chatons ; un peu plus tard en saison, on remarque davantage les chatons femelles, moins colorés.

Les Gingkos, les Actinidias (donnant les kiwis),le Houx, le Houblon, l’If et le Palmier-dattier sont des espèces dioïques.

pimprenelle1

Enfin, la Polygamie existe chez les plantes : exemple, la Petite Pimprenelle (Sanguisorba minor) qui est amusante à détailler. Sur le même capitule floral, on voit au sommet des fleurs seulement femelles (les petits styles rouges), et à la base des fleurs mâles, d’où pendent des étamines ; au milieu quelques fleurs sont hermaphrodites !

Retrouvez tous les articles de ma rubrique "Mots de Bota" , dans la colonne de gauche du blog!

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 08:44

 

Le capitule caractérisant la famille des Astéracées (anciennement les Composées), n’est pas à lui seul une  inflorescence composée. Il y a somme toute assez peu de différence avec une grappe qui serait très condensée ; imaginons le bout d’une tige s’élargissant en un plateau, le réceptacle, et les petites fleurs posées dessus directement, sans pédoncules (donc sessiles) : voila un capitule ! Ensuite ce capitule peut porter deux formes florales plus ou moins distinctes, des fleurons et des ligules. Les fleurons tout serrés sur le centre sont  fertiles, dotés chacun d’un pistil et d’étamines.

capitules2 copy

  capitules1capitules12capitules3

 

Les fleurs périphériques font surtout fonction de décor, elles sont souvent stériles, leur corolle se trouve parfois nettement étirée en une languette, c’est la ligule très caractéristique des Marguerites, mais parfois ces fleurs du tour se présentent comme de petites corolles  campanulées aux pointes plus ou moins effilées mais équivalentes et non dissymétriques, par exemple le Bleuet, la Centaurée scabieuse. On peut reconnaitre en Europe, trois formes principales dans les composées:

  •   les capitules dits radiés, qui portent les deux types de fleurs nettement différenciées comme les Marguerites, le Tournesol, ou l’Anthémis (1)
  •   celles qui ne portent presque que des fleurons tubuleux comme  les Chardons ou la Bardane (2) ou dont les fleurs ligulées du pourtour ne sont pas de simples languettes mais plutôt des fleurons dont la corolle s’est allongée, comme les Centaurées ou le Bleuet (2’)
  •   celles qui portent presque uniquement des fleurs ligulées, même au cœur comme le Pissenlit, le Salsifis des prés (3)
  •  

Le capitule n’existe pas uniquement chez les composées, par exemple la Globulaire (5), et d’autres Dipsacacées comme la Cardère sont dotés de capitules.

capitules5


Quelques exemples d’inflorescences composées de capitules :

capitules8

La Tanaisie présente un corymbe de petits capitules démunis de ligules.

 

 


Le Pétasite serait un épi de capitules ; en effet chaque petite fleur portée directement sur l’axe est un capitule lui-même !

capitules7.jpg

 

 

 

 

 

L’Eupatoire chanvrine est une inflorescence touffue composée d’une quantité de petits corymbes denses regroupant de menus capitules composés chacun de quelques fleurons.

capitules6

capitules11

L’Edelweiss est la plus raffinée, elle présente un capitule de capitules !


Voir en marge: d'autres mots dans leur catégorie: "Mots de Bota"

 

Des nouvelles des Leçons d'aquarelle botanique en PDF:

Je viens d'ajouter un pdf à la liste, il s'appelle:

" Tomates et Piments"

Consultez la page des

"Leçons en PDF"

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:24

L’Ombelle simple est très courante mais moins reconnue en tant que telle que l’Ombelle composée des ombellifères.

cymecorymbombelle4J’ai choisi de montrer cette petite Primevère farineuse (Primula farinosa, visible sur les cols alpins) mais j’aurais pu tout aussi bien choisir le Coucou (Primula veris) ou n’importe quelle tête d’Allium car ce sont toutes des ombelles simples qui ressemblent un peu aux glomérules terminaux des fleurs de labiées dont je vous ai parlé dans mon dernier article de « Mots de Bota » :  Epis, Grappes, verticilles et Glomérules. La différence réside dans la présence d’un pédoncule plus ou moins long entre la fleur et le point d’insertion, unique, au sommet de la tige ; les pédoncules n’existent pas dans un glomérule car les fleurs y sont sessiles.

corymbombelle1.jpg

Dans l’Ombelle simple, le point d’insertion est unique et commun aux nombreux pédoncules floraux qui sont sensiblement égaux.

Dans l’Ombelle composée, ils ne le sont pas toujours du fait qu’il est plus intéressant de présenter un plateau assez plat au soleil et aux pollinisateurs. Pour former ce plateau, les pédoncules des ombelles de la périphérie deviennent plus longs que ceux du centre.

cymecorymbombelle6Je vous montre le cas amusant de l’ombelle composée de la Carotte qui en fin de floraison se rassemble en « nid d’oiseau ». Dans l’Ombelle composée, il existe au bout de chaque pédoncule, un nouveau point d’insertion qui dessert une ombelle plus petite : une ombellule.


cymecorymbombelle5.jpg

Dans le Corymbe, en principe, les points d’insertion des pédoncules sont étagés sur la tige principale (voir le shéma), de plus en plus courts en montant vers le sommet si bien qu’au final on obtient encore une sorte de plateau. Les Corymbes composés sont plus fréquents. Sur cette tête de Sureau noir en fruits, retournée, on comprend mieux l’élégante architecture d’un corymbe composé, mais vous pouvez constater qu'il existe quand même de nombreux points d'insertion communs dans la ramification, disons que le Corymbe composé n'est pas systématique comme l'Ombelle. Pour ce Sureau noir (Sambucus nigra), on pourrait presque parler d'une ombelle composée de petits corymbes!

cymecorymbombelle2.jpgLa Cyme : Au bout de la tige florale, une première fleur s’épanouit mais sous son calice se déploient deux tiges latérales (cyme bipare) ou une seule tige (cyme unipare), sur lesquelles viennent une fleur qui s’épanouit en second lieu , sous laquelle continue une tige qui dessert une fleur  qui s’épanouit ensuite, et ainsi de suite… C’est un peu compliqué !

La Cyme unipare dite « scorpioïde » est facile à repérer : elle se présente comme une crosse qui se déroule en se redressant au fur et à mesure de la floraison de façon que la fleur qui s’ouvre se retrouve sur le dessus de la crosse et les boutons restent cachés dessous. La grande Consoude, le Myosotis sont les exemples les plus connus pour cette Cyme unipare scorpioïde.

cymecorymbombelle3.jpg

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