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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 23:05

C’était pour moi la première fois que je pouvais vraiment observer certaines des plantes de cet article car je n’avais pas encore herborisé si tôt en saison dans les Alpes. Ces plantes qui côtoient les névés, sans pour autant que l’on se trouve en grande altitude, comme autour du Lac d'Annecy, il faut les voir en Avril.

gentiana-verna1496.jpg

La première promenade nous a menés à l’Est du lac au Col de la Forclaz, où les Gentianes printanières (Gentiana verna L.) égaient les pentes de leurs points bleus vif. Le lendemain matin au cours d’une petite virée  au Sud de Faverges, j’ai fait la connaissance, dans la vallée verdoyante qui monte au col de Tamié, de l’Anémone fausse-renoncule (Anemone ranuculoïdes L.), anemone-ranunculoides1541.jpg

ainsi que de la Corydale creuse(Corydalis cava (L.) Schweigg. et Körte)

corydalis-cava1549.jpg et j’ai retrouvé avec plaisir la Dentaire digitée (Cardamine pentaphyllos (L.) Crantz).Ce sont des secteurs d’où la neige s’était retirée depuis plus longtemps. cardamine-pentaphyllos1520.jpg

L’après-midi, nous sommes montés sur la Montagne du Semnoz qui domine le lac d’Annecy à l’ouest. Pendant la montée j’ai identifié sur la rocaille un petit arbrisseau rampant, le Polygale Petit-buis (Polygala chamaebuxus L.)

polygala-chamaebuxus1568.jpg ainsi que la Valériane triséquée (Valeriana tripteris L.).

valeriana-tripteris1560.jpg Au sommet du Semnoz, des plaques de neige étaient encore bien présentes et à proximité les herbages encore tout gris-bruns étaient piqués de milliers de Crocus printanier (Crocus vernus(L.) Hill).

crocus-albiflorus1588.jpg Tout près du Crêt de Châtillon, j’ai enfin trouvé la Soldanelle des Alpes (Soldanella alpina L.) dans une partie un peu plus boisée où le Merle à plastron faisait du raffut, fort mécontent d’être dérangé.

soldanella-alpina1595.jpg

J’ai eu la chance d’observer ce beau Merle ainsi que la mésange boréale et la mésange huppée ! C’était dans un autre secteur au Sud de La Clusaz, où on peut  voir des quantités de Pétasites blancs parmi les névés. petasites1613

Nous avons fini ce dernier périple sur le Col de Merdassier par une vision spectaculaire de grandes taches de Nivéoles printanières (Leucojum vernum L.) parmi les crocus.

leucojum-vernum1626.jpg leucojum-vernum1620.jpg petasites1628 Au bord de la route, des Pétasites d’une teinte rougeâtre nous ont amusés à photographier, ils sont bien plus beaux à ce stade que plus tard en saison ! Ils sont gros comme des oeufs de Pâques.

Voilà toutes les beautés que j'ai vues pour mes Pâques 2014, et je n'ai pas pris de pinceau pour l'occasion; j'ai juste rampé dans la gadoue et appuyé sur le déclencheur!

 

Par Claire Felloni - Publié dans : Flore - Communauté : Carnets-de-voyages
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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 16:35

Je viens de terminer une planche de Camellia japonica, peinte d’après un bel arbuste ancien du jardin de Cancale. Je ne saurais malheureusement pas dire le nom de variété car je l’ai toujours vu là, fleurir abondamment chaque hiver. C’est celui qui m’avait servi pour mon Conte de l’Epiphanie ! (voir là). Depuis longtemps je voulais lui faire honneur.

camellia1.jpg

C’était l’occasion de faire quelques recherches dans ma bibliothèque au sujet du Camellia japonica, qui est impliqué dans presque toutes les variétés de Camellias de nos jardins.

Du fait de la politique d’isolement national du Japon qui fut une règle jusqu’au milieu du 19ème siècle, ce Camellia est resté longtemps ignoré de l’Europe. Il existe un premier dessin de 1712, à la mine de plomb, d’ Engelbert Kaempfer,  un médecin qui eut la chance de participer à un voyage à la cour depuis le point de commerce que seuls les hollandais pouvaient occuper près de Nagasaki. Il lui donne le nom de Tsubaki ou « arbre aux feuilles luisantes ». Enfin, il est attesté que Camellia japonica existe au Jardin des Plantes à Paris en 1730 et ensuite il sera une cinquantaine d’années la seule espèce à orner les jardins en Europe.

C’est Linné vers 1735, qui choisit le nom de genre définitif en l’honneur de Georg Kamel , auteur de nombreux autres dessins de plantes dans ces contrées orientales. Ce dernier y cherchait l’origine du thé qui est une espèce de Camellia (Thea sinensis).

Les affinités du camellia avec la Bretagne ne datent pas d’hier. Dés 1806, près de Nantes, Ferdinand Favre travaille à rendre plus rustique le Camellia japonica, car jusque là, il était une plante de serre ! Parallèlement, de nouvelles variétés nous arrivent, blanches, doubles, panachées, et de nombreux cultivars sont créés. La réussite de ces entreprises donne un essor considérable à la culture des Camellias dans la région nantaise. Une estimation de 1857 donne 250 000 pieds  dans la région, en 60 espèces et 150 variétés.

IMGP1451camelliaLe CCVS (Conservatoire français des espèces végétales  spécialisées) a reconnu la collection nantaise de la pépinière Claude Thoby, comme collection nationale de référence (1350 variétés).

Sur ce sujet, il est important que je cite ma bibliographie : « Aventures botaniques d’Outremer aux terres atlantiques » de Catherine Vadon, Ed. Jean-Pierre Gyss


Ma planche (cliquez dessus pour la voir plus grande): Elle est peinte sur Aquarelle Arches satiné 300gr, format de la feuille : 36 x 48 cm. J’ai passé  un peu plus de 40 heures dessus , par journées de 6 heures environ, en procédant par secteurs avec des fleurs fraiches en vase devant moi  et d’après un projet de mise en page qui n’est pas toujours définitif, vu qu’entretemps je ne trouve pas forcément une fleur dans la position prévue ! ( ceci pour vous éclairer un peu sur la façon de mener une planche comme celle-là…)

Par Claire Felloni - Publié dans : Flore - Communauté : Le Chemin des orties
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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 19:09

J’ai enfin terminé ma planche consacrée au Cactus de Noël, planche commencée à l’occasion d’un  stage de Mars de l’année 2011 !  Voyez là le compte-rendu  de ce stage,  .

cactusnoel1.jpg

Comme il est fastidieux de représenter toute la touffe de feuilles imbriquées qui part du sol, j’ai tenté d’intégrer la partie couleur dans un fond crayonné mais je ne suis pas convaincue du résultat… ce n’est pas aisé parfois de représenter ces petites plantes touffues !

cactusnoel3.jpg Faire figurer le collet d’une plante sans ses racines, s’avère souvent  ingrat et on ne sait trop comment s’en sortir ! J’ai regretté finalement de ne pas avoir dégagé les racines, c’est une partie de la plante qui aurait pu aérer un peu ma composition.  

Mon Schlumbergera fleurit régulièrement et abondamment. Depuis cette époque lointaine où je l’ai commencé, j’ai déjà repris des notes sur sa fleur qui ne figurent pas sur la planche au final car j’ai décidé de varier en montrant plutôt en détail une fleur blanche d’un autre pot, qui me charmait par les nuances rose-mauve sur son tube floral.

Voilà donc cette étude isolée  sur la fleur rouge que j’appelle ma « petite plongeuse » et du coup  pour comparer, la fleur blanche en plus gros plan.

cactusnoel5.jpg


cactusnoel2.jpg Et pour finir la palette s’il vous prenait l’envie de vous y mettre aussi !  (cliquez dessus pour la voir plus grande)

Vous y trouverez les mélanges de gris-mauve-rose que j’affectionne à base de vert émeraude plus rose ou rouge selon les cas.

cactusnoel4.jpg

Des nouvelles des Stages du Mans :

Je vous rappelle que deux week-ends sont prévus en Mai et Juin, dans la Salle du Jardin des Plantes du Mans.

Le premier stage, les 24 et 25 Mai pourrait revenir sur des Tulipes et des Pivoines de fleuriste, le second, les 14 et 15 Juin, sera dédié aux roses simples et doubles.

Voir les conditions sur ma page « Stages »

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : 100% Aquarelle
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Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 14:02

Voilà une fleur que je voulais peindre depuis longtemps !

Il faut dire que la Fritillaire impériale est une plante anciennement introduite dans les jardins et souvent représentée dans les florilèges depuis la renaissance. C’est le botaniste Charles de l’Ecluse qui nous l’a ramenée de Vienne , cette bulbeuse y était arrivée de Turquie vers 1575. Elle ornait depuis bien plus longtemps les beaux jardins de l’empire ottoman tout comme sa cousine la tulipe !  

fritillaire-imperiale2ob.jpg

La couronne de bractées feuillées qui termine la tige lui a donné son autre nom de Couronne impériale. Sur les peintures qui la décrivent, notamment dans le célèbre herbier de Basilius Besler  «Le Jardin d’Eichstätt », elle montre parfois un deuxième verticille de fleurs ou encore sa tige s’épaissit et le bouquet floral devient énorme comptant au moins 40 fleurs ! Un courrier de 1582, d’un marchand londonien, Jacques Garet, atteste d’une hampe florale portant 72 fleurs !

Rien de tel dans les fleurs qu’on trouve maintenant chez les fleuristes! Nous voilà revenus à un modèle assez proche de son ancêtre sauvage que l’on trouve de la Turquie à l’Iran, avec une tige plus fine et 4 à 5 fleurs en un seul verticille, mais la fleur garde tout son charme du à sa couleur lumineuse tranchant sous la couronne de bractées vert tendre, et ses longues étamines dépassant de la corolle.

fritillaria2.jpg

La base du pétale (ou plutôt tépale), donc son onglet, qui se trouve en haut sur cette clochette, présente une couleur violine et une forme carénée plus nette que chez les tulipes, et bien visible surtout sur les 3 tépales externes. Ces carènes abritent d’ailleurs chacune, au fond de la fleur, une belle goutte de nectar ressemblant à une perle. La luminosité de l’orange vient du fait qu’il s’agit en fait d’un jaune d’or finement strié de rouge et pour obtenir cela à l’aquarelle, il faut absolument éviter de partir d’un fond trop orange !

Je ne peux résister à vous montrer la représentation ancienne que je préfère de cette fleur (déjà reprise à la page 20 de mon livre). C’est une peinture de Pieter Van Kouwenhoorn, dont le florilège date de 1630.


fritillaria1.jpg De légers rehauts de blanc sont visibles et bien nécessaires pour ajouter de la profondeur aux bouquets, car c’est difficile sans repentir de rendre tous les raccourcis sur un verticille, qu’il soit composé de fleurs ou de feuilles !

Ma production paraît assez pâlotte en regard de cette image, mais je n’y ai passé que quelques heures de préparation pour le cours, qui m’ont donné envie de faire maintenant une vraie planche botanique en figurant une coupe sur la fleur montrant les perles de nectar, et aussi son bulbe et ses fruits qui sont intéressants !

Des nouvelles des Stages :

Le stage programmé les 27 et 28 Septembre 2014 au Moulin de Seillant dans l’Indre, aura pour thème  "Fleurs d'automne: Asters, Dahlias et compagnie". Voyez l’ambiance champêtre de ce lieu en allant sur ma page « Stages »

Le prochain stage dans ce lieu, «  Des Tulipes aux Pivoines », des 17 et 18 Mai n’a pas fait le plein mais nous sommes déjà une petite équipe qui attend juste de s’étoffer un peu !

Voir là le lien sur:  le Moulin de Seillant 

Par Claire Felloni - Publié dans : Flore - Communauté : Le Chemin des orties
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Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 19:01

Peut-être vous souvenez-vous que j’exposais jusqu’au 15 Mars mes aquarelles au Nord de Caen sur le littoral à la Maison de la Nature et de l’Estuaire de Sallenelles.

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  Samedi dernier, pour clôturer cette exposition, le  CPIE de la vallée de l’Orne avait décidé de proposer une Journée d’initiation à l’aquarelle botanique qui s’est déroulée à l’intérieur, dans une salle agréable où nous avions nos aises.

 

Il ne fait pas encore assez chaud pour peindre dehors, mais mes stagiaires avaient trouvé autour de la Maison de la nature des chatons de Saule et moi, pour garantir mon programme j’avais amené des petits pots de Viola cornuta.

C’est la première fois que j’anime ainsi une unique journée, d’ailleurs la matinée (10h-12h), fut surtout consacrée à une présentation des spécificités de cette aquarelle à thème botanique. Je dois dire que cette formule m’a beaucoup plu et je me suis rendue compte aussi que les participants, aquarellistes par ailleurs sur d’autres sujets,  sont volontiers tentés par cette durée plus courte qui leur a permis, l'après-midi,  de tester leur intérêt pour ce genre de thème.

stageunjour2

J’ai préféré pour ma démonstration, m’attacher au chatons de saule qui sont toujours aussi séduisants à peindre en combinant le flou du travail dans le mouillé, pour le soyeux gris des boutons non-éclos, et pour ceux qui sont épanouis, la précision des étamines posées en points direct sur le fond sec.

sallenelles2.jpg

DSC05401ob

 

 

 

Merci à Thierry, Brigitte et à toute l'équipe du CPIE pour leur assistance! Et peut-être à l'an prochain pour des coquillages !

Par Claire Felloni - Communauté : La nature et ses secrets
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