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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 18:39
le Souci (Calendula arvensis)
le Souci (Calendula arvensis)

Une plante Annuelle boucle tout son cycle de végétation dans une seule année, de la graine qui s’enracine à la graine qui est produite avant les grands froids de l’hiver, durant lequel il ne reste aucune feuille ni racine en principe. Une vraie annuelle commence sa floraison en mai-juin et les fleurs se succèdent tant qu’il ne fait pas trop froid !

J’ai trouvé dans mes cartons quelques illustrations d’annuelles moins connues que les Coquelicots et Bleuets comme par exemple le Souci (Calendula arvensis), le Fumeterre officinal (Fumaria officinalis), la Bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris) ou encore la discrète Guimauve hirsute (Althaea hirsuta).
la Bourse à pasteur
la Bourse à pasteur

En novembre, j’ai encore quelques nigelles en fleur bien qu’elles soient fort petites. Je sais qu’elles se ressèment toutes seules et je me demande s’il peut y avoir plusieurs générations sur ma plate-bande dans la même année. La période de dormance nécessaire pour qu’une graine germe de nouveau est-elle compatible avec ce cas ?

Pour la Bourse à pasteur, ci-contre, cela ne m'étonnerait pas!

Des messicoles telles que la nigelle ou le bleuet, la nielle sont en fait des « annuelles d’hiver » ; il est bon qu’elles commencent leur cycle en automne ou en hiver, voir cet article sur Tela botanica :

http://www.tela-botanica.org/page:plte_messicole?langue=fr
le Fumeterre officinal
le Fumeterre officinal

En les semant au printemps, on court le risque qu’elles fleurissent moins bien voire même qu’elles meurent avant la floraison car un froid hivernal leur est nécessaire. L’an dernier mes pavots, semés à l’automne précédent ont été superbes !

Annuelles, bisannuelles

Les annuelles ne sont pas capables de stocker durablement les substances de réserve produites par la fonction chlorophyllienne, car elles ne possèdent pas d’organes adaptés pour cet usage (bulbes, rhizomes et tubercules).

Deux années pour la Carotte !
Deux années pour la Carotte !

Si le cycle végétatif nécessite 2 ans, il s’agit de Bisannuelles comme la Carotte.

Les bisannuelles passent souvent l’hiver sous forme de bourgeons voire d’une rosette qui offrent moins de prise au gel. En terre subsiste un système racinaire plus ou moins efficace pour constituer des réserves qui serviront à produire une belle floraison la deuxième année.

Là aussi, la période de froid que subit la plante est importante pour son fleurissement futur : c’est la vernalisation.

Annuelles, bisannuelles

Les Bisannuelles meurent à la fin de leur cycle de 2 ans mais comme ce sont souvent des populations de plusieurs pieds dont l’évolution s’est décalée dans le temps, nous n’en prenons pas vraiment conscience.

la Vipérine
la Vipérine

De nombreuses plantes qualifiées d’annuelles peuvent se comporter en vivace si le climat (un hiver doux) le permet. La résistance de leurs parties aériennes au froid est déterminante. La formation des graines reste une garantie de survie et c’est la reproduction par graines qui permet d’éviter l’appauvrissement génétique d’une population.

A l’inverse, de nombreuses plantes qui sont vivaces dans leur région d’origine à climat chaud ne pourront survivre au jardin qu’en tant qu’annuelles (le volubilis sera plus vivace dans le midi et plutôt annuel au Nord de la Loire).

le Bouillon blanc
le Bouillon blanc
Dans la flore sauvage de France, la majorité des herbacées sont des vivaces et heureusement car ce sont celles qui résistent le mieux aux mauvais traitements que nous leur faisons subir ; les vraies bisannuelles sont moins fréquentes : citons les Molènes (par ex. le Bouillon blanc), l’Oenothère ou Herbe aux ânes (Oenothera biennis), la Vipérine (Echium vulgare), la Digitale (Digitalis purpurea).

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Published by Claire Felloni - dans Mots de Bota
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:21

Je continue le journal de ma planche de Volubilis : après une enquête auprès de l’horticulteur où j’avais trouvé ma plante, il s’avère qu’il s’agit bien du Liseron bleu vivace ou Volubilis des jardins. Un peu inquiète du nom latin qu’il me donne alors, je constate au retour qu’ Ipomoea leari est synonyme d’ Ipomoea indica. Mon impression était donc la bonne et c’est pour cette raison que la corolle reste d’un bleu assez doux nuancé de mauve qui vire rapidement au rose et non du bleu beaucoup plus prusse ou cyan qui caractérise plutôt l’ Ipomoea tricolor.

Le liseron vivace quand le climat lui permet de se comporter vraiment en vivace est devenue une plante invasive, notamment au Portugal, voir cette page :http://invasoras.pt/gallery/ipomoea-indica/

Ipomea indica , en France, est dite par les jardiniers « vivace herbacée cultivée en annuelle » et le feuillage « persistant ou caduc selon le climat hivernal ».

Volubilis 2

Il est vrai que pour mettre au point mon dessin préparatoire, j’avais encore tous les éléments sur le pied alors que nous sommes à la mi-novembre et que j’habite au nord de la Loire. Par contre, je ne me suis pas basée sur la taille des fleurs qui restaient car c’est vraiment la fin, elles sont nettement plus petites que cet été !

J’ai élaboré ma composition sur un calque en reprenant des petits ensembles qui me plaisaient sur la kyrielle de photos prises cet été, mais en surveillant bien sur la plante elle-même que mes montages étaient vraisemblables. Le report de ce dessin, je le pratique à l’ancienne en faisant un contrecalque, mais ensuite je reprends chaque morceau que je vais travailler avec un crayon très fin et la gomme mie de pain qui élimine les traits grossiers de graphite laissées par le calque de mise en page.

Volubilis 2

Ensuite, c’est la mise en couleur morceau par morceau en m’inspirant des petites études que je vous ai postées la dernière fois. J’ai commencé par la verdure pour me mettre en jambe et le mélange du Vert Véronèse de chez Sennelier ( = Vert Winsor nuance jaune chez Winsor et Newton soit PG36) et de l’Auréoline ( même pigment chez Sennelier et chez Winsor et Newton : PY40), me plait bien pour commencer le feuillage.

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 21:06
7 ans !

Le blog a eu 7 ans hier !

Depuis le début de son lancement il a reçu 282403 visites et 965577 pages ont été visitées.
236 fidèles sont inscrits à ma newsletter ou plutôt à mes articles car des newsletters, je n’en envoie que très rarement !
3948 commentaires ont enrichi mes articles.
Voici deux petits Iris nains de la garrigue pour vous remercier de vos visites régulières qui m’encouragent à persévérer.

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Published by Claire Felloni
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 14:11

Depuis ce printemps, j’ai l’idée de peindre une planche botanique sur le Volubilis ; je vous montre ici des études préliminaires sur le sujet qui m’aideront à choisir les bons mélanges de couleurs, et les angles de vue judicieux par exemple. Un tel projet nécessite aussi de se renseigner sur la plante afin de ne pas faire d’erreur sur les détails botaniques qui lui sont spécifiques, c'est-à-dire qui permettraient de la reconnaître par rapport à une plante du même genre Ipomoea mais d’une espèce différente et on verra plus loin que ce n’est pas toujours évident !

Voici ma planche d'études préliminaires. Le violet de Cobalt n'interviendra qu'en glacis sur un fond léger plutôt à la Quinacridone.

Voici ma planche d'études préliminaires. Le violet de Cobalt n'interviendra qu'en glacis sur un fond léger plutôt à la Quinacridone.

Volubilis

Le Volubilis (Ipomoea purpurea L. Roth.) est une plante grimpante de la famille des Liserons qui apprécie une exposition plein-sud.
Plus le soleil est présent et plus les fleurs seront nombreuses et il me semble, plus elles se colorent de bleu. En ce moment, en Novembre, j’ai encore quelques fleurs sur mon volubilis mais elles sont assez petites et à dominante mauve. Cette plante ne supporte pas les gelées, j’espère la garder pour l’an prochain en paillant son pied car je n’aurai probablement pas de graines à récolter ! C'est une espèce originaire du Mexique et d’Amérique centrale, et je ne suis pas sûre que les fruits qui sont des capsules sphériques viennent à maturité au Nord de la Loire.

Ce volubilis s’est installé dans toutes les régions tropicales et il est même inscrit dans la liste des espèces envahissantes de La Réunion, où il grimpe dans les cannes à sucre.

Volubilis

Il est représenté en 1837 par Miss Drake pour l’Edward’s Botanical Register.

Volubilis

L’illustration que donne G.Curtis en 1842 ainsi que celle de Walter Hood Fitch en 1847, toutes deux pour le Curtis’s Botanical Magazine représentent en réalité l’Ipomée d’Inde ou Liseron bleu et non lpomoea purpurea !

l'Ipomée d'Inde par Walter Hood Fitch

l'Ipomée d'Inde par Walter Hood Fitch

Cet Ipomoea indica (Burm.) Merr. serait plutôt originaire des iles du Pacifique, mais naturalisé comme son cousin un peu partout sous les climats doux et sans doute le plus cultivé pour l’agrément. La plante ressemble beaucoup à celle que j’ai au jardin au point que je ne sais plus bien quelle espèce je peins !

Toutes les feuilles en sont trilobées alors qu’il semble que cela soit moins fréquent chez Ipomoea purpurea, dont les feuilles sont plus simplement en coeur, et c’est vrai que cet été les fleurs étaient plus grandes et plus bleues que maintenant !

Une entreprise à suivre…sur ce blog!

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons Flore
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:43

Ces trois petites aquarelles représentent des plantes du bord des mares ou des étangs. Elles sont si discrètes qu’elles passent inaperçues et pourtant elles sont précieuses, qu’elles soient rares ou simplement de bonnes indicatrices de la qualité d’une zone humide.

Je les ai choisies aussi car elles sont représentatives de 3 catégories du règne végétal, l’une ne fleurit pas du tout, la seconde produit quelques fleur unisexuées (monoïques), la troisième, des fleurs classiques (hermaphrodites), mais minuscules.

Discrètes verdures

La première est la Pilulaire à globules (Pilularia globulifera) ; c’est une ptéridophyte (famille des fougères ou plutôt dans ce cas une Marsileacée). Voila pourquoi elle ne fleurit pas. On dit qu’elle est amphibie car même si elle vit sur des rivages longtemps inondés, pour fructifier elle doit profiter d’un assèchement estival. Les sporanges sont contenues dans des sporocarpes : ce sont ces petites boules dorées (de 5 à 6 mm de diamètre) au pied de feuilles filiformes qui forment un petit gazon. La Pilulaire est protégée au plan national.

Discrètes verdures
Egalement amphibie, la Littorelle à une fleur ou Littorelle des étangs (Littorella uniflora) est classée dans la famille des plantains. Ses fleurs sont monoïques, c'est-à-dire distinctes mais portées sur le même pied (voir à ce sujet mon article « Monoïque, Dioïque »). Les longues étamines de la fleur mâle pédonculée et dressée font paraître les pétales presque absents et les fleurs femelles se trouvent au pied (elles sont sessiles). La littorelle à une fleur est protégée au plan national.
Discrètes verdures

L’Ecuelle d’eau (Hydrocotyle vulgaris) malgré sa petite taille est une ombellifère, mais vraiment très atypique pour cette famille. Ses fleurs minuscules s’organisent de façon inattendue, non pas en ombelles simples ou composées, mais en « ombelles prolifères », qui ressemblent bien plus pour un non-initié à des verticilles (voir à ce sujet mon article "Ombelles, Corymbes et Cymes" ainsi que "Epi, Grappe, Verticilles et Glomérules"). Mais si petites soient-elles, ses fleurs sont dites parfaites avec des étamines autour d’un pistil central. L’Ecuelle d’eau n’est pas une rareté surtout dans l’Ouest de la France; la feuille peltée rappelle celle de la capucine et c’est la plus facile à repérer des trois !

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Published by Claire Felloni - dans Flore
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:30

J’ai pris récemment quelques photos d’étape quand je commençais de peindre des dahlias. Ces photos sont prises avec mon smartphone et un éclairage pas formidable aussi vous me pardonnerez la qualité des images mais cela permet de réaliser ce qu’il est possible de commencer dans le mouillé et ce qui ressort plutôt des glacis. Ma planche n’est pas finie, et reste tendue sur son contreplaqué, ce qui rend les scans impossibles à réaliser.

Commencer un dahlia
Commencer un dahlia

Sur un sujet comme celui-ci, c’est important de commencer dans le mouillé d’une fleur à la fois avec un dessin de contour de la fleur bien précisé ; par contre le cœur de la fleur ne doit pas être trop crayonné. On peut en effet, quand le fond est bien sec, par des glacis très fins et légers d’une couleur diluée, commencer à se repérer au milieu de la fleur et surtout, ce qui est prioritaire, déterminer la ligne profonde qui sépare les pétales ouverts vers l’extérieur des pétales refermés en boule du cœur. C’est la même chose pour toutes les fleurs riches en pétales ! Pour les dahlias du genre pompon, il y a forcément une zone où le regard voit des cercles ou des triangles sombres qui sont le bout des pétales tuyautés ou repliés tournés vers nous. Le bon placement de ces endroits est très important car c’est là que le contraste et la précision devront être au maximum !

Commencer un dahlia
Commencer un dahlia

Mon dahlia pompon rose-mauve était très lumineux, j’ai voulu le commencer avec le violet de cobalt qui donne cette lumière au rose mais comme vous pouvez en juger , dans le mouillé, le violet de cobalt granule vraiment beaucoup. Je crois que finalement, bien qu’il s’agisse d’un pigment minéral peu transparent par définition, il est préférable de l’utiliser en glacis, d’autant plus que ce fond est très fragile et donc les glacis qu’on y pose par la suite ne peuvent guère être éclaircis car dans ce cas on enlève tout. Un premier jus léger avec une couleur plus solide à la quinacridone aurait permis beaucoup plus de travail en glacis. Par contre, vous pourrez peut-être voir que j’ai pu avec mon pinceau bien asséché entre les doigts retrouver des crêtes lumineuses sur mes bords de pétales et c’est une chose qui n’aurait pas pu se faire avec la quinacridone !

J’avais déjà parlé une fois du violet de cobalt sur le blog, c’était là :

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-rose-vif-et-violet-de-cobalt-105720097.html

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:39

Tatihou est une petite ile située au large de St Vaast la Hougue, accessible à marée basse.

Le Jardin d’acclimatation dont je vous montre ici quelques images se situe au centre de l’ancien lazaret créé en 1720 au moment de la peste de Marseille. Le climat océanique doux du Nord-Cotentin et la disposition de ce terrain clos de hauts murs qui protègent du vent et des embruns, étaient très propices à l’installation d’un jardin exotique.

Balade sur Tatihou

En fin septembre, j’ai pu profiter encore de quelques belles floraisons, notamment ces Digitales des Canaries et ces Bulbines.

Balade sur Tatihou
Balade sur Tatihou

Mais les Aeoniums, les Cordylines, les Aloès, les Agaves, les Phormiums et les Palmiers forment de très beaux ensembles en toutes saisons. Il se trouve là de nombreux points de vue très tentants pour l’aquarelliste ! et bien sûr aussi de magnifiques sujets pour des planches botaniques !

Balade sur Tatihou
Balade sur Tatihou

De hautes Vipérines de Madère, (Echium fastuosum), dominent et ponctuent le jardin de leurs silhouettes en candélabre qui de loin évoquent des cyprès! Vous pouvez les voir là derrière un Palmier à chanvre (Trachycarpus fortunei)

Balade sur Tatihou

Les beaux bâtiments de l’ancien lazaret abritent maintenant un musée maritime, une galerie d’histoire naturelle ainsi qu’un laboratoire de biologie marine qui accueille des chercheurs mais propose aussi des ateliers à thème naturaliste pour adultes et enfants. Enfin, tous les ans au mois d’Aout, un festival de musique du large a lieu sur l’ile.

Pour finir, ci-dessous, une fantaisie photographique comme je m’en autorise parfois : sur la côte nord, à l'ouest de Gatteville, on trouve des plages de très fins cailloux qu’on pourrait monter en colliers tant ils ressemblent à des perles ! Ces perles adhéraient sur les algues lorsque je les ai décollées du sol ; il n’y avait plus qu’à coiffer de cette mantille un plus gros galet… La texture ramifiée du revers de cette algue rougeâtre accrochait la lumière et m’enchantait !

Balade sur Tatihou

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 22:26

Un petit supplément de vacances dans le Nord du Cotentin m’a permis de revoir un peu la flore maritime normande très caractéristique en ces lieux.

En fait j’ai dessiné et aquarellé rapidement quelques petits sujets mais ce ne sont pas forcément les plus typiques de cette côte. Sur le gros cordon de galets de Gattemare, face aux côtes anglaises, on trouve par exemple le Crambe maritime mais sa feuille est bien grande à peindre et les fruits étaient passés !

Flore de Gatteville

Je me suis retranchée sur le Pavot cornu ou Glaucienne (Glaucium flavum), une papavéracée spectaculaire avec ses longues capsules arquées. Vous pourrez remarquer que son bouton floral, à gauche ressemble assez à celui du coquelicot. Elle pousse dans le sable mobile du haut de plage juste derrière les pêcheurs au lancer et elle, est encore très fleurie !

La Criste marine ou Perce-pierre (Crithmum maritimum), est en fruits et ses ombelles en Septembre prennent de belles couleurs dorées et vineuses. C’est étonnant comme on peut la trouver aussi bien posée sur ce cordon de galets et de sable que perchée sur des rochers et c’est le cas aussi pour l’Arméria maritime (Armeria maritima), dont quelques petits pompons roses attardés égayaient encore le littoral.

Le crayon sert beaucoup à préciser ces notes botaniques et la couleur n’est là que pour information. A vrai dire, le modelé sur les couleurs est presque absent sauf peut-être sur les pétales jaunes froissés de cette cousine jaune du coquelicot.

Flore de Gatteville

Peut-être vous rappellerez-vous quelques aquarelles de paysages que j’avais peintes dans la région de Barfleur, voici les liens pour revoir ces articles :

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-23740568.html

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-22503711.html

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 19:18

Les Lestes sont des Odonates, mais il ne convient pas pour eux de parler de « libellules », qui sont au sens strict les Anisoptères, mais plutôt de « demoiselles », qui sont les Zygoptères ; et pourtant même dans cette dernière catégorie, les Lestes sont un peu à part.

Si la différence surtout de taille et de corpulence avec une libellule saute aux yeux, celle avec les fines demoiselles est moins évidente !

Pourtant quand on commence un peu à observer les demoiselles, on note assez vite que ces Lestes portent des livrées de couleur métallique un peu comme les Caloptéryx aux ailes souvent enfumées et si communs au bord de l’eau, mais ils sont bien plus fins plutôt comme des Agrions qui eux ne sont pas « métallisés ».

Les Lestes combinent ces couleurs métallisées avec un dépôt de pruine sur certaines parties du corps, d’où une allure assez étonnante et très esthétique bien qu’il faille temps et patience pour avoir le plaisir d’observer cela ! De ce point de vue, le Leste dryade mâle est vraiment superbe !

Deux Lestes

Une autre caractéristique des Lestes qui permet de bien les différencier des Agrions, réside dans la position de leurs ailes quand ils sont posés.

Tous les autres zygoptères ferment leurs ailes en portefeuille alors que les Lestes les étalent au repos.

Deux Lestes

J’espère que mes deux petites aquarelles vous inciteront à rechercher ces insectes si fins et discrets dans vos promenades ; ils se contentent parfois de petits trous d’eau même temporaires et volent encore au mois d’octobre!

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:06
Pour des raisons administratives, un peu compliquées à vous expliquer, je suis amenée à suspendre toutes mes animations de Cours et de Stages d’Aquarelle botanique au moins jusqu’à la fin de cette année 2014.

J’espère pouvoir maintenir en partie cette activité en 2015, mais l’ampleur en ce sera à coup sûr bien réduite, car il se trouve que mon statut d’Artiste libre pourrait être remis en cause si cette activité de «prof» devenait trop prépondérante !

Coup de frein sur les Cours et Stages

Pour illustrer cette mauvaise nouvelle, voici le genre de « petits essais » que je peignais dans mes stages, en guise de démonstration !

Vous comprendrez qu’à quelques années de la retraite je n’ai pas trop envie de me lancer dans des complications administratives. C’est peut-être pour moi l’occasion de reprendre l’illustration sur des sites naturels et donner plus d’ampleur à des travaux personnels ou des commandes que je commençais à trop négliger faute de temps !

Et bien sûr, le blog en fera le tour !

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