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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 16:17

Au Mans, les deux journées de la Rose se sont tenues ce week-end des 20 et 21 juin au Jardin des Plantes. L’essentiel de la manifestation avec les rosiéristes et les barnums abritant associations et artisans divers se déroule toujours côté roseraie, mais je vais vous montrer un aperçu de ces journées de l’autre côté dans la salle du Jardin des Plantes au bout du jardin anglais, où se tenaient les expositions du Club du Bonsaï sarthois, du Musée de la coiffe de Fresnay sur sarthe et des aquarellistes botaniques de la SHS. De très beaux bonsaïs étaient exposés sous le grand cèdre devant la salle, certains très âgés !

Un petit secteur entouré par les panneaux où s’exposaient les aquarelles, était donc animé par mes anciens élèves et moi-même. Chaque année, autour d’une grande table nous peignons à l'aquarelle des roses d’après nature devant le public. Celui-ci est toujours très présent et s’intéresse fort à nous voir faire, nous pose des questions et s’étonne invariablement que nous représentions une vraie rose disposée devant nous dans un vase, tant il est vrai que peindre des sujets d’aquarelle d’après nature n’est plus si courant avec l’importance prise dans les activités artistiques par la photographie.

Journées de la Rose 2015
Journées de la Rose 2015

Je n’anime plus que 2 stages dans l’année au jardin des Plantes du Mans, ces stages se remplissent rapidement et ce week-end je cherchais plutôt à promotionner nos après-midis d’atelier, nouvelle formule.

La SHS (Société d’Horticulture de la Sarthe) propose maintenant dans cette salle du JP, des après-midis d’aquarelle botanique (environ 2 jeudis par mois) ouverts à tous, pour peu qu’ils cotisent à la SHS, qu’ils soient un peu familiarisés avec la technique de l’aquarelle et d’accord pour travailler d’après nature. Nous devons apporter chacun selon nos possibilités, des sujets de nature, des fleurs de jardin ou encore des fruits des légumes, etc… Je ne rechigne pas à donner quelques conseils à l’occasion mais je travaille aussi à mon sujet comme les autres.

C’est l’occasion d’échanger des points de vue, des manières de faire, de garder le contact entre nous et c’est beaucoup moins stressant pour moi !

Trois petites roses qui ne sont pas finies, mais je compte bien les achever et vous les poster bientôt!

Trois petites roses qui ne sont pas finies, mais je compte bien les achever et vous les poster bientôt!

Une petite forêt de hêtres : c'est comme ça qu'on dit!
Une petite forêt de hêtres : c'est comme ça qu'on dit!

Et pour finir gentiment voici quelques bonsaïs qui étaient exposés. Merci à Olivier pour toutes les photos de cet article!

PS: Surtout, ne m'envoyez plus d'arrhes pour le stage de Toussaint! Il est archi-plein et je ne peux plus prendre personne!

Journées de la Rose 2015Journées de la Rose 2015

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Published by Claire Felloni
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 21:34

Je viens de recevoir le miniguide n° 73 de La Salamandre de Juin-juillet 2015 ; il est illustré d’une série de petites aquarelles que j’ai peinte cet hiver et je trouve qu’il est très agréable à consulter !

Miniguide Flore des tourbières

La Salamandre est une revue bien connue des curieux de nature et ce numéro sur les carnivores est passionnant de A à Z. Il est intitulé : Les carnivores à l’attaque ! (voyage dans le monde inquiétant des tueuses de mouches et de libellules).

J’ai eu plaisir à représenter ces petites baies cousines de la myrtille, les très petites droséras et la grande et belle Sarracénie nord-américaine introduite en Europe et qui se maintient par endroits comme à Frasnes où j’ai pu l’admirer, sans pouvoir trop l’approcher car j’y aurais laissé mes bottes !

Le Comaret
Le Comaret

Le miniguide ne présente pas que des plantes carnivores! Voici deux autres des illustrations que j'ai réalisées, le Comaret ou Potentille des marais (Potentilla palustris) n’est pas trop rare mais le Bouleau nain (Betula nana),que j’ai eu la chance de bien voir dans le Jura est très localisé.

Miniguide Flore des tourbières

J’avais déjà illustré le miniguide n° 33 consacré aux fougères, un travail de dentellière à revoir là : http://www.aquarelle-bota-clairefelloni.com/article-21051600.html

La revue fonctionne par abonnement, un miniguide est joint à chaque numéro.

www.salamandre.net

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 22:06

C’est la saison des fêtes des jardins ! En attendant les Journées de la Rose du Jardin des Plantes du Mans, qui se tiendront les 20 et 21 Juin, j’étais ce dimanche à la fête du domaine de Bois Doublé dans la campagne au Nord-est du Mans, qui avait lieu pour la première fois. C’est un charmant manoir du 17ème siècle mais remanié au 19ème siècle façon renaissance, dont vous voyez les tourelles derrière mon stand. Je n’ai pas eu l’occasion de voir à l’intérieur les fresques et tapisseries relatant les batailles d'Henri IV, du 17ème siècle, qui font beaucoup de son intérêt patrimonial. Devant mon stand un grand pigeonnier, c’était vraiment un bel endroit et le temps magnifique a fait de ce premier rendez-vous un succès !

A Bois Doublé

Dans un cadre aussi champêtre et avec mes voisins tous fort soucieux d’écologie et de produits naturels, j’avais prévu de faire la part belle aux légumes et aux fruits « de chez nous » ! Donc pas de bananes, de grenades, et d’agrumes mais mes Raves, mon Ail de Lautrec, ma feuille de Chou, ma Ciboule, mes Echalotes et puis les Fruits de la haie. Mais bien sûr, des fleurs aussi !

A Bois Doublé
A Bois Doublé
A Bois Doublé

Le petit bouquet de bouton d’or sur ma table m’a incité à inventorier les jaunes de ma palette leur luminosité, leur transparence et à chercher par des exercices basiques comment ombrer un jaune lumineux sans le salir, ce qui n’est pas simple. Depuis peu j’ai retrouvé avec plaisir l’usage de la Pierre de fiel de Sennelier et j’ai aussi l’Or Quinacridone de Winsor et Newton. Pour les glacis, tous les deux, il est possible de les casser avec un peu d’Outremer français sans que cela vire trop vite au vert. J’ai constaté aussi que l’Auréoline granulait un peu trop et que vraiment le Cadmium citron de Winsor et Newton est tout simplement irremplaçable pour commencer !

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 21:43
Les Promenades de Paris

Le 31 janvier dernier, lors de la découverte d’ouvrages de notre bibliothèque de la Société d’Horticulture du Mans, nous avons eu l’occasion de feuilleter le fameux livre de Jean-Charles Adolphe Alphand « Les Promenades de Paris » qui est une pièce maitresse du fonds.

De grand format, il est illustré de 487 gravures sur bois représentant des ambiances paysagères et urbaines avec des personnages, 80 gravures sur acier pour des plans, des coupes et élévations très précis de tout ce qui concerne les bâtiments et fabriques des parcs et des squares et même le mobilier urbain de la ville de Paris.

Nous avons ainsi pu admirer des dessins aux traits si fins que seule la gravure sur acier peut les produire, sur des sujets très variés tels que les grilles du Parc Monceau ou le puits artésien de Passy.

Les 23 grandes chromolithographies très colorées qui illustrent la partie centrale du livre sont plus axées sur la botanique ; c’est le chapitre « Flore ornementale des promenades de Paris ». De magnifiques dégradés de couleur dans les fonds mettent en valeur les corolles et le feuillage et prouvent la grande maitrise atteinte avec ce procédé.

Ces images nous montrent un choix de plantes qui pouvaient peupler les massifs des jardins de Paris en cette fin du 19ème siècle. J’ai pris quelques photos comme j’ai pu, que voici, mais l’ouvrage n’est pas aisé à manipuler et la lumière n’était pas très bonne !

Les Bégonias sont déjà présents à l’époque avec de nombreuses variétés : Begonia rex, begonia ricinifolia, begonia fuchsioides et prestoniensis.

Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris

Certaines de ces plantes sont toujours très courantes et utilisées en ville, par exemple celles qu’on appelle les « plantes molles de floriculture » : ce sont des espèces vivaces dans leur pays d’origine mais que l’on doit faire hiverner en serre froide dans nos régions ; elles retournent en pleine terre sur les plates bandes dés les beaux jours. Ainsi, une des planches représente le Cinéraire, Centaurea candidissima, une vivace bien connue pour son feuillage argenté en mélange avec Iresine herbstii, une curieuse petite plante molle de floriculture à feuillage rouge que les anglais nomment « Gésier de poulet » toujours très utilisée en bordures, en potées dans les jardins.

Pour certaines comme les Fuchsias hybrides, l’appellation plante molle peut surprendre car leurs tiges sont presque ligneuses, pourtant c’est ainsi qu’elles sont classées comme aussi les Pélargoniums. Sur une planche figurent 3 variétés de Pelargonium zonale inquinans, qui pouvaient être cultivés en plate-bande

Les Promenades de Paris
Les Promenades de Paris

Notre Jardin des Plantes du Mans a été conçu et dessiné dans ses grandes lignes par l’ingénieur en chef des Promenades de Paris Jean-Charles Adolphe Alphand, c’est sans doute pour cela que ce bel ouvrage figure dans la bibliothèque.

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 22:26

Au Jardin des Plantes du Mans où je continuerai à animer deux stages d’aquarelle botanique chaque année, vient de se terminer le stage de printemps de 3 jours qui était dédié aux pivoines, mais j’ai proposé aussi quelques Iris germanica de ma plate-bande que certaines ont préféré choisir.

J’avais trouvé deux variétés de pivoines de fleuriste, l’une d’un rose clair et l’autre d’un beau carmin foncé et plus double. Il se trouve que la première a pali très fortement dés le lendemain devenant à la fin plutôt crème que rose ce qui a causé quelques problèmes et l’autre ne se décidait pas vite à s’ouvrir ; elle développe alors un gros pompon de pétales minces et chiffonnés dont nous n’avons pas pu profiter vraiment !

Le sujet floral est souvent capricieux !

Mais je crois que mes stagiaires ont quand même bien aimé ce sujet qui pourtant bougeait pas mal dans la journée, montrant son cœur puis le cachant… heureusement le feuillage lui, restait stable. Celles qui avaient choisi l’iris, au final, ont eu moins de soucis !

Stage Pivoine au Mans

Si vous ne pouvez voir la démonstration que j’ai faite ; au moins, j’aime bien vous montrer ce qu’il en reste avec l'ébauche ci-dessus.

La démo visait à montrer comment je démarre sur une grosse fleur fournie en pétales puis le lendemain à expliquer les glacis sur le feuillage. C’est un travail rapide et plein d’erreurs mais je le fais en parlant et parfois il y a des « loupés » !

Voici maintenant certains des travaux de mes stagiaires. Que celles (ou celui) qui ne retrouve pas son ouvrage me pardonne car j’ai fait ces photos un peu en catastrophe à la fin et d’ailleurs les photos ne sont pas fameuses !

Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Merci à Annie qui m'a renvoyé une nouvelle image de sa pivoine terminée!

Merci à Annie qui m'a renvoyé une nouvelle image de sa pivoine terminée!

Stage Pivoine au Mans
Stage Pivoine au Mans
Elles sont douées mes stagiaires, n'est-ce pas?

A l’automne 2015, du Vendredi 30 Octobre matin au Dimanche 1er Novembre soir, il y aura un stage de 3 jours sur le thème « Feuillages d’automne et petits fruits de la haie », dans la même salle du Jardin des Plantes du Mans, j’ai déjà 5 inscrits.

Et deux autres week-ends sont prévus dans le centre de la France

On peut toujours consulter ma page « stages », dans la colonne de gauche du blog.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 19:59

Il s’agit d’une petite localité catalane, un peu à l’intérieur des terres, où nous nous sommes baladés pour voir des oiseaux.

Une ruine de pierre et de briquette me séduisait ; elle était envahie d’oliviers. La barre bleue de la chaine pyrénéenne est toujours présente dans les lointains.

A Delfia
A Delfia

Je commence à travailler différemment, avec un vaporisateur et une serviette éponge sous ma feuille, pour entretenir l’humidité un moment ; c’est une expérience qui m’a amusée mais en fait je n’ai pas peint sur le motif mais sur une table à l’abri d’après les photos que j’avais prises. C’est un format assez grand (environ 50 x 35 cm) de papier à grain 300gr (The Langton, de Daler-Rowney), mais pour des sujets de grands végétaux en situation dans du paysage, j’aimerais me mettre à des formats plus grands encore… sauf que là ; j’ai surtout passé du temps à me balader, observer et photographier des plantes, voir des oiseaux !

Autour de ma ruine, le terrain est ras car très souvent pâturé par les moutons, seules quelques plantes rescapées peuvent survivre comme par exemple un arbuste qui se défend très bien des dents ovines : le Paliure épine du Christ (Paliurus spina-christi). Il figure au premier plan à droite de mon aquarelle, mais à la mi-Avril, il n’était pas encore feuillé, un vrai fouillis épineux avec quelques branches plus aériennes garnies de rameaux cambrés qui se couvrent plus tard en saison de charmants fruits en forme de roues.

Nous avons vu autour de Delfia, entre autres, le faucon crécerellette, la pie grièche à tête rousse, la fauvette orphée et des guêpiers. Pour découvrir ces espèces, vous pouvez aller voir les photos de mon compagnon:

http://christian.kerihuel.free.fr/print15/aigua.htm

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 18:35

La semaine passée était catalane et j’ai surtout manié l’appareil photo pour deux objectifs:

Le premier un peu utopique est de cadrer au mieux des paysages où le végétal est important mais aussi l’élément minéral apporté par la nature ou bien par l’homme quand il s’agit de vestiges archéologiques, cela dans le but de réaliser des aquarelles plus tard, bien entendu ! J’espère ce « plus tard » pas trop lointain…

Voici un exemple de ces ambiances espagnoles mariant minéral et végétal, ici un arbre de Judée parmi les vestiges de l’ancienne cité romaine d’Empuriès.

Semaine catalane

Parfois c’est surtout du paysage, par exemple là avec ces arbres fruitiers en fleurs devant le majestueux Canigou qui figure souvent en fond de scène. Il y a en Catalogne une lumière magnifique et souvent des panoramas époustouflants pour le photographe.

Semaine catalane

Certains arbres sont vraiment à l’honneur comme les deux chênes liège de Vilhaut, dont les racines rampent sur le rocher.

Semaine catalane
Ophrys tenthredinifera
Ophrys tenthredinifera

Le second objectif est toujours de me créer une banque documentaire personnelle sur la flore, méditerranéenne dans ce cas. Certaines espèces, très rares en France, sont plus faciles à photographier en Espagne. C’est le cas pour l’Ophrys guêpe (Ophrys tenthredinifera) que j’ai vu dans la Sierra de Montgri.

Astragalus tragacantha
Astragalus tragacantha

Ou encore c'est le cas de l’Astragale de Marseille (Astragalus tragacantha) vue sur le Cap de Creus, qui forme des gros coussins très florifères sur lesquels il n’y a pas intérêt à s’asseoir.

Et je ne vous parle pas des oiseaux ! Pour cela il faut consulter en ce moment le site de mon compagnon mis à jour chaque soir : numeriscopages.com

Pour un accès direct, cliquez sur: Avril 2015 - Séjour en Espagne - Aiguamolls et alentours

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Published by Claire Felloni - dans Flore
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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 19:01

Il y a longtemps que je n’ai pas mis sur le blog une « Petite leçon » avec sa palette de couleurs. J’ai retrouvé celle-ci d’un sujet assez simple et que je n’ai pas montrée déjà, je crois !

Des radis

La principale difficulté vient du fait que les fanes s’écroulent très vite dès qu’elles sont au sec. Mes feuilles étaient calées dans une barquette et le radis baignait dans un fond d’eau, mais même comme ça et avec l’aide d’un brumisateur qui leur redonnait un peu de vie, on ne dispose pas de beaucoup de temps. Bien sûr, c’est par ce feuillage qu’il faut commencer. Si vous faites une bonne pause ne pas hésiter à plonger tout le sujet dans l’eau un moment : il reprend pas mal de vigueur ! Mais évidemment ce n’est pas toujours facile de le replacer dans sa bonne disposition… C’est ça le travail d’après nature sur des sujets végétaux ; il faut constamment s’adapter et accepter éventuellement de reprendre un crayonné qui n’est plus bon… mais surtout ne pas dessiner en détail des choses qui ne seront pas peintes dans les deux heures qui suivent. Un crayonné de mise en page générale est toujours utile mais il doit être très rudimentaire et léger.

Peut-être vous rappellerez-vous d’un article du blog sur la forme typique de cette feuille dont je vous recolle le texte:

Lyré : Le limbe est échancré de découpes profondes formant des lobes dont la taille s'accroît en allant vers le sommet. Le lobe terminal est plus grand et assez rond, ce qui donne au bout de la feuille la forme d'une lyre. Plusieurs plantes de la famille de notre Radis sont dotées de ces feuilles comme la Moutarde (Sinapis arvensis), ou la Barbarée (Barbarea vulgaris).

Des radis

Pour les mélanges de verts puisqu’il en est souvent question sur le blog, j’ai repris une formule qui m’est très habituelle :

  • Casser le Vert de Hooker toujours trop cru avec une pointe de Rouge de cadmium qui ne me sert plus que de cette façon (Pour les rouges, je préfère la laque écarlate)
  • Eclairer le Vert de vessie permanent avec du Cadmium citron
  • Je me suis contentée de concentrer ces mélanges car il n’y avait pas de vert très foncé sur les fanes

Les Radis ronds sont plus rouges que roses et la laque écarlate est bien adaptée. Pour les radis longs, c’est plutôt le Rose permanent qui s’impose au départ. Avec des glacis plus soutenus par exemple de Cramoisi d’Alizarine, de petits balayages en travers permettent de faire tourner la forme ; on peut même aller jusqu’à Indigo + Magenta ( 6 sur la palette).

Des radis

Ce petit catalogue de variétés permet de moins représenter de fanes, d’ailleurs les petites pousses du milieu comme sur le radis central, bien qu’on y sente moins la jolie forme lyrée, tiennent mieux et peuvent suffire à faire chanter le rose.

Je classerai cet article avec les autres "Petites leçons" que vous pouvez retrouver dans la colonne de gauche du blog.

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Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 11:34

Le sol des tourbières est une merveille à observer, dont je ne me lasse pas. J’ai retrouvé mes nombreuses photos car je suis en ce moment en train de travailler sur cette flore pour une prochaine parution. Même s’il n’est pas possible de vous montrer ces illustrations, je peux tout du moins vous en parler et comme support à mon propos, j’ai retrouvé aussi un petit pavé phytosociologique que j’avais réalisé il y a longtemps maintenant pour un guide Gallimard sur le Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Le sol de la tourbière

On y voit une motte de la tourbière bombée avec, piquées dans la sphaigne de Magellan qui en constitue le « terreau », des petites espèces rares et emblématiques comme l’Andromède (Andromeda polifolia), la Linaigrette engainée (Eriophorum vaginatum) qui forme les petits toupets blancs au fond, et la Canneberge (Vaccinium oxycoccos). Le scirpe cespiteux, à droite devant, et derrière lui la Molinie bleue sont des compagnes habituelles plus communes. Ces deux plantes en touffes forment de solides touradons entre lesquelles la sphaigne subsiste et parfois s’effondre pour former des gouilles où il n’y a pas intérêt à poser le pied ! La sphaigne peut retenir dans ses fibres vingt fois son volume d’eau. Le petit papillon est le Nacré de la canneberge.

Le sol de la tourbière
Le sol de la tourbière

Ci-dessus, les petites pommes de la Canneberge et les fruits dressés de l’Andromède (la fleur est un petit grelot rose) que j’avais prises en photo en été 2008, dans le Jura.

Pour le plaisir j’ai ajouté ci-dessous l’Airelle du Mont Ida (Vaccinium vitis-idea),vue sur la tourbière du Lac des Rousses et la Sarracénie, une américaine qu’on commence à rencontrer dans nos tourbières de France, par exemple à Frasnes.

Le sol de la tourbière
Le sol de la tourbière

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 19:40

Je vous ai parlé récemment du vert émeraude que l’on trouve le plus souvent sur nos palettes, le vert de phtalocyanine, un pigment récent (organique de synthèse).

Il faut savoir qu’il existe un autre vert émeraude, beaucoup plus doux, le Viridian ou Vert émeraude véritable (PG18), un pigment minéral de synthèse : l’Oxyde de Chrome hydraté inventé par Pannetier au 19ème siècle.

Ce vert froid déroute parfois par la légèreté des lavis qu’il engendre surtout si on l’utilise en godet ce qui est notre cas car il faut un peu de temps et de patience pour obtenir une valeur qui restera de toute façon assez claire. Il faut aussi ne pas trop se dépêcher car il risque de rester des petits grains de pigments si on n’a pas bien dilué son lavis. La légèreté est précisément ce qui nous intéresse pour le rendu de la végétation puisque cette couleur rend parfaitement les lumières sur un feuillage brillant, dont le rendu nécessite des valeurs faibles, froides, un peu argentées si on lui ajoute un soupçon de rouge.Pour cette rosette d'Echeveria qui n'est pas brillante mais plutôt glauque, l'emploi du Viridian se justifiait sans même qu'il soit utile pour "l'argenter", de le casser de rose.

Quelques Verts minéraux
Quelques Verts minéraux

Le Viridian est très solide à la lumière. Bien sûr, je ne l’utilise jamais pour obtenir un vert foncé.

Sur une surface de feuille mouillée à l’eau pure il peut être posé un peu partout sans inconvénient puisque toutes les autres couleurs qu’on y fera fuser seront plus intenses, même pour un contrejour où elles sont chaudes et claires car on peut toujours réchauffer un vert léger et froid par l’apport de jaune ou d’un vert pimpant. Avec ce Viridian on peut aussi revenir en glacis légers après coup sur les zones claires.

Vous trouverez ce PG18 le plus souvent sous l’appellation Viridian, Vert émeraude ou Vert émeraude véritable :

  • C’est le Vert émeraude n° 692 chez Winsor et Newton
  • Le Vert émeraude n° 261 chez Blockx
  • Chez Sennelier le PG18 n’existe pas en couleur monopigmentaire : le n° 837 (Vert émeraude véritable) contient en fait un peu de PG7 (vert de phtalocyanine), cela le rend sans doute plus facile d’emploi mais pour l’aquarelle botanique, il perd un peu sa spécificité et donc s’avère moins intéressant. C’est la même chose pour le n° 511 de chez Schmincke.

Le Vert oxyde de chrome PG 17, s’il paraît très semblable par sa composition réagit en fait très différemment. Il n’est pas utile avec lui de touiller beaucoup pour avoir un lavis très uniforme et sombre ! Ce vert très sourd arrive même trop vite ! Je m’en sers souvent pour « plomber » une couleur parce qu’un vert trop lumineux et transparent n’est pas toujours souhaitable pour le rendu réaliste du feuillage.

L’aspect mat d’une feuille velue ou pubescente n’est pas facile à rendre avec les pigments organiques de synthèse à base de Phtalocyanine comme le vert de vessie ou le vert de Hooker. Le vert oxyde de chrome permet de densifier un vert comme le vert de vessie très rapidement.

Souvent, il n’est pas souhaitable de l’utiliser tel quel car il est assez terne malgré tout, mais il m’arrive aussi de l’utiliser comme base bien dilué pour des revers de feuille comme ici sur ces études préliminaires du Clivia.

A droite, toutes les couleurs ont été lestées avec un peu de vert oxyde de chrome.

A droite, toutes les couleurs ont été lestées avec un peu de vert oxyde de chrome.

  • Chez Sennelier , c’est le Vert oxyde de chrome n° 815
  • Chez Winsor et Newton c’est le Vert oxyde de chrome n° 459
  • Chez Schmincke, c’est le Vert oxyde de chrome n° 512
  • Chez Blockx, c’est le Vert de chrome n° 262

Je ne me risquerai pas à vous parler d’autres verts minéraux que je pratique peu, cependant ils existent ; ce sont principalement les Verts de Cobalt, et la Terre verte.

L’ancien vert Véronèse était un pigment minéral très dangereux, un Arseniate de cuivre, il a souvent été remplacé par un POS (Pigment organique de synthèse) dont je vous ai parlé la dernière fois : le PG 36.

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