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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:43

J’ai fait quelques recherches sur cette belle pivoine que je peins en ce moment d’après mes notes de terrain prises en Mai dernier au Château de Sourches, et il s’avère que les horticulteurs ne sont pas d’accord sur son origine. Elle est pourtant très identifiable et bien différenciée des autres avec ses pétales à 2 couleurs, carminés au cœur et pratiquement blancs sur les bords. Le cœur n’est pas toujours agrémenté de ces étamines pétaloïdes qui figurent sur mon sujet ; il est parfois plus simple et laisse paraître les carpelles au milieu alors que sur mon sujet ils sont invisibles. Le feuillage de cette pivoine est splendide, très lumineux, intense et brillant et les boutons et les tiges très carminés également.

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

D’après Alain Tricot, elle est une création pour leur maison, de Cayeux en 1937. La maison Cayeux est surtout renommée pour les Iris et aucune allusion à cette pivoine n’est faite dans leurs collections, ce qui peut sembler bizarre… Il existe également une aubriète « Jeanne Cayeux », du coup j’ai cherché à savoir qui était Jeanne Cayeux et je n’ai rien trouvé sur la toile !

Pour une autre maison réputée pour ses pivoines, « Les pivoines Rivière », Jeanne Cayeux serait une obtention plus récente de Cauderon pour la maison Rivière. L’intérêt pour les pivoines d’André Cauderon est bien connu, j’ai d’ailleurs peint juste auparavant une pivoine de son cru (« Alexandre ») qui figurera bientôt dans la collection de Prints du Château de Sourches. Je vous rappelle à ce propos (et pour vos cadeaux de Noël), le lien sur la boutique du château qui présente maintenant davantage de pivoines et venant d'autres peintres que moi:

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

 

Quoi qu’il en soit, voici après mes notes de terrain quelques vues de l’avancement du travail pris dans le feu de l’action avec mon téléphone portable donc la qualité des images n’est pas aussi bonne que sur les scans mais l’original est toujours tendu sur son contreplaqué. Je n’ai pas encore contrasté le feuillage avec des glacis et la corolle florale en est aux premiers travaux de mise en couleur : il ne s’agit pas de trop terminer un endroit tant que le reste n’est pas placé en couleur ! Au début c’est surtout les nuances de couleurs qui sont recherchées ensuite les glacis donneront plus d’intensité et de contraste pour le modelé en valeurs de mon sujet.

Le tout début et l'état d'avancement actuel
Le tout début et l'état d'avancement actuel

Le tout début et l'état d'avancement actuel

Published by Claire Felloni - dans Petites leçons Illustration
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 16:14

Le stage d’automne d’aquarelle de  pomologie vient de s’achever. Mes stagiaires étaient très motivées et j’avais cherché à varier le plus possible les sujets de façon à ce que chacune puisse créer une composition à sa façon dans l’esprit de la nature morte ou dans celui d’un catalogue façon Vilmorin. J’avais d'ailleurs trouvé des légumes séduisants pour celles que les fruits intéressaient moins. Vous verrez plus bas des réalisations autour de beaux  choux raves d’un bleu-violacé encore pourvus de feuilles et voici déjà un gros radis que je ne connaissais pas avec les quelques petites ébauches que j’ai moi-même peintes pour montrer comment je m’y prends dans le mouillé et pour débuter la pose de glacis.

Pomologie, le stage 2016

Le gros radis « Red meat » a aussi été peint par Chantal qui l’a représenté dans une coupe transversale et cette coupe rose vif avec des stries rayonnantes est superbe; au goût il est comparable au radis noir, peut-être un peu plus doux !

Dans les petits éléments que j’avais rassemblés pour aérer nos compositions, j’avais trouvé dans un arboretum voisin des glands de chêne chevelu (Quercus cerris), d’une taille conséquente, qui nous changeaient un peu des châtaignes et marrons habituels de saison tout en nécessitant une technique un peu similaire pour la mise en place de leur cupule hirsute! La petite pomme jaune de Citronnier épineux (Poncirus trifoliata), je l’ai ramassée dans le Jardin des Plantes du Mans, qui est très beau et coloré en ce moment et mes stagiaires ont pu en profiter car la salle dédiée aux stages se trouve là dans un angle du jardin.

Mes stagiaires n’étant pas opposées à ce que je montre ici leurs travaux même si certains ne sont pas tout à fait terminés, je vous poste à la suite leurs versions sur notre thème automnal.

 

 

 

 

 

 

 

Le prochain stage dédié au "Cabinet de curiosités" va bientôt avoir lieu, il est complet. Ensuite, il faut attendre les 29, 30 Avril et le 1er Mai 2017 pour venir faire un stage d'aquarelle, qui sera bien sûr consacré aux fleurs printanières !

Published by Claire Felloni - dans Petites leçons stages
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 19:38
Cônes et Cupules

Cônes des conifères

Chacun peut le dire : le cône est le fruit des Conifères, mais attention, c’est aussi le cône mâle au moment de la floraison et aussi le jeune cône femelle avant qu’il grandisse et se lignifie. D’ailleurs, ce fruit ne ressemble pas toujours à une pomme de pin, loin de là ! Par exemple, on pourrait théoriquement parler de cônes à propos des baies de Genévrier ou des arilles de l’If, bien qu’en fait on le fasse rarement.

Cônes et Cupules

Les cônes des Sequoias répondent davantage à l’idée que l’on se fait d’un cône. Cette idée est très liée au phénomène suivant que l’on pourra mieux observer sur des jeunes cônes de Pins avant qu’ils soient trop ouverts : c’est une disposition mathématique spiralée des écailles qui permet d’en caser le plus possible, la suite de Fibonacci.

Cônes et Cupules
Cônes et Cupules

Ceci est bien sûr important à repérer pour dessiner correctement ces cônes. Quand le cône est bien ouvert, comme sur ma pomme de Pin weymouth, il est plus difficile de repérer les spirales de construction ; il convient de chercher avant tout le bon placement des écussons, qui sont la partie externe et losangée de l’écaille qui était seule visible sur le cône fermé. Relier ensuite ces écussons à l’axe central en profondeur est alors plus facile.

Dans l’illustration du cône de Pin pignon ou Pin parasol (Pinus pinea), j’ai ressorti une écaille qui sert de berceau pour deux pignes. Ce sont des graines protégées par une paroi dure et dépourvues ici d’une aile alors que souvent chez les Pinacées du moins, les graines sont ailées.

Par extension, et du fait d’une ressemblance morphologique, on utilise assez souvent le nom de cônes pour les fruits du Houblon ou de l’Aulne, ce qui peut prêter à confusion mais l’habitude est prise !

Cônes et Cupules

Cupules des cupulifères, bogues

La cupule c’est la petite coupe qui retient pendant un temps les fruits secs des Cupulifères comme le Hêtre, le Noisetier, le Chêne et même le Châtaignier. En regardant de près la cupule du gland on peut reconnaître qu’il s’agit d’un involucre lignifié dont les petites bractées se sont plus ou moins agglomérées. Dans les cas du gland et de la noisette, la cupule enchâsse un akène à parois très dure : une nucule.

Cônes et Cupules

Bien que l’aspect de la faine et de la châtaigne semble différent il s’agit bien, enserrant les akènes, d’une cupule qu’on appelle plus communément une bogue.

Cônes et Cupules

La variabilité morphologique des cupules des Cupulifères semble un peu déroutante surtout avec le fruit du Charme, une Bétulacée de l'ordre des Fagales, qu’on peut tout de même sentir proche du Noisetier (Corylacée de l'ordre des Fagales aussi). La bractée foliacée du Charme,trilobée et accolée à chaque nucule est une cupule à sa façon. En réalité les Bétulacées, les Corylacées et les Fagacées forment un groupe homogène et différencié des autres familles dans l'ordre des Fagales.

Cônes et Cupules

A ce propos il faut bien faire la différence avec le fruit du Marronnier : le marron n’est pas un akène mais une grosse graine à l’intérieur d’une capsule et non d’une cupule. Sur un akène, il reste toujours des vestiges des styles au sommet, on le voit bien sur la châtaigne et la faine ; ce n’est pas le cas chez le marron qui est tout rond. Le marron a grossi dans sa capsule aux dépens des autres graines qui ont avorté et l’intérieur de la bogue montre les cloisons écrasées des deux autres loges originelles de la capsule. Le marronnier n’appartient donc pas à cette famille des Cupulifères.

Voir cette page plus explicite :

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/marron.htm

Ma rubrique "Mots de Bota" compte maintenant 24 articles, On peut y accéder par un lien que voici: Mots de Bota

Vous pouvez aussi y accéder en tapant un mot dans le petit moteur de recherche de la colonne de gauche du blog!

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 11:15

Voici la nouvelle présentation de mes leçons d’aquarelle botanique en PDF. Il s’agit d’une petite clé USB qui contient 10 leçons et les 10 dossiers de photos ou de scans qui leur sont associées avec en plus trois courts pdf de texte (un de bienvenue, un de matériel et un petit lexique). A la clé est accroché un mousqueton avec les dix petites images des sujets contenus. Pour simplifier et faire plus économique, il n’y a plus de suivi de corrections de ma part, ce suivi qui avait au départ motivé le prix assez élevé de 60€ pour les 10 leçons et n’était en fait pas très utilisé. Il faudra donc venir me voir en stage pour approfondir le sujet! Il existe deux clés regroupant des sujets différents.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Ces petites clés sont vendues 25 €  chacune (frais d’envoi compris)

Je n’installe pas un bon de commande en ligne ; si vous avez envie de vous offrir une de ces clés, rien de plus simple : envoyez-moi un petit message par le blog ou directement sur mon imail en spécifiant bien laquelle vous plait.

Le formulaire de contact se trouve sous mon avatar dans la colonne de gauche; il me permet d'obtenir votre adresse mail et ainsi de vous répondre. Nous procéderons par chèque et envoi postal classique !

Il existait déjà une formule regroupant sur un CD une dizaine de sujets à choisir dans la liste. J’ai déjà depuis un moment proposé à ceux qui s’y inscrivait de remplacer le CD par une clé usb, ce qui est beaucoup plus simple d’emploi pour vous comme pour moi ! Pour ceux qui ont déjà opté pour cette formule qui incluait un suivi de ma part, rien ne sera changé et bien sûr, s’ils m’envoient des photos de leurs réalisations, je ne manquerai pas de leur faire des commentaires.

La clé 1 propose ces sujets :

  • Cognassier du japon
  • Les quartiers de clémentine
  • Chou rouge
  • Trois jonquilles
  • Tomates et piments
  • Forsythia et chatons de saule
  • Chanterelles grises
  • Fruits exotiques
  • Asters
  • L’ail rose de Lautrec
Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

La clé 2 regroupe les sujets suivants :

  • Chou et Navet
  • Coquelicots
  • Cyclamens
  • Hortensias et Hydrangeas
  • L’épi de jacinthe
  • Le Seringat
  • Les petits bégonias
  • La Pomologie
  • Primevères variées
  • Prunelles et glands

 

Le premier sujet de la clé 2 !

Le premier sujet de la clé 2 !

Si vous tenez à ce que votre clé contienne 10 sujets de votre choix dans la liste complète qui contient en fait 5 sujets de plus, je peux y copier les sujets que vous aurez choisis et listés clairement dans votre imail.

Voici les sujets manquants dans mes clés existantes :

  • Renoncules de fleuriste
  • Fittonia et Spathiphyllum
  • Gerbera et Chrysanthèmes
  • Les Mufliers
  • Prunus et lichens

Et pour voir toutes les autres images , reportez-vous à la nouvelle page qui figurera toujours dans la colonne de gauche du Blog!

Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:32

J’ai cette année peint pour la collection du Château de Sourches, une grosse pivoine jaune toute ébouriffée : Paeonia « Chromatella ». C’est une pivoine arbustive à port retombant présentée comme un hybride de Paeonia lutea obtenue par Lemoine en 1928. Voici donc mon brouillon de terrain pour la fleur et pour le feuillage avec les essais de couleur comme je vous poste d’habitude.

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Une foliole terminale de "Chromatella"

Une foliole terminale de "Chromatella"

Ceci m’a donné envie d’en connaître davantage sur l’origine de ces pivoines arbustives jaunes et en fait comme d’habitude ce n’est pas simple !

La première pivoine arbustive est introduite dans les jardins de Kew par Sir Joseph Banks au 18ème siècle mais ensuite il s’écoule un long moment avant que l’implantation s’en généralise en Europe. Au Muséum National d’Histoire naturelle, ce n’est que vers 1890 que les deux premières arbustives jaunes prendront racines ; à cette époque on les nommait Paeonia lutea et P.delavayi, mais il s’agissait probablement de 2 variétés de couleurs différentes de Paeonia delavayi . Le père Jean-Marie Delavay (1834-1895), fut un fameux missionnaire botaniste, amoureux d’une région, le Yunnan, on évalue à 1500 le nombre de nouvelles espèces qu’il recensa pour la Chine.

L’appellation Paeonia lutea ne correspond plus à grand-chose de nos jours ; elle est en fait classée comme une simple variété (var. lutea) de Peonia delavayi, la pivoine de Delavay qui elle, n’est pas toujours jaune ; elle varie du jaune à une couleur abricot et peut même être parfois d’un beau rouge sombre. Mais il semble que l’intensité des pigments jaunes de cette espèce botanique en fait un sujet de choix pour les hybrideurs.

Paeonia ludlowii

Paeonia ludlowii

Je n’ai pas encore pris de notes aquarellées sur la Pivoine de Delavay, qui existe au château de Sourches ; mais je l’ai fait pour sa cousine autrefois nommée Paeonia lutea « ludlowii ». Depuis 1997, cette Pivoine de Ludlow a été élevée au rang d’espèce ; c’est maintenant Paeonia ludlowii, la « Pivoine arbustive à grandes fleurs jaunes » pour les chinois. En 1936, Franck Ludlow en collecte des graines dans une vallée du Sud-est du Tibet.

Elle se présente comme un grand buisson qui atteint facilement 2 mètres de haut. Les fleurs sont simples, d’environ 10 cm de diamètre avec de vraies étamines au cœur et c’est une des rares pivoines à présenter plusieurs fleurs sur la même tige. Le feuillage surtout est remarquable, fourni, bien découpé et avec des pointes effilées.

Comme il est difficile d’ombrer des fleurs jaunes ! C’est vraiment une difficulté majeure pour le peintre de fleurs de représenter des corolles jaunes sur du papier blanc. J’ai tenté différents mélanges pour ombrer mon jaune de base qui est le Cadmium citron de Winsor et Newton que je trouve de loin le plus lumineux des jaunes. En glacis j’ai utilisé au cœur la New Gamboge seule puis sur les hauts de pétale l’Auréoline toute seule, ensuite un soupçon d’outremer français dans l’Auréoline, dans le New Gamboge voire dans l’Or quinacridone. Par contre la « Chromatella » est d’une jaune plus doux, le jaune de base était l’Auréoline sur le pourtour et au cœur le Cadmium citron de chez Sennelier qui est d’une nuance plus chaude que celui de Winsor et Newton.

En fait c’est le dosage du bleu et de l’eau dans les mélanges qui reste le plus important !

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 21:37

Je suis en ce moment sur la réalisation de mes nouvelles planches 2016 pour le Conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches. Les prints de grande qualité, numérotés et signés, qui en seront tirés ensuite par les édtions d'art TIPEA, seront ajoutés à la collection déjà existante commencée l’an dernier et qui fait maintenant appel à plusieurs autres artistes. Sans trop vous dévoiler de mes planches terminées, je peux quand même vous montrer ma démarche de travail.

Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"
Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"

La floraison s’étage de la mi-Avril à la mi-Juin environ ; il faut surtout profiter de cette période pour prendre des notes sur place, mémoriser les dimensions et les couleurs justes que l’appareil photo n’est pas capable de traduire.

Une pivoine, une fois épanouie, continue de changer de couleur entre le début et la fin de sa floraison, c’est le piège qui peut nous guetter si l’on se base sur la vision d’une seule journée.

Pour celle dont je vous montre ici les notes préparatoires, j’ai pu étudier un bouton de façon assez détaillée lors d’une première visite, puis noter plus rapidement la fleur bien ouverte en m’attachant surtout aux couleurs en lumière naturelle. Sur mon brouillon qu’on voit posé ci-dessous sur le tabouret, j’ai surtout précisé la zone où les pétales s’écartent révélant la profondeur de la tête florale.

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Un fragment de Joséphine
Un fragment de Joséphine

La pivoine s’étant révélée plus volumineuse par la suite, j’ai dû corriger la forme d’après mes photos. L’idéal pour moi n’est pas que le sujet se trouve en plein soleil car la forme se perd dans les contre-jours apportés entre les pétales et en fait je tâche de profiter que le soleil soit un peu voilé pour les nombreuses photos que je prends par la suite. Pour mieux percevoir la forme et les emboîtements de pétales c’est bien préférable. Il existe au cœur d’une pivoine une luminosité naturelle due probablement au fait que les pétales se renvoient des couleurs chaudes. Les pétales extérieurs au contraire accrochent plus facilement des nuances claires et fraiches.

On pourrait croire que le feuillage est toujours un peu semblable en couleurs comme en forme générale, et ce n’est pas du tout le cas ; il est parfois assez mat avec de grandes folioles terminales comme pour cette « Joséphine Sénéclauze » que je vous montre ici, et parfois il est beaucoup plus clair et découpé avec des folioles plus petites. Si le feuillage est brillant le rendu est forcément très différent avec des contrastes bien plus forts !

Pour revoir les prints des pivoines 2015, vous pouvez vous rendre sur la boutique du château :

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:26
Poc poc et autres lianes

Revenant d’un petit séjour dans l’ile de la Réunion, je ne peux résister à vous faire partager quelques une de mes photos de botanique, notamment sur le thème des lianes qui sont nombreuses et pas toutes bienvenues sur l’ile. Je n’ai pas fait le tour de toutes ces grimpeuses mais en voici une qui vous dira forcément quelque chose puisqu’il s’agit en fait d’une petite passiflore, la liane Poc-poc, (Passiflora foetida) dont le calice ressemble un peu à celui de la Nigelle et d’ailleurs le fruit également !

Ipomoea cairica
Ipomoea cairica

Une sorte de grand liseron, la liane de sept ans (Ipomoea cairica) un peu mauve grimpe ici dans les filaos, nous sommes à l’étang du Gol sur la côte ouest .

La liane corail
La liane corail

j’y ai vu également la Liane corail ou Liane antigone (Antigonon leptopus) qui malgré son aspect charmant est devenue une véritable peste sur le littoral.

La liane sultane
La liane sultane

La liane sultane, je l’ai vue dans la ravine Bernica en arrière de St Paul ; on l’appelle aussi la Rose des Bois (Meremia tuberosa) en fait un grand liseron d’un jaune très lumineux.

L'Ipomée à feuilles de lierre
L'Ipomée à feuilles de lierre

Dans la famille des Ipomées, on voit aussi parfois cette liane à fleurs vermillon dont le cornet est beaucoup plus petit, l'Ipomée à feuilles de lierre, Ipomoea hederifolia ou Ipomoea coccinea

La Margose
La Margose

Sur la côte sud j’ai vu à Grand Anse la fleur jaune de la Margose sauvage (Momordica charantia), elle n’est pas très grande, environ 5 cm de diamètre, et donne des fruits plus petits mais semblables à celle qui se cultivait autrefois

La fruit de la margose

La fruit de la margose

La liane Tindola
La liane Tindola

J’y ai noté aussi la Courge écarlate ou Tindola (Coccinia grandis) la fleur est jolie mais dommage il n’y avait pas de fruit !

La liane chouchou
La liane chouchou

Dans le rayon des Cucurbitacées, n’oublions pas surtout la liane chouchou car pendant ce séjour j’ai dégusté des gratins de chouchou délicieux !

C’est aussi la Christophine ou encore la Chayotte ( Sechium edule) et à la Réunion on la trouve souvent en peine nature grimpant dans la végétation, surtout dans le cirque de Salazie où je l’ai pris en photo en effet !

Passiflora incarnata
Passiflora incarnata

Pour finir et parce qu’il faut bien une aquarelle dans cet article, j’ai retrouvé une illustration de la Passiflore la plus répandue dans nos jardins de la métropole, Passiflora incarnata mais comme vous pouvez vous en douter dans les jardins créoles d’autres belles passiflores sont visibles ainsi que beaucoup d'autres beautés végétales qui n'existent pas dans les jardins d'Europe !

Peut-être l'objet d'un autre article!

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:21
Fleurs printanières à la Sédelle

Voici un petit aperçu du stage de week-end qui vient de se terminer à l’Arboretum de la Sédelle où je suis accueillie chaque année avec plaisir !

Le groupe n’étant pas très fourni j’ai pu m’occuper mieux de chaque stagiaire et même j’ai pu profiter de mes démonstrations successives pour peindre la petite rose simple que voici dont je n’ai pas le nom (dîtes-moi si vous connaissez cette variété, cela m’intéresse !). Elle possède des macules centrales violettes cernées de magenta et me faisait penser à un ciste.

Lors des week-ends de printemps, j’ai pris l’habitude le premier jour de faire une démonstration assez générale qui explique ma façon de travailler dans le mouillé puis de poser des glacis sur une corolle florale et le lendemain nous voyons le problème plus spécifique du feuillage.

Une tablée studieuse...

Une tablée studieuse...

Nell nous avait fait des récoltes et il y avait un beau choix de fleurs qui nous attendait dans ses vases dont certaines curiosités de l’arboretum comme le sinocalycanthus aux fleurs bordeaux que vous voyez peut-être sur ma photo d’ambiance. La météo bien capricieuse en ce moment nous a permis tout de même de pique-niquer sous les cerisiers le samedi. Pour moi c’est toujours le plaisir d’une balade dans l’arboretum ; pour les stagiaires aussi d’ailleurs qui sont souvent si pris par leur ouvrage qu’ils oublient de s’y promener bien qu’ils y soient invités par Nell et Philippe !

Coucher de soleil sur la Sédelle

Coucher de soleil sur la Sédelle

Je ne résiste pas à vous montrer cette photo d’ambiance du Samedi soir, un coucher de soleil sur la vallée embrumée de la Sédelle ; on a envie de s’installer sur ce banc qui embrasse un rocher pour méditer n’est-ce-pas ? (il était un peu humide à vrai dire !).

Le week-end des 24 et 25 Septembre 2016 est d'ores et déjà choisi pour un autre stage et le thème en sera plus orienté vers une nature-morte puisque légumes et fruits seront au menu pour nos pinceaux ! Si le projet vous intéresse surveillez bien ma page « Stages » qui sera bientôt mise à jour à ce suje​t.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:33

Comme chaque année en début Mai, je propose ce stage de 3 jours dans la salle du Jardin des Plantes du Mans.

Pour cette occasion, je me procure de petits pots de vivaces et des fleurs coupées de fleuriste car à l’expérience, les fleurs cueillies dans la nature ne tiennent pas bien sur 3 jours. Les fleurs sauvages sont souvent assez discrètes, avec des corolles de petite taille et posent finalement plus de problèmes graphiques que picturaux. C’est tout de même pour manier les pinceaux que viennent mes stagiaires !

J’avais donc trouvé des Alstroemerias ou Lis des incas, et des roses panachées en bouquets et comme plantes en pots de petits Pélargoniums, un pied de Dahlia dont on pouvait prélever des tiges fleuries et un jeune plant de Clématite qui disposé entre les tables pour être à bonne hauteur a trouvé preneuses sans que j’ai à l’amputer ! Une de mes orchidées, un beau Phalaenopsis à fleurs roses pointillées de grenat a fait l’objet d’une belle réalisation ; les orchidées restent très stables et ainsi on peut prendre son temps tranquillement sans se stresser.

Le petit pélargonium d'Agathe.

Le petit pélargonium d'Agathe.

Le dahlia choisi par Roselyne.

Le dahlia choisi par Roselyne.

Le lis des Incas de Sylvie
Le lis des Incas de Sylvie

Trois journées ne sont pas de trop pour réaliser une aquarelle botanique. Si pressé que l’on soit de poser de la couleur, il est très important de passer par un stade de réflexion sur la mise en page. Avant toute chose, l’observation détaillée des critères botaniques devrait influer sur la composition générale et ensuite peut intervenir le dessin préparatoire sur chaque petite zone (située précisément au moment de la mise en page) qui sera peinte dans les deux ou trois heures qui suivent.

Pour des sujets végétaux dont on ne peut bloquer l’évolution naturelle, ce n’est pas possible d’aboutir tout le dessin avant de mettre l’ensemble en couleur. Voici donc ce que je tente d’expliquer le premier jour mais le message ne passe pas toujours facilement, j’ai moi-même mis assez longtemps pour accepter ces contraintes un peu bizarres dans le déroulement du travail !

Le phalaenopsis d'Annette.

Le phalaenopsis d'Annette.

La clématite que je vais planter sous peu!

La clématite que je vais planter sous peu!

La Société d’Horticulture de la Sarthe peut réserver cette salle pour ses activités, auprès de la Mairie du Mans, c’est pourquoi je demande à mes stagiaires d’adhérer à la SHS, même si elles viennent de loin, ce qui est régulièrement le cas. Je pense organiser à nouveau un stage d’automne de trois jours au Mans cette année 2016 probablement aux alentours de la Toussaint.

Les dates figureront sur ma page « Stages » (colonne de gauche du blog) après mes autres stages de Mai (le moulin de Seillant et l’arboretum de la Sédelle) pour lesquels il y a encore de la place !

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 18:20

Puisque c’est vraiment la saison où nous pouvons les voir tous les trois au bord des chemins, j’ai eu envie de vous parler de ces modestes plantes qui ne font pas souvent la une et qui sont très communes car elles ne craignent pas les nitrates : les Lamiers.

Moi qui aime bien détailler les fleurs à la loupe je leur ai toujours trouvé une allure amusante car elles se cachent sous un casque dont la visière rabattue cache leur intimité. Lamium vient du grec laïmos qui signifie gosier ; les abeilles soulèvent le casque et viennent fouiller au fond de ce gosier largement ouvert. La tige est de section carrée. Sur les boutons floraux, le casque bien refermé forme une perle toute ronde.

Trois lamiers

C’est le Lamier blanc (Lamium album) qui se remarque le plus car il est de plus grande taille ; quand il n’est pas en fleur, on hésite à le toucher : ses feuilles fortement dentées ressemblent à celles de l’Ortie et c’est pour cette raison qu’il se nomme aussi Ortie blanche. C’est celui qui le plus a été représenté car on se soignait avec et on le consommait dans les campagnes.

Lamium purpureum, le Lamier pourpre
Lamium purpureum, le Lamier pourpre

Le Lamier pourpre (Lamium purpureum) est le plus commun et le plus précoce, il fleurit partout dès que l’hiver marque le pas ; ses petites feuilles larges et lavées de pourpre forment une tête qui se repère presque plus vite que les fleurs.

Lamium galeobdolon, le Lamier jaune
Lamium galeobdolon, le Lamier jaune

Le Lamier jaune (Lamium galeobdolon) est un peu moins fréquent, quelques petits points rouges décorent la lèvre inférieure de la fleur ; ses feuilles sont parfois maculées de taches blanchâtres. Il aime bien les sous-bois.

J’avais figuré ces 3 lamiers ainsi que l’Ortie en comparaison pour une rubrique d’un almanach de nature de La Martinière.

J’avais figuré ces 3 lamiers ainsi que l’Ortie en comparaison pour une rubrique d’un almanach de nature de La Martinière.

Le Lamier d'après nature par Hans Weiditz
Le Lamier d'après nature par Hans Weiditz

J’ai eu envie de chercher des illustrations anciennes réalisées pour de célèbres ouvrages, les voici :

Dans le célèbre « Herbarium vivae eicones » d’Otto Brunfels, imprimé en 1530, une des premières représentations d’un lamier d’après nature et non pas d’après des documents plus anciens, c’est une gravure sur bois d’après des dessins de Hans Weiditz.

Ce beau fragment d’une gravure de Pierre-Joseph Redouté est issue du tome 21 d’un ouvrage de 1805 : « La Botanique de Jean-Jacques Rousseau ».

Ce beau fragment d’une gravure de Pierre-Joseph Redouté est issue du tome 21 d’un ouvrage de 1805 : « La Botanique de Jean-Jacques Rousseau ».

Le Lamier d'Auguste Faguet
Le Lamier d'Auguste Faguet

Dans le tome 11 de l’Histoire des plantes, de H.Baillon (1891-1892) deux extraits d’une planche d’Auguste Faguet sur la structure des lamiers.

Gros plan sur une corolle de Lamier par Auguste Faguet.
Gros plan sur une corolle de Lamier par Auguste Faguet.
On comprend bien sur ces illustrations la corolle zygomorphe des labiées en général. J’avais expliqué la zygomorphie dans un article de « Mots de Bota » c’est à revoir là.
Published by Claire Felloni - dans Flore
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