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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:44

Sur mes clés usb, je propose 2 nouveaux sujets et je n’attends pas pour vous en faire part, vu que c’est bientôt Noël !

On peut me demander de les ajouter sur un clé 1 ou 2 (la clé passe alors à 30 €), ou bien me composer une liste de 10 sujets à la carte comme annoncé précédemment.

Le premier de ces sujets supplémentaires est généraliste, il ne propose pas un sujet précis à traiter de A à Z, car il est consacré uniquement au rendu à l’aquarelle du feuillage. Le Pdf se développe sur 9 pages et évoque toutes sortes de verts de nos palettes.

Le second, et vous ne serez pas surpris, se nomme « Pivoines simples, pivoines doubles », sur 7 pages, il prend d’abord le sujet d’une pivoine simple : « Flame »,  qu’on trouve assez tard en saison en bouquets de fleuriste. La pivoine double qui suit est une lactiflora de fleuriste également, probablement « Alexander Fleming ». Pour celle-là, j’avais utilisé avec beaucoup de plaisir le vrai rose de garance de chez Winsor et Newton (Rose madder genuine, n°587), mais je propose une alternative !

Cette Garance rose véritable, d’un rose très doux est magnifique, la couleur ne pénètre pas dans le papier avec la même violence que le rose permanent. Si vous observez le code du pigment : NR9, cela signifie pigment naturel de rouge. Je crois bien que depuis la disparition de la vraie Gomme-gutte, et du Carmin vrai à la cochenille, on ne trouve plus d’autres pigments d’origine naturelle. Pour ce rose, c’est bien sûr les racines de garance qui sont utilisées.

Evidemment ces couleurs à la quinacridone comme le rose permanent sont très résistantes à la lumière mais les repentirs suite à une pose excessive de couleur sont presque impossibles avec ces pigments-là ! 

Quant au mirifique Rose opéra,  il paraît tout de même assez artificiel, et finalement, il n’est pas mieux noté du point de vue de sa permanence ! Je n’ai pas pu éviter de l’utiliser une seule fois pour ces fleurs de Saintpaulia… impossible de rendre la couleur si sombre et fluo de cette violette du Cap, mais je pense que le Violet de cobalt, que j’utilisais peu alors, serait très performant aussi car il a aussi une sorte de luminescence qui est plus naturelle!

 

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:43

J’ai fait quelques recherches sur cette belle pivoine que je peins en ce moment d’après mes notes de terrain prises en Mai dernier au Château de Sourches, et il s’avère que les horticulteurs ne sont pas d’accord sur son origine. Elle est pourtant très identifiable et bien différenciée des autres avec ses pétales à 2 couleurs, carminés au cœur et pratiquement blancs sur les bords. Le cœur n’est pas toujours agrémenté de ces étamines pétaloïdes qui figurent sur mon sujet ; il est parfois plus simple et laisse paraître les carpelles au milieu alors que sur mon sujet ils sont invisibles. Le feuillage de cette pivoine est splendide, très lumineux, intense et brillant et les boutons et les tiges très carminés également.

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

D’après Alain Tricot, elle est une création pour leur maison, de Cayeux en 1937. La maison Cayeux est surtout renommée pour les Iris et aucune allusion à cette pivoine n’est faite dans leurs collections, ce qui peut sembler bizarre… Il existe également une aubriète « Jeanne Cayeux », du coup j’ai cherché à savoir qui était Jeanne Cayeux et je n’ai rien trouvé sur la toile !

Pour une autre maison réputée pour ses pivoines, « Les pivoines Rivière », Jeanne Cayeux serait une obtention plus récente de Cauderon pour la maison Rivière. L’intérêt pour les pivoines d’André Cauderon est bien connu, j’ai d’ailleurs peint juste auparavant une pivoine de son cru (« Alexandre ») qui figurera bientôt dans la collection de Prints du Château de Sourches. Je vous rappelle à ce propos (et pour vos cadeaux de Noël), le lien sur la boutique du château qui présente maintenant davantage de pivoines et venant d'autres peintres que moi:

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

 

Quoi qu’il en soit, voici après mes notes de terrain quelques vues de l’avancement du travail pris dans le feu de l’action avec mon téléphone portable donc la qualité des images n’est pas aussi bonne que sur les scans mais l’original est toujours tendu sur son contreplaqué. Je n’ai pas encore contrasté le feuillage avec des glacis et la corolle florale en est aux premiers travaux de mise en couleur : il ne s’agit pas de trop terminer un endroit tant que le reste n’est pas placé en couleur ! Au début c’est surtout les nuances de couleurs qui sont recherchées ensuite les glacis donneront plus d’intensité et de contraste pour le modelé en valeurs de mon sujet.

Le tout début et l'état d'avancement actuel
Le tout début et l'état d'avancement actuel

Le tout début et l'état d'avancement actuel

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons Illustration
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 16:14

Le stage d’automne d’aquarelle de  pomologie vient de s’achever. Mes stagiaires étaient très motivées et j’avais cherché à varier le plus possible les sujets de façon à ce que chacune puisse créer une composition à sa façon dans l’esprit de la nature morte ou dans celui d’un catalogue façon Vilmorin. J’avais d'ailleurs trouvé des légumes séduisants pour celles que les fruits intéressaient moins. Vous verrez plus bas des réalisations autour de beaux  choux raves d’un bleu-violacé encore pourvus de feuilles et voici déjà un gros radis que je ne connaissais pas avec les quelques petites ébauches que j’ai moi-même peintes pour montrer comment je m’y prends dans le mouillé et pour débuter la pose de glacis.

Pomologie, le stage 2016

Le gros radis « Red meat » a aussi été peint par Chantal qui l’a représenté dans une coupe transversale et cette coupe rose vif avec des stries rayonnantes est superbe; au goût il est comparable au radis noir, peut-être un peu plus doux !

Dans les petits éléments que j’avais rassemblés pour aérer nos compositions, j’avais trouvé dans un arboretum voisin des glands de chêne chevelu (Quercus cerris), d’une taille conséquente, qui nous changeaient un peu des châtaignes et marrons habituels de saison tout en nécessitant une technique un peu similaire pour la mise en place de leur cupule hirsute! La petite pomme jaune de Citronnier épineux (Poncirus trifoliata), je l’ai ramassée dans le Jardin des Plantes du Mans, qui est très beau et coloré en ce moment et mes stagiaires ont pu en profiter car la salle dédiée aux stages se trouve là dans un angle du jardin.

Mes stagiaires n’étant pas opposées à ce que je montre ici leurs travaux même si certains ne sont pas tout à fait terminés, je vous poste à la suite leurs versions sur notre thème automnal.

 

 

 

 

 

 

 

Le prochain stage dédié au "Cabinet de curiosités" va bientôt avoir lieu, il est complet. Ensuite, il faut attendre les 29, 30 Avril et le 1er Mai 2017 pour venir faire un stage d'aquarelle, qui sera bien sûr consacré aux fleurs printanières !

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons stages
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 11:15

Voici la nouvelle présentation de mes leçons d’aquarelle botanique en PDF. Il s’agit d’une petite clé USB qui contient 10 leçons et les 10 dossiers de photos ou de scans qui leur sont associées avec en plus trois courts pdf de texte (un de bienvenue, un de matériel et un petit lexique). A la clé est accroché un mousqueton avec les dix petites images des sujets contenus. Pour simplifier et faire plus économique, il n’y a plus de suivi de corrections de ma part, ce suivi qui avait au départ motivé le prix assez élevé de 60€ pour les 10 leçons et n’était en fait pas très utilisé. Il faudra donc venir me voir en stage pour approfondir le sujet! Il existe deux clés regroupant des sujets différents.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Ces petites clés sont vendues 25 €  chacune (frais d’envoi compris)

Je n’installe pas un bon de commande en ligne ; si vous avez envie de vous offrir une de ces clés, rien de plus simple : envoyez-moi un petit message par le blog ou directement sur mon imail en spécifiant bien laquelle vous plait.

Le formulaire de contact se trouve sous mon avatar dans la colonne de gauche; il me permet d'obtenir votre adresse mail et ainsi de vous répondre. Nous procéderons par chèque et envoi postal classique !

Il existait déjà une formule regroupant sur un CD une dizaine de sujets à choisir dans la liste. J’ai déjà depuis un moment proposé à ceux qui s’y inscrivait de remplacer le CD par une clé usb, ce qui est beaucoup plus simple d’emploi pour vous comme pour moi ! Pour ceux qui ont déjà opté pour cette formule qui incluait un suivi de ma part, rien ne sera changé et bien sûr, s’ils m’envoient des photos de leurs réalisations, je ne manquerai pas de leur faire des commentaires.

La clé 1 propose ces sujets :

  • Cognassier du japon
  • Les quartiers de clémentine
  • Chou rouge
  • Trois jonquilles
  • Tomates et piments
  • Forsythia et chatons de saule
  • Chanterelles grises
  • Fruits exotiques
  • Asters
  • L’ail rose de Lautrec
Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

La clé 2 regroupe les sujets suivants :

  • Chou et Navet
  • Coquelicots
  • Cyclamens
  • Hortensias et Hydrangeas
  • L’épi de jacinthe
  • Le Seringat
  • Les petits bégonias
  • La Pomologie
  • Primevères variées
  • Prunelles et glands

 

Le premier sujet de la clé 2 !

Le premier sujet de la clé 2 !

Si vous tenez à ce que votre clé contienne 10 sujets de votre choix dans la liste complète qui contient en fait 5 sujets de plus, je peux y copier les sujets que vous aurez choisis et listés clairement dans votre imail.

Voici les sujets manquants dans mes clés existantes :

  • Renoncules de fleuriste
  • Fittonia et Spathiphyllum
  • Gerbera et Chrysanthèmes
  • Les Mufliers
  • Prunus et lichens

Et pour voir toutes les autres images , reportez-vous à la nouvelle page qui figurera toujours dans la colonne de gauche du Blog!

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:32

J’ai cette année peint pour la collection du Château de Sourches, une grosse pivoine jaune toute ébouriffée : Paeonia « Chromatella ». C’est une pivoine arbustive à port retombant présentée comme un hybride de Paeonia lutea obtenue par Lemoine en 1928. Voici donc mon brouillon de terrain pour la fleur et pour le feuillage avec les essais de couleur comme je vous poste d’habitude.

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Une foliole terminale de "Chromatella"

Une foliole terminale de "Chromatella"

Ceci m’a donné envie d’en connaître davantage sur l’origine de ces pivoines arbustives jaunes et en fait comme d’habitude ce n’est pas simple !

La première pivoine arbustive est introduite dans les jardins de Kew par Sir Joseph Banks au 18ème siècle mais ensuite il s’écoule un long moment avant que l’implantation s’en généralise en Europe. Au Muséum National d’Histoire naturelle, ce n’est que vers 1890 que les deux premières arbustives jaunes prendront racines ; à cette époque on les nommait Paeonia lutea et P.delavayi, mais il s’agissait probablement de 2 variétés de couleurs différentes de Paeonia delavayi . Le père Jean-Marie Delavay (1834-1895), fut un fameux missionnaire botaniste, amoureux d’une région, le Yunnan, on évalue à 1500 le nombre de nouvelles espèces qu’il recensa pour la Chine.

L’appellation Paeonia lutea ne correspond plus à grand-chose de nos jours ; elle est en fait classée comme une simple variété (var. lutea) de Peonia delavayi, la pivoine de Delavay qui elle, n’est pas toujours jaune ; elle varie du jaune à une couleur abricot et peut même être parfois d’un beau rouge sombre. Mais il semble que l’intensité des pigments jaunes de cette espèce botanique en fait un sujet de choix pour les hybrideurs.

Paeonia ludlowii

Paeonia ludlowii

Je n’ai pas encore pris de notes aquarellées sur la Pivoine de Delavay, qui existe au château de Sourches ; mais je l’ai fait pour sa cousine autrefois nommée Paeonia lutea « ludlowii ». Depuis 1997, cette Pivoine de Ludlow a été élevée au rang d’espèce ; c’est maintenant Paeonia ludlowii, la « Pivoine arbustive à grandes fleurs jaunes » pour les chinois. En 1936, Franck Ludlow en collecte des graines dans une vallée du Sud-est du Tibet.

Elle se présente comme un grand buisson qui atteint facilement 2 mètres de haut. Les fleurs sont simples, d’environ 10 cm de diamètre avec de vraies étamines au cœur et c’est une des rares pivoines à présenter plusieurs fleurs sur la même tige. Le feuillage surtout est remarquable, fourni, bien découpé et avec des pointes effilées.

Comme il est difficile d’ombrer des fleurs jaunes ! C’est vraiment une difficulté majeure pour le peintre de fleurs de représenter des corolles jaunes sur du papier blanc. J’ai tenté différents mélanges pour ombrer mon jaune de base qui est le Cadmium citron de Winsor et Newton que je trouve de loin le plus lumineux des jaunes. En glacis j’ai utilisé au cœur la New Gamboge seule puis sur les hauts de pétale l’Auréoline toute seule, ensuite un soupçon d’outremer français dans l’Auréoline, dans le New Gamboge voire dans l’Or quinacridone. Par contre la « Chromatella » est d’une jaune plus doux, le jaune de base était l’Auréoline sur le pourtour et au cœur le Cadmium citron de chez Sennelier qui est d’une nuance plus chaude que celui de Winsor et Newton.

En fait c’est le dosage du bleu et de l’eau dans les mélanges qui reste le plus important !

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Published by Claire Felloni - dans Flore Petites leçons
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 21:37

Je suis en ce moment sur la réalisation de mes nouvelles planches 2016 pour le Conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches. Les prints de grande qualité, numérotés et signés, qui en seront tirés ensuite par les édtions d'art TIPEA, seront ajoutés à la collection déjà existante commencée l’an dernier et qui fait maintenant appel à plusieurs autres artistes. Sans trop vous dévoiler de mes planches terminées, je peux quand même vous montrer ma démarche de travail.

Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"
Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"

La floraison s’étage de la mi-Avril à la mi-Juin environ ; il faut surtout profiter de cette période pour prendre des notes sur place, mémoriser les dimensions et les couleurs justes que l’appareil photo n’est pas capable de traduire.

Une pivoine, une fois épanouie, continue de changer de couleur entre le début et la fin de sa floraison, c’est le piège qui peut nous guetter si l’on se base sur la vision d’une seule journée.

Pour celle dont je vous montre ici les notes préparatoires, j’ai pu étudier un bouton de façon assez détaillée lors d’une première visite, puis noter plus rapidement la fleur bien ouverte en m’attachant surtout aux couleurs en lumière naturelle. Sur mon brouillon qu’on voit posé ci-dessous sur le tabouret, j’ai surtout précisé la zone où les pétales s’écartent révélant la profondeur de la tête florale.

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Un fragment de Joséphine
Un fragment de Joséphine

La pivoine s’étant révélée plus volumineuse par la suite, j’ai dû corriger la forme d’après mes photos. L’idéal pour moi n’est pas que le sujet se trouve en plein soleil car la forme se perd dans les contre-jours apportés entre les pétales et en fait je tâche de profiter que le soleil soit un peu voilé pour les nombreuses photos que je prends par la suite. Pour mieux percevoir la forme et les emboîtements de pétales c’est bien préférable. Il existe au cœur d’une pivoine une luminosité naturelle due probablement au fait que les pétales se renvoient des couleurs chaudes. Les pétales extérieurs au contraire accrochent plus facilement des nuances claires et fraiches.

On pourrait croire que le feuillage est toujours un peu semblable en couleurs comme en forme générale, et ce n’est pas du tout le cas ; il est parfois assez mat avec de grandes folioles terminales comme pour cette « Joséphine Sénéclauze » que je vous montre ici, et parfois il est beaucoup plus clair et découpé avec des folioles plus petites. Si le feuillage est brillant le rendu est forcément très différent avec des contrastes bien plus forts !

Pour revoir les prints des pivoines 2015, vous pouvez vous rendre sur la boutique du château :

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:21
Fleurs printanières à la Sédelle

Voici un petit aperçu du stage de week-end qui vient de se terminer à l’Arboretum de la Sédelle où je suis accueillie chaque année avec plaisir !

Le groupe n’étant pas très fourni j’ai pu m’occuper mieux de chaque stagiaire et même j’ai pu profiter de mes démonstrations successives pour peindre la petite rose simple que voici dont je n’ai pas le nom (dîtes-moi si vous connaissez cette variété, cela m’intéresse !). Elle possède des macules centrales violettes cernées de magenta et me faisait penser à un ciste.

Lors des week-ends de printemps, j’ai pris l’habitude le premier jour de faire une démonstration assez générale qui explique ma façon de travailler dans le mouillé puis de poser des glacis sur une corolle florale et le lendemain nous voyons le problème plus spécifique du feuillage.

Une tablée studieuse...

Une tablée studieuse...

Nell nous avait fait des récoltes et il y avait un beau choix de fleurs qui nous attendait dans ses vases dont certaines curiosités de l’arboretum comme le sinocalycanthus aux fleurs bordeaux que vous voyez peut-être sur ma photo d’ambiance. La météo bien capricieuse en ce moment nous a permis tout de même de pique-niquer sous les cerisiers le samedi. Pour moi c’est toujours le plaisir d’une balade dans l’arboretum ; pour les stagiaires aussi d’ailleurs qui sont souvent si pris par leur ouvrage qu’ils oublient de s’y promener bien qu’ils y soient invités par Nell et Philippe !

Coucher de soleil sur la Sédelle

Coucher de soleil sur la Sédelle

Je ne résiste pas à vous montrer cette photo d’ambiance du Samedi soir, un coucher de soleil sur la vallée embrumée de la Sédelle ; on a envie de s’installer sur ce banc qui embrasse un rocher pour méditer n’est-ce-pas ? (il était un peu humide à vrai dire !).

Le week-end des 24 et 25 Septembre 2016 est d'ores et déjà choisi pour un autre stage et le thème en sera plus orienté vers une nature-morte puisque légumes et fruits seront au menu pour nos pinceaux ! Si le projet vous intéresse surveillez bien ma page « Stages » qui sera bientôt mise à jour à ce suje​t.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:33

Comme chaque année en début Mai, je propose ce stage de 3 jours dans la salle du Jardin des Plantes du Mans.

Pour cette occasion, je me procure de petits pots de vivaces et des fleurs coupées de fleuriste car à l’expérience, les fleurs cueillies dans la nature ne tiennent pas bien sur 3 jours. Les fleurs sauvages sont souvent assez discrètes, avec des corolles de petite taille et posent finalement plus de problèmes graphiques que picturaux. C’est tout de même pour manier les pinceaux que viennent mes stagiaires !

J’avais donc trouvé des Alstroemerias ou Lis des incas, et des roses panachées en bouquets et comme plantes en pots de petits Pélargoniums, un pied de Dahlia dont on pouvait prélever des tiges fleuries et un jeune plant de Clématite qui disposé entre les tables pour être à bonne hauteur a trouvé preneuses sans que j’ai à l’amputer ! Une de mes orchidées, un beau Phalaenopsis à fleurs roses pointillées de grenat a fait l’objet d’une belle réalisation ; les orchidées restent très stables et ainsi on peut prendre son temps tranquillement sans se stresser.

Le petit pélargonium d'Agathe.

Le petit pélargonium d'Agathe.

Le dahlia choisi par Roselyne.

Le dahlia choisi par Roselyne.

Le lis des Incas de Sylvie
Le lis des Incas de Sylvie

Trois journées ne sont pas de trop pour réaliser une aquarelle botanique. Si pressé que l’on soit de poser de la couleur, il est très important de passer par un stade de réflexion sur la mise en page. Avant toute chose, l’observation détaillée des critères botaniques devrait influer sur la composition générale et ensuite peut intervenir le dessin préparatoire sur chaque petite zone (située précisément au moment de la mise en page) qui sera peinte dans les deux ou trois heures qui suivent.

Pour des sujets végétaux dont on ne peut bloquer l’évolution naturelle, ce n’est pas possible d’aboutir tout le dessin avant de mettre l’ensemble en couleur. Voici donc ce que je tente d’expliquer le premier jour mais le message ne passe pas toujours facilement, j’ai moi-même mis assez longtemps pour accepter ces contraintes un peu bizarres dans le déroulement du travail !

Le phalaenopsis d'Annette.

Le phalaenopsis d'Annette.

La clématite que je vais planter sous peu!

La clématite que je vais planter sous peu!

La Société d’Horticulture de la Sarthe peut réserver cette salle pour ses activités, auprès de la Mairie du Mans, c’est pourquoi je demande à mes stagiaires d’adhérer à la SHS, même si elles viennent de loin, ce qui est régulièrement le cas. Je pense organiser à nouveau un stage d’automne de trois jours au Mans cette année 2016 probablement aux alentours de la Toussaint.

Les dates figureront sur ma page « Stages » (colonne de gauche du blog) après mes autres stages de Mai (le moulin de Seillant et l’arboretum de la Sédelle) pour lesquels il y a encore de la place !

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 15:39

La prochaine planche botanique que je vais réaliser devra faire figurer côte à côte deux petites printanières des talus, la Corydale solide (Corydalis solida) et la Corydale creuse (Corydalis cava).

La première est assez commune par endroit et j’ai la chance d’en trouver tout près de chez moi le long de la Sarthe ; la seconde en revanche est plus difficile à trouver mais je pense l’avoir vue dans la région d’Annecy et je dois bientôt confirmer mon identification de l’an dernier sur le terrain !

C’est le bulbe qui est plein dans la C. solida et creux dans la C. cava. L’autre différence notable se trouve dans les bractées situées à l’aisselle de chaque fleurette ; celles de la Corydale solide sont de petits éventails digités. Les deux plantes ne dépassent guère 20 cm à la floraison et pour meubler ma planche, il faudra figurer des détails et coupes de fleurs, puis de fruits, et une coupe sur le bulbe.

Détails pour la Corydale solide

Détails pour la Corydale solide

Ma loupe éclairante
Ma loupe éclairante

J’ai découvert les vertus de la loupe éclairante pour étudier ces petits détails dans mes études préliminaires et même si jusque-là j’avais pu m’en passer (étant myope ma vue de près était très bonne), l’âge venant, cet outil est devenu indispensable ! Il faudra tout de même que je sois attentive à la température des couleurs car il me semble que cette lumière très blanche les durcit et bien sûr une lumière du dessus écrase les contrastes. Je reste toujours convaincue que rien ne vaut une source de lumière naturelle et latérale pour rendre une plante vivante et qu’on la perçoive bien en volume.

Corydale à la loupe

La loupe éclairante donne une vision purement scientifique où ne figure guère que la « couleur propre », c’est-à-dire dépouillée des valeurs d’ombres et de lumière qui s’y ajoutent pour rendre le volume.

Pour finir je vous rappelle que j’anime encore quelques stages ce printemps, celui du Mans début Mai est déjà bien rempli mais un autre week-end au Moulin de Seillant qui s'intéressera plus particulièrement à la flore printanière des environs du moulin, est programmé les 21 et 22 Mai.

Les conditions sont visibles sur l'affiche ci-dessous. Nous en sommes à 3 inscriptions; même si je peux mieux m'occuper de chacun, 3 c'est un peu juste et ce serait bien dommage d'y renoncer car le lieu et la formule en demi-pension sont très attrayants ! Contactez-moi si cela vous intéresse et je vous renverrai sur le mail de la présidente de l’association.

Corydale à la loupe
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:43

Le Rutabaga (Brassica napus subsp. rapifera) est un légume-racine proche du Navet et du Radis. On le nomme parfois Chou-navet car il résulte en gros, d’un croisement entre le Chou (Brassica oleracea) et le Navet (Brassica rapa), mais ce croisement peut donner des résultats différents puisque Brassica napus, c’est aussi le Colza (Brassica napus subsp. napus), dont la racine n’est pas tubérisée.

Plus spécialement, le Rutabaga est le Chou-navet à chair jaune. Pourquoi ce légume était-il si consommé pendant l’occupation allemande ? J’ai trouvé sur le net une possibilité de réponse : peut-être parce qu’il n’était pas réquisitionné, les allemands le boudaient car ils en avaient eu vraiment trop dans leur gamelle durant la première guerre mondiale.

cliquez dessus pour mieux le voir !

cliquez dessus pour mieux le voir !

Sans à-priori sur ces souvenirs d’une autre époque, je n’ai pas encore eu l’occasion d’éprouver les vertus culinaires, ni les vertus médicinales du Rutabaga, qui sont prouvées !

Je n’ai pas cuisiné mon rutabaga pourtant d’agriculture biologique (encore merci à Cor), ni râpé cru, ni en purée ni en gratin, le croyant abîmé du fait que j’ai pris tout mon temps pour le peindre. En réalité, n’ayant pas de cave, je l’ai laissé longtemps dehors et il devenait un peu mou! Mais il paraît qu’il se conserve très bien au frais, deux mois en cave. Mes recherches m’ont appris qu’il s’agit d’un légume qui vient surtout des pays froids, de Scandinavie : son nom vient du suédois rotabagge. Il est d’abord signalé en Europe vers 1620 puis introduit vers 1806 au Canada où il connait un certain succès sous le nom de « navet de Suède » car sa culture se prêtait bien au climat.

Je l’ai trouvé beau à peindre, laissant se développer quelques petites feuilles bien fermes au centre du collet. Les grandes feuilles s’étaient flétries très vite ; j’avais fait le choix de les couper. La racine pivot de mon rutabaga présentait pas mal de racines adventices, c’était intéressant du point de vue graphique mais je crois que cela vient d’une terre un peu trop meuble, ou d’un climat trop doux…

La qualité du violet un peu froid du sommet de mon rutabaga, le contraste avec la base assez jaune me plaisaient bien.

La palette des mélanges utiles

La palette des mélanges utiles

Voici la palette des couleurs qui m’ont servies. A noter que le Magenta permanent de chez Winsor et Newton (PV 19), qui m’a servi dans plusieurs des mélanges est assez particulier, il ne faut pas le confondre avec le Magenta quinacridone (PR 122). Il réagit de façon très intéressante dans les mélanges, par exemple il fait de beaux gris en mélange avec le vert oxyde de chrome. Pour fabriquer une sorte d’équivalence de cette couleur il faudrait casser du Magenta quinacridone non avec du bleu mais plutôt avec un petit peu de Winsor green blue shade.

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