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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Que vous soyez intéressé par les petites leçons d'aquarelle botanique, par les cours eux-mêmes ou les stages à venir, ou par l'aspect " illustrations naturalistes", je vous invite, si vous le souhaitez, à prendre contact avec moi sur ma messagerie:                 c.felloni@wanadoo.fr

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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 11:20

Le Géranium sanguin (Geranium sanguineum) qui me sert d’avatar est doté d'une couleur de corolle qui pose un défi à l'aquarelliste. Voici la version entière de l'aquarelle de ce géranium, il a été peint avec des couleurs à la Quinacridone, le Magenta quinacridone parfois un peu assombri  par du Violet Winsor (à la dioxasine), et parfois illuminé par du Rose permanent (à la quinacridone aussi).

geraniumsanguineumblog.jpg

Ces couleurs organiques de synthèse (quinacridone et dioxasine), sont très efficaces, néanmoins, quand on compare l’effet sur papier avec par exemple le Rose Opéra, on les trouve déjà beaucoup plus ternes. Mais le Rose Opéra contient (en plus de la Quinacridone qui lui procure un fond stable) de la Rhodamine et ce dernier composant est réputé fugitif, pour cette raison je l’évite autant que possible. J'avais utilisé ce Rose Opéra pour peindre des Saintpaulia, car sinon, rien ne m’apportait cette luminosité dans du bleu violacé : voir là.

En ce moment, je travaille sur une planche d’Ancolie des Alpes et je me suis heurtée au même problème : illuminer des fleurs bleues qui dans le soleil se parent d’un mauve-rosé très délicat à rendre. Différents essais m’ont finalement convaincue que le Violet de Cobalt serait le pigment le plus adéquat pour cet effet et cela m’a conduite à l’expérimenter aussi sur les géraniums sanguins qui participent au sujet du cours de cette semaine.

rosevif.jpg

Le Violet de cobalt est une couleur minérale opaque mais luminescente, c’est assez curieux comme il apporte de la lumière dans le rose-mauve, le bleu-violacé de certaine corolles florales, par contre il est d’un emploi un peu délicat car il granule. On a tellement pris l’habitude de ces pigments teintants qui produisent des dégradés très uniformes qu’on aurait tendance à abandonner des couleurs comme celle-là, et c’est bien dommage ! Surtout qu’au contraire du Rose Opéra , il est lui, extrêmement permanent (ne passe pas du tout à la lumière).

A ce propos, il faut juste ajouter que certains pigments minéraux comme ce Violet de Cobalt sont difficiles à restituer par l’impression; l’effet qu’ils produisent ne se perçoit vraiment que sur l’original. Dans l’essai préparatoire au cours ci-dessus, je crains qu’à l’écran, qui ajoute beaucoup de lumière à toute image, la différence ne se sente guère non plus, entre le Géranium de droite ébauché seulement avec  des couleurs  à la Quinacridone et celui de droite, ébauché au Violet de cobalt.

  Quand on pratique des essais sur papier il faut se méfier de l’enthousiasme que procure à la pose le Magenta quinacridone, et attendre que la touche ait bien séché pour juger de l’effet ! Je trouve que le Violet de Cobalt reste aussi lumineux sec que lorsqu'on le pose.

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : 100% Aquarelle
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 01:26

 

Tel était le sujet du dernier cours qui m’a inspiré cette petite aquarelle désuète qui rappelle les cartes postales du siècle dernier ! Nous avions un petit godet d’œillets dans lequel j’avais piqué une marguerite. C’est une aquarelle assez rapide peinte sur du papier Sennelier grain fin.

oeilletmarguerite11.jpg

Le fond gris léger qui permet que se détache la marguerite n’est pas du gris de Davy, c’est un mélange de Magenta  et de Vert de Hooker très allongé d’eau et bien sûr, bien que cela fasse pester mes élèves à chaque fois il vaut mieux commencer par ça !

oeilletmarguerite3Je n’ai évité pour poser ce fond qui fuse dans le mouillé, que sur la Marguerite elle-même et le rose des Œillets pour qu’il ne soit pas terni. Dans la partie basse du bouquet, le fond est d’une couleur plutôt gris-vert ; c’est en fait la couleur de base qui convenait pour le feuillage des œillets, un mélange de Winsor green blue shade avec du Rouge de Cadmium.

oeilletmarguerit2.jpgEn revanche, toute la verdure est peinte sur ce fond, qui pour cette raison doit rester très clair ! Je voulais que le feuillage des œillets ne paraisse pas trop sec et raide et j’ai donc laissé des feuilles très floues posées dans le mouillé en arrière-plan. Je n’ai précisé en glacis que les calices, tiges et deux ou trois feuilles qui desservaient directement mes corolles.

oeilletmarguerite4.jpg

Sur les essais du cours, vous sentirez peut-être qu’il est important quand on peint des œillets, de former du bout du pinceau les dentelures des pétales dés qu’on pose la couleur rose de base. Par contre au moment de les dessiner il vaudrait mieux oublier ces dentelures car en fait les pétales sont assez ronds, à traduire par des cercles et des ellipses qui se chevauchent et souvent s’attacher aux dentelures fait perdre la forme générale d’un pétale ou d’une feuille !

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : l'art pour tous
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 09:53

 

Je vous propose de revenir sur une technique d’aquarelle particulière puisqu’il s’agit d’un support prestigieux : le Vélin. J’avais montré au tout début du blog un essai sur vélin d’une tête de Baudet du Poitou, étude préliminaire au vélin que j’ai eu l’occasion de réaliser pour la collection du Muséum, voir là.

Cette fois-ci, il s’agit d’une orchidée sauvage de nos talus, l’Orchis singe (Orchis simia). C’est encore une production ancienne mais je rêve cycliquement de m’y remettre…

vélin simia1 copy

En réalité la grande difficulté c’est avant tout de se procurer des belles peaux, ensuite de savoir préparer une peau en la tendant puis en passant dessus un apprêt si léger qu’il doit passer inaperçu, un voile ténu qui ne doit surtout pas masquer la beauté opalescente et crémeuse de la peau.

Cet apprêt permet de peindre plus aisément ; la couleur tient mieux sur ce support qui ne boit pas  et cela permet en plus de dessiner avec une mine d’or ou une mine d’argent. Il n’en reste pas moins vrai que peindre sur du vélin c’est obligatoirement peindre avec un pinceau très peu chargé de liquide donc rien à voir avec l’aquarelle sur papier ! Dans les années 90, avec les conseils précieux de Madeleine Rollinat,  j’ai préparé et peint 5 ou 6 vélins dont  3 sur des roses modernes pour le Parc floral de la Ville de Paris. L’aquarelle que je vous montre était une première expérience et je l’ai gardée.

Madeleine Rollinat était peintre plus que graphiste, elle commençait par faire une étude sur papier aquarelle pour bien observer la plante dans sa fraîcheur d’origine et ensuite elle partait directement sur son vélin avec le pinceau peu chargé d’un lavis léger, c’est ce qui donnait à ses travaux une souplesse et une vie incomparable : des contours qui s’estompaient légèrement au lieu d’une dureté plus graphique comme on voit sur cet Orchis simia…

vélin simia3

velin-simia4.jpg  

J’ai agrandi quelques détails ; on peut remonter des lumières  avec le pinceau un peu humidifié d’eau pure, mais je pense qu’au début, en le faisant trop, on finit par abîmer des surfaces de couleurs et nuire à la fraîcheur. Le papier n’autorise pas ces repentirs et nous nous en accommodons !

vélin simia2

Les fines lignes de blanc couvrant que vous pouvez détecter sur le gros plan de l’épi floral ne sont pas de la gouache mais de l’encre de chine blanche. Le godet d’aquarelle blanc de nos palettes n’est pas assez couvrant pour poser ces petites lignes ou points de lumière pure qu’il n’est pas toujours facile de conserver en réserve dans le sujet botanique. 

 

Des nouvelles des stages :

J’ai ajouté un second stage de terrain estival, du 11 au 14 Juillet, voir ma page « Stages », là.

 

 

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : 100% Aquarelle
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 21:49

 

Voici un article que j’ai rédigé pour notre Bulletin n°36 de la Société d’Horticulture de la Sarthe, je le reprends tel quel et pour l’égayer, j’ai retrouvé cette illustration que j’avais faite d’après les massifs assez anciens (dont l’identification est d’ailleurs incertaine…), qui se trouvent au Jardin des Plantes du Mans.

Dans cet article, j’oublie les Azalées qui sont pourtant des Rhododendrons mais souvent à feuilles caduques et dédiées à la culture en pot. Ce sont surtout les Rhododendrons arbustifs, à feuilles persistantes qui nous occupent ici.

Ce court exposé est loin d’être complet, le sujet est complexe et le point de vue d’un américain ou d’un japonais par exemple, sur l’importance de telle ou telle espèce type, serait très différent du nôtre en tant qu’européen. Il n’était pas possible de citer toutes les espèces type, j’ai donc fait un choix, surement contestable ! 

rhodo1

Le premier rhododendron qui fréquenta les jardins d’Europe était une espèce « de proximité », alpine, le Rhododendron hirsute (R.hisutum) acclimaté par John Tradescant vers 1656 dans les jardins anglais, il tolère mieux que son cousin le Rhododendron ferrugineux (R. ferrugineum), l’acclimatation en plaine, mais ce dernier fut cultivé aussi un peu plus tardivement, vers 1740. Dans la nature, les deux espèces sont des « vicariants vrais », c'est-à-dire qu’ils dérivent d’une seule espèce alpine et dans certaines régions, il existe même un hybride naturel. C’est la nature du sol qui les a différenciés ; le R. ferrugineux a besoin comme tous les autres d’un sol acide ; le R. hirsute occupe des terrains plus calcaires. C’est une exception dans ce genre qui aime tant la terre de bruyère, ce qui est normal puisque les rhododendrons  sont bien des Ericacées ! On donna au Moyen-âge à ces premiers rhododendrons, le nom poétique de Rosage.

Lorsque Pitton de Tournefort, en 1702, ramène une autre espèce de son voyage en Asie mineure, il la nomme le Rosage de la Mer noire; il s’agit du Rhododendron pontique (R. ponticum).On découvrira par la suite qu’il existe une autre sous-espèce au Portugal et au Sud de l’Espagne, R.ponticum ssp baeticum.  Bien que le réel succès des rhododendrons dans les parcs et jardins soit plus tardif et causé par les découvertes d’espèces plus lointaines, le R. pontique ou Rhododendron des parcs (R.ponticum ssp ponticum) n’a pas cessé de se répandre en Europe de l’Ouest au point qu’il est considéré en Irlande et depuis peu, même en Basse Normandie, comme une espèce menaçant la biodiversité ! Il faut dire que ce bel arbuste (mais peut-on encore parler d’arbuste pour une espèce qui s’élève jusqu’à 8 m de hauteur ?) se sent particulièrement à son aise dans les forêts et landes de la zone atlantique ; ses branches basses se marcottent naturellement. Cette espèce peut servir de porte-greffe. Des cultivars sont toujours commercialisés, par exemple ‘Roseum’ ou ‘Variegatum’. Rhododendron x ‘ponticum’ accusée aussi d’être envahissant, résulte d’un croisement de notre R.pontique avec le Rhododendron de Virginie (R.catawbiense).Cet américain, très rustique, résiste à -32°C, ses fleurs sont plus grandes ; il intervient aussi beaucoup dans la création des hybrides, notamment avant qu’on découvre toutes les espèces du Népal et du Sikkim. Ensuite il sert aussi de porte-greffe.

Mais reprenons la chronologie des introductions d’espèces botaniques. Comme de toute façon, les rhododendrons sont dénommés maintenant par leur nom latin, j’ai eu envie de vous donner aussi leurs noms anciens, désuets…ce sont là les noms communs que donne Louis Claude Noisette, en 1826, dans son Manuel complet du jardinier, maraicher, pépiniériste, botaniste… (vol 3)

 En 1780, nous arrive de Sibérie, le Rosage de Daourie (Rhododendron dauricum), puis un peu plus tard le premier Rosage à fleurs jaunes (Rhododendron chrysanthum), les 2 ont aussi des vertus médicinales. De ces contrées encore, nous vient  le Rosage du Kamschatka (R.camtschaticum) à feuilles caduques et de silhouette assez prostrée. A cette même charnière du 18ème et du 19ème siècle, du Caucase viennent R.luteum (très belle floraison jaune mais le feuillage est caduc, on le trouve maintenant sous le nom d’Azalée pontique) et le Rosage du Caucase (R. caucasicum), de couleur blanc-crème.

Et de l’Ouest, quelles nouvelles? A partir du milieu du 18ème siècle, nous arrive d’Amérique, le Rosage d’Amérique (R.maximum), le Rosage ponctué (R.minus) et, vers 1809, le Rosage de Catawha (R.catawbiense) nommé maintenant Rhododendron de Virginie et dont il existait déjà plusieurs variétés du temps de L.C.Noisette.

Au moment de la parution de son livre, L.C.Noisette, ne peut évoquer qu’une seule espèce d’Extrême-Orient, le Rosage en arbre : il s’agit de Rhododendron arboreum, qu’on ne connait alors qu’en herbier. C’est le docteur Wallich qui en envoie des graines en 1827. Il fera aussi connaître très tôt, en 1825,  le Rhododendron campanulatum, venu du Népal.

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Après quelques années plus calmes durant lesquelles s’activent les premiers hybrideurs, le milieu du 19ème siècle, va connaître de nombreuses et belles découvertes venues d’Extrême-Orient. Un botaniste anglais, Joseph Dalton Hooker, parcourt le Népal et le Sikkim et  répertorie  36 nouvelles magnifiques espèces. Ceci donnera lieu à la parution en 1850, d’un ouvrage prestigieux « The Rhododendrons of Sikkim-Himalaya »(lithographies de Walter Hood Fitch,voir ci-dessus et ci-dessous).

rhodosikkim22

Le Rhododendron grande Wight. (ci-dessus) est une espèce des forêts montagnardes de moyenne altitude (de 1600 à 3000 m) que J.D.Hooker avait nommé R.argenteum.

Dans cette série figurent des espèces originelles toujours présentes dans nos jardins, comme par ex. R.cinnabarinum.

Les nouveaux hybrides qui seront produits à partir de 1900, sont issus de ces espèces himalayennes, surtout R.griffithianum (=R.aucklandii), R.thomsonii, R.barbatum, R.arboreum ainsi que d’une espèce parfumée provenant de l’est de la Chine  R.fortunei. Des graines de R.fortunei sont envoyées en 1855 par Robert Fortune, un autre fameux découvreur de plantes à qui nous devons le thé (Camelia sinensis). Cependant, jusqu’à ce milieu du 19ème siècle, aucune autre espèce chinoise n’est connue, l’Ouest de la Chine, surtout, est difficile d’accès. Des missionnaires français feront découvrir un peu plus tard les nombreuses espèces qui s’y trouvent, les pères Armand David, Jean-Marie Delavay, Paul Farges et Jean Soulie. Il revient à Adrien Franchet du Museum d’Histoire Naturelle, à Paris, d’avoir décrit et nommé ces espèces qu’il recevait en herbier et bien sûr, chacun de ces missionnaires a une espèce qui lui est dédiée !

Vers 1900, un Irlandais, Augustine Henry collecte aussi dans ces contrées chinoises où il repère parfois les mêmes espèces que les pères missionnaires ; il nous ramène notamment un rhododendron à floraison tardive, R.auriculatum ; tandis que R.augustinii, de très belle couleur bleu-lavande, déjà repérée par l’abbé Soulie, sera nommé en son honneur.

Plus tardivement, arrive un rhododendron très connu maintenant, le R. yakushimanum, décrit en 1920 par un botaniste japonais.

Nous devons encore à Ernest Henry Wilson l’introduction de plusieurs rhododendrons  chinois, dont R.moupinense, R.williamsianum et R.davidsonianum. Un numéro du Curtis Botanical Magazine de 1915 montre ces deux espèces.

Il existe près de 1000 espèces de rhododendrons, mais les plus grands sont himalayens. D’autres explorateurs viendront par la suite parcourir les contrées asiatiques, pour confirmer et approfondir la connaissance des Rhododendrons sauvages mais en gros, après 1900, on voit surtout se développer le rôle des horticulteurs et hybrideurs dont le mérite n’est pas moindre puisque certaines belles espèces (ou des hybrides dont l’allure est très proche), deviennent plus accessibles aux jardins d’Europe.

 

Par Claire Felloni - Publié dans : Flore - Communauté : Le Chemin des orties
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 22:22

Toujours à Cancale, j’ai peint cette aquarelle très minérale ; j’aime peindre des rochers et ceux du bord de mer présentent un intérêt particulier pour la couleur.

rochercancale1.jpg

Dans un article plus ancien du blog (voir là : « Rochers à Landemer ») j’avais expliqué les variantes de couleurs dues aux lichens et aux hauteurs de marées. On retrouve un peu le même cas ici. C’était surtout sensible sur une petite bande brun-rougeâtre en biais et à droite. La baie commençait à se vider ; on aperçoit l’ébauche de quelques parcs à huitre. Je retrouve avec plaisir mes couleurs fétiches pour ce genre de paysage : le Vert oxyde Chrome, le Caput-mortuum violet, (le mélange de ces deux couleurs convient merveilleusement pour toutes les nuances de la vase), le Sépia et la Terre de Sienne brûlée .

Pour le ciel nuageux, je n’utilise jamais le gris de Payne, je préfère un mélange plus vivant avec  Indigo et Laque carminée dès que le ciel se couvre, mais en général il existe des nuages d’un gris plus chaud en hauteur alors j’ajoute un peu de jaune (New Gamboge) . C’est en somme un mélange avec les trois primaires (bleu, rouge et jaune) et il convient de doser ces mélanges de gris pour qu’ils restent variés en corrigeant des dessous peints dans le mouillé par quelques grandes touches de glacis légers.

romulea

 En me promenant vers la pointe du Grouin, j’ai eu le plaisir de voir pour la première fois la Romulée de Colonna en fleur. Romulea columnae est une très petite plante bulbeuse, une iridacée qui se plaisait là dans une végétation rase sur le dessus  de la falaise soumise aux embruns (pelouse aérohaline); elle n’est pas commune, précoce et de très petite taille (la fleur n’est pas plus grosse qu’un ongle) , c’est pourquoi elle n’est que rarement notée sur les inventaires.

D’autres renseignements sur la page de Tela Botanica qui lui est dédiée sont consultables .

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J’ai déterré une jeune pousse de Conopode dénudé (Conopodium majus), très commun dans les parties ombragées du sentier des douanes; on mangeait autrefois son bulbe. Il est connu sous d’autres noms comme Janottes, Génottes, Ernotte, Noix de terre ou Chataigne de terre. Si vous avez des anecdotes sur cette petite ombellifère, sur sa consommation, cela serait agréable de nous le raconter sur un com ! 

Par Claire Felloni - Publié dans : Jardins et Paysages - Communauté : Carnets-de-voyages
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