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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour voir l'article du blog, pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  

 

Leçons en Pdf

Les clés usb: cliquez

19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 11:15

Voici la nouvelle présentation de mes leçons d’aquarelle botanique en PDF. Il s’agit d’une petite clé USB qui contient 10 leçons et les 10 dossiers de photos ou de scans qui leur sont associées avec en plus trois courts pdf de texte (un de bienvenue, un de matériel et un petit lexique). A la clé est accroché un mousqueton avec les dix petites images des sujets contenus. Pour simplifier et faire plus économique, il n’y a plus de suivi de corrections de ma part, ce suivi qui avait au départ motivé le prix assez élevé de 60€ pour les 10 leçons et n’était en fait pas très utilisé. Il faudra donc venir me voir en stage pour approfondir le sujet! Il existe deux clés regroupant des sujets différents.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Voici comment se présentent mes 2 clés usb.

Ces petites clés sont vendues 25 €  chacune (frais d’envoi compris)

Je n’installe pas un bon de commande en ligne ; si vous avez envie de vous offrir une de ces clés, rien de plus simple : envoyez-moi un petit message par le blog ou directement sur mon imail en spécifiant bien laquelle vous plait.

Le formulaire de contact se trouve sous mon avatar dans la colonne de gauche; il me permet d'obtenir votre adresse mail et ainsi de vous répondre. Nous procéderons par chèque et envoi postal classique !

Il existait déjà une formule regroupant sur un CD une dizaine de sujets à choisir dans la liste. J’ai déjà depuis un moment proposé à ceux qui s’y inscrivait de remplacer le CD par une clé usb, ce qui est beaucoup plus simple d’emploi pour vous comme pour moi ! Pour ceux qui ont déjà opté pour cette formule qui incluait un suivi de ma part, rien ne sera changé et bien sûr, s’ils m’envoient des photos de leurs réalisations, je ne manquerai pas de leur faire des commentaires.

La clé 1 propose ces sujets :

  • Cognassier du japon
  • Les quartiers de clémentine
  • Chou rouge
  • Trois jonquilles
  • Tomates et piments
  • Forsythia et chatons de saule
  • Chanterelles grises
  • Fruits exotiques
  • Asters
  • L’ail rose de Lautrec
Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

Le premier sujet de la clé 1 pour égayer mon article!

La clé 2 regroupe les sujets suivants :

  • Chou et Navet
  • Coquelicots
  • Cyclamens
  • Hortensias et Hydrangeas
  • L’épi de jacinthe
  • Le Seringat
  • Les petits bégonias
  • La Pomologie
  • Primevères variées
  • Prunelles et glands

 

Le premier sujet de la clé 2 !

Le premier sujet de la clé 2 !

Si vous tenez à ce que votre clé contienne 10 sujets de votre choix dans la liste complète qui contient en fait 5 sujets de plus, je peux y copier les sujets que vous aurez choisis et listés clairement dans votre imail.

Voici les sujets manquants dans mes clés existantes :

  • Renoncules de fleuriste
  • Fittonia et Spathiphyllum
  • Gerbera et Chrysanthèmes
  • Les Mufliers
  • Prunus et lichens

Et pour voir toutes les autres images , reportez-vous à la nouvelle page qui figurera toujours dans la colonne de gauche du Blog!

Published by Claire Felloni - dans Petites leçons
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:32

J’ai cette année peint pour la collection du Château de Sourches, une grosse pivoine jaune toute ébouriffée : Paeonia « Chromatella ». C’est une pivoine arbustive à port retombant présentée comme un hybride de Paeonia lutea obtenue par Lemoine en 1928. Voici donc mon brouillon de terrain pour la fleur et pour le feuillage avec les essais de couleur comme je vous poste d’habitude.

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Paeonia "Chromatella" une création de Lemoine

Une foliole terminale de "Chromatella"

Une foliole terminale de "Chromatella"

Ceci m’a donné envie d’en connaître davantage sur l’origine de ces pivoines arbustives jaunes et en fait comme d’habitude ce n’est pas simple !

La première pivoine arbustive est introduite dans les jardins de Kew par Sir Joseph Banks au 18ème siècle mais ensuite il s’écoule un long moment avant que l’implantation s’en généralise en Europe. Au Muséum National d’Histoire naturelle, ce n’est que vers 1890 que les deux premières arbustives jaunes prendront racines ; à cette époque on les nommait Paeonia lutea et P.delavayi, mais il s’agissait probablement de 2 variétés de couleurs différentes de Paeonia delavayi . Le père Jean-Marie Delavay (1834-1895), fut un fameux missionnaire botaniste, amoureux d’une région, le Yunnan, on évalue à 1500 le nombre de nouvelles espèces qu’il recensa pour la Chine.

L’appellation Paeonia lutea ne correspond plus à grand-chose de nos jours ; elle est en fait classée comme une simple variété (var. lutea) de Peonia delavayi, la pivoine de Delavay qui elle, n’est pas toujours jaune ; elle varie du jaune à une couleur abricot et peut même être parfois d’un beau rouge sombre. Mais il semble que l’intensité des pigments jaunes de cette espèce botanique en fait un sujet de choix pour les hybrideurs.

Paeonia ludlowii

Paeonia ludlowii

Je n’ai pas encore pris de notes aquarellées sur la Pivoine de Delavay, qui existe au château de Sourches ; mais je l’ai fait pour sa cousine autrefois nommée Paeonia lutea « ludlowii ». Depuis 1997, cette Pivoine de Ludlow a été élevée au rang d’espèce ; c’est maintenant Paeonia ludlowii, la « Pivoine arbustive à grandes fleurs jaunes » pour les chinois. En 1936, Franck Ludlow en collecte des graines dans une vallée du Sud-est du Tibet.

Elle se présente comme un grand buisson qui atteint facilement 2 mètres de haut. Les fleurs sont simples, d’environ 10 cm de diamètre avec de vraies étamines au cœur et c’est une des rares pivoines à présenter plusieurs fleurs sur la même tige. Le feuillage surtout est remarquable, fourni, bien découpé et avec des pointes effilées.

Comme il est difficile d’ombrer des fleurs jaunes ! C’est vraiment une difficulté majeure pour le peintre de fleurs de représenter des corolles jaunes sur du papier blanc. J’ai tenté différents mélanges pour ombrer mon jaune de base qui est le Cadmium citron de Winsor et Newton que je trouve de loin le plus lumineux des jaunes. En glacis j’ai utilisé au cœur la New Gamboge seule puis sur les hauts de pétale l’Auréoline toute seule, ensuite un soupçon d’outremer français dans l’Auréoline, dans le New Gamboge voire dans l’Or quinacridone. Par contre la « Chromatella » est d’une jaune plus doux, le jaune de base était l’Auréoline sur le pourtour et au cœur le Cadmium citron de chez Sennelier qui est d’une nuance plus chaude que celui de Winsor et Newton.

En fait c’est le dosage du bleu et de l’eau dans les mélanges qui reste le plus important !

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 21:37

Je suis en ce moment sur la réalisation de mes nouvelles planches 2016 pour le Conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches. Les prints de grande qualité, numérotés et signés, qui en seront tirés ensuite par les édtions d'art TIPEA, seront ajoutés à la collection déjà existante commencée l’an dernier et qui fait maintenant appel à plusieurs autres artistes. Sans trop vous dévoiler de mes planches terminées, je peux quand même vous montrer ma démarche de travail.

Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"
Le bouton de "Joséphine Sénéclauze"

La floraison s’étage de la mi-Avril à la mi-Juin environ ; il faut surtout profiter de cette période pour prendre des notes sur place, mémoriser les dimensions et les couleurs justes que l’appareil photo n’est pas capable de traduire.

Une pivoine, une fois épanouie, continue de changer de couleur entre le début et la fin de sa floraison, c’est le piège qui peut nous guetter si l’on se base sur la vision d’une seule journée.

Pour celle dont je vous montre ici les notes préparatoires, j’ai pu étudier un bouton de façon assez détaillée lors d’une première visite, puis noter plus rapidement la fleur bien ouverte en m’attachant surtout aux couleurs en lumière naturelle. Sur mon brouillon qu’on voit posé ci-dessous sur le tabouret, j’ai surtout précisé la zone où les pétales s’écartent révélant la profondeur de la tête florale.

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Premier portrait de Joséphine Sénéclauze

Un fragment de Joséphine
Un fragment de Joséphine

La pivoine s’étant révélée plus volumineuse par la suite, j’ai dû corriger la forme d’après mes photos. L’idéal pour moi n’est pas que le sujet se trouve en plein soleil car la forme se perd dans les contre-jours apportés entre les pétales et en fait je tâche de profiter que le soleil soit un peu voilé pour les nombreuses photos que je prends par la suite. Pour mieux percevoir la forme et les emboîtements de pétales c’est bien préférable. Il existe au cœur d’une pivoine une luminosité naturelle due probablement au fait que les pétales se renvoient des couleurs chaudes. Les pétales extérieurs au contraire accrochent plus facilement des nuances claires et fraiches.

On pourrait croire que le feuillage est toujours un peu semblable en couleurs comme en forme générale, et ce n’est pas du tout le cas ; il est parfois assez mat avec de grandes folioles terminales comme pour cette « Joséphine Sénéclauze » que je vous montre ici, et parfois il est beaucoup plus clair et découpé avec des folioles plus petites. Si le feuillage est brillant le rendu est forcément très différent avec des contrastes bien plus forts !

Pour revoir les prints des pivoines 2015, vous pouvez vous rendre sur la boutique du château :

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

Published by Claire Felloni - dans Illustration Petites leçons
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:26
Poc poc et autres lianes

Revenant d’un petit séjour dans l’ile de la Réunion, je ne peux résister à vous faire partager quelques une de mes photos de botanique, notamment sur le thème des lianes qui sont nombreuses et pas toutes bienvenues sur l’ile. Je n’ai pas fait le tour de toutes ces grimpeuses mais en voici une qui vous dira forcément quelque chose puisqu’il s’agit en fait d’une petite passiflore, la liane Poc-poc, (Passiflora foetida) dont le calice ressemble un peu à celui de la Nigelle et d’ailleurs le fruit également !

Ipomoea cairica
Ipomoea cairica

Une sorte de grand liseron, la liane de sept ans (Ipomoea cairica) un peu mauve grimpe ici dans les filaos, nous sommes à l’étang du Gol sur la côte ouest .

La liane corail
La liane corail

j’y ai vu également la Liane corail ou Liane antigone (Antigonon leptopus) qui malgré son aspect charmant est devenue une véritable peste sur le littoral.

La liane sultane
La liane sultane

La liane sultane, je l’ai vue dans la ravine Bernica en arrière de St Paul ; on l’appelle aussi la Rose des Bois (Meremia tuberosa) en fait un grand liseron d’un jaune très lumineux.

L'Ipomée à feuilles de lierre
L'Ipomée à feuilles de lierre

Dans la famille des Ipomées, on voit aussi parfois cette liane à fleurs vermillon dont le cornet est beaucoup plus petit, l'Ipomée à feuilles de lierre, Ipomoea hederifolia ou Ipomoea coccinea

La Margose
La Margose

Sur la côte sud j’ai vu à Grand Anse la fleur jaune de la Margose sauvage (Momordica charantia), elle n’est pas très grande, environ 5 cm de diamètre, et donne des fruits plus petits mais semblables à celle qui se cultivait autrefois

La fruit de la margose

La fruit de la margose

La liane Tindola
La liane Tindola

J’y ai noté aussi la Courge écarlate ou Tindola (Coccinia grandis) la fleur est jolie mais dommage il n’y avait pas de fruit !

La liane chouchou
La liane chouchou

Dans le rayon des Cucurbitacées, n’oublions pas surtout la liane chouchou car pendant ce séjour j’ai dégusté des gratins de chouchou délicieux !

C’est aussi la Christophine ou encore la Chayotte ( Sechium edule) et à la Réunion on la trouve souvent en peine nature grimpant dans la végétation, surtout dans le cirque de Salazie où je l’ai pris en photo en effet !

Passiflora incarnata
Passiflora incarnata

Pour finir et parce qu’il faut bien une aquarelle dans cet article, j’ai retrouvé une illustration de la Passiflore la plus répandue dans nos jardins de la métropole, Passiflora incarnata mais comme vous pouvez vous en douter dans les jardins créoles d’autres belles passiflores sont visibles ainsi que beaucoup d'autres beautés végétales qui n'existent pas dans les jardins d'Europe !

Peut-être l'objet d'un autre article!

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:21
Fleurs printanières à la Sédelle

Voici un petit aperçu du stage de week-end qui vient de se terminer à l’Arboretum de la Sédelle où je suis accueillie chaque année avec plaisir !

Le groupe n’étant pas très fourni j’ai pu m’occuper mieux de chaque stagiaire et même j’ai pu profiter de mes démonstrations successives pour peindre la petite rose simple que voici dont je n’ai pas le nom (dîtes-moi si vous connaissez cette variété, cela m’intéresse !). Elle possède des macules centrales violettes cernées de magenta et me faisait penser à un ciste.

Lors des week-ends de printemps, j’ai pris l’habitude le premier jour de faire une démonstration assez générale qui explique ma façon de travailler dans le mouillé puis de poser des glacis sur une corolle florale et le lendemain nous voyons le problème plus spécifique du feuillage.

Une tablée studieuse...

Une tablée studieuse...

Nell nous avait fait des récoltes et il y avait un beau choix de fleurs qui nous attendait dans ses vases dont certaines curiosités de l’arboretum comme le sinocalycanthus aux fleurs bordeaux que vous voyez peut-être sur ma photo d’ambiance. La météo bien capricieuse en ce moment nous a permis tout de même de pique-niquer sous les cerisiers le samedi. Pour moi c’est toujours le plaisir d’une balade dans l’arboretum ; pour les stagiaires aussi d’ailleurs qui sont souvent si pris par leur ouvrage qu’ils oublient de s’y promener bien qu’ils y soient invités par Nell et Philippe !

Coucher de soleil sur la Sédelle

Coucher de soleil sur la Sédelle

Je ne résiste pas à vous montrer cette photo d’ambiance du Samedi soir, un coucher de soleil sur la vallée embrumée de la Sédelle ; on a envie de s’installer sur ce banc qui embrasse un rocher pour méditer n’est-ce-pas ? (il était un peu humide à vrai dire !).

Le week-end des 24 et 25 Septembre 2016 est d'ores et déjà choisi pour un autre stage et le thème en sera plus orienté vers une nature-morte puisque légumes et fruits seront au menu pour nos pinceaux ! Si le projet vous intéresse surveillez bien ma page « Stages » qui sera bientôt mise à jour à ce suje​t.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:33

Comme chaque année en début Mai, je propose ce stage de 3 jours dans la salle du Jardin des Plantes du Mans.

Pour cette occasion, je me procure de petits pots de vivaces et des fleurs coupées de fleuriste car à l’expérience, les fleurs cueillies dans la nature ne tiennent pas bien sur 3 jours. Les fleurs sauvages sont souvent assez discrètes, avec des corolles de petite taille et posent finalement plus de problèmes graphiques que picturaux. C’est tout de même pour manier les pinceaux que viennent mes stagiaires !

J’avais donc trouvé des Alstroemerias ou Lis des incas, et des roses panachées en bouquets et comme plantes en pots de petits Pélargoniums, un pied de Dahlia dont on pouvait prélever des tiges fleuries et un jeune plant de Clématite qui disposé entre les tables pour être à bonne hauteur a trouvé preneuses sans que j’ai à l’amputer ! Une de mes orchidées, un beau Phalaenopsis à fleurs roses pointillées de grenat a fait l’objet d’une belle réalisation ; les orchidées restent très stables et ainsi on peut prendre son temps tranquillement sans se stresser.

Le petit pélargonium d'Agathe.

Le petit pélargonium d'Agathe.

Le dahlia choisi par Roselyne.

Le dahlia choisi par Roselyne.

Le lis des Incas de Sylvie
Le lis des Incas de Sylvie

Trois journées ne sont pas de trop pour réaliser une aquarelle botanique. Si pressé que l’on soit de poser de la couleur, il est très important de passer par un stade de réflexion sur la mise en page. Avant toute chose, l’observation détaillée des critères botaniques devrait influer sur la composition générale et ensuite peut intervenir le dessin préparatoire sur chaque petite zone (située précisément au moment de la mise en page) qui sera peinte dans les deux ou trois heures qui suivent.

Pour des sujets végétaux dont on ne peut bloquer l’évolution naturelle, ce n’est pas possible d’aboutir tout le dessin avant de mettre l’ensemble en couleur. Voici donc ce que je tente d’expliquer le premier jour mais le message ne passe pas toujours facilement, j’ai moi-même mis assez longtemps pour accepter ces contraintes un peu bizarres dans le déroulement du travail !

Le phalaenopsis d'Annette.

Le phalaenopsis d'Annette.

La clématite que je vais planter sous peu!

La clématite que je vais planter sous peu!

La Société d’Horticulture de la Sarthe peut réserver cette salle pour ses activités, auprès de la Mairie du Mans, c’est pourquoi je demande à mes stagiaires d’adhérer à la SHS, même si elles viennent de loin, ce qui est régulièrement le cas. Je pense organiser à nouveau un stage d’automne de trois jours au Mans cette année 2016 probablement aux alentours de la Toussaint.

Les dates figureront sur ma page « Stages » (colonne de gauche du blog) après mes autres stages de Mai (le moulin de Seillant et l’arboretum de la Sédelle) pour lesquels il y a encore de la place !

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 18:20

Puisque c’est vraiment la saison où nous pouvons les voir tous les trois au bord des chemins, j’ai eu envie de vous parler de ces modestes plantes qui ne font pas souvent la une et qui sont très communes car elles ne craignent pas les nitrates : les Lamiers.

Moi qui aime bien détailler les fleurs à la loupe je leur ai toujours trouvé une allure amusante car elles se cachent sous un casque dont la visière rabattue cache leur intimité. Lamium vient du grec laïmos qui signifie gosier ; les abeilles soulèvent le casque et viennent fouiller au fond de ce gosier largement ouvert. La tige est de section carrée. Sur les boutons floraux, le casque bien refermé forme une perle toute ronde.

Trois lamiers

C’est le Lamier blanc (Lamium album) qui se remarque le plus car il est de plus grande taille ; quand il n’est pas en fleur, on hésite à le toucher : ses feuilles fortement dentées ressemblent à celles de l’Ortie et c’est pour cette raison qu’il se nomme aussi Ortie blanche. C’est celui qui le plus a été représenté car on se soignait avec et on le consommait dans les campagnes.

Lamium purpureum, le Lamier pourpre
Lamium purpureum, le Lamier pourpre

Le Lamier pourpre (Lamium purpureum) est le plus commun et le plus précoce, il fleurit partout dès que l’hiver marque le pas ; ses petites feuilles larges et lavées de pourpre forment une tête qui se repère presque plus vite que les fleurs.

Lamium galeobdolon, le Lamier jaune
Lamium galeobdolon, le Lamier jaune

Le Lamier jaune (Lamium galeobdolon) est un peu moins fréquent, quelques petits points rouges décorent la lèvre inférieure de la fleur ; ses feuilles sont parfois maculées de taches blanchâtres. Il aime bien les sous-bois.

J’avais figuré ces 3 lamiers ainsi que l’Ortie en comparaison pour une rubrique d’un almanach de nature de La Martinière.

J’avais figuré ces 3 lamiers ainsi que l’Ortie en comparaison pour une rubrique d’un almanach de nature de La Martinière.

Le Lamier d'après nature par Hans Weiditz
Le Lamier d'après nature par Hans Weiditz

J’ai eu envie de chercher des illustrations anciennes réalisées pour de célèbres ouvrages, les voici :

Dans le célèbre « Herbarium vivae eicones » d’Otto Brunfels, imprimé en 1530, une des premières représentations d’un lamier d’après nature et non pas d’après des documents plus anciens, c’est une gravure sur bois d’après des dessins de Hans Weiditz.

Ce beau fragment d’une gravure de Pierre-Joseph Redouté est issue du tome 21 d’un ouvrage de 1805 : « La Botanique de Jean-Jacques Rousseau ».

Ce beau fragment d’une gravure de Pierre-Joseph Redouté est issue du tome 21 d’un ouvrage de 1805 : « La Botanique de Jean-Jacques Rousseau ».

Le Lamier d'Auguste Faguet
Le Lamier d'Auguste Faguet

Dans le tome 11 de l’Histoire des plantes, de H.Baillon (1891-1892) deux extraits d’une planche d’Auguste Faguet sur la structure des lamiers.

Gros plan sur une corolle de Lamier par Auguste Faguet.
Gros plan sur une corolle de Lamier par Auguste Faguet.
On comprend bien sur ces illustrations la corolle zygomorphe des labiées en général. J’avais expliqué la zygomorphie dans un article de « Mots de Bota » c’est à revoir là.
Published by Claire Felloni - dans Flore
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 15:39

La prochaine planche botanique que je vais réaliser devra faire figurer côte à côte deux petites printanières des talus, la Corydale solide (Corydalis solida) et la Corydale creuse (Corydalis cava).

La première est assez commune par endroit et j’ai la chance d’en trouver tout près de chez moi le long de la Sarthe ; la seconde en revanche est plus difficile à trouver mais je pense l’avoir vue dans la région d’Annecy et je dois bientôt confirmer mon identification de l’an dernier sur le terrain !

C’est le bulbe qui est plein dans la C. solida et creux dans la C. cava. L’autre différence notable se trouve dans les bractées situées à l’aisselle de chaque fleurette ; celles de la Corydale solide sont de petits éventails digités. Les deux plantes ne dépassent guère 20 cm à la floraison et pour meubler ma planche, il faudra figurer des détails et coupes de fleurs, puis de fruits, et une coupe sur le bulbe.

Détails pour la Corydale solide

Détails pour la Corydale solide

Ma loupe éclairante
Ma loupe éclairante

J’ai découvert les vertus de la loupe éclairante pour étudier ces petits détails dans mes études préliminaires et même si jusque-là j’avais pu m’en passer (étant myope ma vue de près était très bonne), l’âge venant, cet outil est devenu indispensable ! Il faudra tout de même que je sois attentive à la température des couleurs car il me semble que cette lumière très blanche les durcit et bien sûr une lumière du dessus écrase les contrastes. Je reste toujours convaincue que rien ne vaut une source de lumière naturelle et latérale pour rendre une plante vivante et qu’on la perçoive bien en volume.

Corydale à la loupe

La loupe éclairante donne une vision purement scientifique où ne figure guère que la « couleur propre », c’est-à-dire dépouillée des valeurs d’ombres et de lumière qui s’y ajoutent pour rendre le volume.

Pour finir je vous rappelle que j’anime encore quelques stages ce printemps, celui du Mans début Mai est déjà bien rempli mais un autre week-end au Moulin de Seillant qui s'intéressera plus particulièrement à la flore printanière des environs du moulin, est programmé les 21 et 22 Mai.

Les conditions sont visibles sur l'affiche ci-dessous. Nous en sommes à 3 inscriptions; même si je peux mieux m'occuper de chacun, 3 c'est un peu juste et ce serait bien dommage d'y renoncer car le lieu et la formule en demi-pension sont très attrayants ! Contactez-moi si cela vous intéresse et je vous renverrai sur le mail de la présidente de l’association.

Corydale à la loupe
Published by Claire Felloni - dans Illustration Petites leçons
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 10:23
Le monotrope sucepin
Le monotrope sucepin

Je vous transmets ces quelques révisions qui m’ont été utiles !

Le Monotrope sucepin est une plante parasite sur les racines d’arbres divers dont le pin. Voici la définition d’une plante parasite d’après la Flore vasculaire de Basse-Normandie de Michel Provost : « Plante totalement dépourvue de chlorophylle ne devant sa subsistance qu’à des prélèvements de matière organique opérés sur d’autres êtres vivants », avec 3 exemples, le Monotrope, mais aussi les Orobanches et la Cuscute.

Il existe beaucoup d'espèces d'orobanches, leur détermination n'est pas facile bien qu'elles aient chacune leur plante-hôte préférentielle !

Il existe beaucoup d'espèces d'orobanches, leur détermination n'est pas facile bien qu'elles aient chacune leur plante-hôte préférentielle !

Mon illustration de la Cuscute du thym ici grimpant dans de l’Ajonc montre en coupe grossie les suçoirs qui pénètrent jusqu’au cœur de la tige.

Mon illustration de la Cuscute du thym ici grimpant dans de l’Ajonc montre en coupe grossie les suçoirs qui pénètrent jusqu’au cœur de la tige.

La Lathrée clandestine
La Lathrée clandestine

La Lathrée clandestine est également une plante parasite sur les racines de peupliers, aulnes et saules. Elle forme au pied de ces arbres de superbes coussins roses très surprenants. On note chez toutes ces plantes que les feuilles sont réduites à de petites écailles discrètes et pâlottes puisqu’elles ne sont pas utiles pour la photosynthèse.

Un hémiparasite: le Gui
Un hémiparasite: le Gui

J’ai choisi pour la plante hémiparasite, la définition donnée par Bernard Boulard dans son Dictionnaire de Botanique : « un végétal supérieur qui, encore pourvu de chlorophylle mais en quantité insuffisante, ne prélève aux dépens de son hôte qu’une partie des aliments organiques dont il a besoin pour vivre ».

L’exemple cité est le Gui (Viscum album), c’est le plus connu mais on peut ajouter que nombre de plantes de la famille des scrophulariacées sont dites hémiparasites : le Rhinante, le Mélampyre, les Pédiculaires, les Parentucelles et les Euphraises, entre autres. Leurs racines se sont transformées en suçoirs pénétrant dans les racines d’une autre plante pour y puiser de la sève brute.

Une hémiparasite: la Pédiculaire
Une hémiparasite: la Pédiculaire

La différence la plus visible avec les vraies plantes parasites est donc que les hémiparasites sont capables d’une photosynthèse normale, leurs feuilles sont vertes et en dehors du gui dont la position est aérienne pour les autres qui s’attaquent aux racines de leur plante-hôte, il est bien difficile de deviner qu’elles sont hémiparasites !

Une mycohétérotrophe: la Néottie nid d'oiseau
Une mycohétérotrophe: la Néottie nid d'oiseau

Quant aux plantes saprophytes, la Nouvelle Flore de Belgique donne une définition qui au premier abord semble très claire : « Plante dépourvue de chlorophylle, tirant de l’humus les substances nécessaires à sa vie, généralement par l’intermédiaire d’un champignons vivant autour de ses racines ou dans celles-ci ». Il n’y a pas de suçoirs, mais une sorte de symbiose avec les filaments végétatifs d’un champignon associé aussi aux racines d’un feuillu particulier(Mycorhize). La Néottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis) a longtemps été considérée comme un exemple de plante saprophyte, avec aussi d’autres orchidées repérables par l’absence de feuillage vert telles le Limodore où l’Epipogon. Les autres orchidées de France sont chlorophylliennes et donc ne restent dépendantes de la présence d’un champignon au niveau de leurs racines que pour assurer la germination des graines. Cependant on considère maintenant que le vrai saprophyte est le champignon qui décompose la litière forestière et qu’en fait l’orchidée parasite ce champignon… Et on emploie maintenant pour ces orchidées le terme de mycohétérotrophe.

Beaucoup d'autres termes spécifiques à la Botanique font l'objet de 22 articles différents dans ma catégorie "Mots de Bota" (lien dans la colonne de gauche) avec bien sûr des illustrations issues de mes anciens travaux pour les éditions Gallimard, Delachaux et Niestlé et Nathan.

Published by Claire Felloni - dans Mots de Bota
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:12

L’an dernier j’ai eu une commande d’illustration pour un poster mettant en scène la faune des eaux vives de l’Orne pour la Sattema.

La Sattema, c’est le Service d’Appui Technique aux Traitements des Eaux et aux Milieux Aquatiques, qui dépend en fait du Conseil départemental de l’Orne.

Une photo de mon original, d'un format 40 x 50 cm, sur Arches satiné 300gr.

Une photo de mon original, d'un format 40 x 50 cm, sur Arches satiné 300gr.

Il fallait donc montrer à la fois ce qui pouvait être observé dans l’eau et sur les rives d’un cours d’eau pas pollué (ou le moins possible…) comme le Sarthon ou la Rouvre par exemple. Bien sûr, il y a là une vision un peu idéalisée car la loutre, si elle est maintenant surement présente par endroits dans le département n’est pas du tout commune ; et la mulette perlière est rarissime sinon disparue. Mais enfin, si cela peut contribuer à faire prendre conscience au public de l’importance de la qualité des eaux, et si cela peut faire réaliser à certains riverains de ces précieux petits cours d’eau propre à quel point ils sont chanceux et combien il importe de maintenir cet état de choses, tout le monde y gagnera !

Le scan d'un détail plus fidèle en couleurs que mes photos!

Le scan d'un détail plus fidèle en couleurs que mes photos!

A propos de la mulette perlière (Margarita margaritifera), il ne faut pas la confondre avec des moules d’eau douce du genre Unio qui sont beaucoup moins rares. Son cycle de reproduction est très compliqué et si elle arrive au stade adulte, elle vit cent ans ! Le plus important serait donc d’en voir des jeunes, pour être rassuré sur la pérennité de cette mulette mais hélas, c’est rarement le cas dans l’Orne.

La recherche des perles qu’elle est susceptible d’abriter (une perle sur mille mulettes environ) a causé de vrais gâchis dans certaines régions de France où elle abondait autrefois. Les perles étaient bien moins régulières que celles que nous connaissons, de culture, mais Marie de Médicis les a trouvées suffisamment à son goût pour en exiger une quantité énorme destinée à recouvrir une robe pour le baptême de son fils Louis XIII. Un peu plus sur le sujet à voir là :

http://www.life-moule-perliere.org/perles-precieuses.php

La mulette filtrant l'eau, quelques vairons et à droite l'écrevisse à pieds blancs

La mulette filtrant l'eau, quelques vairons et à droite l'écrevisse à pieds blancs

J’ai installé dans le coin droit une Ecrevisse à pieds blancs qui est aussi une espèce emblématique en forte régression car elle est très exigeante sur la qualité et l’oxygénation des eaux. D’autre part, une vilaine concurrente, l’écrevisse du Pacifique lui fait un tort considérable ; cette dernière est pourchassée dans les cours d’eaux ou l’espèce à pieds blancs existe encore !

Le Chabot et la Lamproie de Planer font également partie de ces espèces témoignant de la pureté d’un cours d’eau. Dans les années 60 le Chabot (en bas et à gauche du poster) n’était pas rare et je connais un sarthois qui gamin les attirait en disposant dans le courant une boite de conserve vide, juste pour observer et relâcher ensuite ce drôle de petit poisson cavernicole.

Voilà pour finir l’original près du poster ; j’espère que ce dernier sera bien distribué et vu dans les écoles, les mairies et autres lieux publics ornais et pourquoi pas même plus loin !

Voilà pour finir l’original près du poster ; j’espère que ce dernier sera bien distribué et vu dans les écoles, les mairies et autres lieux publics ornais et pourquoi pas même plus loin !

Published by Claire Felloni - dans Illustration
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