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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 21:06
7 ans !

Le blog a eu 7 ans hier !

Depuis le début de son lancement il a reçu 282403 visites et 965577 pages ont été visitées.
236 fidèles sont inscrits à ma newsletter ou plutôt à mes articles car des newsletters, je n’en envoie que très rarement !
3948 commentaires ont enrichi mes articles.
Voici deux petits Iris nains de la garrigue pour vous remercier de vos visites régulières qui m’encouragent à persévérer.

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Published by Claire Felloni
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 14:11

Depuis ce printemps, j’ai l’idée de peindre une planche botanique sur le Volubilis ; je vous montre ici des études préliminaires sur le sujet qui m’aideront à choisir les bons mélanges de couleurs, et les angles de vue judicieux par exemple. Un tel projet nécessite aussi de se renseigner sur la plante afin de ne pas faire d’erreur sur les détails botaniques qui lui sont spécifiques, c'est-à-dire qui permettraient de la reconnaître par rapport à une plante du même genre Ipomoea mais d’une espèce différente et on verra plus loin que ce n’est pas toujours évident !

Voici ma planche d'études préliminaires. Le violet de Cobalt n'interviendra qu'en glacis sur un fond léger plutôt à la Quinacridone.

Voici ma planche d'études préliminaires. Le violet de Cobalt n'interviendra qu'en glacis sur un fond léger plutôt à la Quinacridone.

Volubilis

Le Volubilis (Ipomoea purpurea L. Roth.) est une plante grimpante de la famille des Liserons qui apprécie une exposition plein-sud.
Plus le soleil est présent et plus les fleurs seront nombreuses et il me semble, plus elles se colorent de bleu. En ce moment, en Novembre, j’ai encore quelques fleurs sur mon volubilis mais elles sont assez petites et à dominante mauve. Cette plante ne supporte pas les gelées, j’espère la garder pour l’an prochain en paillant son pied car je n’aurai probablement pas de graines à récolter ! C'est une espèce originaire du Mexique et d’Amérique centrale, et je ne suis pas sûre que les fruits qui sont des capsules sphériques viennent à maturité au Nord de la Loire.

Ce volubilis s’est installé dans toutes les régions tropicales et il est même inscrit dans la liste des espèces envahissantes de La Réunion, où il grimpe dans les cannes à sucre.

Volubilis

Il est représenté en 1837 par Miss Drake pour l’Edward’s Botanical Register.

Volubilis

L’illustration que donne G.Curtis en 1842 ainsi que celle de Walter Hood Fitch en 1847, toutes deux pour le Curtis’s Botanical Magazine représentent en réalité l’Ipomée d’Inde ou Liseron bleu et non lpomoea purpurea !

l'Ipomée d'Inde par Walter Hood Fitch

l'Ipomée d'Inde par Walter Hood Fitch

Cet Ipomoea indica (Burm.) Merr. serait plutôt originaire des iles du Pacifique, mais naturalisé comme son cousin un peu partout sous les climats doux et sans doute le plus cultivé pour l’agrément. La plante ressemble beaucoup à celle que j’ai au jardin au point que je ne sais plus bien quelle espèce je peins !

Toutes les feuilles en sont trilobées alors qu’il semble que cela soit moins fréquent chez Ipomoea purpurea, dont les feuilles sont plus simplement en coeur, et c’est vrai que cet été les fleurs étaient plus grandes et plus bleues que maintenant !

Une entreprise à suivre…sur ce blog!

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons Flore
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:43

Ces trois petites aquarelles représentent des plantes du bord des mares ou des étangs. Elles sont si discrètes qu’elles passent inaperçues et pourtant elles sont précieuses, qu’elles soient rares ou simplement de bonnes indicatrices de la qualité d’une zone humide.

Je les ai choisies aussi car elles sont représentatives de 3 catégories du règne végétal, l’une ne fleurit pas du tout, la seconde produit quelques fleur unisexuées (monoïques), la troisième, des fleurs classiques (hermaphrodites), mais minuscules.

Discrètes verdures

La première est la Pilulaire à globules (Pilularia globulifera) ; c’est une ptéridophyte (famille des fougères ou plutôt dans ce cas une Marsileacée). Voila pourquoi elle ne fleurit pas. On dit qu’elle est amphibie car même si elle vit sur des rivages longtemps inondés, pour fructifier elle doit profiter d’un assèchement estival. Les sporanges sont contenues dans des sporocarpes : ce sont ces petites boules dorées (de 5 à 6 mm de diamètre) au pied de feuilles filiformes qui forment un petit gazon. La Pilulaire est protégée au plan national.

Discrètes verdures
Egalement amphibie, la Littorelle à une fleur ou Littorelle des étangs (Littorella uniflora) est classée dans la famille des plantains. Ses fleurs sont monoïques, c'est-à-dire distinctes mais portées sur le même pied (voir à ce sujet mon article « Monoïque, Dioïque »). Les longues étamines de la fleur mâle pédonculée et dressée font paraître les pétales presque absents et les fleurs femelles se trouvent au pied (elles sont sessiles). La littorelle à une fleur est protégée au plan national.
Discrètes verdures

L’Ecuelle d’eau (Hydrocotyle vulgaris) malgré sa petite taille est une ombellifère, mais vraiment très atypique pour cette famille. Ses fleurs minuscules s’organisent de façon inattendue, non pas en ombelles simples ou composées, mais en « ombelles prolifères », qui ressemblent bien plus pour un non-initié à des verticilles (voir à ce sujet mon article "Ombelles, Corymbes et Cymes" ainsi que "Epi, Grappe, Verticilles et Glomérules"). Mais si petites soient-elles, ses fleurs sont dites parfaites avec des étamines autour d’un pistil central. L’Ecuelle d’eau n’est pas une rareté surtout dans l’Ouest de la France; la feuille peltée rappelle celle de la capucine et c’est la plus facile à repérer des trois !

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Published by Claire Felloni - dans Flore
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:30

J’ai pris récemment quelques photos d’étape quand je commençais de peindre des dahlias. Ces photos sont prises avec mon smartphone et un éclairage pas formidable aussi vous me pardonnerez la qualité des images mais cela permet de réaliser ce qu’il est possible de commencer dans le mouillé et ce qui ressort plutôt des glacis. Ma planche n’est pas finie, et reste tendue sur son contreplaqué, ce qui rend les scans impossibles à réaliser.

Commencer un dahlia
Commencer un dahlia

Sur un sujet comme celui-ci, c’est important de commencer dans le mouillé d’une fleur à la fois avec un dessin de contour de la fleur bien précisé ; par contre le cœur de la fleur ne doit pas être trop crayonné. On peut en effet, quand le fond est bien sec, par des glacis très fins et légers d’une couleur diluée, commencer à se repérer au milieu de la fleur et surtout, ce qui est prioritaire, déterminer la ligne profonde qui sépare les pétales ouverts vers l’extérieur des pétales refermés en boule du cœur. C’est la même chose pour toutes les fleurs riches en pétales ! Pour les dahlias du genre pompon, il y a forcément une zone où le regard voit des cercles ou des triangles sombres qui sont le bout des pétales tuyautés ou repliés tournés vers nous. Le bon placement de ces endroits est très important car c’est là que le contraste et la précision devront être au maximum !

Commencer un dahlia
Commencer un dahlia

Mon dahlia pompon rose-mauve était très lumineux, j’ai voulu le commencer avec le violet de cobalt qui donne cette lumière au rose mais comme vous pouvez en juger , dans le mouillé, le violet de cobalt granule vraiment beaucoup. Je crois que finalement, bien qu’il s’agisse d’un pigment minéral peu transparent par définition, il est préférable de l’utiliser en glacis, d’autant plus que ce fond est très fragile et donc les glacis qu’on y pose par la suite ne peuvent guère être éclaircis car dans ce cas on enlève tout. Un premier jus léger avec une couleur plus solide à la quinacridone aurait permis beaucoup plus de travail en glacis. Par contre, vous pourrez peut-être voir que j’ai pu avec mon pinceau bien asséché entre les doigts retrouver des crêtes lumineuses sur mes bords de pétales et c’est une chose qui n’aurait pas pu se faire avec la quinacridone !

J’avais déjà parlé une fois du violet de cobalt sur le blog, c’était là :

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-rose-vif-et-violet-de-cobalt-105720097.html

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:39

Tatihou est une petite ile située au large de St Vaast la Hougue, accessible à marée basse.

Le Jardin d’acclimatation dont je vous montre ici quelques images se situe au centre de l’ancien lazaret créé en 1720 au moment de la peste de Marseille. Le climat océanique doux du Nord-Cotentin et la disposition de ce terrain clos de hauts murs qui protègent du vent et des embruns, étaient très propices à l’installation d’un jardin exotique.

Balade sur Tatihou

En fin septembre, j’ai pu profiter encore de quelques belles floraisons, notamment ces Digitales des Canaries et ces Bulbines.

Balade sur Tatihou
Balade sur Tatihou

Mais les Aeoniums, les Cordylines, les Aloès, les Agaves, les Phormiums et les Palmiers forment de très beaux ensembles en toutes saisons. Il se trouve là de nombreux points de vue très tentants pour l’aquarelliste ! et bien sûr aussi de magnifiques sujets pour des planches botaniques !

Balade sur Tatihou
Balade sur Tatihou

De hautes Vipérines de Madère, (Echium fastuosum), dominent et ponctuent le jardin de leurs silhouettes en candélabre qui de loin évoquent des cyprès! Vous pouvez les voir là derrière un Palmier à chanvre (Trachycarpus fortunei)

Balade sur Tatihou

Les beaux bâtiments de l’ancien lazaret abritent maintenant un musée maritime, une galerie d’histoire naturelle ainsi qu’un laboratoire de biologie marine qui accueille des chercheurs mais propose aussi des ateliers à thème naturaliste pour adultes et enfants. Enfin, tous les ans au mois d’Aout, un festival de musique du large a lieu sur l’ile.

Pour finir, ci-dessous, une fantaisie photographique comme je m’en autorise parfois : sur la côte nord, à l'ouest de Gatteville, on trouve des plages de très fins cailloux qu’on pourrait monter en colliers tant ils ressemblent à des perles ! Ces perles adhéraient sur les algues lorsque je les ai décollées du sol ; il n’y avait plus qu’à coiffer de cette mantille un plus gros galet… La texture ramifiée du revers de cette algue rougeâtre accrochait la lumière et m’enchantait !

Balade sur Tatihou

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 22:26

Un petit supplément de vacances dans le Nord du Cotentin m’a permis de revoir un peu la flore maritime normande très caractéristique en ces lieux.

En fait j’ai dessiné et aquarellé rapidement quelques petits sujets mais ce ne sont pas forcément les plus typiques de cette côte. Sur le gros cordon de galets de Gattemare, face aux côtes anglaises, on trouve par exemple le Crambe maritime mais sa feuille est bien grande à peindre et les fruits étaient passés !

Flore de Gatteville

Je me suis retranchée sur le Pavot cornu ou Glaucienne (Glaucium flavum), une papavéracée spectaculaire avec ses longues capsules arquées. Vous pourrez remarquer que son bouton floral, à gauche ressemble assez à celui du coquelicot. Elle pousse dans le sable mobile du haut de plage juste derrière les pêcheurs au lancer et elle, est encore très fleurie !

La Criste marine ou Perce-pierre (Crithmum maritimum), est en fruits et ses ombelles en Septembre prennent de belles couleurs dorées et vineuses. C’est étonnant comme on peut la trouver aussi bien posée sur ce cordon de galets et de sable que perchée sur des rochers et c’est le cas aussi pour l’Arméria maritime (Armeria maritima), dont quelques petits pompons roses attardés égayaient encore le littoral.

Le crayon sert beaucoup à préciser ces notes botaniques et la couleur n’est là que pour information. A vrai dire, le modelé sur les couleurs est presque absent sauf peut-être sur les pétales jaunes froissés de cette cousine jaune du coquelicot.

Flore de Gatteville

Peut-être vous rappellerez-vous quelques aquarelles de paysages que j’avais peintes dans la région de Barfleur, voici les liens pour revoir ces articles :

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-23740568.html

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-22503711.html

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 19:18

Les Lestes sont des Odonates, mais il ne convient pas pour eux de parler de « libellules », qui sont au sens strict les Anisoptères, mais plutôt de « demoiselles », qui sont les Zygoptères ; et pourtant même dans cette dernière catégorie, les Lestes sont un peu à part.

Si la différence surtout de taille et de corpulence avec une libellule saute aux yeux, celle avec les fines demoiselles est moins évidente !

Pourtant quand on commence un peu à observer les demoiselles, on note assez vite que ces Lestes portent des livrées de couleur métallique un peu comme les Caloptéryx aux ailes souvent enfumées et si communs au bord de l’eau, mais ils sont bien plus fins plutôt comme des Agrions qui eux ne sont pas « métallisés ».

Les Lestes combinent ces couleurs métallisées avec un dépôt de pruine sur certaines parties du corps, d’où une allure assez étonnante et très esthétique bien qu’il faille temps et patience pour avoir le plaisir d’observer cela ! De ce point de vue, le Leste dryade mâle est vraiment superbe !

Deux Lestes

Une autre caractéristique des Lestes qui permet de bien les différencier des Agrions, réside dans la position de leurs ailes quand ils sont posés.

Tous les autres zygoptères ferment leurs ailes en portefeuille alors que les Lestes les étalent au repos.

Deux Lestes

J’espère que mes deux petites aquarelles vous inciteront à rechercher ces insectes si fins et discrets dans vos promenades ; ils se contentent parfois de petits trous d’eau même temporaires et volent encore au mois d’octobre!

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:06
Pour des raisons administratives, un peu compliquées à vous expliquer, je suis amenée à suspendre toutes mes animations de Cours et de Stages d’Aquarelle botanique au moins jusqu’à la fin de cette année 2014.

J’espère pouvoir maintenir en partie cette activité en 2015, mais l’ampleur en ce sera à coup sûr bien réduite, car il se trouve que mon statut d’Artiste libre pourrait être remis en cause si cette activité de «prof» devenait trop prépondérante !

Coup de frein sur les Cours et Stages

Pour illustrer cette mauvaise nouvelle, voici le genre de « petits essais » que je peignais dans mes stages, en guise de démonstration !

Vous comprendrez qu’à quelques années de la retraite je n’ai pas trop envie de me lancer dans des complications administratives. C’est peut-être pour moi l’occasion de reprendre l’illustration sur des sites naturels et donner plus d’ampleur à des travaux personnels ou des commandes que je commençais à trop négliger faute de temps !

Et bien sûr, le blog en fera le tour !

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 22:10

C’est l’époque des vendanges et moi, toute à mon bonheur d’avoir remis la main sur mes originaux des cépages, que j’avais égarés (et oui ! c’est possible, je ne suis pas très organisée !), je vous poste cette semaine trois de ces aquarelles réalisées en 2001.

Trois cépages du Midi
Trois cépages du Midi

Je vous rappelle pour la forme qu’un cépage est une variété dérivée de l'espèce originelle Vitis vinifera. Chaque appellation de vin résulte de l’assemblage de plusieurs cépages dans un terroir donné et cela est bien codifié. Ainsi, les cépages Carignan et Cinsaut sont présents dans les vins du Languedoc-Roussillon et de Provence. Le Carignan couvre de très grandes superficies dans le Midi.

L’Ugni blanc intervient aussi dans les vins de Provence mais remonte plus haut sur la côte atlantique, il est utilisé dans les vins du Sud-Ouest, pour l’Armagnac et surtout pour le Cognac. L’Ugni blanc est en fait d’origine italienne, il y est connu sous le nom de Trebbiano et daterait de l’époque romaine.

Trois cépages du Midi

Vous pouvez vous reporter sur l’article que j’avais posté en Juin 2009, qui expliquait ce chantier : http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-32878273.html

Cet ancien article vous donne la liste complète des 33 cépages que j’ai peints d’après une documentation très précise et montre 4 autres aquarelles. Seuls les cépages les plus connus ont été choisis pour être représentés ; il faut savoir qu’en France, 136 cépages sont reconnus !

Il est bien sûr possible de me contacter si vous désiriez utiliser ces images pour lesquelles j'ai conservé mes droits de reproduction. La contrepartie financière dépend de l’usage prévu qu’il s’agisse d’une impression à titre personnel, ou pour un évènement ponctuel ou vraiment pour de l’édition.

Voir la page

http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/pages/Droits_dAuteur-1618404.html

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Published by Claire Felloni - dans Illustration
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 21:34

Ce titre est une plaisanterie mais enfin les deux espèces qui figurent dans cet article, l’une de flore et l’autre de faune, portent toutes les deux dans leur étymologie la racine latine « sanguis » qui veut dire sang et ce sont toutes deux des princesses estivales des marais.

Elles sont également menacées par les drainages qui touchent la moindre zone humide à notre époque, encore volontiers présentes en montagne mais de plus en plus rares en plaine.

Mes aquarelles étaient destinées à illustrer des panneaux sur le site des Pâtures d’Argentan au bord de l’Orne. Voir un précédent article, là : http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-les-patures-d-argentan-122404843.html

Sanglants marécages

La Sanguisorbe officinale (Sanguisorba officinalis) ou Grande Pimprenelle était commune autrefois. C’est une rosacée qui porte des petites inflorescences denses d’un beau rouge carminé et la médecine, autrefois inspirée par la théorie des signatures, lui attribuait des vertus hémostatiques. Il s’est avéré que ce n’était pas faux car elle contient un tanin qui explique cet effet.

La plante est liée à un papillon devenu très rare : l’Azuré de la Sanguisorbe qui a besoin non seulement d’elle pour nourrir ses chenilles mais aussi d’un type particulier de fourmis qui joue un rôle dans son cycle de reproduction ; cet Azuré est une espèce myrmécophile.

Dans mon marécage, s’il est bien peu probable de trouver l’Azuré ; on peut espérer surprendre un beau criquet, le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum).

Sanglants marécages

Non, mon criquet n’est pas venu se frotter sur la sanguisorbe, son front est naturellement barbouillé de rouge, un rouge assez sombre qui lui a valu son nom. Seule la femelle présente ce faciès et c’est elle que j’ai représentée. Le mâle, plus petit, possède un drôle de chant, si on peut définir ainsi le déclic qu’il émet en produisant une sorte de ruade avec ses pattes postérieures. Cela permet de le repérer dans les hautes herbes ou les roseaux et si on l’approche doucement, c’est très amusant de le voir faire !

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Published by Claire Felloni
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