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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 22:26

Voici un petit ensemble de porcelaines tigres, vous connaissez déjà l’une d’elle, aussi cette fois, je vous parlerai plutôt de la jeune porcelaine couleur miel.

La porcelaine tigre sous toutes les coutures!

La porcelaine tigre sous toutes les coutures!

Première étape, avant les glacis

Première étape, avant les glacis

Vous pouvez noter la fenêtre de papier sec réservée à droite pour ménager un éclat de lumière pure. C’est d’abord la Terre de Sienne brûlée qui fuse par endroit dans un fond de New Gamboge, sauf à droite où c’est plutôt le mélange habituel 1 de Rouge indien + Bleu de cobalt qui me sert souvent sur les parties blanches. Les points marrons sont posés avec 3 en fin de course, on sent qu’ils ne fusaient plus ou presque plus. Les glacis posés ensuite  sont à l’Or quinacridone mais si vous n’en disposez pas un peu de Terre de sienne brûlée en mélange dans du New Gamboge (nouvelle gomme gutte) bien concentré fera le même effet ! J’ai eu envie de tester un mélange de complémentaires à ma façon en apportant un petit peu de violet Winsor dans l’Or quinacridone car je cherche toujours à rester dans la gamme du sujet donc à éviter l’usage du noir ou du gris de Davy pour ombrer des sujets lumineux.

Je propose dans un pdf coquillages que j’ajoute maintenant dans ma liste pour les clés usb un texte sur 10 pages, consacré plus particulièrement à trois coquillages bien connus des collectionneurs, la Porcelaine bossue (Mauritia mauritania), un Lambis et le Casque gueule de taureau (Cypraecassis rufa), les trois sujets sont illustrés par les images qui sont jointes dans un dossier à part en haute définition avec des photos d’étape et les palettes des mélanges comme d’habitude. A la fin de ce pdf, j’ai ajouté ce que j’ai écrit là et dans un précédent post (voir là) sur les porcelaines tigres.

Il y aura un stage de week-end au Mans dans la Salle du Jardin des Plantes les 11 et 12 Novembre 2017 sur le thème du Cabinet de curiosités qui est toujours assez orienté coquillages mais pas que ! des minéraux, des fossiles, des coraux  ou des plumes et toute production « non périssable » de la nature.

Le stage de Pomologie habituel du 1er Novembre a été annulé (Salle non disponible).

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:19

C’est une planche qui m’a été commandée par un particulier et que je réalise d’après les notes prises l’an dernier un peu plus tard en saison.

Cette pivoine, « Georges Paul » ou « Souvenir d’Adrien Sénéclauze », est très particulière de couleur et je crains que la vision donnée ici ne soit pas vraiment fidèle à la réalité car le mauve-magenta est toujours délicat à rendre en photo ; c’est pourquoi j’avais bien cherché in situ (à Sourches, voir à ce propos ce lien sur mes "Brouillons de pivoines" de l'an dernier), ma gamme de couleur de base et de glacis pour rendre ces nuances. Le magenta est encore plus soutenu dans le bouton ; une couleur de Winsor et Newton m’a été très utile, le magenta permanent qu’il est bien difficile de fabriquer même en ajoutant un peu de bleu dans du magenta quinacridone! Dans les couleurs qui figurent sur ma palette, quelques-unes viennent de chez Sennelier (la laque carminée, le vert véronèse et le vermillon français) les autres sont des Winsor et Newton.

 

Le violet de cobalt m’a beaucoup aidée pour les glacis, mais il n’est pas souhaitable de commencer dans le mouillé avec lui car il n’est pas solide en sous-couche et de plus il granule beaucoup employé dans le mouillé. Le magenta quinacridone était finalement la couleur la plus adaptée pour commencer mais en le diluant grandement d’eau, car il teinte bien le papier et il n’est pas facile de l’éclaircir !

Voici donc une vue d’ensemble de l’état des travaux, puis ci-dessous, un détail de la fleur de profil qui montre ce qui est mis en place dans le mouillé de chaque pétale, avant les glacis. Le feuillage est plus avancé mais j’attends pour le terminer d’avoir presque terminé les fleurs.

Avant les glacis

Avant les glacis

Les nombreuses photos (plus de 200 pour cette pivoine !), prises sous tous les angles possibles au moment de la floraison me sont surtout utiles pour la composition générale de la planche que je crayonne pour commencer sur un grand calque en prenant une fleur par ci, et par là une feuille dont les folioles s’orientent comme il me convient.

Je finis ainsi par composer un ensemble qui me semble cohérent du point de vue botanique et agréable dans sa composition et j’ai tout mon temps pour réaliser la planche. Dans la masse des photos prises, il y a de quoi observer à loisir les détails botaniques caractérisant chaque variété.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:01

Peindre des coquillages est devenu un intérêt majeur pour moi !

Ce que nous appelons coquillage, c’est la coquille, isolée du mollusque qui s’y trouve. La coquille des mollusques est constituée d’aragonite (une sorte de carbonate de calcium) et de matière organique secrétés par le manteau du mollusque ; on parle à ce propos de biominéral. La nacre fait partie des biominéraux ; il y en aurait 17 différents synthétisés par les mollusques.

La coquille est formée de trois couches différentes. Deux couches externes sont sécrétées par le bord du manteau. La plus en surface est le périostracum, il est plus ou moins visible et manque souvent en fait ! Il s’use sur les parties les plus anciennes, se présente souvent comme une couche fine cornée, jaunâtre ou brunâtre, il recouvre l’ostracum qui est la partie centrale minéralisée de la coquille. La couche la plus interne, l’hypostracum, se dépose à partir de toute la surface du manteau et assure la croissance en épaisseur uniforme. Elle présente un aspect nacré ou émaillé.

Sur la moule barbue, ci-contre on peut apprécier la différence de texture entre le périostracum (assez particulier dans ce cas), en haut et l’hypostracum nacré en bas !

Pendant le stage cabinet de curiosités, j’ai eu l’occasion de faire des démonstrations au sujet de la nacre et j’ai pu constater à quel point les couleurs variaient selon l’éclairage ! En effet, c'est l’organisation en couches des cristaux d'aragonite et de la conchyoline qui est responsable de l'aspect irisé de la nacre. Il faut bien réaliser que les couleurs perçues pour la nacre ne sont pas des « couleurs propres » dues à des pigments colorés mais dépendent de combinaisons d’indices de réfraction: c’est-à-dire qu’elles peuvent varier énormément selon la lumière ambiante et l’angle selon lequel vous observez votre sujet ! Il faut donc tenter différentes dispositions pour choisir celle qui vous plait le plus et éviter ensuite de brutaux changements d’éclairage.

Chez les porcelaines, pas de périostracum car le manteau du mollusque recouvre toute la coquille, c’est pourquoi elles sont comme émaillées en surface. Sur la bête vivante, le manteau remonte de chaque côté et ses 2 parties se rejoignent sur le milieu du dos et de fait, il existe souvent une ligne de couleur différente là. La spirale existe et on la verrait si on coupait la coquille mais elle est involutée.

 

Je vous poste ici la palette des couleurs et les 2 premières étapes du travail, l'état final est ci-dessus. Sur le premier état j’ai fait fuser le gris bleuté en premier lieu, la ligne jaune au milieu du dos puis les taches de Terre de Sienne + sépia qui sont déjà presque nettes, mais je suis revenue en glacis pour l’étape 2 avec les mêmes couleurs. Posé rapidement par-dessus les taches brunes, le gris bleuté ne les redilue pas. Dans la version finale, je suis revenue avec des touches de sépia pur au centre des taches mais sans les recouvrir totalement. Le gris bleuté et le gris mauve sont à base d’un mélange de Rouge indien (qui est un oxyde de fer) et de Bleu de Cobalt. J’aime beaucoup ce mélange pour ombrer le blanc.

1ère étape dans le mouillé

1ère étape dans le mouillé

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:44

Sur mes clés usb, je propose 2 nouveaux sujets et je n’attends pas pour vous en faire part, vu que c’est bientôt Noël !

On peut me demander de les ajouter sur un clé 1 ou 2 (la clé passe alors à 30 €), ou bien me composer une liste de 10 sujets à la carte comme annoncé précédemment.

Le premier de ces sujets supplémentaires est généraliste, il ne propose pas un sujet précis à traiter de A à Z, car il est consacré uniquement au rendu à l’aquarelle du feuillage. Le Pdf se développe sur 9 pages et évoque toutes sortes de verts de nos palettes.

Le second, et vous ne serez pas surpris, se nomme « Pivoines simples, pivoines doubles », sur 7 pages, il prend d’abord le sujet d’une pivoine simple : « Flame »,  qu’on trouve assez tard en saison en bouquets de fleuriste. La pivoine double qui suit est une lactiflora de fleuriste également, probablement « Alexander Fleming ». Pour celle-là, j’avais utilisé avec beaucoup de plaisir le vrai rose de garance de chez Winsor et Newton (Rose madder genuine, n°587), mais je propose une alternative !

Cette Garance rose véritable, d’un rose très doux est magnifique, la couleur ne pénètre pas dans le papier avec la même violence que le rose permanent. Si vous observez le code du pigment : NR9, cela signifie pigment naturel de rouge. Je crois bien que depuis la disparition de la vraie Gomme-gutte, et du Carmin vrai à la cochenille, on ne trouve plus d’autres pigments d’origine naturelle. Pour ce rose, c’est bien sûr les racines de garance qui sont utilisées.

Evidemment ces couleurs à la quinacridone comme le rose permanent sont très résistantes à la lumière mais les repentirs suite à une pose excessive de couleur sont presque impossibles avec ces pigments-là ! 

Quant au mirifique Rose opéra,  il paraît tout de même assez artificiel, et finalement, il n’est pas mieux noté du point de vue de sa permanence ! Je n’ai pas pu éviter de l’utiliser une seule fois pour ces fleurs de Saintpaulia… impossible de rendre la couleur si sombre et fluo de cette violette du Cap, mais je pense que le Violet de cobalt, que j’utilisais peu alors, serait très performant aussi car il a aussi une sorte de luminescence qui est plus naturelle!

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:43

J’ai fait quelques recherches sur cette belle pivoine que je peins en ce moment d’après mes notes de terrain prises en Mai dernier au Château de Sourches, et il s’avère que les horticulteurs ne sont pas d’accord sur son origine. Elle est pourtant très identifiable et bien différenciée des autres avec ses pétales à 2 couleurs, carminés au cœur et pratiquement blancs sur les bords. Le cœur n’est pas toujours agrémenté de ces étamines pétaloïdes qui figurent sur mon sujet ; il est parfois plus simple et laisse paraître les carpelles au milieu alors que sur mon sujet ils sont invisibles. Le feuillage de cette pivoine est splendide, très lumineux, intense et brillant et les boutons et les tiges très carminés également.

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

D’après Alain Tricot, elle est une création pour leur maison, de Cayeux en 1937. La maison Cayeux est surtout renommée pour les Iris et aucune allusion à cette pivoine n’est faite dans leurs collections, ce qui peut sembler bizarre… Il existe également une aubriète « Jeanne Cayeux », du coup j’ai cherché à savoir qui était Jeanne Cayeux et je n’ai rien trouvé sur la toile !

Pour une autre maison réputée pour ses pivoines, « Les pivoines Rivière », Jeanne Cayeux serait une obtention plus récente de Cauderon pour la maison Rivière. L’intérêt pour les pivoines d’André Cauderon est bien connu, j’ai d’ailleurs peint juste auparavant une pivoine de son cru (« Alexandre ») qui figurera bientôt dans la collection de Prints du Château de Sourches. Je vous rappelle à ce propos (et pour vos cadeaux de Noël), le lien sur la boutique du château qui présente maintenant davantage de pivoines et venant d'autres peintres que moi:

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

 

Quoi qu’il en soit, voici après mes notes de terrain quelques vues de l’avancement du travail pris dans le feu de l’action avec mon téléphone portable donc la qualité des images n’est pas aussi bonne que sur les scans mais l’original est toujours tendu sur son contreplaqué. Je n’ai pas encore contrasté le feuillage avec des glacis et la corolle florale en est aux premiers travaux de mise en couleur : il ne s’agit pas de trop terminer un endroit tant que le reste n’est pas placé en couleur ! Au début c’est surtout les nuances de couleurs qui sont recherchées ensuite les glacis donneront plus d’intensité et de contraste pour le modelé en valeurs de mon sujet.

Le tout début et l'état d'avancement actuel
Le tout début et l'état d'avancement actuel

Le tout début et l'état d'avancement actuel

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons Illustration
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 16:14

Le stage d’automne d’aquarelle de  pomologie vient de s’achever. Mes stagiaires étaient très motivées et j’avais cherché à varier le plus possible les sujets de façon à ce que chacune puisse créer une composition à sa façon dans l’esprit de la nature morte ou dans celui d’un catalogue façon Vilmorin. J’avais d'ailleurs trouvé des légumes séduisants pour celles que les fruits intéressaient moins. Vous verrez plus bas des réalisations autour de beaux  choux raves d’un bleu-violacé encore pourvus de feuilles et voici déjà un gros radis que je ne connaissais pas avec les quelques petites ébauches que j’ai moi-même peintes pour montrer comment je m’y prends dans le mouillé et pour débuter la pose de glacis.

Pomologie, le stage 2016

Le gros radis « Red meat » a aussi été peint par Chantal qui l’a représenté dans une coupe transversale et cette coupe rose vif avec des stries rayonnantes est superbe; au goût il est comparable au radis noir, peut-être un peu plus doux !

Dans les petits éléments que j’avais rassemblés pour aérer nos compositions, j’avais trouvé dans un arboretum voisin des glands de chêne chevelu (Quercus cerris), d’une taille conséquente, qui nous changeaient un peu des châtaignes et marrons habituels de saison tout en nécessitant une technique un peu similaire pour la mise en place de leur cupule hirsute! La petite pomme jaune de Citronnier épineux (Poncirus trifoliata), je l’ai ramassée dans le Jardin des Plantes du Mans, qui est très beau et coloré en ce moment et mes stagiaires ont pu en profiter car la salle dédiée aux stages se trouve là dans un angle du jardin.

Mes stagiaires n’étant pas opposées à ce que je montre ici leurs travaux même si certains ne sont pas tout à fait terminés, je vous poste à la suite leurs versions sur notre thème automnal.

 

 

 

 

 

 

 

Le prochain stage dédié au "Cabinet de curiosités" va bientôt avoir lieu, il est complet. Ensuite, il faut attendre les 29, 30 Avril et le 1er Mai 2017 pour venir faire un stage d'aquarelle, qui sera bien sûr consacré aux fleurs printanières !

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons stages
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 11:15

Voici la nouvelle présentation de mes leçons d’aquarelle botanique en PDF. Il s’agit d’une petite clé USB qui contient 10 leçons et les 10 dossiers de photos ou de scans qui leur sont associées avec en plus trois courts pdf de texte (un de bienvenue, un de matériel et un petit lexique). A la clé est accroché un mousqueton avec les dix petites images des sujets contenus. Pour simplifier et faire plus économique, il n’y a plus de suivi de corrections de ma part, ce suivi qui avait au départ motivé le prix assez élevé de 60€ pour les 10 leçons et n’était en fait pas très utilisé. Il faudra donc venir me voir en stage pour approfondir le sujet! Il existe deux clés regroupant des sujets différents.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Ces petites clés sont vendues 25 €  chacune (frais d’envoi compris)

Je n’installe pas un bon de commande en ligne ; si vous avez envie de vous offrir une de ces clés, rien de plus simple : envoyez-moi un petit message par le blog ou directement sur mon imail en spécifiant bien laquelle vous plait.

Le formulaire de contact se trouve sous mon avatar dans la colonne de gauche; il me permet d'obtenir votre adresse mail et ainsi de vous répondre. Nous procéderons par chèque et envoi postal classique !

Il existait déjà une formule regroupant sur un CD une dizaine de sujets à choisir dans la liste. J’ai déjà depuis un moment proposé à ceux qui s’y inscrivait de remplacer le CD par une clé usb, ce qui est beaucoup plus simple d’emploi pour vous comme pour moi ! Pour ceux qui ont déjà opté pour cette formule qui incluait un suivi de ma part, rien ne sera changé et bien sûr, s’ils m’envoient des photos de leurs réalisations, je ne manquerai pas de leur faire des commentaires.

La clé 1 propose ces sujets :

  • Cognassier du japon
  • Les quartiers de clémentine
  • Chou rouge
  • Trois jonquilles
  • Tomates et piments
  • Forsythia et chatons de saule
  • Chanterelles grises
  • Fruits exotiques
  • Asters
  • L’ail rose de Lautrec
Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

La clé 2 regroupe les sujets suivants :

  • Chou et Navet
  • Coquelicots
  • Cyclamens
  • Hortensias et Hydrangeas
  • L’épi de jacinthe
  • Le Seringat
  • Les petits bégonias
  • La Pomologie
  • Primevères variées
  • Prunelles et glands

 

Le premier sujet de la clé 2 !

Le premier sujet de la clé 2 !

Si vous tenez à ce que votre clé contienne 10 sujets de votre choix dans la liste complète qui contient en fait 5 sujets de plus, je peux y copier les sujets que vous aurez choisis et listés clairement dans votre imail.

Voici les sujets manquants dans mes clés existantes :

  • Renoncules de fleuriste
  • Fittonia et Spathiphyllum
  • Gerbera et Chrysanthèmes
  • Les Mufliers
  • Prunus et lichens

Et pour voir toutes les autres images , reportez-vous à la nouvelle page qui figurera toujours dans la colonne de gauche du Blog!

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:32

J’ai cette année peint pour la collection du Château de Sourches, une grosse pivoine jaune toute ébouriffée : Paeonia « Chromatella ». C’est une pivoine arbustive à port retombant présentée comme un hybride de Paeonia lutea obtenue par Lemoine en 1928. Voici donc mon brouillon de terrain pour la fleur et pour le feuillage avec les essais de couleur comme je vous poste d’habitude.

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Une foliole terminale de "Chromatella"

Une foliole terminale de "Chromatella"

Ceci m’a donné envie d’en connaître davantage sur l’origine de ces pivoines arbustives jaunes et en fait comme d’habitude ce n’est pas simple !

La première pivoine arbustive est introduite dans les jardins de Kew par Sir Joseph Banks au 18ème siècle mais ensuite il s’écoule un long moment avant que l’implantation s’en généralise en Europe. Au Muséum National d’Histoire naturelle, ce n’est que vers 1890 que les deux premières arbustives jaunes prendront racines ; à cette époque on les nommait Paeonia lutea et P.delavayi, mais il s’agissait probablement de 2 variétés de couleurs différentes de Paeonia delavayi . Le père Jean-Marie Delavay (1834-1895), fut un fameux missionnaire botaniste, amoureux d’une région, le Yunnan, on évalue à 1500 le nombre de nouvelles espèces qu’il recensa pour la Chine.

L’appellation Paeonia lutea ne correspond plus à grand-chose de nos jours ; elle est en fait classée comme une simple variété (var. lutea) de Peonia delavayi, la pivoine de Delavay qui elle, n’est pas toujours jaune ; elle varie du jaune à une couleur abricot et peut même être parfois d’un beau rouge sombre. Mais il semble que l’intensité des pigments jaunes de cette espèce botanique en fait un sujet de choix pour les hybrideurs.

Paeonia ludlowii

Paeonia ludlowii

Je n’ai pas encore pris de notes aquarellées sur la Pivoine de Delavay, qui existe au château de Sourches ; mais je l’ai fait pour sa cousine autrefois nommée Paeonia lutea « ludlowii ». Depuis 1997, cette Pivoine de Ludlow a été élevée au rang d’espèce ; c’est maintenant Paeonia ludlowii, la « Pivoine arbustive à grandes fleurs jaunes » pour les chinois. En 1936, Franck Ludlow en collecte des graines dans une vallée du Sud-est du Tibet.

Elle se présente comme un grand buisson qui atteint facilement 2 mètres de haut. Les fleurs sont simples, d’environ 10 cm de diamètre avec de vraies étamines au cœur et c’est une des rares pivoines à présenter plusieurs fleurs sur la même tige. Le feuillage surtout est remarquable, fourni, bien découpé et avec des pointes effilées.

Comme il est difficile d’ombrer des fleurs jaunes ! C’est vraiment une difficulté majeure pour le peintre de fleurs de représenter des corolles jaunes sur du papier blanc. J’ai tenté différents mélanges pour ombrer mon jaune de base qui est le Cadmium citron de Winsor et Newton que je trouve de loin le plus lumineux des jaunes. En glacis j’ai utilisé au cœur la New Gamboge seule puis sur les hauts de pétale l’Auréoline toute seule, ensuite un soupçon d’outremer français dans l’Auréoline, dans le New Gamboge voire dans l’Or quinacridone. Par contre la « Chromatella » est d’une jaune plus doux, le jaune de base était l’Auréoline sur le pourtour et au cœur le Cadmium citron de chez Sennelier qui est d’une nuance plus chaude que celui de Winsor et Newton.

En fait c’est le dosage du bleu et de l’eau dans les mélanges qui reste le plus important !

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Published by Claire Felloni - dans Flore Petites leçons
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 21:37

Je suis en ce moment sur la réalisation de mes nouvelles planches 2016 pour le Conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches. Les prints de grande qualité, numérotés et signés, qui en seront tirés ensuite par les édtions d'art TIPEA, seront ajoutés à la collection déjà existante commencée l’an dernier et qui fait maintenant appel à plusieurs autres artistes. Sans trop vous dévoiler de mes planches terminées, je peux quand même vous montrer ma démarche de travail.

Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"
Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"

La floraison s’étage de la mi-Avril à la mi-Juin environ ; il faut surtout profiter de cette période pour prendre des notes sur place, mémoriser les dimensions et les couleurs justes que l’appareil photo n’est pas capable de traduire.

Une pivoine, une fois épanouie, continue de changer de couleur entre le début et la fin de sa floraison, c’est le piège qui peut nous guetter si l’on se base sur la vision d’une seule journée.

Pour celle dont je vous montre ici les notes préparatoires, j’ai pu étudier un bouton de façon assez détaillée lors d’une première visite, puis noter plus rapidement la fleur bien ouverte en m’attachant surtout aux couleurs en lumière naturelle. Sur mon brouillon qu’on voit posé ci-dessous sur le tabouret, j’ai surtout précisé la zone où les pétales s’écartent révélant la profondeur de la tête florale.

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Un fragment de Joséphine
Un fragment de Joséphine

La pivoine s’étant révélée plus volumineuse par la suite, j’ai dû corriger la forme d’après mes photos. L’idéal pour moi n’est pas que le sujet se trouve en plein soleil car la forme se perd dans les contre-jours apportés entre les pétales et en fait je tâche de profiter que le soleil soit un peu voilé pour les nombreuses photos que je prends par la suite. Pour mieux percevoir la forme et les emboîtements de pétales c’est bien préférable. Il existe au cœur d’une pivoine une luminosité naturelle due probablement au fait que les pétales se renvoient des couleurs chaudes. Les pétales extérieurs au contraire accrochent plus facilement des nuances claires et fraiches.

On pourrait croire que le feuillage est toujours un peu semblable en couleurs comme en forme générale, et ce n’est pas du tout le cas ; il est parfois assez mat avec de grandes folioles terminales comme pour cette « Joséphine Sénéclauze » que je vous montre ici, et parfois il est beaucoup plus clair et découpé avec des folioles plus petites. Si le feuillage est brillant le rendu est forcément très différent avec des contrastes bien plus forts !

Pour revoir les prints des pivoines 2015, vous pouvez vous rendre sur la boutique du château :

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:21
Fleurs printanières à la Sédelle

Voici un petit aperçu du stage de week-end qui vient de se terminer à l’Arboretum de la Sédelle où je suis accueillie chaque année avec plaisir !

Le groupe n’étant pas très fourni j’ai pu m’occuper mieux de chaque stagiaire et même j’ai pu profiter de mes démonstrations successives pour peindre la petite rose simple que voici dont je n’ai pas le nom (dîtes-moi si vous connaissez cette variété, cela m’intéresse !). Elle possède des macules centrales violettes cernées de magenta et me faisait penser à un ciste.

Lors des week-ends de printemps, j’ai pris l’habitude le premier jour de faire une démonstration assez générale qui explique ma façon de travailler dans le mouillé puis de poser des glacis sur une corolle florale et le lendemain nous voyons le problème plus spécifique du feuillage.

Une tablée studieuse...

Une tablée studieuse...

Nell nous avait fait des récoltes et il y avait un beau choix de fleurs qui nous attendait dans ses vases dont certaines curiosités de l’arboretum comme le sinocalycanthus aux fleurs bordeaux que vous voyez peut-être sur ma photo d’ambiance. La météo bien capricieuse en ce moment nous a permis tout de même de pique-niquer sous les cerisiers le samedi. Pour moi c’est toujours le plaisir d’une balade dans l’arboretum ; pour les stagiaires aussi d’ailleurs qui sont souvent si pris par leur ouvrage qu’ils oublient de s’y promener bien qu’ils y soient invités par Nell et Philippe !

Coucher de soleil sur la Sédelle

Coucher de soleil sur la Sédelle

Je ne résiste pas à vous montrer cette photo d’ambiance du Samedi soir, un coucher de soleil sur la vallée embrumée de la Sédelle ; on a envie de s’installer sur ce banc qui embrasse un rocher pour méditer n’est-ce-pas ? (il était un peu humide à vrai dire !).

Le week-end des 24 et 25 Septembre 2016 est d'ores et déjà choisi pour un autre stage et le thème en sera plus orienté vers une nature-morte puisque légumes et fruits seront au menu pour nos pinceaux ! Si le projet vous intéresse surveillez bien ma page « Stages » qui sera bientôt mise à jour à ce suje​t.

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