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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 18:30

Ma pivoine « Georges Paul », dans sa deuxième version dont je vous ai déjà parlé dans un article récent, est finie et voici à quoi la planche ressemble au final avec tous ces glacis. Sur les pétales, ce sont principalement des glacis en balayages légers avec le violet de cobalt. Le feuillage a été réalisé avec une base très lumineuse: un mélange d’Auréoline et de Véronèse avec bien sûr plus d’Auréoline dans les contrejours et plus de Véronèse ( c’est le Sennelier n° 847) dans les reflets. Les glacis ensuite sont surtout à base de Vert de vessie permanent car le feuillage de cette pivoine restait assez clair et lumineux avec des touches rougeâtres en lisière des feuilles.

"Georges Paul" ou "Souvenir d'Adrien Sénéclauze"

"Georges Paul" ou "Souvenir d'Adrien Sénéclauze"

J’ai fait ces derniers temps de nombreuses études sur le terrain dans les douves sèches du château de Sourches qui abritent le conservatoire de la pivoine pour réaliser les futures planches de cette année dont la collection ne cesse de s’agrandir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le week-end dernier, j’animais un stage à l’Arboretum de la Sédelle et nous avons eu un temps splendide qui rendait presque inutiles les lampes disposées sur les tables. Au menu un beau choix de fleurs de l’arboretum et aussi du jardin voisin de Nadine que je remercie grandement de nous avoir permis de cueillir au moins dix variétés différentes des roses qui prolifèrent dans son jardin.

Paul Robert a peint je crois "Belle sultane"!

Nous avions aussi quelques belles clématites que certaines stagiaires ont préféré peindre. Voici un peu de l’ambiance de ce stage d’atelier.

Merci à mes stagiaires de m'autoriser à poster ces quelques photos!

 

 

 

 

Le stage se déroule dans une dépendance aménagée donnant sur la prairie au dessus de l’entrée de l’arboretum que bien sûr mes stagiaires n’ont pas manqué de visiter ! C’est toujours pour moi un plaisir de descendre dans la Creuse pour animer ce stage de printemps !

 

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Published by Claire Felloni - dans stages Illustration
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 19:24

Pas de muguet au menu de ce stage du 1er Mai, mais des petits pots de bégonias, de muflier et d’oxalis et j’avais trouvé un bouquet de cinq tiges de fritillaire impériale et une potée de cinq lis roses dans lesquels nous avons pu tailler pour obtenir des sujets plus modestes. Venus de la serre de la Société d’Horticulture, nous avions aussi des pélargoniums variés et un cactus du genre Echinopsis qui était tout près de fleurir mais ne nous a pas accordés la joie de le faire !

 

J’ai comme d’habitude fait quelques démonstrations ; ce sont des choses inachevées car en fait c’est toujours le début de l’aquarelle dans le mouillé d’une fleur (voire d’un pétale) à la fois, où l’on s’attache à rendre les nuances de couleur qui intéresse mes stagiaires et aussi le début des glacis pour faire apparaître le volume, la texture.

Stage de Mai 2017

Souvent, le deuxième jour je propose de montrer comment traiter de façon assez rapide une feuille de monocotylédone, ici le lis qui en est une, puis une feuille classique à nervation palmée ou pennée, ici une feuille de pélargonium qui par ailleurs était assez mate et douce alors que la feuille du lis, plus brillante demande plus de contraste dans les valeurs de vert. La feuille très pointue appartient au bégonia dont les fleurs en cloche avaient séduit Claude.

 

Pauline qui avait choisi de peindre la fritillaire impériale n’a pas eu le temps de terminer ses fleurs ; c’est un sujet historique : de très belles planches ont été gravées ou peintes depuis le 17ème siècle sur cette superbe liliacée !

Le temps passe très vite pendant ces trois jours de stage mais j’ai quand même pris le temps de faire quelques photos. Merci à mes stagiaires de m'autoriser à les montrer en pleine action!

Je pense qu'il y aura deux week-end de stages en automne 2017, un premier de "Pomologie et légumes" fin-octobre et le deuxième pour le 11 novembre sur le thème du "Cabinet de curiosités". Je mettrai à jour ma page "Stage" dés que j'aurai des dates garanties pour profiter de cette belle salle du Jardin des Plantes du Mans dont la jouissance est accordée gracieusement à la Société d'Horticulture de la Sarthe qui chapeaute mes stages depuis des années !

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:41

Tel est le titre du dernier Miniguide que j’ai illustré pour les éditions de La Salamandre.

Si vous êtes abonné à cette agréable revue de nature, vous recevrez ce miniguide en même temps que votre numéro d’Avril-Mai ; peut-être l’avez-vous déjà reçu ! Souvent ces miniguides sont repris dans un format un peu plus grand sur des ouvrages plus complets comme cela a déjà été le cas pour mes fougères dans le guide nature « en forêt » ou encore pour la flore des tourbières dans le guide nature « au bord de l’eau ».

Pour cette Flore des sommets, cela m’a amusée de représenter des plantes en coussinets comme le silène acaule, plus facile à voir que les androsaces. J’ai travaillé souvent d’après des photos que j’avais moi-même prises dans la Vanoise, dans le Beaufortin ou dans le Queyras, réveillant ainsi des souvenirs bien agréables ! Cette flore souvent naine pour résister au vent se pare de fleurs soit petites mais en nappes denses, soit uniques mais en proportion assez grandes et en tout cas très colorées, du fait du rayonnement solaire plus riche en ultra-violets, alors pour l’illustrateur botanique, c’est un sujet de choix !

 

Le miniguide: un dépliant recto-verso qui tient dans la poche

Le miniguide: un dépliant recto-verso qui tient dans la poche

Voici les 2 guides nature de La Salamandre qui reprennent les miniguides

Fougères

et

Flore des tourbières

Pour ces illustrations il n’est pas toujours possible de travailler d’après nature mais ce serait faisable dans l’optique d’une vraie planche botanique, de prendre des notes de terrain sur place si la météo le permet… bien que certaines comme la soldanelle poussent en lisière des plaques de neige, ce qui demande de ne pas être frileuse ! D’autres plantes comme des saxifrages ou des primevères spécifiques de certains massifs montagneux poussent carrément dans des fissures de parois verticales, il vaut mieux alors être alpiniste et photographe. D’autant que pour la plupart de ces plantes, elles sont protégées et ne doivent en aucun cas être prélevées.

Les petites gentianes bleues ne sont pas toutes des gentianes printanières (gentiana verna), il en existe une autre assez commune et plus tardive : gentiana bavarica.

Beaucoup d’autres genres, dans cette flore montagnarde, présentent des variantes subtiles suivant les saisons mais aussi suivant les massifs où on les rencontre avec parfois une répartition assez limitée comme par exemple la Pensée du Mont-Cenis (viola cenisia), endémique des Alpes occidentales. En comparaison le silène acaule (silene acaulis), possède une large répartition arctico-alpine.

Pour en revenir à de l’aquarelle botanique d’après nature, vous aurez sans doute bientôt des nouvelles d’un stage au jardin des Plantes du Mans, qui aura lieu le week-end prochain ; il est complet, mais par contre il y a encore de la place pour des stagiaires au:

Week-end printanier de l’Arboretum de La Sédelle

qui aura lieu les 27 et 28 Mai 2017.

C’est un lieu où j’ai toujours beaucoup de plaisir à me rendre pour animer un stage, il faut prendre directement contact avec Nell qui nous accueille et s’occupe des inscriptions (contacts au bas de l'affiche).

 

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Published by Claire Felloni - dans Illustration stages
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:19

C’est une planche qui m’a été commandée par un particulier et que je réalise d’après les notes prises l’an dernier un peu plus tard en saison.

Cette pivoine, « Georges Paul » ou « Souvenir d’Adrien Sénéclauze », est très particulière de couleur et je crains que la vision donnée ici ne soit pas vraiment fidèle à la réalité car le mauve-magenta est toujours délicat à rendre en photo ; c’est pourquoi j’avais bien cherché in situ (à Sourches, voir à ce propos ce lien sur mes "Brouillons de pivoines" de l'an dernier), ma gamme de couleur de base et de glacis pour rendre ces nuances. Le magenta est encore plus soutenu dans le bouton ; une couleur de Winsor et Newton m’a été très utile, le magenta permanent qu’il est bien difficile de fabriquer même en ajoutant un peu de bleu dans du magenta quinacridone! Dans les couleurs qui figurent sur ma palette, quelques-unes viennent de chez Sennelier (la laque carminée, le vert véronèse et le vermillon français) les autres sont des Winsor et Newton.

 

Le violet de cobalt m’a beaucoup aidée pour les glacis, mais il n’est pas souhaitable de commencer dans le mouillé avec lui car il n’est pas solide en sous-couche et de plus il granule beaucoup employé dans le mouillé. Le magenta quinacridone était finalement la couleur la plus adaptée pour commencer mais en le diluant grandement d’eau, car il teinte bien le papier et il n’est pas facile de l’éclaircir !

Voici donc une vue d’ensemble de l’état des travaux, puis ci-dessous, un détail de la fleur de profil qui montre ce qui est mis en place dans le mouillé de chaque pétale, avant les glacis. Le feuillage est plus avancé mais j’attends pour le terminer d’avoir presque terminé les fleurs.

Avant les glacis

Avant les glacis

Les nombreuses photos (plus de 200 pour cette pivoine !), prises sous tous les angles possibles au moment de la floraison me sont surtout utiles pour la composition générale de la planche que je crayonne pour commencer sur un grand calque en prenant une fleur par ci, et par là une feuille dont les folioles s’orientent comme il me convient.

Je finis ainsi par composer un ensemble qui me semble cohérent du point de vue botanique et agréable dans sa composition et j’ai tout mon temps pour réaliser la planche. Dans la masse des photos prises, il y a de quoi observer à loisir les détails botaniques caractérisant chaque variété.

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:01

Peindre des coquillages est devenu un intérêt majeur pour moi !

Ce que nous appelons coquillage, c’est la coquille, isolée du mollusque qui s’y trouve. La coquille des mollusques est constituée d’aragonite (une sorte de carbonate de calcium) et de matière organique secrétés par le manteau du mollusque ; on parle à ce propos de biominéral. La nacre fait partie des biominéraux ; il y en aurait 17 différents synthétisés par les mollusques.

La coquille est formée de trois couches différentes. Deux couches externes sont sécrétées par le bord du manteau. La plus en surface est le périostracum, il est plus ou moins visible et manque souvent en fait ! Il s’use sur les parties les plus anciennes, se présente souvent comme une couche fine cornée, jaunâtre ou brunâtre, il recouvre l’ostracum qui est la partie centrale minéralisée de la coquille. La couche la plus interne, l’hypostracum, se dépose à partir de toute la surface du manteau et assure la croissance en épaisseur uniforme. Elle présente un aspect nacré ou émaillé.

Sur la moule barbue, ci-contre on peut apprécier la différence de texture entre le périostracum (assez particulier dans ce cas), en haut et l’hypostracum nacré en bas !

Pendant le stage cabinet de curiosités, j’ai eu l’occasion de faire des démonstrations au sujet de la nacre et j’ai pu constater à quel point les couleurs variaient selon l’éclairage ! En effet, c'est l’organisation en couches des cristaux d'aragonite et de la conchyoline qui est responsable de l'aspect irisé de la nacre. Il faut bien réaliser que les couleurs perçues pour la nacre ne sont pas des « couleurs propres » dues à des pigments colorés mais dépendent de combinaisons d’indices de réfraction: c’est-à-dire qu’elles peuvent varier énormément selon la lumière ambiante et l’angle selon lequel vous observez votre sujet ! Il faut donc tenter différentes dispositions pour choisir celle qui vous plait le plus et éviter ensuite de brutaux changements d’éclairage.

Chez les porcelaines, pas de périostracum car le manteau du mollusque recouvre toute la coquille, c’est pourquoi elles sont comme émaillées en surface. Sur la bête vivante, le manteau remonte de chaque côté et ses 2 parties se rejoignent sur le milieu du dos et de fait, il existe souvent une ligne de couleur différente là. La spirale existe et on la verrait si on coupait la coquille mais elle est involutée.

 

Je vous poste ici la palette des couleurs et les 2 premières étapes du travail, l'état final est ci-dessus. Sur le premier état j’ai fait fuser le gris bleuté en premier lieu, la ligne jaune au milieu du dos puis les taches de Terre de Sienne + sépia qui sont déjà presque nettes, mais je suis revenue en glacis pour l’étape 2 avec les mêmes couleurs. Posé rapidement par-dessus les taches brunes, le gris bleuté ne les redilue pas. Dans la version finale, je suis revenue avec des touches de sépia pur au centre des taches mais sans les recouvrir totalement. Le gris bleuté et le gris mauve sont à base d’un mélange de Rouge indien (qui est un oxyde de fer) et de Bleu de Cobalt. J’aime beaucoup ce mélange pour ombrer le blanc.

1ère étape dans le mouillé

1ère étape dans le mouillé

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 13:07

Mon intérêt pour la famille des Mélastomacées date d’assez longtemps avant que je puisse en admirer « pour de vrai ».

J'avais découvert l'existence d’un bel ouvrage historique sur la question, rédigé après le célèbre voyage d’Alexander von Humbolt et Aimé Bonpland en Amérique du Sud, qui dura cinq ans (1799-1804), et au cours duquel Bonpland récolta des quantités d’échantillons d’herbiers à classer dans de nouveaux genres. Parmi ces belles inconnues figuraient des Mélastomacées existant sur toute la région des Caraïbes.

Cette famille m’avait intriguée par la nervation bien reconnaissable de ses feuilles qui leur donne un aspect quadrillé presque trop régulier pour sembler naturel. Trois ou cinq nervures principales sont disposées en fuseau comme chez une monocotylédone mais en revanche les nervures secondaires nombreuses et parallèles entre elles sont assez perpendiculaires aux nervures principales. Malgré ces points communs bien typés des Mélastomacées, il en existe des quantités d’espèces, pas faciles à reconnaître entre elles et j’ai eu la chance d’en photographier quelques-unes en Guadeloupe en Janvier !

 

Tout d’abord je vais vous montrer quelques planches anciennes de ce fameux ouvrage, la «Monographie des Mélastomacées» édité entre 1818 et 1823, dont les planches furent dessinées après coup par Pierre Turpin et Pierre-Antoine Poiteau, qui tous deux connaissaient cependant ces contrées où justement ils s’étaient rencontrés.

Vous pouvez voir la qualité du travail de ces deux illustrateurs en botanique qui sont contemporains de Redouté et mériteraient d’être plus connus.

Les noms latins anciens sont différents des actuels, ce qui ne simplifie pas la tâche, heureusement pour certaines espèces, des botanistes ont travaillé à retrouver les synonymies. Quant aux noms vernaculaires ou créoles, ils sont charmants mais comme toutes ces mélastomacées sont des Kotlèt ou des Kré-kré, ce n’est pas de ce côté qu’on peut trouver de l’aide pour s’y retrouver !

 

Voici en photo Conostegia icosandra (Sw. ex Wikstr.) Urb., de son nom créole plus imagé : Bwa kotlèt, autrement dit Bois côtelette ; c’est une plante que j’ai pu voir à Basse-Terre près du Grand étang, au-dessus de Capesterre-belle-eau.

 

Dans le vol.1, t.53 de la Monographie des Mélastomacées, j’ai choisi de vous montrer Miconia floribunda (Bonpl.) DC. (autrefois : Melastoma floribundum Bonpl.).

Des Miconia, j’en ai vu plusieurs fois dans la forêt humide au centre de Basse-Terre.    

Sur mes photos, ci-dessous, ce serait plutôt Miconia mirabilis, le Bois côtelette blanc ou encore Grand cré-cré.

Kotlèt et Kré-kré: des Mélastomacées
Kotlèt et Kré-kré: des Mélastomacées

Ces mélastomacées semblent se plaire en moyenne montagne, je ne crois pas en avoir vu sur le littoral ; en montant à la Soufrière, au sortir de la zone de forêt, j’en ai repéré davantage.

Par exemple, Charianthus alpinus (Swartz) R.A. Howard, qui a droit aussi entre autres noms à ce terme de kotlèt (Kotlet, kotlèt wouj, bwa sann) ; en Guadeloupe il est surtout noté autour de la Soufrière et son nom est plus souvent Fuchsia-montagne ou encore Cré-cré rouge.

 

Un autre arbuste au pied de la Soufrière (Savane à mulets), porte lui des corymbes de fleurs jaunes, je pense qu’il s’agit de Charianthus corymbosus (Rich.) Cogn. le Cré-cré noir ou Cré-cré rouge, en créole : Kré-kré wouj, Kré-kré nwé, Kotlèt wouj.

 

Tibouchina ornata (Sw.) Baillon est un petit arbrisseau rencontré plus haut dans des zones dégagées, il est nommé communément Thym-montagne, en créole : Ten montann. Sur ses petites feuilles, des poils blancs sont bien visibles.

 

Pour finir ma série, Nepsera aquatica (Aubl.) Naud. est une plante herbacée fragile et aérienne rencontrée en forêt humide d’altitude au cœur de Basse-Terre vers le Morne Léger.

 

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Published by Claire Felloni - dans Flore
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 19:00

Peu de couleurs cette fois-ci!

 En faisant du rangement dans mes cartons à dessin, j’ai retrouvé deux dessins qui datent d’une époque lointaine où j’étais encore très influencée par les leçons de perspective construite apprises à l’Ecole Boulle. Loin de me sembler aride et dépassé, cet enseignement de grande qualité m’avait beaucoup intéressée pour l’usage possible sur un plan créatif. A cette époque, dans les années 80, il n’existait aucune assistance informatique pour réaliser ce genre de chose, les outils étaient des crayons secs bien taillés, des compas et de longues règles pour éloigner les points de fuite, des épingles pour marquer ces points et des calculs jusqu’à un certain point, mais aussi une habitude pour évaluer à l’œil certains raccourcis quand les calculer devenait trop compliqué.

Fantaisies de perspectives

Partir dans l’imaginaire en se posant sur une base construite voilà ce qui me plaisait comme j’ai fait par exemple avec ce dessin sur calque d’un immense portail très influencé aussi par les leçons retenues d’histoire de l’art concernant les chapiteaux corinthiens et les feuilles d’acanthe. La botanique a toujours influencé les arts décoratifs, d’ailleurs, ces feuilles d’acanthe, j’ai appris aussi à l’école Boulle à les dessiner en vue de les sculpter sur des panneaux de bois en atelier.

Sur ce dessin, j’ai voulu trois points de fuite, le troisième en hauteur pour donner la notion de grande hauteur de mon édifice !

Fantaisies de perspectives

Avant d’aborder la perspective, on commençait en première année par apprendre à dessiner très finement des entrelacs géométriques de telle sorte que les raccords de courbes ne se voient pas comme par exemple sur ce dessin le labyrinthe qui figure sur l’étendard et comme la précision ne me pesait pas non plus j’aimais cela. Ce dessin était un projet de gravure qui n’a jamais vu le jour…

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 16:22

Pour vous présenter mes meilleurs vœux, j’ai dégoté une image de saison de ce verdier dans la froidure, et je vais aussi faire d’une pierre deux coups car il s’agit d’une illustration extraite du Guide des Curieux de nature. Cet ouvrage vient d’être réédité, j'y ai travaillé comme illustratrice pour l’auteur Vincent Albouy, son propos très original a rencontré beaucoup de succès puisqu’il ressort additionné de 2 scénettes qui en 2005 ne s’imposaient pas encore, l’une sur le Frelon asiatique et l’autre sur les Coccinelles asiatiques.

curieux de nature 2017

Des observations que l'on peut faire lors de promenades ou même dans son environnement proche, se succèdent au cours des saisons. Par exemple, ici, la chenille du flambé a sorti son « osmeterium », orangé, qui doit dissuader le prédateur en lui rappelant combien elle est mauvaise !

Les scènes sont décryptées par l'auteur, qui nous invite à jouer les détectives en approfondissant notre connaissance des milieux naturels, l'intérêt final étant de mieux respecter et protéger la nature.

J'ai eu beaucoup de plaisir à mettre en scène et en image tout ce bestiaire, à découvrir les us et coutumes d'espèces connues (mammifères, oiseaux) ou méconnues, notamment dans la petite faune des insectes. Toutes ces espèces adoptent des techniques astucieuses pour se nourrir, se défendre; elles produisent aussi des constructions étonnantes pour chasser ou se reproduire

Les citadins ne sont pas oubliés mais, à vrai dire, j’envie fort celui qui aura la chance d’admirer le Bombyx de l’Ailante (12 cm d’envergure quand même) !

Les citadins ne sont pas oubliés mais, à vrai dire, j’envie fort celui qui aura la chance d’admirer le Bombyx de l’Ailante (12 cm d’envergure quand même) !

Pour élaborer les 150 illustrations, je disposais d'une riche documentation de Vincent Albouy, j'ai marié ensuite le trait, le lavis d'encre et l'aquarelle à mon idée.

Ce bouquin à la fois ludique et instructif se trouve dans le rayon nature de toute bonne librairie; il peut aussi être commandé chez l'éditeur dont voici le site:

www.delachauxetniestle.com

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 20:51

Je vous montre cette fois-ci de petites illustrations réalisées pour un « Carnet du petit naturaliste » dédié à un site naturel du département de l’Orne.

La ripisylve au fond des gorges

La ripisylve au fond des gorges

J’avais marié la pierre noire, l’encre de chine en lavis et l’aquarelle pour ce chantier. C’est un mélange un peu bizarre, le rendu me rappelle la lithographie, sans doute à cause du trait un peu velouté de la pierre noire ressemblant au trait du crayon lithographique. Au fond des gorges, un cours d’eau vive où se reflètent la ripisylve et une source m’avaient inspiré de petits paysages à l’aquarelle que j’avais peint d’après le reportage photo réalisé sur les lieux. Sur ces aquarelles d’illustration, j’ai utilisé un peu aussi la pierre noire pour apporter des accents contrastés dans les branchages afin de clarifier un peu le fouillis végétal. Un Chevreuil, un Cordulégastre et un Martin-pêcheur, traités en noir et blanc sur le côté, rappellent la faune présente au fond de ces gorges.

La vue de la tourbière avec son cheminement et une grosse touffe de Blechnum en premier plan montre l'exemple du mariage simple de la pierre noire, ce crayon charbonneux beaucoup plus précis et solide que le fusain, avec des lavis d’encre de chine. On peut tailler ce crayon pour obtenir une pointe assez fine s’il n’est pas choisi trop gras (il existe en H).

Tandis que les lavis établissent plutôt les grandes zones en nuances de gris, par exemple pour que le gris de la lisière forestière au fond fasse ressortir la clarté sur la tourbière elle-même ; la pierre noire sert pour les graphismes légers vers les fonds ou bien accentués pour un premier plan qui fait ombre chinoise.

 

Même mariage pour illustrer cette grotte où réside une fée qui au vu de la taille du trou ne devait pas être bien grosse !

 

Et retour à de la couleur pour cette conversation entre la Decticelle des bruyères et le Criquet des ajoncs. Très certainement ils vous souhaitent de passer de :

Bonnes Fêtes !

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:44

Sur mes clés usb, je propose 2 nouveaux sujets et je n’attends pas pour vous en faire part, vu que c’est bientôt Noël !

On peut me demander de les ajouter sur un clé 1 ou 2 (la clé passe alors à 30 €), ou bien me composer une liste de 10 sujets à la carte comme annoncé précédemment.

Le premier de ces sujets supplémentaires est généraliste, il ne propose pas un sujet précis à traiter de A à Z, car il est consacré uniquement au rendu à l’aquarelle du feuillage. Le Pdf se développe sur 9 pages et évoque toutes sortes de verts de nos palettes.

Le second, et vous ne serez pas surpris, se nomme « Pivoines simples, pivoines doubles », sur 7 pages, il prend d’abord le sujet d’une pivoine simple : « Flame »,  qu’on trouve assez tard en saison en bouquets de fleuriste. La pivoine double qui suit est une lactiflora de fleuriste également, probablement « Alexander Fleming ». Pour celle-là, j’avais utilisé avec beaucoup de plaisir le vrai rose de garance de chez Winsor et Newton (Rose madder genuine, n°587), mais je propose une alternative !

Cette Garance rose véritable, d’un rose très doux est magnifique, la couleur ne pénètre pas dans le papier avec la même violence que le rose permanent. Si vous observez le code du pigment : NR9, cela signifie pigment naturel de rouge. Je crois bien que depuis la disparition de la vraie Gomme-gutte, et du Carmin vrai à la cochenille, on ne trouve plus d’autres pigments d’origine naturelle. Pour ce rose, c’est bien sûr les racines de garance qui sont utilisées.

Evidemment ces couleurs à la quinacridone comme le rose permanent sont très résistantes à la lumière mais les repentirs suite à une pose excessive de couleur sont presque impossibles avec ces pigments-là ! 

Quant au mirifique Rose opéra,  il paraît tout de même assez artificiel, et finalement, il n’est pas mieux noté du point de vue de sa permanence ! Je n’ai pas pu éviter de l’utiliser une seule fois pour ces fleurs de Saintpaulia… impossible de rendre la couleur si sombre et fluo de cette violette du Cap, mais je pense que le Violet de cobalt, que j’utilisais peu alors, serait très performant aussi car il a aussi une sorte de luminescence qui est plus naturelle!

 

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