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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 14:56

La pivoine sur laquelle je vais travailler cette fois-ci est d’un beau rose-rouge lumineux. Elle s’appelle « La ville de Saint-Denis » ; une obtention française de Mouchelet de 1867.

Pivoine "La Ville de Saint-Denis"

Comme souvent dans les fleurs doubles les pétales de la couronne sont plus roses et plus pâles que ceux du cœur. Ces derniers, irrégulièrement échancrés parfois presque laciniés, tout chiffonnés et serrés les uns contre les autres se renvoient mutuellement la couleur ce qui crée un effet plus intense. Pourtant dès qu’un pétale sort un peu du « pompon » central on peut observer des reflets plus mauves. Ici des glacis légers de magenta quinacridone sur un fond de rose permanent ont pu rendre cet effet. La base de rose permanent est surtout valable sur le tour de la fleur, au cœur je lui ai préféré le Vermillon français mais sur l’étude préparatoire que vous voyez (faite en mai 2017 sur la collection de Sourches), les bases sont très claires car beaucoup de crêtes de pétales sont presque blanches. Cela est dû aussi au fait que cette variété de pivoine pour une fois se tient assez dressée, bien éclairée au-dessus du feuillage.

Les glacis que je poserai seront variés : d’abord je reviendrai avec des mélanges plus dosés de rose et de vermillon en touches assez larges; puis dans un second temps un mélange de violet de cobalt avec le vermillon français me donnera toute une gamme de possibilités mais je ne m’interdirai pas d’aller jusqu’à utiliser l’orange Sennelier au cœur de la fleur et dans les profondeurs entre pétales la laque carminée (Sennelier aussi).

Les prints sont numérotés et signés par moi et accompagnés d'un certificat d'authenticité.

Les prints sont numérotés et signés par moi et accompagnés d'un certificat d'authenticité.

Les prints sur une très spectaculaire variété, « Mathilde L. » dont j’ai rendu l’original cet été, viennent d’arriver sur ma table afin que je les numérote et les signe ; ils seront bientôt en vente à la boutique du château de Sourches :

 http://www.chateaudesourches.com/boutique/aquarelles/

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 18:40

Une fois n’est pas coutume, j’ai peint à l’aquarelle trois duos d’oiseaux ; pour le plaisir et d’après les photos de mon compagnon repiquées sur ses Carnets naturalistes sarthois dont je vous rappelle le lien sur numeriscopages.com : http://christian.kerihuel.free.fr/obsarthe/present.html

En cherchant aux dates ci-dessous, dans sa colonne de gauche, vous pourriez retrouver ces photos !

Par exemple les Mésanges bleues : un individu en date du 30 décembre 2016 à la mangeoire dans le jardin et une autre le 2 novembre 2015 à Saint Pavace, en bord de Sarthe avec une belle lumière.

Par exemple les Mésanges bleues : un individu en date du 30 décembre 2016 à la mangeoire dans le jardin et une autre le 2 novembre 2015 à Saint Pavace, en bord de Sarthe avec une belle lumière.

Début Aout 2016 un Martin pêcheur photographié dans un affût des Côtes d’Armor et celui de gauche provient d’une autre séance photo au Mans le 4 juillet 2014.

Début Aout 2016 un Martin pêcheur photographié dans un affût des Côtes d’Armor et celui de gauche provient d’une autre séance photo au Mans le 4 juillet 2014.

Les 22 au 25 Février 2016, autour de Cancale, des Fauvettes pitchous (Sylvia undata) que j’ai pris bien du plaisir à peindre dans le fouillis des tiges de prunellier!

Les 22 au 25 Février 2016, autour de Cancale, des Fauvettes pitchous (Sylvia undata) que j’ai pris bien du plaisir à peindre dans le fouillis des tiges de prunellier!

Vous pouvez les voir en plus grand en cliquant dessus.

Je suis tentée de continuer maintenant que j’y ai pris goût et j’ai déjà repéré une belle série de photos sur un sizerin flammé et un grand choix de roitelets à triple-bandeau…  je vais bientôt faire mon marché pour une nouvelle fournée d’aquarelles d’oiseaux, c’est sûr ! Pour la première fois, j’ai travaillé sur le Fabriano artistico, toujours un papier satiné 300gr, j’emploie toujours d’habitude le satiné Arches et je voulais comparer. Pour le moment il me semble très proche en qualité, je n’ai pas encore senti de grosse différence et je vais continuer avec celui-là pour mes oiseaux !

J’ajoute à cette occasion une page spéciale « Aquarelles d'oiseaux » pour mes ventes d’aquarelles originales qui sera permanente dans la colonne de gauche du blog :

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/2017/09/aquarelles-d-oiseaux.html

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 15:43

Je suis pour le moment sur une planche de Pivoine dont l’harmonie colorée est un peu délicate à rendre sur du papier blanc ! Elle présente au cœur une sorte de gros pompon jaune et sur le pourtour de la corolle des grands pétales blancs à peine lavés de rose par endroits.

Etude préparatoire pour "Primevère"

Etude préparatoire pour "Primevère"

Cette pivoine se nomme « Primevère », c’est une obtention française de 1907 par Lemoine.

Le charme de cette variété réside dans ce cœur touffu composé de nombreux pétales en languettes d’un jaune assez pâle qui se complique par la présence intercalée de quelques pétales plus grands en boucles blanches. On voit à peine les carpelles vert clair au centre. Il convient d’éviter de salir ces belles couleurs pâles en posant les glacis qui donneront le volume.

Je suis partie pour le pompon, du jaune Auréoline additionné d’Outremer et très éclairci d’eau (2), avec la possibilité d’ajouter très peu de Magenta permanent pour que les ombres plus soutenues ne virent pas trop au verdâtre(3).

D’autre part pour les pétales blancs du tour, j’ai choisi comme base un mélange que j’aime bien de Bleu de Cobalt plus Rouge indien très dilué : la couleur obtenue varie d’un  gris bleuté à un gris rosé (5) et (6). Un apport très mesuré de vermillon français accentue par endroits les reflets rosés. Pour le rosé, 8 est possible aussi (Rouge indien+ Auréoline).

Comme vous pourrez peut-être le comprendre sur ma palette d’essai (assez confuse), les deux mélanges de base (2) plus (5) ou (6) donnent en mélange toute une gamme de gris très clairs (7 et 7’).

 

Après ces notes de terrain prises en mai de cette année, je vous montre deux photos de la planche en cours de fabrication, d’abord les premières étapes sur la corolle. Pour le bouton et tout le feuillage, j’ai davantage avancé dans la pose des glacis. Je préfère finir par le modelé dans la fleur lorsque sur le tour les contrastes  sont bien établis.

 

Le bouton prêt à s'ouvrir est plus rose

Le bouton prêt à s'ouvrir est plus rose

Bien sûr cette pivoine fera partie de la collection 2017 du conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches !

Voici le lien sur la boutique: 

http://www.chateaudesourches.com/boutique/aquarelles/

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Published by Claire Felloni - dans Illustration Petites leçons
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 09:58

J’ai peint cette aquarelle d’après mes photos prises en janvier dernier en Guadeloupe, pour me replonger dans cette atmosphère lumineuse qui nous manque en ce moment au Nord de la Loire !

L’aquarelle représente le petit canal d'accès à la mangrove.

Souvenir de la mangrove

Au Nord-est de Basse-Terre, nous avons visitée à Viard, la zone de mangrove en pilotant un pédalo muni d’un moteur pas violent du tout pour ne pas déranger les oiseaux et accompagnés d’un jeune guide en canoé, qui nous a fait découvrir ce milieu.

Les quelques photos qui suivent vous montrent certaines curiosités qu’il nous a fait découvrir

Les mangroves se développent sur les rivages du Grand et du Petit Cul-de-Sac Marin et dans certains estuaires. Du front de mer vers l’intérieur des terres, on distingue tout d’abord la mangrove du bord de mer constituée par le palétuvier rouge (Rhizophora mangle), la mangrove arbustive composée de palétuviers rouges et de palétuviers noirs (Avicennia germinans) et la mangrove haute composée de palétuviers rouges et de palétuviers blancs (Laguncularia racemosa).

Les quelques photos qui suivent vous montrent certaines curiosités que Christophe nous a montrées.

Les palétuviers rouges depuis leurs branches renvoient des racines échasses pour avancer dans l'eau laiteuse de la mangrove

 

Le crabe du palétuvier (Aratus pisonii), qui avance droit.

Des huitres qui s'installent sur les racines échasses.

Les racines-échasses des palétuviers rouges avec leurs points blancs de dessalinisation

La plantule du palétuvier rouge qui s'allonge et finira par se détacher de son support et se planter naturellement sur le fond de la mangrove.

Les fleurs du palétuvier rouge (Rhizophora mangle L.)

Christophe prend par dessous une  Cassiopée, ce sont des méduses posées sur le fond qui nettoient le milieu.  
 

Pour finir voici la mangrove du bord de mer quand ses îlots s’écartent laissant plus d’eau libre.

Souvenir de la mangrove
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Published by Claire Felloni - dans Flore Jardins et Paysages
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 22:26

Voici un petit ensemble de porcelaines tigres, vous connaissez déjà l’une d’elle, aussi cette fois, je vous parlerai plutôt de la jeune porcelaine couleur miel.

La porcelaine tigre sous toutes les coutures!

La porcelaine tigre sous toutes les coutures!

Première étape, avant les glacis

Première étape, avant les glacis

Vous pouvez noter la fenêtre de papier sec réservée à droite pour ménager un éclat de lumière pure. C’est d’abord la Terre de Sienne brûlée qui fuse par endroit dans un fond de New Gamboge, sauf à droite où c’est plutôt le mélange habituel 1 de Rouge indien + Bleu de cobalt qui me sert souvent sur les parties blanches. Les points marrons sont posés avec 3 en fin de course, on sent qu’ils ne fusaient plus ou presque plus. Les glacis posés ensuite  sont à l’Or quinacridone mais si vous n’en disposez pas un peu de Terre de sienne brûlée en mélange dans du New Gamboge (nouvelle gomme gutte) bien concentré fera le même effet ! J’ai eu envie de tester un mélange de complémentaires à ma façon en apportant un petit peu de violet Winsor dans l’Or quinacridone car je cherche toujours à rester dans la gamme du sujet donc à éviter l’usage du noir ou du gris de Davy pour ombrer des sujets lumineux.

Je propose dans un pdf coquillages que j’ajoute maintenant dans ma liste pour les clés usb un texte sur 10 pages, consacré plus particulièrement à trois coquillages bien connus des collectionneurs, la Porcelaine bossue (Mauritia mauritania), un Lambis et le Casque gueule de taureau (Cypraecassis rufa), les trois sujets sont illustrés par les images qui sont jointes dans un dossier à part en haute définition avec des photos d’étape et les palettes des mélanges comme d’habitude. A la fin de ce pdf, j’ai ajouté ce que j’ai écrit là et dans un précédent post (voir là) sur les porcelaines tigres.

Il y aura un stage de week-end au Mans dans la Salle du Jardin des Plantes les 11 et 12 Novembre 2017 sur le thème du Cabinet de curiosités qui est toujours assez orienté coquillages mais pas que ! des minéraux, des fossiles, des coraux  ou des plumes et toute production « non périssable » de la nature.

Le stage de Pomologie habituel du 1er Novembre a été annulé (Salle non disponible).

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons stages
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 18:30

Ma pivoine « Georges Paul », dans sa deuxième version dont je vous ai déjà parlé dans un article récent, est finie et voici à quoi la planche ressemble au final avec tous ces glacis. Sur les pétales, ce sont principalement des glacis en balayages légers avec le violet de cobalt. Le feuillage a été réalisé avec une base très lumineuse: un mélange d’Auréoline et de Véronèse avec bien sûr plus d’Auréoline dans les contrejours et plus de Véronèse ( c’est le Sennelier n° 847) dans les reflets. Les glacis ensuite sont surtout à base de Vert de vessie permanent car le feuillage de cette pivoine restait assez clair et lumineux avec des touches rougeâtres en lisière des feuilles.

"Georges Paul" ou "Souvenir d'Adrien Sénéclauze"

"Georges Paul" ou "Souvenir d'Adrien Sénéclauze"

J’ai fait ces derniers temps de nombreuses études sur le terrain dans les douves sèches du château de Sourches qui abritent le conservatoire de la pivoine pour réaliser les futures planches de cette année dont la collection ne cesse de s’agrandir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le week-end dernier, j’animais un stage à l’Arboretum de la Sédelle et nous avons eu un temps splendide qui rendait presque inutiles les lampes disposées sur les tables. Au menu un beau choix de fleurs de l’arboretum et aussi du jardin voisin de Nadine que je remercie grandement de nous avoir permis de cueillir au moins dix variétés différentes des roses qui prolifèrent dans son jardin.

Paul Robert a peint je crois "Belle sultane"!

Nous avions aussi quelques belles clématites que certaines stagiaires ont préféré peindre. Voici un peu de l’ambiance de ce stage d’atelier.

Merci à mes stagiaires de m'autoriser à poster ces quelques photos!

 

 

 

 

Le stage se déroule dans une dépendance aménagée donnant sur la prairie au dessus de l’entrée de l’arboretum que bien sûr mes stagiaires n’ont pas manqué de visiter ! C’est toujours pour moi un plaisir de descendre dans la Creuse pour animer ce stage de printemps !

 

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Published by Claire Felloni - dans stages Illustration
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 19:24

Pas de muguet au menu de ce stage du 1er Mai, mais des petits pots de bégonias, de muflier et d’oxalis et j’avais trouvé un bouquet de cinq tiges de fritillaire impériale et une potée de cinq lis roses dans lesquels nous avons pu tailler pour obtenir des sujets plus modestes. Venus de la serre de la Société d’Horticulture, nous avions aussi des pélargoniums variés et un cactus du genre Echinopsis qui était tout près de fleurir mais ne nous a pas accordés la joie de le faire !

 

J’ai comme d’habitude fait quelques démonstrations ; ce sont des choses inachevées car en fait c’est toujours le début de l’aquarelle dans le mouillé d’une fleur (voire d’un pétale) à la fois, où l’on s’attache à rendre les nuances de couleur qui intéresse mes stagiaires et aussi le début des glacis pour faire apparaître le volume, la texture.

Stage de Mai 2017

Souvent, le deuxième jour je propose de montrer comment traiter de façon assez rapide une feuille de monocotylédone, ici le lis qui en est une, puis une feuille classique à nervation palmée ou pennée, ici une feuille de pélargonium qui par ailleurs était assez mate et douce alors que la feuille du lis, plus brillante demande plus de contraste dans les valeurs de vert. La feuille très pointue appartient au bégonia dont les fleurs en cloche avaient séduit Claude.

 

Pauline qui avait choisi de peindre la fritillaire impériale n’a pas eu le temps de terminer ses fleurs ; c’est un sujet historique : de très belles planches ont été gravées ou peintes depuis le 17ème siècle sur cette superbe liliacée !

Le temps passe très vite pendant ces trois jours de stage mais j’ai quand même pris le temps de faire quelques photos. Merci à mes stagiaires de m'autoriser à les montrer en pleine action!

Je pense qu'il y aura deux week-end de stages en automne 2017, un premier de "Pomologie et légumes" fin-octobre et le deuxième pour le 11 novembre sur le thème du "Cabinet de curiosités". Je mettrai à jour ma page "Stage" dés que j'aurai des dates garanties pour profiter de cette belle salle du Jardin des Plantes du Mans dont la jouissance est accordée gracieusement à la Société d'Horticulture de la Sarthe qui chapeaute mes stages depuis des années !

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Published by Claire Felloni - dans stages
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:41

Tel est le titre du dernier Miniguide que j’ai illustré pour les éditions de La Salamandre.

Si vous êtes abonné à cette agréable revue de nature, vous recevrez ce miniguide en même temps que votre numéro d’Avril-Mai ; peut-être l’avez-vous déjà reçu ! Souvent ces miniguides sont repris dans un format un peu plus grand sur des ouvrages plus complets comme cela a déjà été le cas pour mes fougères dans le guide nature « en forêt » ou encore pour la flore des tourbières dans le guide nature « au bord de l’eau ».

Pour cette Flore des sommets, cela m’a amusée de représenter des plantes en coussinets comme le silène acaule, plus facile à voir que les androsaces. J’ai travaillé souvent d’après des photos que j’avais moi-même prises dans la Vanoise, dans le Beaufortin ou dans le Queyras, réveillant ainsi des souvenirs bien agréables ! Cette flore souvent naine pour résister au vent se pare de fleurs soit petites mais en nappes denses, soit uniques mais en proportion assez grandes et en tout cas très colorées, du fait du rayonnement solaire plus riche en ultra-violets, alors pour l’illustrateur botanique, c’est un sujet de choix !

 

Le miniguide: un dépliant recto-verso qui tient dans la poche

Le miniguide: un dépliant recto-verso qui tient dans la poche

Voici les 2 guides nature de La Salamandre qui reprennent les miniguides

Fougères

et

Flore des tourbières

Pour ces illustrations il n’est pas toujours possible de travailler d’après nature mais ce serait faisable dans l’optique d’une vraie planche botanique, de prendre des notes de terrain sur place si la météo le permet… bien que certaines comme la soldanelle poussent en lisière des plaques de neige, ce qui demande de ne pas être frileuse ! D’autres plantes comme des saxifrages ou des primevères spécifiques de certains massifs montagneux poussent carrément dans des fissures de parois verticales, il vaut mieux alors être alpiniste et photographe. D’autant que pour la plupart de ces plantes, elles sont protégées et ne doivent en aucun cas être prélevées.

Les petites gentianes bleues ne sont pas toutes des gentianes printanières (gentiana verna), il en existe une autre assez commune et plus tardive : gentiana bavarica.

Beaucoup d’autres genres, dans cette flore montagnarde, présentent des variantes subtiles suivant les saisons mais aussi suivant les massifs où on les rencontre avec parfois une répartition assez limitée comme par exemple la Pensée du Mont-Cenis (viola cenisia), endémique des Alpes occidentales. En comparaison le silène acaule (silene acaulis), possède une large répartition arctico-alpine.

Pour en revenir à de l’aquarelle botanique d’après nature, vous aurez sans doute bientôt des nouvelles d’un stage au jardin des Plantes du Mans, qui aura lieu le week-end prochain ; il est complet, mais par contre il y a encore de la place pour des stagiaires au:

Week-end printanier de l’Arboretum de La Sédelle

qui aura lieu les 27 et 28 Mai 2017.

C’est un lieu où j’ai toujours beaucoup de plaisir à me rendre pour animer un stage, il faut prendre directement contact avec Nell qui nous accueille et s’occupe des inscriptions (contacts au bas de l'affiche).

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:19

C’est une planche qui m’a été commandée par un particulier et que je réalise d’après les notes prises l’an dernier un peu plus tard en saison.

Cette pivoine, « Georges Paul » ou « Souvenir d’Adrien Sénéclauze », est très particulière de couleur et je crains que la vision donnée ici ne soit pas vraiment fidèle à la réalité car le mauve-magenta est toujours délicat à rendre en photo ; c’est pourquoi j’avais bien cherché in situ (à Sourches, voir à ce propos ce lien sur mes "Brouillons de pivoines" de l'an dernier), ma gamme de couleur de base et de glacis pour rendre ces nuances. Le magenta est encore plus soutenu dans le bouton ; une couleur de Winsor et Newton m’a été très utile, le magenta permanent qu’il est bien difficile de fabriquer même en ajoutant un peu de bleu dans du magenta quinacridone! Dans les couleurs qui figurent sur ma palette, quelques-unes viennent de chez Sennelier (la laque carminée, le vert véronèse et le vermillon français) les autres sont des Winsor et Newton.

 

Le violet de cobalt m’a beaucoup aidée pour les glacis, mais il n’est pas souhaitable de commencer dans le mouillé avec lui car il n’est pas solide en sous-couche et de plus il granule beaucoup employé dans le mouillé. Le magenta quinacridone était finalement la couleur la plus adaptée pour commencer mais en le diluant grandement d’eau, car il teinte bien le papier et il n’est pas facile de l’éclaircir !

Voici donc une vue d’ensemble de l’état des travaux, puis ci-dessous, un détail de la fleur de profil qui montre ce qui est mis en place dans le mouillé de chaque pétale, avant les glacis. Le feuillage est plus avancé mais j’attends pour le terminer d’avoir presque terminé les fleurs.

Avant les glacis

Avant les glacis

Les nombreuses photos (plus de 200 pour cette pivoine !), prises sous tous les angles possibles au moment de la floraison me sont surtout utiles pour la composition générale de la planche que je crayonne pour commencer sur un grand calque en prenant une fleur par ci, et par là une feuille dont les folioles s’orientent comme il me convient.

Je finis ainsi par composer un ensemble qui me semble cohérent du point de vue botanique et agréable dans sa composition et j’ai tout mon temps pour réaliser la planche. Dans la masse des photos prises, il y a de quoi observer à loisir les détails botaniques caractérisant chaque variété.

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:01

Peindre des coquillages est devenu un intérêt majeur pour moi !

Ce que nous appelons coquillage, c’est la coquille, isolée du mollusque qui s’y trouve. La coquille des mollusques est constituée d’aragonite (une sorte de carbonate de calcium) et de matière organique secrétés par le manteau du mollusque ; on parle à ce propos de biominéral. La nacre fait partie des biominéraux ; il y en aurait 17 différents synthétisés par les mollusques.

La coquille est formée de trois couches différentes. Deux couches externes sont sécrétées par le bord du manteau. La plus en surface est le périostracum, il est plus ou moins visible et manque souvent en fait ! Il s’use sur les parties les plus anciennes, se présente souvent comme une couche fine cornée, jaunâtre ou brunâtre, il recouvre l’ostracum qui est la partie centrale minéralisée de la coquille. La couche la plus interne, l’hypostracum, se dépose à partir de toute la surface du manteau et assure la croissance en épaisseur uniforme. Elle présente un aspect nacré ou émaillé.

Sur la moule barbue, ci-contre on peut apprécier la différence de texture entre le périostracum (assez particulier dans ce cas), en haut et l’hypostracum nacré en bas !

Pendant le stage cabinet de curiosités, j’ai eu l’occasion de faire des démonstrations au sujet de la nacre et j’ai pu constater à quel point les couleurs variaient selon l’éclairage ! En effet, c'est l’organisation en couches des cristaux d'aragonite et de la conchyoline qui est responsable de l'aspect irisé de la nacre. Il faut bien réaliser que les couleurs perçues pour la nacre ne sont pas des « couleurs propres » dues à des pigments colorés mais dépendent de combinaisons d’indices de réfraction: c’est-à-dire qu’elles peuvent varier énormément selon la lumière ambiante et l’angle selon lequel vous observez votre sujet ! Il faut donc tenter différentes dispositions pour choisir celle qui vous plait le plus et éviter ensuite de brutaux changements d’éclairage.

Chez les porcelaines, pas de périostracum car le manteau du mollusque recouvre toute la coquille, c’est pourquoi elles sont comme émaillées en surface. Sur la bête vivante, le manteau remonte de chaque côté et ses 2 parties se rejoignent sur le milieu du dos et de fait, il existe souvent une ligne de couleur différente là. La spirale existe et on la verrait si on coupait la coquille mais elle est involutée.

 

Je vous poste ici la palette des couleurs et les 2 premières étapes du travail, l'état final est ci-dessus. Sur le premier état j’ai fait fuser le gris bleuté en premier lieu, la ligne jaune au milieu du dos puis les taches de Terre de Sienne + sépia qui sont déjà presque nettes, mais je suis revenue en glacis pour l’étape 2 avec les mêmes couleurs. Posé rapidement par-dessus les taches brunes, le gris bleuté ne les redilue pas. Dans la version finale, je suis revenue avec des touches de sépia pur au centre des taches mais sans les recouvrir totalement. Le gris bleuté et le gris mauve sont à base d’un mélange de Rouge indien (qui est un oxyde de fer) et de Bleu de Cobalt. J’aime beaucoup ce mélange pour ombrer le blanc.

1ère étape dans le mouillé

1ère étape dans le mouillé

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

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